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La saga des deux lettres de l'Antéchrist passif (BENEDETTO666)

Article précédent : Ça bombarde dur mais l'Antéchrist est increvable
>>> BENEDETTO = 666 !!! De plus en plus troublant...

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Des lettres surprenantes de Benoît XVI

adressées à un "cardinal allemand" qui avait critiqué la renonciation, révélées par le quotidien allemand Bild.

("Benoît-et-moi", le 20/9/2018)

Extrait d'une lettre, avec la signature du Saint-Père

Il semble que le cardinal allemand auquel Benoît XVI répond est le cardinal Brandmuller, l'un des signataires des dubia.
L'auteur du scoop est un journaliste du Bild, Nikolaus Harbusch, qui, renvoyant à son article, a tweeté:


Papst Benedikt XVI. in großer Sorge um seine Kirche @BILD https://t.co/f20S5CDZoQ
— Nikolaus Harbusch (@HARBUSCH_) 20 septembre 2018

S'agit-il d'une fake new? Peu probable.

Mais si les lettres sont authentiques, elles apportent de l'eau au moulin de ceux qui continuent de penser que la démission de Benoît XVI est un mystère.

D'autres, comme le NYT, interprètent les lettres en question comme une rebuffade de Benoît XVI aux auteurs des dubia. Donc, indirectement, une défense de son successeur. C'est abusif, il n'y a a priori aucun rapport.


Le Pape Benoît XVI très inquiet pour son Église

Nikolaus Harbusch
www.bild.de/…/pikante-briefe-…
20/9/2018

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Il y a cinq ans, le Pape Benoît XVI a démissionné.
Le scandale des abus jette un éclairage nouveau sur cet évènement surprenant. Aujourd'hui ont fait surface des lettres troublantes écrites par le Pape retiré, qui seront d'un grand intérêt pour les historiens de l'Église.

Les lettres - que BILD s'est procuré - montrent que Benoît XVI est profondément préoccupé par l'état de l’Église.

La correspondance remonte à novembre 2017. Les lettres sont adressées à un cardinal allemand. Dans une interview [selon Armin Schwibach, il semblerait que ce soit celle du cardinal Brandmuller au Frankfurter Allgemeine, où il critiquait la décision de Benoît XVI de se faire appeler "Pape émérite", ndt] le cardinal avait fait des remarques critiques sur la démission de Benoît.

Sa principale critique était que l'Église risquait d'entrer dans une crise majeure à cause de la démission du Pape. De plus, la démission d'un pape était sans précédent dans l'histoire de l'Église, à laquelle elle causait un grave préjudice.

Le Pape retiré a réagi par une lettre irritée [einem Wut-Brief: mais cela ne ressemble pas à Benoît XVI, ndt]]. Au cardinal critique, il a écrit : «Je peux très bien comprendre la douleur profonde que la fin de mon pontificat t'a infligée, à toi et à beaucoup d'autres. Cependant, pour certaines personnes et - me semble-t-il - pour toi aussi, la douleur s'est transformée en une colère qui ne concerne plus seulement ma renonciation, mais de plus en plus aussi ma personne et mon pontificat dans son ensemble.

Ainsi, un pontificat est aujourd'hui dévalorisé et se mélange à la tristesse de la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Église».

Il a fait des reproches amers au cardinal: «Si tu connais un meilleur moyen (se référant à la renonciation, ndr) et penses donc que tu peux juger celui que j'ai choisi, dis-le-moi».

Il y a eu en réalité des renonciations papales dans le passé, a écrit Benoît XVI. Le pape Pie XII (1876-1958) en est un exemple : en 1944, il voulait éviter d'être "arrêté par les nazis" en se retirant. Ce qui est intéressant, c'est la comparaison avec un pape menacé par les nazis. Par qui Benoît se sentait-il menacé?

«Priez pour moi afin que je ne m'enfuie pas par peur des loups», avait dit Benoît XVI lors de son intronisation. Qui sont les loups ?

