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GChevalier
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Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez !

« Si jamais le Pape,
comme personne privée,
tombait dans l’hérésie,
il serait à l’instant déchu du pontificat,
car, comme il serait alors hors de l’Église,
il ne pourrait plus être chef de l’Église.
Dans ce cas, l’Église devrait donc,
non le déposer puisque personne n’a autorité sur le Pape,
mais le déclarer déchu du pontificat.
Nous avons dit :
“ Si le Pape, comme personne privée, tombait dans l’hérésie !”
car le Pape, en tant que Pape,
c’est-à-dire donnant ses enseignements ex-cathedra à l’Église universelle,
ne peut enseigner aucune erreur contre la foi,
attendu que la promesse de Jésus-Christ
ne peut manquer de se réaliser,
à savoir que les portes de l’enfer ne prévaudraient jamais contre l’Église.
Il est hors de doute
que si un pape était hérétique déclaré,
comme le serait celui qui définirait publiquement
une doctrine opposée à la loi divine,
il pourrait, non pas être déposé par un concile,
mais être déclaré déchu du pontificat
en sa qualité d’hérétique. »
(Saint Alphonse de Liguori)

« Dans le cas où le pape deviendrait hérétique,
il se trouverait,
par ce seul fait et sans aucune sentence,
séparé de l’Église.
En effet, une tête séparée d’un corps ne peut,
aussi longtemps qu’elle en reste séparée,
être la tête de ce même corps dont elle s’est retranchée.
Donc, un pape qui aurait été séparé de l’Église par l’hérésie,
cesserait par cela-même d’être la tête de l’Église :
il ne pourrait être hérétique et rester Pape,
parce qu’étant hors de l’Église,
il ne peut posséder les clefs de l’Église. »
(Saint Antonin)

« Un pape manifestement hérétique
a cessé de lui-même d’être le Pape et la tête,
de la même façon qu’il a cessé d’être catholique
et membre du corps de l’Église.
La raison en est qu’il ne peut pas être la tête
s’il n’est pas membre.
Or, l’acatholique n’est pas membre de l’Église,
et un hérétique manifeste n’est pas catholique.
C’est pourquoi,
un hérétique manifeste ne peut pas être Pape.
C’est la sentence de tous les anciens Pères
qui enseignent que les hérétiques manifestes
perdent aussitôt toute juridiction.
Finalement, les saints Pères enseignent unanimement,
non seulement que les hérétiques sont en dehors de l’Église,
mais encore qu’ils sont, par le fait-même,
privés de toute juridiction et dignité ecclésiastique.
En effet, les hérétiques,
avant même d’être excommuniés,
sont hors de l’Église et privés de toute juridiction,
car ils se sont condamnés par leur propre sentence,
comme l’enseigne l’Apôtre,
c’est-à-dire coupés du corps de l’Église sans excommunication,
comme l’explique saint Jérôme. »
(Saint Robert Bellarmin)

« Quand le pape est hérétique exprès,
ipso facto,

il tombe de son grade hors de l’Église.»
(Saint François de Sales, "Controverses", Partie II, chap. VI, art. XV)


« Le soleil s’obscurcira et la lune
ne donnera plus sa lumière
parce que l’Église,
anéantie pour ainsi dire
sous les efforts redoublés des persécuteurs et des impies,
ne paraîtra plus. »

(Saint Augustin)

« Le Pape légitime est le père universel des chrétiens
et l’Église en est la Mère ;
aussi, en prêtant obéissance à quelqu’un qui n’est pas Pape
et en lui attribuant les honneurs papaux,
on transgresse le premier précepte de la première table
en lequel il est ordonné :
“ Tu n’auras point de dieux étrangers ni d’idoles.”
Or, qu’est-ce qu’un faux-pape,
sinon un dieu étranger en ce monde,
une idole, une statue, une image ou représentation fictive du Christ ? »

(Saint Vincent Ferrier)

« L’abomination désigne,
selon l’Écriture dans l’Ancien-Testament, l’idole.
On peut aussi entendre par Abomination de la désolation,
la perversion de tout le dogme.
Lors donc que nous la verrons dans le Lieu saint,
c’est-à-dire dans l’Église,
et se prétendre Dieu,
il faudra fuir vers les montagnes.
L’Apôtre dit également à ce sujet
que l’Homme d’iniquité et l’Adversaire
osera s’asseoir dans le temple de Dieu
et prétendre qu’il est Dieu lui-même. »

(Saint Jérôme)

