apvs

2 - "Quelques certitudes" : analyse critique du 2e chapitre de Gounon contre Maria Valtorta

Alors que le chapitre 1 accumulait des "questions" ou des "indices", le chapitre 2 entend établir ce que René Gounon considère comme des faits acquis ("quelques certitudes").
Son objectif est de convaincre le lecteur que, même avant d'examiner le contenu doctrinal de l'œuvre, plusieurs éléments historiques et comportementaux suffisent déjà à rendre très improbable son origine divine.
Nous allons examiner dans le détail la véracité ou non de son raisonnement.

Résumé critique du chapitre 2 : « Quelques certitudes »
Le chapitre s'articule autour de cinq grandes affirmations.
1. L'Église a réellement condamné l'œuvre
C'est le cœur du chapitre.
Gounon rappelle la chronologie :
- En février 1949, le Saint-Office interdit la publication après examen de l'œuvre ;
---> Mais cette interdiction n'a été confirmée par aucun document écrit, et ce sont les mêmes qui contestent la valeur de l'encouragement oral de Pie XII, pourtant certifié sous serment par plusieurs témoins (parmis lesquels le père …More

6580
France Vappereau

Ingénieuse comparaison, la forme est très drôle et je l'espère percutante! Encore et encore et toujours, BRAVO cher apvs pour toute cette créativité !

apvs

Cela ne sera en aucun cas percutant pour les censeurs aveuglés par leurs préjugés-fossiles (s'apparentant à une véritable haine du surnaturel), mais plus pour ceux qui cherchent de vraies réponses, et hésitent encore à cause de tant de critiques.
Merci chère amie pour votre soutien si nécessaire et providentiel ;))) Que Dieu vous bénisse et vous garde +

Valtortiste91

Cinq papes ont lu personnellement l’œuvre de Maria Valtorta et aucun ne l’a condamné ou même simplement interdite. Pie XII et Jean-Paul II penchaient probablement pour une révélation authentique. Paul VI et le Pape François ont encouragés l’œuvre comme outil d’évangélisation. Benoît XVI la considérait comme un bon livre au sens des ouvrages à succès de son époque (Quo vadis, Ben Hur, ….). Jean XXIII, le pape de l’Index (1960), n’a pas lu l’œuvre mais il a commandité une nouvelle rencontre avec le Père Berti (1961) débouchant sur une autorisation verbale de poursuivre l’édition. Alors que les prêtres impliqués encouraient l’excommunication de fait, rien ne se passa. L’un des protagonistes impliqués, le Père Andrea Cecchin est aujourd’hui « serviteur de Dieu », première marche dans sa cause en béatification.
--------------------
René Gounon ne prend sa source qu’ à l’étage du dessous : le Saint-Office. On sait qu’il fut très rapidement dissous (1965) en même temps que l’Index (1966). Les bévues, erreurs de jugement et abus d’autorité qu’il avait commises sont connues.
L’Index (condamnation) n’a plus qu’une valeur morale. Certains cependant, contrevenant à l’Eglise catholique, veulent lui donner le pouvoir de perpétuer la condamnation officiellement abolie. Ce contournement n’est pas admissible. Seule doit demeurer le fait que l’œuvre de Maria Valtorta fut jugée, à l’époque, comme « une vie de Jésus mal romancée ». Ce qui laisse le lecteur libre de la lire en son âme et conscience comme il peut lire « Notre-Dame de Paris » ou « Les trois mousquetaires », œuvres condamnées, elles aussi en leur temps (1863 et 1864).
----------------------------
Le respect qu’appelle de ses vœux René Gounon obéit à la loi de la réciprocité : le respect est mutuel. Se faire taxer de naïveté ici, d’adeptes d’impostures ou de faussaires là, d’hérétiques par un troisième, de désinformateurs, de désobéissants, d’agressifs, de propagateurs d’œuvre satanique par un quatrième, n’est pas sans énerver. Qui craint les coups ne doit pas monter sur le ring. Mais les valtortiens ont cette excuse d’être conformes à l’avis des Papes et du Magistère, au contraire des adeptes de feu le Saint-Office, auteur d’une manœuvre visant à empêcher l’impression de l’œuvre demandée par le Saint-Père. Ce n’est donc pas toujours les valtortiens qui vont chercher des poux dans la tonsure de leurs contradicteurs : ils informent et proclament leur joie d’avoir rencontré Jésus et son Evangile. Un prosélytisme qui semble s’étendre dans le renouveau de l’Eglise et qu’ont appelés de leur vœux plusieurs papes, sans succès auprès de certains.