Le professeur de philosophie et spécialiste du Vatican, Armin Schwibach, a dit à BILD : «Par "les loups", il voulait probablement dire le réseau de hauts dignitaires de l'Eglise qui ont créé un système de pouvoir et d'abus de pouvoir au Vatican, et avec lesquels il se sentait incapable de composer»

Benoît craignait-il même d'être empoisonné par les hommes de main de ce réseau? En mai 2015, le "Spiegel" a rapporté que le président de l'Office bavarois d'enquêtes criminelles s'était rendu à Rome en octobre 2012 pour examiner les manquements dans la préparation des repas du Pape. Encore plus piquant: quand, face à l'état perturté de l'Église après la démission du Pape, le cardinal, critiqué par le Pape, lui a répondu: «Puisse le Seigneur venir en aide à son Église», Benoît XVI lui a répondu à son tour - et avec une phrase remarquable.

Il a écrit : «Prions plutôt, comme tu l'as fait à la fin de ta lettre, pour que le Seigneur vienne en aide à son Église». L'ex-Pape pensait-il alors que l'Église était entrée en crise sous son successeur, et que seule la prière pouvait être une aide dans cette crise?

(...)

Le rédacteur en chef de l'Agence Catholique de Nouvelles (KNA) Ludwig Ring Eifel a dit à BILD: « Les lettres fournissent un aperçu fascinant de la pensée de Benoît XVI. - Il est évidemment très préoccupé par l'état de l'église. ».

L'archevêque Georg Gänswein, secrétaire privé de Benoît, n'a pas voulu commenter les lettres.

Source : benoit-et-moi.fr/…/des-lettres-sur…

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Des lettres surprenantes de Benoît XVI (suite)

Le cardinal Brandmüller

Les précisions de <1 Peter 5>, d'après le NYT

("Benoît-et-moi", le 21/9/2018)
Le site 1 Peter 5 propose aujourd'hui un résumé (bienvenu! encore qu'il serait peut-être préférable de s'en remettre à l'original, mais je n'ai pas trouvé le temps de le traduire) de l'article du NYT, (Bild leur a transmis les fac simile de la correspondance). Ce résumé apporte une lumière différente sur la réaction de Benoît XVI et sa relation avec le cardinal Brandmüller, en principe un ami de toujours. On perçoit l'amertume du Saint-Père, qui a dû penser «si même mes amis me lâchent...», et on comprend mieux la vivacité de sa réaction.
Reste LA question: comment cette correspondance, à l'évidence destinée à demeurer privée, est-elle parvenue à la rédaction de Bild?


Des lettres de Benoît XVI révèlent frustration et inquiétude

Image: Screengrab (YouTube/EWTN)
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par Steve Skojec
onepeterfive.com/letters-from-po…
21 septembre 2018

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Au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis la démission du Pape Benoît XVI, de nombreux fidèles catholiques ont exprimé le désir de le revoir. La plupart étaient perplexes face à son abdication, dont les raisons ne semblaient jamais tout à fait claires. Certains ont été blessés et ont même été mécontents de ce qui semblait être un abandon de la part de leur père spirituel. Nombreux sont ceux qui ont spéculé, à la suite d'une crise croissante de leadership dans l'Église, que Benoît XVI - qui vit encore au Vatican, qui porte le blanc pontifical et qu'on appelle "pape" - est en fait le vrai pape, tandis que François est un imposteur.

Dans des extraits de la correspondance privée récemment révélée par la publication allemande Bild, nous avons un aperçu de l'esprit du "pape émérite" à propos de ces préoccupations, et il n'apparaît pas comme une figure entièrement sympathique.

Dans deux lettres adressées en novembre 2017 au cardinal Walter Brandmüller - un compatriote allemand et historien de l'Église, et l'un des quatre cardinaux qui ont soumis leurs dubia au pape François - l'ex-pape répond aux préoccupations soulevées par le cardinal dans une interview accordée en octobre 2017 concernant sa réaction à la démission de Benoît.

Selon un article publié aujourd'hui par Jason Horowitz dans le New York Times, Brandmüller a déclaré dans cette interview qu'il pensait au départ que la nouvelle de l'abdication était une blague. Il a ensuite exprimé sa consternation devant la situation créée par l'abdication et la conservation du titre papal :
«La figure du pape émérite n'existe pas dans toute l'histoire de l’Église», a-t-il dit. «Le fait qu'un pape vienne renverser une tradition vieille de 2 000 ans n'a pas bouleversé que les cardinaux.»