« Le Christ a permis ceci :
que l’Antéchrist, tête de tous les schismatiques,
siègerait dans le temple de Dieu,
que les siens seraient exilés
et que ceux qui ne sont pas les siens
occuperaient un jour le Siège de Pierre. »

(Saint Pierre le Vénérable)

« Quand vous verrez la perversité du dogme dans la société ecclésiastique
et qu’on s’y honorera comme Dieu,
vous saurez que c’est le temps. »

(Saint Jérôme)

« L’Église s’enfoncera de plus en plus profondément
jusqu’à ce qu’elle semble finalement anéantie
et que la succession de Pierre et des autres Apôtres
semble avoir pris fin.
Mais après cela,
elle sera victorieusement exaltée
à la vue de tous les sceptiques. »

(Saint Nicolas de Flue)

« L’Église,
société sans doute toujours visible,
sera de plus en plus ramenée
à des proportions
simplement individuelles et domestiques. »

(Le Cardinal Pie, en 1880)

« Les triomphes que le Seigneur réserve à son Église
seront d’autant plus éclatants
que plus méchants ont été les efforts de la perversité humaine

pour ruiner son œuvre. »
(Saint Pie X, encyclique "Communium rerum" du 21 avril 1909)


« Au moment où la tempête sera plus violente,
où l’Église sera sans pilote,
où le Sacrifice non-sanglant aura cessé en tout lieu,
où tout semblera humainement désespéré,
on verra, dit saint Jean, surgir deux Témoins.
L’un est Hénoch, trisaïeul de Noé,
l’ancêtre en ligne directe de tout le genre humain ;
l’autre est Élie. »

(L’Abbé Arminjon)

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »

(Saint Robert Bellarmin)

À retrouver avec d'autres Paroles, dont certaines chantées, ici : montfortajpm.blogspot.com/…/la-chaire-de-sa…


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Album ACTU
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@Paul1977 " L'Histoire appartient toujours au vainqueur !" Le Maître de l'histoire, c'est Jésus-Christ, le Vainqueur c'est Jésus-Christ. La Tête de l’Église c'est le Christ, ses membres ceux qui ont la foi. Le problème est même plus grave que celui du pape, c'est aussi celui de toute la hiérarchie, qui exceptée quelques timides dubia, ne réagit pas. Les vainqueurs du concile furent les …More
@Paul1977 " L'Histoire appartient toujours au vainqueur !" Le Maître de l'histoire, c'est Jésus-Christ, le Vainqueur c'est Jésus-Christ. La Tête de l’Église c'est le Christ, ses membres ceux qui ont la foi. Le problème est même plus grave que celui du pape, c'est aussi celui de toute la hiérarchie, qui exceptée quelques timides dubia, ne réagit pas. Les vainqueurs du concile furent les libéraux et ils ont tout détruit, François n'est que le produit, grossier, de cette révolution.
Poser la conclusion que l’Église disparaitrait, et donc qu'il faut un chef même mauvais, n'est pas du domaine de la foi,car cela revient à dire que l'hérétique peut confirmer ses frères dans la foi, ce qui est absurde.
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"La prestigieuse Université Panthéon Sorbonne, en collaboration avec plusieurs Facultés françaises de Droit a organisé à Sceaux les 30 et 31 mars 2017 un colloque consacré à «La déposition du Pape – Lieux théologiques, modèles canoniques et enjeux constitutionnels». Quinze universitaires se sont succédé pour aborder un sujet aussi difficile que surprenant, essentiellement sous un angle historiqu…More
"La prestigieuse Université Panthéon Sorbonne, en collaboration avec plusieurs Facultés françaises de Droit a organisé à Sceaux les 30 et 31 mars 2017 un colloque consacré à «La déposition du Pape – Lieux théologiques, modèles canoniques et enjeux constitutionnels». Quinze universitaires se sont succédé pour aborder un sujet aussi difficile que surprenant, essentiellement sous un angle historique. Mais après avoir traversé les siècles, le colloque s’est intéressé à la période contemporaine et, en particulier au cas de Paul VI. Les organisateurs se sont, par avance, défendus de vouloir établir des rapprochements avec l’actualité, mais force est de constater que l’on a parlé à Sceaux de l’hypothèse de la déposition du Pape, au demeurant et heureusement fort rare, au moment où souffle à Rome un petit vent de révolte à l’encontre du Pape François, par ailleurs fidèle disciple, en paroles et en actes du pape Paul VI. Ce colloque s’est révélé d’un grand intérêt du fait que deux éminents juristes, Cyrille Dounot, professeur d’Histoire du Droit à l’Université de Clermont-Ferrand, et Olivier Échappé, Conseiller à la Cour de Cassation, ont rompu la loi du silence en présentant les accusations en hérésie, schisme et scandale que l’abbé Georges de Nantes, théologien de La Contre-Réforme catholique, avait formulées à l’encontre du pape Paul VI, en vue d’obtenir sa déposition..." suite ICI (dont le chapitre II, capital : "L’infaillibilité pontificale, clef de la déposition du Pape"
avecrux.avemaria
www.correctiofilialis.org/…/Correctio-filia…

