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Symphytum 1

Appel pressant.

APPEL AUX ÂMES QUI DÉSIRENT ETRE TRÈS AGRÉABLES A LA TRÈS SAINTE VIERGE OU OBTENIR D'ELLE QUELQUE FAVEUR INSIGNE

Marie, Mère de Douleurs et Reine des Martyrs, n'est pas assez connue et aimée.
Le véritable attachement se montre dans la souffrance et les larmes.


En tout temps, mais surtout en ces jours d'affliction et d'iniquités, Marie désire vivement être honorée sous les titres de:

Notre-Dame des Douleurs,

Notre-Dame de Compassion,

Notre-Dame de Pitié.


"Les hommes, disait-elle un jour à saint Brigitte, ne comprendront jamais quelles furent les angoisses de mon âme. Et pourtant bien peu de chrétiens prennent pars à mes Douleurs; le plus grand nombre les oublient entièrement. Mes yeux interrogent les cœurs de tous les hommes pour voir s'il en est qui se souviennent de mes Douleurs, et il s'en trouve bien peu qui me donnent cette marque d'amour !"

Venez donc, cœurs dévoués à Marie, venez contempler toutes les peines, toutes les douleurs qui ont rempli la vie de votre tendre Mère.
Venez considérer attentivement les blessures profondes que les péchés des hommes, et les vôtres en particulier, ont faites à son cœur.
Venez compatir à la désolation qui accable son âme à la vue des traitements indignes et de la mort cruelle et ignominieuse que les pécheurs infligent à son bien-aimé Fils Jésus.
Venez adoucir les tourments de son amour, qui se voit si peu satisfait dans les vœux ardents qu'il fait pour que son Dieu soit glorifié, son Fils Jésus aimé, et les hommes sauvés.
Venez avec empressement, venez souvent offrir à votre Mère l'hommage de ces sentiments d'amour filial, et vous lui causerez une grande joie, en même temps que vous obtiendrez les grâces les plus signalées : car c'est dans les souffrances et les larmes qu'on se donne mutuellement les plus grandes marques d'amour.
Propagez autour de vous cette belle et salutaire dévotion; faites connaître, aimer, honorer Notre-Dame des Douleurs; vous contribuerez ainsi à sécher ses larmes, vous sauverez et sanctifierez un grand nombre d'âmes.
Pour exciter davantage votre zèle, lisez et relisez les lignes suivants, faites-les lire et relire; répandez-les partout autour de vous.

I. IMMENSITÉ DES DOULEURS DE MARIE

Après les souffrances de Notre-Seigneur dans sa Passion, auxquelles rien au monde ne saurait être comparé, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de douleurs semblables à celles de la sainte Vierge. Écoutons ce que les saints nous en disent :

" Ô Marie, toutes les cruautés exercées sur les corps des martyrs furent peu de chose, ou plutôt ne furent rien, en comparaison de votre souffrance. " Saint Anselme.
" La Douleur de la Vierge fut telle, que, si elle était partagée entre toutes les créatures capables de souffrir, elles périraient toutes immédiatement. " Saint Bernardin de Sienne.
" Le cœur de la sainte Vierge était devenu le miroir de la Passion de Jésus-Christ; on y reconnaissait les crachats, les injures, les blessures, les coups infligés à Jésus. " Saint Laurent Justinien
" Toute la vie de la sainte Vierge ne fut, pour ainsi dire, qu'une longue agonie. " Saint Alphonse de Liguori.
" La sainte Vierge pleura si amèrement, qu'après avoir versé des torrents de larmes, elle répandit enfin des larmes de sang. " Saint Germain.

II. EXCELLENCE DU CULTE ENVERS LES DOULEURS DE MARIE

Jamais les hommes ne pourront assez méditer la Passion de Jésus-Christ; et l'un des grands malheurs de notre temps, c'est que ce mystère ineffable est oublié de la plupart des chrétiens. Mais en même temps nous ne devons pas laisser des côté les Douleurs de sa sainte Mère : Notre-Seigneur lui-même désire vivement que nous y pensions; il alla même un jour jusqu'à dire à la bienheureuse Véronique de Binasco : " Les larmes qu'on répand sur ma Passion me sont très agréables; mais, par un effet de l'amour immense que j'ai pour Marie ma Mère, j'aime mieux encore que l'on médite les Douleur qu'elle endura à ma mort. "

III. OPPORTUNITÉ DE CE CULTE

En voyant combien la sainte Vierge a souffert à cause des péchés des hommes, ceux qui l'honorent dans ses Douleurs sont portés à faire pénitence en même temps qu'à renoncer au péché, afin d'adoucir et de tempérer le martyre de cette bonne Mère; or jamais il n'y a eu plus de raisons qu'aujourd'hui de faire pénitence, parce que jamais il ne s'est commis un nombre si considérable de péchés et de péchés énormes.