Horowitz qualifie la réaction initiale de l'ex-pape aux commentaires de Brandmüller de «vive» :

«Éminence!» commençait-il. «Vous avez dit qu'avec le pape émérite, j'avais créé une figure qui n'avait jamais existé dans toute l'histoire de l'Église. Vous savez très bien, évidemment, que les papes ont abdiqué, quoique très rarement. Qu'étaient-ils par la suite ? Pape émérite? Ou quoi d'autre?».

«Avec 'pape émérite', j'ai essayé de créer une situation dans laquelle je ne suis absolument pas accessible aux médias et dans laquelle il est tout à fait clair qu'il n'y a qu'un seul pape» écrit-il. «Si vous connaissez un meilleur moyen, et croyez que vous pouvez juger celui que j'ai choisi, dites-le-moi.»

Horowitz dit Brandmüller «implora apparemment Benoît XVI de lui pardonner et expliqua à quel point sa démission lui avait causé de la peine, ainsi qu'aux conservateurs de même opinion», ce qui lui valut une deuxième lettre du pape émérite, dans laquelle il écrit:

«Je peux bien comprendre la douleur profonde que la fin de mon pontificat vous a causée, à vous et à bien d'autres. Mais pour certains - et il me semble que pour vous aussi - la douleur s'est transformée en colère, qui n'affecte plus seulement l'abdication mais ma personne et l'ensemble de mon pontificat. De cette façon, le pontificat lui-même est dévalorisé et confondu avec la tristesse pour la situation actuelle de l’Église».

Benoît XVI s'inquiétait de l'idée que les commentaires de Brandmüller pourraient «en fin de compte favoriser l'attitude exprimée par ceux qui craignaient que le fait d'avoir plusieurs pape émérites puisse diluer l'autorité papale». Il a également comparé sa situation à celle du pape Pie XII, qui a préparé une démission avant sa possible capture par les nazis.

«Comme vous le savez, Pie XII avait préparé une déclaration, au cas où les nazis l'arrêteraient, qu'à partir du moment de l'arrestation, il ne serait plus pape mais à nouveau cardinal», écrit Benoît XVI. «Dans mon cas, il n'aurait certainement pas été raisonnable de simplement revendiquer le retour au rôle de cardinal. J'aurais alors été constamment aussi exposé aux médias qu'un cardinal l'est - d'autant plus que les gens auraient vu en moi l'ancien pape».

Il a ajouté: «Que ce soit délibérément ou non, cela aurait pu avoir des conséquences difficiles, surtout dans le contexte actuel».

Le «contexte actuel» est une expression qui n'est pas expliquée par les extraits actuellement disponibles. La correspondance n'a pas encore été rendue totalement publique.

Un indice peut peut-être être trouvé dans une préoccupation partagée entre les deux prélats allemands. Selon Bild, Benoît et Brandmüller s'accordent à dire que l'Église a besoin de l'aide divine :

« Quand, face à l'état désamparé de l'Église à la suite de la démission du Pape, le cardinal critiqué par Benoît XVI lui a répondu «Que le Seigneur vienne en aide à son Église», Benoît XVI a encore répondu - et avec une phrase remarquable. Il a écrit : «Prions plutôt, comme vous l'avez fait à la fin de votre lettre, pour que le Seigneur vienne en aide à son Église». »

Ni Brandmüller ni l'archevêque Georg Gänswein, secrétaire personnel de Benoît XVI et préfet de la maison pontificale de François, n'ont répondu aux demandes de commentaires des publications qui les demandaient.

Source : benoit-et-moi.fr/…/des-lettres-sur…

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Les deux lettres de Benoît XVI
au cardinal Brandmüller

("Benoît-et-moi", le 21/9/2018)

J'ai traduit la traduction en italien (donnée par La Vigna del Signore) du texte original en allemand.

Lettre de Benoît XVI du 9 novembre 2017 au cardinal Walter Brandmüller

Éminence,

Dans votre récent entretien avec le FAZ [Frankfurter Allgemeine Zeitung], vous dites que j'ai créé, avec la construction du pape émérite, une figure qui n'existe pas dans toute l'histoire de l'Église. Bien sûr, vous savez très bien que les papes se sont retirés, quoique très rarement. Qu'étaient-ils après? Pape émérite ? Ou quoi d'autre?

