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Vrai constat mais mauvaise conclusion puisque l’Église ne peut s'auto-détruire. La solution est …

D’un jeune fidèle :

« Je ne m’étonne même plus, désormais, lorsque j’apprends telle ou telle énormité commise par tel évêque ou tel prêtre. Je commence à comprendre une réalité fondamentale qu’il va nous falloir prendre en compte : les “messes” dans les cirques, les abus liturgiques de beaucoup de célébrations, la platitude et la fadeur de l’écrasante majorité d’entre elles, les histoires de site internet diocésains qui font l’apologie de la licence sexuelle et de l’avortement sans que cela ne provoque même l’once d’un questionnement, les déclarations d’amour de hauts prélats pour Luther, pour la “Réforme” protestante, les hauts dignitaires de l’Église qui se permettent de remettre en cause publiquement des points fondamentaux de la foi sans que cela ne gêne visiblement plus grand monde, les dérives doctrinales à répétitions cautionnées par les silence du pape... tout cela ne devra plus nous choquer. Il va nous falloir, au contraire, considérer cet ensemble de faits comme normaux.

Oui, ils sont normaux... dans une Église qui a durablement largué les amarres de la Tradition. A partir du moment où l’on est imbibé de l’idéologie Moderne, c’est-à-dire de rationalisme, de sentimentalisme (oui, les deux en même temps !), de scientisme, de matérialisme, d’horizontalisme, de progressisme, etc., il est rigoureusement inévitable que nous courions de déviations en dérives toujours plus graves et plus profondes, jusqu’au naufrage final. Et cela n'épargnera quasiment personne : les Schonborn, les Barbarin et tant d’autres... ne sont pas des progressistes radicaux ; ils sont des prélats plutôt équilibrés dans le contexte actuel. Mais ils n’échapperont pas au naufrage.

En réalité, tout est logique : si l’on adhère à l’idéologie moderne, on considère nécessairement que la signification de l’Eucharistie ne va pas au delà du partage d’un repas fraternel et de la simple convivialité humaine, et DONC il n’y a strictement aucune raison pour qu’on ne donne pas la communion à tout le monde : protestants, divorcés remariés, etc... C’est exactement le même raisonnement pour le sacerdoce : dans la mentalité moderne il est, non pas une configuration au Christ-Prêtre, mais une simple fonction semblable à celle du pasteur luthérien. Et par conséquent, il n'y a aucune raison pour qu’on maintienne le célibat et qu’on écarte les femmes des ordres sacrés. Et ainsi de suite...

Dans le contexte de la mentalité moderne qui touche tant de fidèles, la décomposition complète du catholicisme est inévitable parce que dans un tel contexte, précisément, tous les éléments qui le structurent (liturgie, sacerdoce ministériel, ecclésiologie, théologie, discipline des sacrements...) apparaissent comme dénués de sens et deviennent donc incompréhensibles pour nos contemporains.

Dans une perspective traditionnelle, au contraire, tous ces éléments structurants prennent tout leur sens et retrouvent leur signification profonde. Je fais hélas le constat que l’écrasante majorité du clergé et des fidèles est tellement imbibée de l’idéologie de la modernité qu’elle est devenue inapte à adopter cette perspective traditionnelle.

À vue humaine, la destruction de l’Église par elle-même est donc inévitable. Seule une sourde espérance nous fait croire qu’un jour peut-être, après que nous ayons bu ce calice jusqu’à la lie, le bon vieux sens traditionnel reprendra ses droits, permettant à un christianisme véritablement authentique de refleurir et de porter du fruit. »

Veni Redemptor Gentium.
(AU SERVICE DE LA LITURGIE ROMAINE REÇUE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE)

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D’un prêtre belge :

« Par un bulletin diocésain qui se trouvait sur le bureau d’un confrère, j’apprends qu’après que les fidèles se soient plaints des ADAP voici que les prêtres se plaignent des ASAL. Comprenez “Assemblée de Semaine en Absence de Laïcs”. Comment s’étonner que les laïcs boudent les messes de semaine, et même du dimanche, alors qu’on sait que celles-ci ressemblent plus à des dînettes qu’à une liturgie ? Le clergé est décidément buté et aveuglé.
J’y apprends aussi que dans ce même diocèse, ce mois de décembre verra l’inauguration d’une église (restaurée sans doute) qui est “destinée à devenir, aussi, un centre culturel”. L’imprimeur s’est certainement trompé en ajoutant le mot “aussi”. “Un clocher sonnait tout proche, il avait une drôle de cloche... Félicie aussi...” »

Source : www.proliturgia.org
(Dimanche, 3 décembre 2017)

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Album ACTU

Votre commentaire
ouvres ton coeur
il faut surtout s'attendre à la colère de DIEU pour toutes ces abominations !
Ludovic Denim aime ça. 
avecrux.avemaria aime ça. 
Ludovic Denim
@blanche52 : peut-être qu'on rentre à peine dans le 1er Mystère douloureux de l'Agonie de Jésus Christ à Gethsémani et qu'on vient de finir de traverser les Mystères joyeux du Rosaire...
avecrux.avemaria aime ça. 
blanche52
@Ludovic Denim : oui, et la Passion c'est terrible ! nous n'avons encore rien vu !
avecrux.avemaria aime ça. 
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Ludovic Denim
...qu'elle traverse sa Passion en tant qu'épouse mystique du Christ et dans l'attente de Son retour très prochain.
avecrux.avemaria aime ça. 
Ne nous laissez pas sucomber aime ça. 
GChevalier a mentionné cette publication dans ACTU.