"Correctio"

Au moyen de paroles, d’actions et d’omissions et par des passages du document « Amoris laetitia », Votre Sainteté a soutenu, de manière directe ou indirecte (avec quelle connaissance de cause, nous ne le savons pas et nous ne voulons pas en juger), les propositions fausses et hérétiques suivantes, propagées dans l’Eglise aussi bien de …More
www.correctiofilialis.org/…/Correctio-filia…

"Correctio"

Au moyen de paroles, d’actions et d’omissions et par des passages du document « Amoris laetitia », Votre Sainteté a soutenu, de manière directe ou indirecte (avec quelle connaissance de cause, nous ne le savons pas et nous ne voulons pas en juger), les propositions fausses et hérétiques suivantes, propagées dans l’Eglise aussi bien de façon officielle que par acte privé :

1. « Une personne justifiée n’a pas la force avec la grâce de Dieu d’accomplir les commandements objectifs de la loi divine, comme si certains commandement étaient impossibles à observer pour celui qui est justifié ; ou comme si la grâce de Dieu, en produisant la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et par sa nature la conversion de tout péché grave, ou comme si elle ne suffisait pas à la conversion de tout péché grave. »

2. « Les chrétiens qui ont obtenu le divorce civil de leur conjoint avec lequel ils étaient validement mariés et ont contracté un mariage civil avec une autre personne (alors que leur conjoint était en vie) ; ceux qui vivent ‘more uxorio’ avec leur partenaire civil et ont choisi de rester dans cet état en toute conscience de la nature de leur action et en toute conscience de la volonté de demeurer dans cet état, ne sont pas nécessairement en état de péché mortel et peuvent recevoir la grâce sanctifiante et grandir dans la charité ».

3. « Un chrétien peut être pleinement conscient d’une loi divine et peut volontairement choisir de la violer dans une matière grave mais ne pas être en état de péché mortel comme résultat de cette ‘action’ ».

4. « Une personne, tout en obéissant à la loi divine, peut pécher contre Dieu en vertu de cette même obéissance ».

5. « La Conscience peut véritablement et correctement juger que parfois les actes sexuels entre des personnes qui ont contracté entre elles un mariage civil, bien que l’une ou deux d’entre elles soient sacramentellement mariées avec une autre personne, sont moralement bons, demandés ou commandés par Dieu ».

6. « Les principes moraux et les vérités morales contenues dans la Révélation Divine et dans la loi naturelle n’incluent pas d’interdits négatifs qui défendent absolument certains types d’actions qui par leur objet sont toujours gravement illicites ».

7. « Notre Seigneur Jésus Christ veut que l’Eglise abandonne sa discipline constante de refuser l’Eucharistie aux divorcés remariés et de refuser l’absolution aux divorcés remariés qui ne manifestent pas de repentir pour leur état de vie et une ferme intention de s’amender ».

Ces propositions contredisent toutes des vérités qui sont divinement révélées et que les catholiques doivent croire avec l’assentiment de la foi divine. […] Il est nécessaire pour le bien des âmes que leur condamnation soit rappelée par l’autorité de l’Eglise. En faisant la liste de ces sept propositions nous n’avons pas l’intention de donner une liste exhaustive des hérésies et erreurs qu’un lecteur sans préjugés, tentant de lire « Amoris laetitia » dans son sens naturel et obvie, pourrait de manière plausible estimer avoir été affirmées, suggérées ou favorisées par ce document. […] Nous cherchons plutôt à donner la liste des propositions que les paroles, les actions et les omissions de Votre Sainteté ont en effet soutenues et propagées, plaçant les âmes dans un danger grave et imminent.

En ces heures critiques, donc, nous nous tournons vers la « cathedra veritatis », l’Eglise romaine, qui par la loi divine a prééminence sur toutes les Eglises, et dont nous sommes et avons l’intention de rester toujours les enfants loyaux, et nous insistons respectueusement pour que Votre Sainteté rejette publiquement ces propositions, accomplissant ainsi le mandat que Notre Seigneur Jésus- Christ a donné à saint Pierre et à travers lui à tous ses successeurs jusqu’à la fin du monde : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. »(Luc, 22, 32)

Nous demandons respectueusement à Votre Sainteté sa bénédiction apostolique, avec l’assurance de notre dévouement filial en Notre Seigneur et de notre prière pour le bien de l’Eglise.
avecrux.avemaria
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1. Un préalable nécessaire

L’envoi de la lettre qui suit au Pape François des quatre cardinaux que nous sommes a pour origine une profonde préoccupation pastorale.

