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Où François agit selon les sombres officines de la franc-maçonnerie

En 1991, le P. Kolvenbach, alors Général des jésuites, avait écrit, à la demande de l’archevêque de Buenos Aires, un rapport sur celui qui n’était alors que le P. Jorge Bergoglio. Ce rapport, dont il existait plusieurs copies, a “disparu” tant des archives de la Compagnie de Jésus que de celles du Vatican. Pourtant, dans un livre-enquête sur le parcours du pape François qui vient de paraître sous le titre “Il Papa Dittatore » (le pape dictateur), il est à nouveau question de ce rapport demandé par le P. Kolvenbach. Voici ce que l’on apprend sous la plume de Marcantonio Colonna, diplômé de l’université d’Oxford :


En 1986, un nouveau provincial pour l’Argentine fut nommé. Ce dernier envoya Jorge Bergoglio en Allemagne, officiellement pour travailler à une thèse sur Romano Guardini. Thèse qui ne fut jamais achevée.

A la fin de l’année, Jorge Bergoglio rentra en Argentine sans se préoccuper d’obtenir préalablement l’autorisation de ses supérieurs ; un acte que, plus tard, le Général des Jésuites considérera comme une désobéissance manifeste.
De retour dans son pays, le P. Bergoglio enseigne la théologie à Buenos Aires durant un temps assez bref. Mais il est mal vu des responsables jésuites argentins de sensibilité progressiste qui, à partir de 1990, le nomment à un obscur poste d’une ville de province.

La carrière du P. Bergoglio semble alors terminée. Mais la Compagnie de Jésus ne compte pas que des progressistes de gauche. Bergoglio, alors considéré comme plutôt conservateur, est sauvé de son exil par le nouvel archevêque de Buenos Aires, le cardinal Quarracino, un ecclésiastique d’une école différente, davantage classique.

Comme le P. Jorge Bergoglio, Mgr Quarracino est un homme du peuple. Admirateur de Jean-Paul II, il avait certainement accueilli favorablement l’action du Pape polonais, en 1981, quand dans une intervention sans précédent, il avait déposé le très progressiste Père Arrupe de son poste de Général des Jésuites et avait cherché à mener la Compagnie dans une direction moins destructrice.

Le nouveau Général, élu en 1983, est le père Peter Kolvenback, lequel changera finalement assez peu la ligne de la Compagnie.

En 1991, le cardinal Qarracino propose de nommer le P. Bergoglio évêque auxiliaire de Buenos Aires. Proposition exceptionnelle puisque, traditionnellement, les Jésuites ne sont pas autorisés à accepter des charges épiscopales. Grâce à cette promotion, le P. Bergoglio peut se libérer de la structure de commandement des Jésuites et faire son entrée dans un monde où sa ligne religieuse serait davantage partagée. C'est aussi en tant qu'évêque que Jorge Bergoglio acceptera, en 1999, de faire partie du Rotary Club : un soutien inespéré (1)


Mais pour que le P. Bergoglio, en tant que Jésuite, puisse accéder à l’épiscopat, il avait besoin d’obtenir de son Ordre une dispense. En 1991, le cardinal Quarracino adresse au Général des Jésuites, le P. Kolvenbach, une demande allant dans ce sens.

Le P. Kolvenbach avait alors rédigé un rapport. Le texte ne sera jamais rendu public, mais on en possède un bref compte-rendu grâce à un prêtre qui a pu le lire avant qu’il ne disparaisse opportunément des archives.

Le P. Kolvenbach reprochait à Jorge Bergoglio une série de défauts allant de l’usage habituel d’un langage vulgaire à la duplicité, de la désobéissance dissimulée sous un masque d’humilité au manque d'équilibre psychologique (François a lui-même reconnu, très récemment, qu’il avait dû suivre une psychanalyse). Dans l’optique d’une adéquation à l’éventuelle charge d’évêque, le rapport soulignait aussi que comme Provincial, le P. Bergoglio avait semé la division dans son Ordre, point que confirmera par la suite l’ancien archevêque de Milan, le cardinal Martini, lui-même jésuite.

Il n’est pas surprenant qu’une fois élu pape, Jorge Bergoglio se soit efforcé de mettre la main sur les exemplaires existants du “rapport Kolvenbach” et que l'original, déposé dans les archives officielles à Rome ait disparu.

Toujours est-il que, comme nous l’avons souligné, le pape François donne souvent l’impression d’avoir une personnalité complexe le poussant à régler des comptes personnels avec l’Eglise institutionnelle qui, en Argentine, avait mis un frein à ses ambitions. Soulignons au passage que depuis son arrivée au Vatican, le pape Bergoglio n’a cessé de critiquer les prêtres qui, selon lui, sont carriéristes et colporteurs de bruits de couloirs. Réminiscence de son passé ?

L’étude la plus pénétrante de la personnalité de Jorge Bergoglio est peut-être celle publiée par Omar Bello (2) et qui s’intitule “El verdadero Francisco” (le vrai François). Elle a été publiée peu de mois après son élection comme Pape et a disparu des librairies avec une rapidité surprenante...

(1) Traduction du texte signé de la main de Mgr Bergoglio : “Il m’est particulièrement agréable de m’adresser à M. le Président (du Rotary club) pour lui confirmer la réception de sa note attentionnée envoyée le 23 de ce mois et conjointement signée par le secrétaire honoraire, par laquelle il me confirme comme membre de cette prestigieuse institution.”
[En 1929, le Père jésuite Pirri écrit trois articles dans la Civiltà Cattolica pour dire que "le Rotary ne diffère absolument pas de la franc-maçonnerie". Le 15 janvier 1929 est publiée une condamnation pontificale d'appartenance au Rotary.
Le 12 octobre 1949, Alfredo Ildefonso cardinal Schuster indique que le Rotary est une des "formes ésotériques d'une maçonnerie unique".
En janvier 1951, le pape Pie XII réitère avec force la condamnation de 1929.]


(2) En 2005, Omar Bello avait été chargé de lancer une nouvelle chaîne de télévision de l’Eglise que le président Menem avait concédée à l’archidiocèse de Buenos Aires. Pendant plus de huit ans , Bello avait travaillé pour le cardinal Bergoglio et avait ainsi pu découvrir sa vraie personnalité.

D’après “Benoît-et-moi” et “Il Giornale”.

Source : www.proliturgia.org
(Samedi, 2 décembre 2017)

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Votre commentaire…
gerard57
Pistes intéressantes, à approfondir.
GChevalier a mentionné cette publication dans ACTU.