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Marc Aurèle

est le dernier des souverains connus sous le nom des « cinq bons empereurs » et le dernier empereur de la Pax Romana, une époque de paix et de stabilité relatives pour l'Empire romain.

Les Antonins

sont une dynastie d'empereurs romains qui ont régné entre 96 et 192 après Jésus-Christ. Les cinq premiers empereurs du siècle d'or des Antonins entrent dans l'histoire sous le nom …More
Marc Aurèle

est le dernier des souverains connus sous le nom des « cinq bons empereurs » et le dernier empereur de la Pax Romana, une époque de paix et de stabilité relatives pour l'Empire romain.

Les Antonins

sont une dynastie d'empereurs romains qui ont régné entre 96 et 192 après Jésus-Christ. Les cinq premiers empereurs du siècle d'or des Antonins entrent dans l'histoire sous le nom des « Cinq bons empereurs », expression inventée en 1503 par le penseur humaniste Machiavel et reprise dans l’ouvrage Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain de l'historien Edward Gibbon en 1776 pour désigner Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux et Marc-Aurèle dont le règne marque l'apogée de l'empire romain qui ne sera jamais plus riche et pacifié qu'à cette époque.

Le règne de l’empereur Commode met un terme à l'ère des « cinq bons empereurs », de la dynastie des Antonins. Empereur considéré comme cruel et arbitraire, il n'est pas divinisé à sa mort par le Sénat, mais reçoit à l'instar de Néron ou de Domitien la damnatio memoriae (condamnation de la mémoire).

Marc-Aurèle le sage
Alfred Eibel, Marc-Aurèle,
Pensées pour moi-même, 2004, arlea édition, p25. (suivi de « Sur Marc-Aurèle » par Ernest Renan) :

« Chaque matin, dis-toi d’avance : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un égoïste. Tous ces vices proviennent chez eux de l’ignorance du bien et du mal.
Mais moi, qui sais que le bien est par nature beau et le mal, laid, et que le pécheur lui-même est par nature mon frère, non par le sang ou la semence, mais par l’intelligence et la part divine, je ne puis ni être lésé par aucun d’eux – car aucun ne peut me déshonorer – ni me fâcher contre mon frère et le haïr.

Car nous sommes fait pour coopérer, comme les pieds, les mains, les paupières et les mâchoires. S’opposer les uns aux autres est contre nature et c’est s’opposer à quelqu’un que de s’emporter contre lui ou de s’en détourner. »

Marc-Aurèle et le massacre des chrétiens
Yves Bonello, « Préface » dans Ernest Renan
, Marc Aurèle et la fin du monde antique, 1882, Paris, Librairie Générale français. Le livre de poche, 1984, p. 14-15. :

« Personne, dit Malraux, depuis qu'existait la parole, n'avait répondu à l'esclave née en vain qui présentait aux dieux de Rome le corps de son enfant mort en vain. »
« Cette voix, que le peuple de l'Empire commençait à percevoir, Marc-Aurèle au sommet de sa puissance l'avait d'emblée redoutée.
Il ne pouvait qu'être hostile au christianisme. Fronton, son précepteur, l'avait mis en garde contre cette secte sur laquelle couraient les bruits les plus calomnieux. Son disciple confondait juifs et chrétiens dans la même antipathie, redoutant l'attrait exercé sur le peuple par la croyance que la justice peut régner sur le monde. C'est cette idée même que le christianisme avait recueillie des prophètes juifs et mis au goût du jour pour être diffusée et entendue.

Pour la première fois, la religion incarnait autre chose qu'une explication du monde : elle lui donnait une signification. Le citoyen romain trouvait dans les mythes une histoire dont il tirait des enseignements. Le juif ou le chrétien tirait de la Bible un récit inséparable de son sens. Ce n'était plus une fable, mais une loi. Et cette loi s'incarnait : le chrétien participe du Christ, martyr, il triomphe.

Stoïcien, Marc Aurèle admettait de supporter la mort, mais pas de la rechercher.
Philosophe, il était choqué par ces morts triomphantes ;
chef d'État, il ne pouvait supporter cette bravade contre le châtiment. »

(...)

« C'est sous le règne de Marc Aurèle que la région lyonnaise devint le théâtre d'une sanglante épuration : la couleur de l'Acar, dit-on, en fut changée et on l'appela Sanguone, d'où est venu Saône. Ces massacres eurent lieu au moment même où Marc Aurèle visitait les Gaules. Ils ne furent pas exécutés sur son ordre, mais certainement avec son accord. Ils n'eurent pas l'effet escompté.