Nous avons constaté, chez beaucoup de fidèles, un grave désarroi et une grande confusion à propos de questions très importantes pour la vie de l’Église. Nous avons remarqué que même au sein du collège épiscopal …More
J'ai trouvé ça ici.

1. Un préalable nécessaire

L’envoi de la lettre qui suit au Pape François des quatre cardinaux que nous sommes a pour origine une profonde préoccupation pastorale.

Nous avons constaté, chez beaucoup de fidèles, un grave désarroi et une grande confusion à propos de questions très importantes pour la vie de l’Église. Nous avons remarqué que même au sein du collège épiscopal sont données des interprétations contradictoires du chapitre VIII d’"Amoris lætitia".

La grande Tradition de l’Église nous enseigne que le moyen de sortir de situations comme celle-ci est d’avoir recours au Saint-Père, en demandant au Siège Apostolique de résoudre ces doutes qui sont à l’origine du désarroi et de la confusion.

Notre geste est donc un acte de justice et de charité.

De justice : en prenant cette initiative, nous professons que le ministère pétrinien est le ministère de l’unité et que c’est à Pierre, c’est-à-dire au Pape, qu’incombe le service qui consiste à confirmer dans la foi.

De charité : nous voulons aider le Pape à prévenir des divisions et des oppositions au sein de l’Église, en lui demandant de dissiper toute ambigüité.

Nous avons également rempli un devoir précis. D’après le Code de droit canonique (canon 349), la mission d’aider le Pape dans le gouvernement de l’Église universelle est confiée aux cardinaux, y compris lorsqu’ils agissent individuellement.

Le Saint-Père a décidé de ne pas répondre. Nous avons interprété cette décision souveraine qu’il a prise comme une invitation à continuer cette réflexion et cette discussion calme et respectueuse.

Et par conséquent nous informons de notre initiative tout le peuple de Dieu, en lui proposant toute la documentation.

Nous voulons espérer que personne n’interprétera cette démarche en fonction du schéma “progressistes-conservateurs”, ce qui serait complètement erroné. Nous sommes profondément soucieux du véritable bien des âmes, qui est la loi suprême de l’Église, et non pas de faire progresser au sein de l’Église une quelconque forme de politique.

Nous voulons espérer que personne ne nous considérera injustement comme des adversaires du Saint-Père ni comme des hommes dépourvus de miséricorde. Ce que nous avons fait et que nous sommes en train de faire est inspiré par la profonde affection collégiale qui nous unit au Pape et par notre souci passionné du bien des fidèles.

Card. Walter Brandmüller
Card. Raymond L. Burke
Card. Carlo Caffarra
Card. Joachim Meisner

*

2. La lettre des quatre cardinaux au pape

A notre Saint-Père, le Pape François
Et, pour information, à Son Éminence le Cardinal Gerhard L. Müller

Très Saint Père,

À la suite de la publication de Votre Exhortation Apostolique "Amoris lætitia", des théologiens et des chercheurs ont proposé des interprétations non seulement divergentes, mais même contradictoires, surtout en ce qui concerne le chapitre VIII. De plus, les médias ont monté en épingle cette polémique, provoquant ainsi de l’incertitude, de la confusion et du désarroi chez un grand nombre de fidèles.

En conséquence, de très nombreuses questions relatives à la juste interprétation à donner au chapitre VIII de l’Exhortation ont été adressées à nous, soussignés, mais aussi à beaucoup d’Évêques et de Prêtres, par des fidèles appartenant à toutes catégories sociales.

Aujourd’hui, poussés en conscience par notre responsabilité pastorale et désirant concrétiser de plus en plus cette synodalité à laquelle Votre Sainteté nous exhorte, nous nous permettons, avec un profond respect, de Vous demander, Très Saint Père, en tant que Maître suprême de la foi appelé par le Christ Ressuscité à confirmer ses frères dans la foi, de résoudre les incertitudes et de faire la lumière, en ayant la bonté de répondre aux "Dubia" que nous nous permettons de joindre à la présente lettre.

Que Votre Sainteté veuille bien nous bénir, nous qui L’assurons de toujours l’inclure dans nos prières.

