Macron-Le Pen : le débat des morts-vivants (comprendre).

Comme prévu, Mr Macron et Mme Le Pen ont parlé de tout sauf de l’essentiel.
Alors que dans un passé récent le seul thème ayant réussi à faire descendre dans la rue 1 million de Français (manif pour tous) était l’opposition au mariage « contre Dieu et nature » du même sexe, le sujet n’a même pas été abordé. Le meurtre légal des enfants-à-naître (avortement) non plus ; pas plus d’ailleurs que la PMA pour toutes (les lesbiennes). L’asservissement des peuples (au premier rang desquels, les Français) sous le prétexte d’une grippe, n’a même pas été évoqué. Oui, comme il fallait s’y attendre en république maçonnique illégitime (coup d’état jacobin reposant sur le sang des martyrs vendéens. Sans oublié tous les autres), les vrais enjeux civilisationnels et anthropologiques à long terme ont été soigneusement laissés de côté.

En revanche, les deux présidentiables ont parlé des sempiternelles platitudes de la politique franchouillardo-politicienne : L’âge du départ à la retraite, le montant du minimum vieillesse, le prix de l’essence, divers points relevant de la thématique des chats écrasés (Mme Le Pen aurait-elle dû ou pas, contracter un prêt auprès d’une banque russe (franchement on s’en contre-fout), faut-il à l’avenir continuer à dialoguer avec Mr Poutine (évidemment on le fera), la souffrance des animaux (mais pas des embryons avortés en fin de grossesse...) etc…
Bref, ils se seront déchirés sur des détails afin de donner, comme d’habitude, l’illusion d’un affrontement d’idées lequel, en réalité, n’a pas eu lieu (et ne peut pas, par définition, avoir lieu dans une dictature culturelle où règne la pensée unique). Nous avons simplement assisté à un affrontement entre deux personnes voulant accéder pour des raisons d’égo au « bon job » suprême. C’est tout.

Une question cependant demande à être élucidée : pourquoi Mme Le Pen qui n’est pas plus bête que Mr Macron, s’est-elle aussi facilement laissé écraser? C’est que Marine Le Pen en s’étant carpétisée à l’avance (pour être « présidentiable) sur les seuls vrais thèmes essentiels et qui fâchent (avortement, Mariage gay, génocide culturel du catholicisme imposé par 230 ans de lavage de cerveau et de fausse historiographie maçonnique, etc... ) s’est en quelque sorte bridée toute seule. Elle s’est enlevé toute possibilité de rétorquer frontalement et « en vérité » aux mensonges de Mr Macron.

Un seul exemple suffira, je crois, à nous en convaincre: à un moment donné du «débat», Mr Macron a reproché à Mme Le Pen qui proposait, en cas de victoire, d’interdire aux musulmanes le port du voile dans les lieux publics (ce qui, soit dit en passant, n’a aucune importance sachant que les musulmans arrivent dans un pays déjà déchristianisé), d’être intolérante à l’endroit de la liberté religieuse. Réaction de Mme Le Pen? Elle n’a su au fond quoi répondre, alors qu’il aurait été pourtant si facile de clouer le bec à Mr Macron en lui rappelant tout simplement qu’il est un des principaux fossoyeurs du fait religieux en France, notamment, quand il se rend dans les écoles de la république pour faire l’apologétique du mariage homosexuel auprès des petites filles (nous avons tous vu la vidéo), ou encore quand il prône la déculpabilisation absolue du meurtre légal de l’innocent absolu (l’enfant-à-naître). Mais voilà, en dénonçant la grotesque fourberie du Président, Mme Le Pen aurait implicitement dénoncé le mariage gay et l’avortement ce qu’elle ne s’autorise plus à faire.

Il serait temps pour Madame Le Pen (et pour Zemmour, c’est encore pire pour des raisons que j’ai évoquées ailleurs), la représentante actuelle de cette droite tiédasse qui n’a pas le courage d’affirmer ses valeurs chrétiennes, de comprendre qu’il est, en soi, impossible de gagner contre le diable en lui laissant au fond le choix des armes. Vouloir affronter Mr Macron qui est un des principaux pions interchangeables de la culture de mort et du politiquement correct international, en cédant à l’avance au normatif imposé par cette culture de mort, relève non seulement d’une insoutenable lâcheté et hypocrisie mais, surtout, de la quadrature du cercle.
Jean-Pierre Aussant
jean pierre aussant