Comme vous le savez, Pie XII a laissé des instructions au cas où il aurait été capturé par les nazis : qu'à partir du moment de sa capture il ne serait plus pape mais cardinal. Si ce simple retour au cardinalat avait été possible, nous ne le savons pas. Dans mon cas, cela n'aurait certainement pas eu de sens de simplement réclamer un retour au cardinalat. J'aurais alors été constamment exposé au public comme l'est un cardinal - et même encore plus, parce que dans ce cardinal on aurait vu l'ex-pape. Cela aurait pu entraîner, intentionnellement ou non, des conséquences difficiles, en particulier dans le contexte de la situation actuelle. Avec le Pape émérite, j'ai essayé de créer une situation dans laquelle je suis absolument inaccessible aux médias et dans laquelle il est très clair qu'il n'y a qu'un seul Pape. Si vous connaissez un meilleur moyen et donc si vous pensez pouvoir condamner ce que j'ai choisi, je vous prie de m'en parler.

Je vous salue dans le Seigneur

Votre

Benoît XVI

Lettre de Benoît XVI du 17 novembre 2017 au cardinal Walter Brandmüller

Éminence,

De votre gentille lettre du 15 novembre, je suppose que je peux conclure qu'à l'avenir, vous ne ferez plus de commentaires publics sur la question de ma démission, et je vous en remercie.

La douleur profonde que la fin de mon pontificat a causée en vous, comme en beaucoup d'autres, je peux très bien la comprendre. Mais la douleur, chez certains - et il me semble aussi en vous - s'est transformée en colère, qui ne concerne plus seulement la renonciation, mais s'étend de plus en plus à ma personne et mon pontificat dans son ensemble. De cette façon, un pontificat est dévalué et dissous dans la tristesse pour la situation actuelle de l'Église. De cette fusion émerge graduellement un nouveau type d'agitation, pour lequel le petit livre de Fabrizio Grasso, "La Rinuncia" (Algra Editore, Viagrande / Catania 2017) pourrait devenir emblématique (*).

Tout cela me remplit d'inquiétude et, précisément pour cette raison, la fin de votre interview avec la FAZ m'a laissé très troublé parce qu'en fin de compte, elle ne peut que promouvoir le même type d'atmosphère.

Prions, comme vous l'avez fait à la fin de votre lettre, pour que le Seigneur vienne en aide à son Église.

Avec ma bénédiction apostolique, je suis

Votre

Benoît XVI

- - -

NDT


(*) Pour comprendre de quoi il s'agit, j'ai fait une petite recherche sur le livre (dont nous avons d'ailleurs parlé ici: L’Église dans la tempête).
La Rinuncia (La renonciation) est un très court essai (70 pages), au sous-titre très significatif: "Dieu a-t-il été vaincu?". Pour faire très court, l'auteur, un jeune philosophe, s'interroge sur le sens de la démission de Benoît XVI et la situation inédite créée dans l'Eglise avec la cohabitation de "deux papes". Il s'appuie entre autre sur un discours fameux de Georg Gänswein, prononcé le 20 mai 2017 à l'Université grégorienne (dossier ici: benoit-et-moi.fr/…/une-nouvelle-co…). On peut comprendre que cela ait agacé Benoît XVI, qui, pour éviter les polémiques et dans un souci d'apaisement, veut éviter à tout prix qu'on commente sa démission. S'il a choisi le titre de "Pape émérite", c'est justement pour échapper aux questions des journalistes, qui n'auraient pas manqué de le harceler s'il avait simplement repris son titre de cardinal.

Faire de ces lettres (à l'instar de certains "bergogliens") un camouflet du Saint-Père aux "conservateurs" me paraît donc totalement hors de propos.


Voici une recension du livre:

LE RENONCEMENT DE BENOÎT XVI VU PAR LE PHILOSOPHE FABRIZIO GRASSO
finedeitempi.wordpress.com/…/%e2%80%8bla-rin…
29 juillet 2017

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La tempête qui a suivi la démission de Benoît XVI n'est à l'évidence pas encore terminée. Les journalistes le disent, prêts à utiliser chaque mot du Pape émérite comme prurit anti bergoglien; ainsi commence l'auteur, qui tente de retracer et d'analyser la raison de ce choix, que malheureusement encore beaucoup aujourd'hui n'ont pas compris.

Fabrizio Grasso pose la question: Benoît XVI a-t-il vraiment quitté le ministère pétrinien?
Est-il possible que, selon les dispositions canoniques, il y ait deux papes régnants ?