Card. Walter Brandmüller
Card. Raymond L. Burke
Card. Carlo Caffarra
Card. Joachim Meisner

Rome, le 19 septembre 2016

*

3. Les "Dubia"

1. Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ?

2. Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

3. Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

4. Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

5. Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

*

4. Note explicative par les quatre cardinaux

LE CONTEXTE


Les "dubia" (mot latin signifiant : "doutes") sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique.

La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un "oui" ou un "non", sans argumentation théologique. Cette manière de s'adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire.

Venons-en à l’enjeu concret.

La publication de l’exhortation apostolique post-synodale "Amoris lætitia", consacrée à l’amour dans la famille, a fait naître un vaste débat, notamment en ce qui concerne le chapitre VIII. Les paragraphes 300-305, en particulier, ont fait l’objet d’interprétations divergentes.

Pour beaucoup de personnes – des évêques, des prêtres de paroisse, des fidèles – ces paragraphes font allusion ou même enseignent de manière explicite un changement dans la discipline de l’Église en ce qui concerne les divorcés qui vivent une nouvelle union, tandis que d’autres personnes, qui admettent le manque de clarté ou même l’ambigüité des passages en question, expliquent néanmoins que ces mêmes pages peuvent être lues en continuité avec le magistère précédent et qu’elles ne contiennent pas de modification dans la pratique et dans l’enseignement de l’Église.

Animés par une préoccupation pastorale à l’égard des fidèles, quatre cardinaux ont adressé au Saint-Père une lettre sous forme de "dubia", dans l’espoir de recevoir des éclaircissements, étant donné que le doute et l’incertitude sont toujours hautement dommageables à la pastorale.

Le fait que les personnes qui interprètent l’exhortation parviennent à des conclusions différentes est également dû à des manières divergentes de comprendre la vie chrétienne. En ce sens, ce qui est en jeu dans "Amoris lætitia", ce n’est pas seulement la question de savoir si les divorcés qui ont contracté une nouvelle union – dans certaines circonstances – peuvent ou non avoir de nouveau accès aux sacrements.

On constate enfin que les interprétations du document reposent aussi des approches différentes, contradictoires, du mode de vie chrétien.

Ainsi, alors que la première question concerne un sujet concret concernant les divorcés remariés civilement, les quatre autres questions concernent des sujets fondamentaux de la vie chrétienne.

LES QUESTIONS

Doute numéro 1 :

Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est désormais devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84, réaffirmées par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés ayant contracté une nouvelle union, qui continuent à vivre "more uxorio" ?

La première question fait particulièrement référence à "Amoris lætitia" n. 305 et à la note 351 placée en bas de page. La note 351, alors qu’elle parle spécifiquement du sacrement de pénitence et de celui de la communion, ne mentionne pas les divorcés remariés civilement dans ce contexte, le texte principal ne le faisant pas non plus.

Le n. 84 de l’exhortation apostolique "Familiaris consortio" du Pape Jean-Paul II envisageait déjà la possibilité d’admettre aux sacrements les divorcés remariés civilement. Il mentionnait trois conditions :

- Les personnes concernées ne peuvent pas se séparer sans commettre une nouvelle injustice (par exemple, elles pourraient avoir la responsabilité de l’éducation de leurs enfants) ;

- Elles prennent l’engagement de vivre selon la vérité de leur situation, en cessant de vivre ensemble comme si elles étaient mari et femme ("more uxorio"), s’abstenant des actes réservés aux époux ;

- Elles évitent de faire scandale (c’est-à-dire qu’elles évitent l’apparence du péché afin d’éviter le risque d’entraîner d’autres personnes à pécher).

Les conditions mentionnées par "Familiaris consortio" au n. 84 et par les documents ultérieurs qui sont rappelés apparaîtront immédiatement comme raisonnables une fois que l’on se sera souvenu que l’union conjugale n’est pas fondée uniquement sur l’affection mutuelle et que les actes sexuels ne sont pas seulement une activité parmi les autres que le couple accomplit.

Les relations sexuelles appartiennent à l’amour conjugal. Elles sont quelque chose de tellement important, de tellement bon et de tellement précieux, qu’elles demandent un contexte particulier : le contexte de l’amour conjugal. Par conséquent, non seulement les divorcés qui vivent une nouvelle union doivent s’en abstenir, mais quiconque n’est pas marié doit également s’en abstenir. Pour l’Église, le sixième commandement, "tu ne commettras pas d’adultère", a toujours concerné tout exercice de la sexualité humaine qui n’est pas conjugal, c’est-à-dire toute acte sexuelle en dehors de celles que l’on a avec son époux légitime.

