Maria Valtorta en résumé - La désobéissance d’Ève et l’obéissance de Marie (suite).
maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-025.htm
Elle explique qu'elle avait volontairement renoncé à la maternité terrestre par amour de Dieu, bien qu'elle en connût toute la beauté. Dieu lui accorda alors un don unique : devenir mère tout en demeurant vierge. Cette double grâce remplit son cœur d'une joie incomparable, celle d'être à la fois mère d'un véritable homme et Mère de Dieu.
Marie se réjouit également d'être l'instrument par lequel la paix entre le Ciel et la terre allait être rétablie. Elle porte déjà en son sein le Sauveur, secret encore caché au monde, mais dont la venue apportera le salut à toute l'humanité.
Elle contemple ensuite le contraste entre Ève et elle-même. Là où Ève avait désobéi, douté de Dieu, cédé à l'orgueil et voulu s'élever par elle-même, Marie répond par une obéissance parfaite, une foi totale, une profonde humilité et une entière confiance dans la parole divine.
Son « Oui » à l'Annonciation efface ainsi le « non » d'Ève. Chaque étape de sa vie devient une réponse fidèle à la volonté de Dieu : elle accepte d'être vierge, puis épouse, puis mère, et enfin d'offrir son Fils au sacrifice rédempteur. Dès le premier instant de sa maternité, sa joie est déjà inséparable de la souffrance qu'elle pressent pour Joseph, puis pour Jésus.
Marie affirme que la faute originelle est vaincue non par la puissance, mais par l'humilité, l'obéissance et l'amour. Le Christ est le nouvel Arbre de Vie, offrant aux hommes le fruit qui guérit le poison du péché et leur apprend à discerner le bien du mal.
Enfin, s'adressant à Maria Valtorta, elle donne un enseignement spirituel : le disciple doit accepter d'être comme un humble tremplin permettant aux autres de s'élever vers Dieu. Même si cela implique d'être oublié, méprisé ou de souffrir, seule importe la croissance du Royaume de Dieu et le salut des âmes. Les serviteurs de Dieu trouvent leur véritable récompense dans leur union au sacrifice du Christ et dans l'offrande de leur propre vie pour le salut du monde.
Le fil conducteur du passage
Le thème central est celui de la Nouvelle Ève.
Ève désobéit → Marie obéit.
Ève voulut s'élever → Marie s'abaisse.
Ève introduit le péché et la mort → Marie accueille le Sauveur qui apporte la vie.
Ève tend le fruit défendu → Marie donne au monde le Fruit de Vie, Jésus.
Le « non » d'Ève est réparé par le « oui » de Marie.
L'ensemble du passage constitue ainsi une méditation sur la mission rédemptrice de Marie, présentée comme la parfaite collaboratrice de l'œuvre du Christ par son obéissance, son humilité et son offrande totale à Dieu.
maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-025.htm
Marie dit :
«Lorsque j’eus compris la mission à laquelle Dieu m’appelait, je fus comblée de joie[1] ; de joie, mon cœur s’ouvrit comme un lys fermé, et il en sortit le sang qui servit de terreau au Germe du Seigneur[2].
Je m’étais consacrée à Dieu dès mon plus jeune âge, car la lumière du Très-Haut m’avait éclairée sur la cause du mal du monde, et j’avais voulu, pour autant que c’était en mon pouvoir, effacer en moi l’empreinte de Satan.
J’ignorais que j’étais sans tache. Je ne pouvais l’imaginer. Cette seule pensée aurait été de la présomption, de l’orgueil, car, étant née de parents humains, il ne m’était pas permis de penser que c’était moi l’Elue appelée à être l’Immaculée.
L’Esprit de Dieu m’avait instruite sur la douleur du Père devant la corruption d’Ève qui, alors qu’elle était une créature de grâce, avait voulu s’abaisser au niveau d’une créature inférieure. J’avais le désir d’adoucir cette douleur en élevant ma chair à une pureté angélique par la volonté de me garder inviolée de toute pensée, de tout désir et de tout contact humain[3]. (...)