IV. AVANTAGES DE CE CULTE

Selon ce que rapporte Pelbart, il fut révélé à sainte Elisabeth que saint Jean l’Évangéliste, ayant désiré revoir la sainte Vierge, sa Mère chérie lui apparut avec Jésus-Christ. Il entendit alors Marie demander à son Fils quelques grâces spécialesaa pour les dévots à ses Douleurs, et Jésus en promettre à cet effet quatre principales :
1° Celui qui implore la divine Mère par ses Douleurs méritera de faire avant sa mort une vraie pénitence de ses péchés.
2° Jésus l'assistera dans ses tribulations, et surtout à l'article de la mort.
3° Il lui imprimera la mémoire de sa Passion, pour l'en récompenser ensuite dans le ciel.
4° Il le remettra entre les mains de Marie pour qu'elle dispose de lui à son gré et lui obtienne toutes les grâces qu'elle voudra. Saint Alphonse de Liguori
Outre ces avantages, les âmes pieuses retirent encore de la dévotion aux Douleurs de Marie des fruits très précieux. En voici quelques-uns :
Cette dévotion a une liaison remarquable avec une grande sainteté intérieure. Elle nous rend naturellement pieux, parce qu'elle nous fait vivre et respirer dans une atmosphère d'affliction.
Elle nous montre la vanité des joies de ce monde; il n'y a pas d'âme que la mondanité attaque plus difficilement que celle qui retranchée dans les Douleurs de la sainte Vierge. Il n'y a dans cette dévotion rien sur quoi le monde puisse se greffer.
Elle tient nos pensées près de Jésus-Christ et près de Jésus-Christ crucifié; elle communique à nos âmes l'esprit de la Croix, et le don enviable de l'amour des souffrances commence dans une dévote familiarité avec les afflictions de notre sainte Mère.
Elle nous unit à une douleur permanente du péché.
Elle est un signe certain de prédestination. Appuyé sur l'autorité des Pères, Carthagène dit : " Un homme peut regarder comme un signe très assuré de prédestination s'avoir ressenti de la compassion pour cette Mère très affligée. "
Elle est une des meilleures préparations à la mort.
Elle est la perfection de la dévotion envers Jésus, aussi bien que de la dévotion envers Marie. Le Père Faber.

V. RAISON TRÈS PRESSANTE DE NOUS DONNER A CE CULTE

Nous avons été les causes des souffrances de Marie, c'est pourquoi il n'y a aucune dévotion envers Elle à laquelle nous soyons obligés d'une manière si étroite qu'à la dévotion à ses Douleurs. Le Père Faber.

VI. MOYENS D'HONORER LA MÈRE DE DOULEURS

Les moyens les plus efficaces pour honorer la Mère de Douleurs sont les suivants :
1° La méditation ou oraison mentale sur les Douleurs de cette sainte Mère;
2° L'entrée dans le Tiers Ordre des Serviteurs de Marie et dans l'association ou Confrérie de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, spécialement consacrés l'un et l'autre à honorer les Douleurs de Marie;
3° La récitation du Rosaire des Sept Douleurs;
4° Divers exercices de piété, comme la Via Matris ou le chemin des Stations douloureuses de Marie, les sept vendredis en l'honneur des Sept Douleurs, l'Heure de Compassion, etc;
5° Enfin un zèle ardent pour faire connaitre à tous les fidèles ce culte si salutaire.

VII. GRÂCES DE TOUTES SORTES OBTENUES PAR CE CULTE

Une multitude de grâces, tant spirituelles que temporelles, ont été obtenues dans le passé et seraient encore obtenues dans le présent par le culte des Douleurs de Marie, si l'on s'y appliquait avec générosité et confiance : car Marie aime souverainement à consoler ses enfants; elle l'aime d'autant plus, qu'elle sait, par sa propre expérience, tout ce que l'on peut sur cette terre endurer de peines, de souffrances et d'angoisses.

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