Ce qui a créé la confusion, selon l'auteur, ce sont les paroles de Gänswein: «Il n'y a pas deux papes, mais de facto un ministère étendu avec un membre actif et un membre contemplatif. Un Pape politique et un Pape spirituel, un avec le bâton et un avec le sceptre.

C'est pour cela que Benoît n'a renoncé ni à son nom ni à la soutane blanche».
On se demande à juste titre si la papauté instituée par le Christ a été réformée ou élargie: c'est ce que met en évidence l'auteur.
D'autres doutes surgissent après ces déclarations, qui laissent place à de nombreuses interprétations entre théologiens et clergé.

Dans le cœur de beaucoup de gens, il n'a pas été possible d'arriver à une clarté interprétative, théologique ou canonique de la démission. Tout cela a créé un conflit théologique et politique qui persiste depuis le début du Pontificat de François.
Pontificat qui, selon Grasso cache encore beaucoup d'ombres.

Le Noir et le Blanc, Ratzinger et Bergoglio, seront pour beaucoup le dilemme éternel.
Un livre passionnant, qui reflète la réalité d'aujourd'hui sous toutes ses facettes ; il mérite d'être lu afin d'en tirer les bonnes idées sur la situation actuelle du Vatican.

Source : benoit-et-moi.fr/…/les-deux-lettre…

>>> Où sont dévoilées les deux cornes de la Bête de la terre (à lire très attentivement)

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Les messages "secrets" des lettres de Benoît XVI

- ou du moins, prétendus tels - décryptés par Bild, le quotidien allemand qui a publié ces lettres

("Benoît-et-moi", le 22/9/2018)

BILD publie un échange épistolaire de portée historique

LES MESSAGES SECRETS DES LETTRES DU PAPE BENOÎT


www.bild.de/…/die-geheimen-bo…
Nikolaus Harbusch
21.09.2018
Traduit de l'allemand par Isabelle

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Emoi autour des lettres secrètes envoyées, quatre ans après sa renonciation, par le pape Benoît XVI au cardinal allemand Walter Brandmüller. BILD a rendu publique hier, pour la première fois, cette correspondance de portée historique. Depuis lors les spéculations vont bon train : quel message Benoît voulait-il faire passer par ses lettres ?


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Dans ses lettres des 9 et 23 novembre 2017 adressées au cardinal Brandmüller, Benoît rejette d’abord le reproche d’avoir, par sa renonciation, causé un « grave dommage » à l’Église.
Dans sa lettre, Benoît mentionne à cet égard le cas du pape Pie XII qui, redoutant d’être « arrêté par les Nazis », avait élaboré en 1944 les plans d’une éventuelle renonciation.

Ce passage de la lettre de Benoît a donné lieu, au sein de l’Église, à des interprétations divergentes. Qui portent aussi sur les véritables raisons de sa renonciation.

Le Professeur Thomas Sternberg, président du « Comité central des Catholiques allemands » (ZDK) se dit convaincu « qu’il existe et a existé, au Vatican, des résistances terribles, pas seulement contre le pape François mais aussi contre son prédécesseur ».

Les lettres montrent, commente le professeur Sternberg, « combien il est nécessaire que l’Église universelle agisse de manière cohérente face au scandale des abus sexuels, dont l’ampleur est mondiale ». D’après lui, les réformes structurelles de l’Église « tardent à venir ».

Le « New York Times » reconnaît l’existence de conflits majeurs au sein du Vatican et écrit que la lettre montre clairement que Benoît, en s’installant en 2013 dans les jardins du Vatican, voulait éviter d’être « un centre de pouvoir rival » pour son successeur. Un reportage circonstancié diffusé sur la radio de l’archevêché de Cologne (Domradio) spécule sur le fait que l’âge et la santé de Benoît n’ont pas été les seules raisons de son retrait.

Selon Domradio, il est impossible de dire si le pape s’est senti menacé et aurait démissionné pour cette raison. En effet : « Le droit, canon, en ce qui concerne la renonciation d’un pape à sa charge, exige que cette renonciation soit libre et sans contrainte. Mais même une renonciation de plein gré n’exclut pas l’existence d’une pression politique ».

