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L'ex président de La banque du Vatican mise en cause , procés le 09/05/18

le mage vainqueur
En Italie, un procès inédit vise l'ex-président de la "banque du Vatican" accusé de détournements de fonds Angelo Caloia est soupçonné d’avoir détourné de l’argent issu de ventes immobilières, avec …More
En Italie, un procès inédit vise l'ex-président de la "banque du Vatican" accusé de détournements de fonds

Angelo Caloia est soupçonné d’avoir détourné de l’argent issu de ventes immobilières, avec deux autres responsables de la banque.

U
n procès inédit s’ouvre au Vatican mercredi 9 mai. Celui d'Angelo Caloia, 78 ans, l’ancien président de l'Institut pour les œuvres de religion (IOR), "la banque du Vatican", de 1999 à 2009. Soupçonné d’avoir détourné de l’argent issu de ventes immobilières, avec deux autres responsables de la banque, il est poursuivi pour blanchiment et détournement de fonds.
Ce procès emblématique est important pour le Vatican qui s’est lancé sous le pontificat du pape François dans une opération de transparence financière. L’ancien numéro un de la "banque du Vatican" aurait détourné jusqu’à 50 millions d’euros. D’après l’accusation, au début des années 2000, Angelo Caloia aurait revendu une partie du patrimoine immobilier du Vatican en sous-estimant les prix de revente pour empocher la différence.

L’ancien directeur de l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR, la « banque des papes »), Angelo Caloia, 78 ans, était présent à cette première audience tandis que son coaccusé, l’avocat Gabrielle Liuzzo, 94 ans, était absent «en raison de son âge», selon un communiqué du Vatican.
Le président du tribunal a donné jusqu’au 18 mai à toutes les parties pour déposer tous les documents jugés utiles puis il décidera alors de la date de la prochaine audience.
Selon une enquête de la justice vaticane, les deux hommes sont soupçonnés d’avoir illicitement vendu « une partie considérable » du patrimoine immobilier du Vatican, des opérations ayant entraîné des pertes patrimoniales supérieures à 50 millions d’euros.
L’affaire avait été révélée en 2014, lorsque les comptes bancaires de deux anciens responsables et d’un avocat avaient été saisis. L’ex-directeur de la Banque Lelio Scaletti, troisième homme de l’affaire, est décédé entre-temps.
C’est la banque qui avait porté plainte contre eux pour des faits remontant entre 2001 et 2008.

Un procès exemplaire
D
epuis, l'IOR s’est lancé dans une vaste opération "mains propres", un gendarme financier traque les transactions suspectes et les organismes de contrôle européens veillent sur la "banque du Vatican". Dans ce contexte, le procès qui s’ouvre aujourd’hui se doit d’être exemplaire, analyse le vaticaniste et expert en finances, Francesco Peloso : "Le pape tente, selon moi, réellement de mettre fin à ce passé d’impunité, cette sensation que les délits commis à l’intérieur du Vatican étaient de toutes façons couverts, indique-t-il. Mener des procès répond à cette logique, mais elle bute sur la lenteur de la justice vaticane. La structure, les moyens d’enquête doivent évoluer."

Ce processus nouveau rompt avec des habitudes, des jeux de pouvoir qu’il faut entièrement revoir
.Francesco Peloso, vaticaniste à franceinfo

Sur le contrôle sans relâche des finances vaticanes, le pape François joue en partie la crédibilité de son magistère, qui se veut entièrement tourné vers une Église opérant pour les plus pauvres.

source france info www.francetvinfo.fr/…/en-italie-un-pr…

Le défenseur des pauvres est devenu le PDG de Vatican Company !

le pape François joue en partie la crédibilité de son magistère, qui se veut entièrement tourné vers une Église opérant pour les plus pauvres.


VATICAN : Le pape François, P-DG de Vatican Inc.
= 3,3 milliards d'obligations,
22% du parc immobilier italien,
90 milliards de valeurs au musée (+ patrimoine inconnu)


Une promenade dans les chiffres du Vatican

Bon, quand on y regarde de plus près, entre son patrimoine immobilier, ses œuvres d’arts et son tas d’or, le tout petit Etat reste bien assis, … justement sur un tas d’or !
Rendons à César, ou plutôt à François, ce qui lui appartient !
Depuis son arrivée ; les dépenses ont diminuées :
- la voiture papale est passée de la Volkswagen Phaeton à la Ford Focus, donc de 86000 à 12000 euros
- le logement du big boss de l’église catholique est passé de300 m2à90 m2
- Le coût de la crèche de noël est passé de 550 000 euros en 2009 à 110 000 euros en 2013 (sacrée économie !)
Bon, ok, l’église est toujours aussi peu généreuse avec ses salariés, les rémunérations moyennes en Europe sont de :
- 3000 euros pour un cardinal
- 1300 euros pour un évêque
- 800 à 1000 euros pour un prêtre
- et quand même 2500 euros pour la retraite de Benoit XVI
Bon, ça fait pas lourd. Pas de quoi susciter des vocations. Encore qu’ils ont fait vœu de pauvreté, alors…
Alors les choses se gâtent quand on regarde d’un peu plus près le patrimoine du Vatican.

En patrimoine immobilier, rien qu’en Italie, le Vatican c’est :
- 115 000 immeubles
- 23 000 terrains
- 9 000 écoles
- 4 000 hôpitaux et centres de soins

Le musée du Vatican qui détient 70 000 œuvres pour une valeur estimée de 90 milliards d’euros et des recettes annuelles sur les ventes de billets de 91,3 millions d’euros. Doit bien rester quelques subsides pour les pauvres !

La banque du Saint-Siège, le gros morceau, c’est :
- 3,3 milliards d’euros d’obligations
- 1,2 milliard d’euros de dépôts
- 194 millions d’euros de fonds d’investissement
- 100 millions d’actions
Tout ça pour un bénéfice de 86n6 millions d’euros, selon les chiffres 2012.
A ceci, il faut rajouter 2 tonnes d’or !

Mais reconnaissons qu’avec ces menues rentrées le Vatican est un état bien géré avec 862 millions d’euros de recettes pour 834 millions d’euros de dépenses.

Ce qui est amusant c’est de regarder les répartitions.

Pour les recettes :
- 368 millions de dons des fidèles
- 150 millions de recettes commerciales (souvenirs, timbres)
- 128 millions de loyers et produits financiers
- 91,3 millions des musées
- 54 millions apportés par la banque du Vatican
- 24 millions venant des diocèses
- 46,7 millions intitulés autres sans que l’on ne sache vraiment de quoi il s’agit. Ca doit être la volonté divine.

Et pour les dépenses :
- 324 millions de frais de personnel. Doit y avoir du monde parce que les salaires sont pas gras.
- 252 millions de dons
- 112 millions d’achats divers. Faut bien se nourrir…
- 30 millions de budget communication
- 28 millions d’impôts et taxes foncières
- 12 millions reversés aux diocèses (pour 24 piqués !)
- 76 millions autres (ça reste nébuleux)

Bref, voilà un tout petit aperçu des ressources de l’église catholique et de ses dépenses. Mais il faut reconnaître à François qu’il est une formidable machine à cash. Son déplacement au Brésil a rapporté 552 millions d’euros en retombées économiques pour un coût de voyage de 45 millions et 3 millions de participants.
On devrait peut être l’embaucher comme commercial !

source blogs.mediapart.fr/…/une-promenade-d…