Il semble que, si l’on autorise à communier les fidèles qui se sont séparés ou qui ont divorcé de leur conjoint légitime et qui sont engagés dans une nouvelle union dans laquelle ils vivent comme s’ils étaient mari et femme, l’Église enseignerait, à travers cette pratique de l’admission à la communion, l’une des affirmations suivantes concernant le mariage, la sexualité humaine et la nature des sacrements :

- Un divorce ne dissout pas le lien matrimonial et les partenaires de la nouvelle union ne sont pas mariés. Cependant, les personnes qui ne sont pas mariées peuvent, à certaines conditions, accomplir légitimement des actes d’intimité sexuelle.

- Un divorce dissout le lien matrimonial. Les personnes qui ne sont pas mariées ne peuvent pas accomplir légitimement des actes sexuels. Les divorcés remariés sont légitimement des époux et leurs actes sexuels sont licitement des actes conjugaux.

- Un divorce ne dissout pas le lien matrimonial et les partenaires de la nouvelle union ne sont pas mariés. Les personnes qui ne sont pas mariées ne peuvent pas accomplir des actes sexuels. Par conséquent les divorcés remariés civilement vivent dans une situation de péché habituel, public, objectif et grave. Cependant, admettre des personnes à l’Eucharistie ne signifie pas, pour l’Église, qu’elle approuve leur état de vie public ; le fidèle peut s’approcher de la table eucharistique même s’il a conscience d’être en état de péché grave. L’intention de changer de vie n’est pas toujours nécessaire pour recevoir l’absolution dans le sacrement de pénitence. Par conséquent les sacrements sont séparés de la vie : les rites chrétiens et le culte sont dans une sphère différente de celle de la vie morale chrétienne.

*

Doute numéro 2 :

Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

La seconde question concerne l’existence de ce que l’on appelle les actes intrinsèquement mauvais. Le n. 79 de l’encyclique "Veritatis splendor" de Jean-Paul II affirme qu’il est possible de "qualifier de moralement mauvais selon son genre […] le choix délibéré de certains comportements ou de certains actes déterminés, en les séparant de l’intention dans laquelle le choix a été fait ou de la totalité des conséquences prévisibles de cet acte pour toutes les personnes concernées".

Ainsi, l’encyclique enseigne qu’il y a des actes qui sont toujours mauvais, qui sont interdits par les normes morales qui obligent sans exception (les "absolus moraux"). Ces absolus moraux sont toujours négatifs, c’est-à-dire qu’ils nous disent ce que nous ne devons pas faire. "Tu ne tueras pas". "Tu ne commettras pas d’adultère". Seules des normes négatives peuvent obliger sans exception.

D’après "Veritatis splendor", en cas d’actes intrinsèquement mauvais, aucun discernement des circonstances ou des intentions n’est nécessaire. Même si un agent secret pouvait obtenir de la femme d’un terroriste des informations précieuses en commettant un adultère avec elle, de manière à sauver sa patrie (ceci qui ressemble à un exemple tiré d’un film de James Bond avait déjà été envisagé par Saint Thomas d’Aquin dans le "De Malo", q. 15, a. 1). Jean-Paul II soutient que l’intention (ici "sauver la patrie") ne change pas la nature de l’acte ("commettre un adultère") et qu’il est suffisant de connaître la nature de l’acte ("adultère") pour savoir qu’il ne doit pas être accompli.

*

Doute numéro 3 :

Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

Dans son paragraphe 301, "Amoris lætitia" rappelle que "l’Église est riche d’une solide réflexion sur les conditionnements et les circonstances atténuantes". Et le document conclut que "par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘irrégulière’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante".

Dans la Déclaration du 24 juin 2000, le Conseil pontifical pour les textes législatifs a cherché à rendre plus clair le canon 915 du Code de Droit Canonique, qui affirme que tous ceux qui "persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste ne seront pas admis à la Sainte Communion". La Déclaration du Conseil pontifical affirme que ce canon est également applicable aux fidèles qui sont divorcés et remariés civilement. Elle précise que le "péché grave" doit être compris objectivement, étant donné que le ministre de l’Eucharistie n’a pas les moyens de juger l’imputabilité subjective de la personne.

Ainsi, d’après la Déclaration, la question de l’admission aux sacrements concerne le jugement sur la situation de vie objective de la personne et non pas le jugement selon lequel cette personne se trouve en état de péché mortel. En effet, subjectivement, celui-ci pourrait ne pas être pleinement imputable, ou ne pas du tout l’être.