Volker Rensing, rédacteur en chef de la revue « Herder Korrespondenz », analyste chevronné de l’Église et de questions théologiques, a déclaré à BILD : « Si ces lettres sont authentiques, elles sont explosives : le pape émérite est manifestement en conflit avec une personne ayant appartenu jadis à son entourage proche. »

Source : benoit-et-moi.fr/…/les-messages-se…

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Une curieuse "non-bénédiction apostolique"

... de François aux jeunes siciliens. Et la bénédiction apostolique de Benoît XVI au cardinal Brandmüller

("Benoît-et-moi", le 22/9/2018)

Le 15 septembre dernier, François était à Palerme à l'occasion du 25e anniversaire de la mort du Bienheureux Pino Puglisi, un prêtre italien assassiné par la mafia , béatifié (non sans polémiques!) en mai 2013.

Et à la fin de la traditionnelle rencontre avec les jeunes, il a expliqué qu'il ne leur donnerait pas la bénédiction apostolique.

Un geste surprenant, qui renvoie à sa première rencontre avec les journalistes, immédiatement après son élection, où il justifiait l'absence de bénédiction en ces termes: "Je vous ai dit que j'allais vous donner de grand cœur ma bénédiction. Étant donné que beaucoup d’entre vous n’appartiennent pas à l’Église catholique, d’autres ne sont pas croyants, j’adresse de tout cœur cette bénédiction, en silence, à chacun de vous, respectant la conscience de chacun, mais sachant que chacun de vous est enfant de Dieu. Que Dieu vous bénisse".

Voici le commentaire de <Rorate Caeli>:

Un pape refuse la bénédiction apostolique, l'autre la donne.

Le week-end dernier, à l'issue d'une rencontre avec les jeunes en Sicile, l'évêque de Rome a refusé de donner la bénédiction apostolique aux personnes présentes, afin de ne pas offenser "les chrétiens non-catholiques, ceux des autres religions et les agnostiques" censés être également présents à cette manifestation catholique:

www.youtube.com/watch

Je voudrais vous donner la bénédiction, je sais qu'il y a parmi vous des jeunes catholiques, des chrétiens, d'autres traditions religieuses, des agnostiques, c'est pourquoi je donnerai la bénédiction à tous et je demanderai à Dieu de bénir cette semence d'inquiétude qui est dans votre cœur : "Seigneur, Seigneur Dieu regarde ces jeunes,tu les connais, tu sais ce que chacun pense, tu sais qu'ils veulent aller de l'avant, pour faire un monde meilleur. Seigneur, fais qu'ils cherchent le bien et le bonheur. Fais-les travailler dur dans leur cheminement et dans leur rencontre avec les autres, rends-les audacieux dans leur service, rends-les humbles dans leur recherche de leurs racines et continuent pour porter du fruit, pour avoir une identité, pour avoir une appartenance. Seigneur, Seigneur Dieu accompagne tous ces jeunes sur leur chemin et bénis les tous, amen...


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Maintenant, au milieu du maelstrom soulevé par les médias mainstream au sujet de certaines lettres privées envoyées par le Pape émérite Benoît XVI (dans lesquelles il critiquait ceux qui n'avaient pas compris son geste de démission) [Les deux lettres de Benoît XVI], ce détail est passé presque inaperçu jusqu'à ce que certains sycophantes de François le remarquent :

Benedict ends his letter to Brandmuller with his Apostolic blessing. Isn't the Apostolic Blessing exclusive to the Pope? There is only one Pope - Francis Benedict knows this, and says he is concerned about creating confusion, so why write this? twitter.com/…/104280087722712…
— Pope news (@Pope_news) 20 septembre 2018

Benoît termine sa lettre à Brandmuller avec sa bénédiction apostolique. La bénédiction apostolique n'est-elle pas réservée au Pape? Il n'y a qu'un seul Pape, François, - Benoît le sait et dit qu'il est inquiet de la confusion qu'il pourrait créer. Alors, pourquoi l'écrire?

Source : benoit-et-moi.fr/…/une-curieuse-no…

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La mission de Tornielli

En service commandé, le "thuriféraire" numéro 1 et porte-parole officieux de Ste Marthe, fait un commentaire de texte des deux lettres de Benoît XVI au cardinal Brandmuller, pour recadrer les "mal comprenants". Et s'en prend, dans un style qui sent à plein nez la manie complotiste, aux "conservateurs", que le pape émérite aurait sévèrement désavoués

("Benoît-et-moi", le 22/9/2018)

J'ai rapidement traduit ce texte emblématique, bien consciente que ce faisant, je "mâche le travail" des thuriféraires francophones qui seraient tentés par (ou commandités pour) la même opération....

Les caractères gras sont de moi.


Bien plus qu'un simple vaticaniste...

ET BENOÎT XVI ÉCRIVIT: ASSEZ! IL N'Y A QU'UN SEUL PAPE, ET CE N'EST PAS MOI.

Les lettres de Ratzinger au cardinal Walter Brandmüller publiées par "Bild" ne sont que la dernière tentative des soi-disant Ratzingeriens d'exploiter le pape émérite


Andrea Tornielli
www.lastampa.it/…/pagina.html
21 septembre 2018
Ma traduction

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Les lettres de Ratzinger au cardinal Walter Brandmüller publiées par "Bild" ne sont que la dernière tentative des soi-disant Ratzingeriens d'exploiter le pape émérite.

La lettre du Pape émérite au Cardinal Walter Brandmüller publiée par Bild n'était pas qu'une seule lettre. En fait, c'était deux lettres. Dans la première, écrite le 9 novembre 2017, Benoît XVI commentait l'interview que Brandmüller avait donnée le 28 octobre au Frankfurter Allgemeine Zeitung. La deuxième, le 23 novembre, a été écrite par Ratzinger en réponse à une lettre du cardinal. Les deux lettres, initialement présentées comme une seule, ont été relancées - avec des motifs cachés - pour dresser le Pape émérite contre le Pape régnant.

Examinons d'abord la première lettre. Benoît XVI répond aux déclarations de Brandmüller sur la renonciation au pontificat. Le cardinal, spécialiste de l'histoire de l'Église, avait déclaré que Ratzinger, en décidant d'être appelé "Pape émérite", avait créé une figure qui n'existait pas dans l'histoire de l'Église. Voici la réponse de l'intéressé: "Vous savez évidemment très bien que, bien que très rarement, il y a eu des Papes qui ont pris leur retraite. Qu'étaient-ils après? Pape émérite ? Ou quoi d'autre?".

Benoît XVI introduit ici un exemple qui a donné lieu à de nombreuses spéculations. "Comme vous le savez - écrit Ratzinger à Brandmüller - Pie XII a laissé des instructions en cas de capture par les nazis: qu'à partir du moment de sa capture, il ne serait plus Pape mais à nouveau Cardinal. Nous ne savons pas si ce simple retour au Cardinalat aurait été possible". Benoît XVI se réfère ici à la lettre que le Pape Pacelli avait laissée en cas de déportation: le Collège des Cardinaux devait le considérer comme déposé et procéder à l'élection de son successeur. "Les nazis déporteront donc le cardinal Pacelli, pas le pape", confiait Pie XII à ses collaborateurs. L'exemple du Pape déporté par les nazis a fait dresser les antennes des conspirateurs: pourquoi Benoît XVI a-t-il cité précisément cet exemple? Peut-être a-t-il lui aussi démissionné parce qu'il a été forcé de le faire, parce qu'il craignait que, etc. etc.

D'après la suite de la lettre, il est évident que l'exemple est cité pour la partie concernant le simple retour au Collège des Cardinaux du Pape renonçant. "Dans mon cas, cela n'aurait certainement pas eu de sens de simplement réclamer un retour au Cardinalat. J'aurais alors été constamment exposé au public comme un cardinal l'est - en fait, d'autant plus qu'on aurait vu l'ex-pape dans ce cardinal. Cela aurait pu entraîner, intentionnellement ou non, des conséquences difficiles, en particulier dans le contexte de la situation actuelle. Avec le 'Pape émérite', j'ai essayé de créer une situation dans laquelle j'étais absolument inaccessible aux médias et dans laquelle il était parfaitement clair qu'il n'y avait qu'un seul Pape. Si vous connaissez une meilleure voie et croyez ainsi que vous pouvez condamner celle que j'ai choisie, je vous prie de m'en parler".

Ainsi Benoît XVI, balayant encore une fois les théories absurdes sur la "papauté partagée" [pourtant suggérées par le propre Secrétaire de Benoît XVI, ndt], sur le Pape démissionnaire qui n'a pas vraiment démissionné, sur le Pape qui reste le vrai Pape, ainsi que les absurdités revêtues de cohérence canonique sur l'existence d'un "munus petrinus" détachable de son exercice - qui laisserait donc le munus même à ceux qui ne l'exercent plus - cherche à mettre un terme aux théories de conspiration concernant sa démission.