Sur la même ligne de pensée, Saint Jean-Paul II rappelle, dans son encyclique "Ecclesia de Eucharistia", n. 37, que "bien évidemment, le jugement sur l’état de grâce d’une personne appartient uniquement à l’intéressé, puisqu’il s’agit d’un jugement de conscience". Par conséquent, la distinction indiquée dans "Amoris lætitia" entre la situation subjective de péché mortel et la situation objective de péché grave est bien établie dans l’enseignement de l’Église.

Cependant Jean-Paul II continue à insister sur le fait que "en cas de comportement gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l’Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour les sacrements, ne peut pas ne pas se sentir directement concernée". Il réaffirme ainsi l’enseignement du canon 915 mentionné précédemment.

La question 3 des "dubia" voudrait donc déterminer si, même après "Amoris lætitia", il est encore possible de dire que les personnes vivant de manière habituelle en contradiction avec le commandement de la loi de Dieu vivent dans une situation objective de grave péché habituel, même si, pour une raison quelconque, il n’est pas certain que ces personnes soient subjectivement imputables en raison de leur transgression habituelle.

*

Doute numéro 4 :

Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

Dans son paragraphe 302, "Amoris lætitia" souligne qu’"un jugement négatif sur une situation objective n’implique pas un jugement sur l’imputabilité ou sur la culpabilité de la personne concernée". Les "dubia" font référence à l’enseignement de Jean-Paul II tel qu’il est exprimé dans "Veritatis splendor", selon lequel les circonstances ou les bonnes intentions ne changent jamais un acte intrinsèquement mauvais en un acte excusable ou même bon.

La question est de savoir si "Amoris lætitia" affirme également que tout acte qui transgresse les commandements de Dieu, tel que l’adultère, le vol, le parjure, ne peut jamais devenir excusable ou même bon, même si l’on prend en considération les circonstances qui atténuent la responsabilité personnelle.

Est-ce que ces actes, que la Tradition de l’Église a qualifiés de péchés graves et mauvais en eux-mêmes, continuent à être destructeurs et dommageables pour toute personne qui les commet, quel que soit l’état subjectif de responsabilité morale dans lequel cette personne se trouve ?

Ou bien ces actes peuvent-ils, en fonction de l’état subjectif de la personne, des circonstances et des intentions, cesser d’être dommageables et devenir louables ou tout au moins excusables ?

*

Doute numéro 5 :

Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

"Amoris lætitia" n. 303 affirme que "non seulement la conscience peut reconnaître qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile mais elle peut aussi reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu". Les "dubia" demandent un éclaircissement à propos de ces affirmations, étant donné qu’elles sont susceptibles de donner lieu à des interprétations divergentes.

D’après les personnes qui proposent l’idée de conscience créative, les préceptes de la loi de Dieu et la norme de la conscience individuelle peuvent être en tension ou même en opposition, alors que le dernier mot devrait toujours revenir à la conscience, qui décide en dernier ressort à propos du bien et du mal. D’après "Veritatis splendor" n. 56, "sur ce fondement, on prétend établir la légitimité de solutions prétendument 'pastorales', contraires aux enseignements du Magistère, et justifier une herméneutique ‘créatrice’ du rôle de la conscience morale, d’après laquelle elle ne serait nullement obligée, dans tous les cas, par un précepte négatif particulier".

Dans cette perspective, il ne suffira jamais à la conscience morale de savoir que "c’est un adultère", "c’est un homicide", pour savoir qu’il s’agit d’un acte qui ne peut pas et ne doit pas être commis.

Il faudrait au contraire examiner également les circonstances et les intentions afin de savoir si cet acte ne pourrait pas, après tout, être excusable ou même obligatoire (cf. la question 4 des "dubia"). D’après ces théories, la conscience pourrait en effet décider légitimement que, dans un cas donné, la volonté de Dieu en ce qui me concerne consiste en un acte par lequel je transgresse l’un de ses commandements. "Tu ne commettras pas d’adultère" ne serait pas vraiment perçu comme une norme générale. Ici et maintenant, compte tenu de mes bonnes intentions, commettre un adultère serait ce que Dieu me demande véritablement. Présentés de cette manière, des cas d’adultère vertueux, d’homicide légal et de parjure obligatoire seraient pour le moins envisageables.

Cela signifierait que l’on conçoit la conscience comme une faculté permettant de prendre des décisions de manière autonome en ce qui concerne le bien et le mal, et la loi de Dieu comme un fardeau qui nous est arbitrairement imposé et qui pourrait, jusqu’à un certain point, être opposé à notre véritable bonheur.