Brandmüller a répondu à cette lettre le 15 novembre 2017 en s'excusant auprès de Benoît pour les déclarations faites lors de l'interview: il s'est excusé et a assuré qu'il n'en parlerait plus, mais il a probablement insisté sur la "douleur" causée par la décision de renoncer. Le pape émérite, manifestement touché et blessé par les paroles de Brandmüller, a répondu le 23 novembre par une nouvelle lettre, le remerciant de sa promesse de ne plus poser de questions sur sa démission. Puis Ratzinger poursuit: "La douleur profonde que la fin de mon pontificat a causée en vous, comme en beaucoup d'autres, je peux très bien la comprendre. Mais la douleur, chez certains - et il me semble aussi chez vous - s'est transformée en colère, qui ne concerne plus seulement la démission, mais s'étend de plus en plus à ma personne et à mon pontificat dans son ensemble. De cette manière, un pontificat est dévalorisé et se fond dans la tristesse sur la situation de l'Église aujourd'hui".

Le Pape émérite conclut en invitant Brandmüller à prier pour que "le Seigneur vienne en aide à son Église. Avec ma bénédiction apostolique, je suis Votre Benoît XVI".

La phrase sur la "situation de l'Église aujourd'hui" a été relancée comme étant le lourd jugement du Pape émérite sur son successeur. Bien que cette lecture semble simpliste et réductrice: la situation de l'Église aujourd'hui est celle de l'Église de notre temps, et pas seulement identifiable aux cinq dernières années. Si tel était le cas, il faudrait supposer que les problèmes, les abus sexuels, le du clergé, les désaccords doctrinaux affichés, étaient des phénomènes qui sont apparus soudainement après 2013 et que jusque-là la vie de l'Église avait été idéale. Joseph Ratzinger, théologien encore jeune et brillant, écrivit en octobre 1958 un essai intitulé "Diue neuen Heiden und die Kirche", "Les nouveaux païens et l'Église". La crainte que l'Église devienne de plus en plus "mondaine" était déjà présente dans sa réflexion théologique.

Bien sûr, la publication des lettres de Brandmüller ne représente que le dernier épisode de l'instrumentalisation du Pape émérite.

On se demande pourquoi le vieux cardinal allemand a publié ces deux lettres
 : il est difficile d'imaginer que Bild les ait "volées" en pénétrant par effraction chez lui au Vatican, puisqu'il s'agissait de copies papier et donc non présentes dans la mémoire de l'ordinateur du cardinal. Au centre se trouve le réseau des médias ecclésiastiques, avec des franges au Vatican, protagoniste des attaques quotidiennes contre le Pape François. Un réseau qui a tenté à plusieurs reprises d'enrôler Benoît XVI.

De plus, la discussion sur la figure non encore codifiée du "Pape émérite" est un sujet sur lequel l'Église devra réfléchir dans le futur. Benoît a fait un choix, mais a intelligemment décidé de ne pas le codifier. Il ne fait aucun doute que la décision de conserver le nom pontifical, le vêtement blanc et le titre de "Pape émérite" (où le mot Pape précède l'adjectif "émérite" [le texte est en anglais, ce qui explique sans doute cette remarque incompréhensible pour nous, ndt]), ainsi que certaines des déclarations des collaborateurs, ont contribué à alimenter les doutes, les incertitudes et même, chez certains, l'idée que le Pape émérite est "encore d'une certaine manière un Pape", qui devient alors un point de référence pour la frange de ceux qui sont déçus par le Pape régnant.

Source : benoit-et-moi.fr/…/la-mision-de-to…

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>>> BERGOGLIO = 666 !!! Troublant, non ?
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : si François l'est, concluez.
- Comment arrives-tu à faire sauter
Les blogs qui nous sont opposés ?
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Nous prenons les sources indiquées,
Puis nous nous présentons déguisés
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Nous nous appliquons à bien le rouler...
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Combien aujourd'hui en as-tu effacé ?
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Le signe le plus infaillible pour distinguer un réprouvé d'avec un prédestiné, c'est que le réprouvé n'a que du mépris ou de l'indifférence pour la Très Sainte Vierge ;
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