Cependant la conscience ne décide pas de ce qui est bien et de ce qui est mal. L’idée de "décision de conscience" est fallacieuse. L’acte propre à la conscience est de juger et non pas de décider. Elle dit "c’est bien", "c’est mal". Mais le fait que ce soit bien ou mal ne dépend pas d’elle. Elle accepte et reconnaît le bien ou le mal d’une action et pour faire cela, c’est-à-dire pour juger, elle a besoin de critères ; elle est entièrement dépendante de la vérité.

Les commandements de Dieu sont une aide bienvenue offerte à la conscience pour trouver la vérité et juger ainsi selon la vérité. Les commandements de Dieu sont l’expression de la vérité à propos du bien, à propos de notre être le plus profond, en nous révélant quelque chose de crucial à propos de la manière de vivre bien.

Le pape François s’exprime dans les mêmes termes dans "Amoris lætitia" n. 295 : "La loi est aussi un don de Dieu qui indique le chemin, un don pour tous sans exception".
GChevalier
Je viens de rallonger l'article afin d’expliciter davantage ce que j'y ai mis originellement. Ainsi comprendra-t-on mieux le déroulement et le développement de ce qui se passe sous nos yeux, d'autant plus que la victoire de l’Église catholique y est explicite, ce qui est une espérance qui ne peut décevoir puisqu'elle est certaine.
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Sylvanus
@Paul1977 Bonsoir. Je pense que c'est la première fois que je vous envoi un post. Vous dites : "Mais l'Eglise n'a pas déclaré François déchu de son pontificat, donc il est toujours "pape" quoique hérétique." Une question simple - qui vous paraîtra peut-être naïve : en quoi précisément à vos yeux le pape serait-t'il hérétique? Bien à vous. Sylvanus
Tonino
Ce François n'est pas pape.car il ne tiens pas c'est le moins que l'ont puisse dire la foi Catholique.
Pour rester Catholique il faut si on en a la possibilité aller chercher les sacrements dans les centres messe non una cum c'est a dire qui ne sont pas en communion avec cet hérétique et apostat.
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Paul1977
@AveMaria44 Malheureusement votre position amène ipso facto à la disparition de l'Eglise (mieux vaut un mauvais chef que pas de chef, que le néant).
Par ailleurs, historiquement votre raisonnement appliqué à la période du grand schisme d'Occident (XIVe XVe) aurait immanquablement abouti à une position sédévacantiste. L'Histoire appartient toujours au vainqueur !
AveMaria44
Ce qu'il faut comprendre c'est qu'un hérétique est ipso facto hors de l’Église, même sans déclaration, de même un évêque ou un cardinal franc-maçon, sont ipso facto excommuniés, même sans déclaration.....Il ne peut y avoir de pape hérétique...
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Paul1977
Mais l'Eglise n'a pas déclaré François déchu de son pontificat, donc il est toujours "pape" quoique hérétique.
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AveMaria44
Mais là, nous ne sommes plus au stade de la personne privée, cela fait cinquante ans, que ces papes prêchent une nouvelle religion, libérale, moderniste, panchrétienne.........tout en démolissant ce qui est catholique. Le clou, consistant en la réhabilitation de Luther, il est temps de conclure.....
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Spina Christi 2
"Si jamais le Pape,
comme personne privée,
tombait dans l’hérésie,
il serait à l’instant déchu du pontificat,
car, comme il serait alors hors de l’Église,
il ne pourrait plus être chef de l’Église.
Dans ce cas, l’Église devrait donc,
non le déposer puisque personne n’a autorité sur le Pape,
mais le déclarer déchu du pontificat."

Problème : Qui (parmi ceux qui ont autorité) donc dans l'Eglise …More
"Si jamais le Pape,
comme personne privée,
tombait dans l’hérésie,
il serait à l’instant déchu du pontificat,
car, comme il serait alors hors de l’Église,
il ne pourrait plus être chef de l’Église.
Dans ce cas, l’Église devrait donc,
non le déposer puisque personne n’a autorité sur le Pape,
mais le déclarer déchu du pontificat."

Problème : Qui (parmi ceux qui ont autorité) donc dans l'Eglise peut ou veut déclarer François déchu du pontificat ?

Et quand bien même un -ou plusieurs- évêques et cardinaux se lèveraient pour le faire, qui suivrait ?

Quand on voit tous ces moutons (pas même des brebis) formatés hocher de la tête tels des petits chiens en plastique à l'arrière des voitures à la moindre hérésie proférée pourvu qu'elle émane de "l'esprit du "saint" concile"...
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