Le massacre et la déportation des juifs avait mis fin à leur révolte ; le massacre des chrétiens exaltait l’héroïsme des victimes. Dire sa foi en public, fût-ce au prix de sa vie, ouvrait la porte de la gloire. Les servantes surpassaient leur maîtresse au supplice ; les esclaves s'affranchissaient par l'héroïsme ; les humbles accédaient les premiers au royaume de Dieu.

Marc-Aurèle sentit confusément que les chrétiens étaient des ennemis de l'État plus redoutables que les juifs. En souverain éclairé, libéral et tolérant, il aurait pu éviter l'affrontement en abrogeant les lois restrictives des libertés.

Mais le concept de liberté qui est le nôtre ne pouvait à l'époque être imaginé : sans révoquer les édits, dit Tertulien, il en détruisit certains effets. Plus libéral, eût-il été meilleur prince ? »

(…)

Ernest Renan. p.73 : « Il semble bien qu’aucune rédaction des textes évangéliques ne passa sous ses yeux ; le nom de Jésus lui fut peut-être inconnu ; ce qui le frappa comme stoïcien, ce fut le courage des martyrs. Mais un trait le choqua, ce fut leur air de triomphe, leur façon d’aller spontanément au-devant de la mort. Cette bravade contre la loi lui parut mauvaise ; comme chef d’État, il y vit un danger.
Le stoïcisme, d’ailleurs, enseignait non pas à chercher la mort, mais à la supporter.
Épictète (Né dans l’actuelle Turquie, philosophe de l’école stoïcienne) n’avait-il pas présenté l’héroïsme des « Galiléens » comme l’effet d’un fanatisme endurci ? »

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« Prière pour obtenir les Vertus » de Saint Thomas d'Aquin
(site-catholique.fr)
à Dieu le Père
Voici la Prière pour obtenir les Vertus

« Ô Dieu qui pouvez tout et qui donnez les vertus »
de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.

« Ô Dieu qui pouvez tout et qui donnez les vertus » :

« Ô Dieu qui pouvez tout, qui savez tout, qui n'avez ni commencement ni fin, Vous qui donnez les vertus, les conservez et les récompensez,
daignez me stabiliser sur le sol ferme de la foi,
me protéger de l'inexpugnable bouclier de l'espérance,
me parer du vêtement nuptial de la charité.

Donnez-moi par la justice de Vous être soumis, par la prudence d'éviter les pièges du diable,
par la tempérance de garder un juste milieu,
par la force de supporter patiemment l'adversité.

Donnez-moi de partager volontiers le bien que j'ai avec celui qui en manque, le bien que je n'ai pas, de le demander humblement à qui en est pourvu ; le mal que j'ai fait, de l'avouer loyalement, le mal que je souffre, de le supporter avec égalité d'âme, le bien du prochain, de le regarder sans envie, vos bienfaits, de vous en rendre toujours grâces.

Apprenez-moi à garder la règle dans ma tenue, ma démarche et mes gestes,
retenir sur mes lèvres toute parole vaine, préserver mes pas de tout écart, empêcher mes yeux de divaguer,
défendre mes oreilles des rumeurs,
tenir le front humblement incliné,
élever mon esprit vers le ciel,
mépriser ce qui passe, ne désirer que Vous seul, dompter ma chair, purifier ma conscience, honorer les Saints, Vous louer dignement, progresser dans le bien et couronner mes bonnes actions par une sainte mort.

Plantez en moi les vertus, Seigneur, en sorte que je sois dévoué aux choses divines, prévoyant dans les choses humaines, et à charge à personne pour l'usage de mon corps.

Donnez-moi, Seigneur, la ferveur dans la contrition,
l'intégrité dans la confession, la plénitude dans la satisfaction.
Mettez de l'ordre au-dedans de moi par une bonne vie, afin que je fasse ce qui convient, ce qui sera profitable à moi comme mérite, et aux autres comme exemple.

Donnez-moi de ne jamais désirer des actions sans sagesse, ni me lasser des choses fastidieuses, afin qu'il ne m'arrive pas de désirer avant le temps ce que je dois faire, ou de le délaisser avant de l'avoir mené à bonne fin.
Ainsi soit-il. »

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Les vertus chrétiennes

Catéchisme de l’Église Catholique
(vatican.va/archive/FRA0013/_P5Z.HTM )

I. - Les vertus cardinales

1805 - Quatre vertus jouent un rôle charnière. Pour cette raison on
les appelle " cardinales " ; toutes les autres se regroupent autour d’elles.
Ce sont : la prudence, la justice, la force et la tempérance.
" Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice et courage " (Sg 8, 7). Sous d’autres noms, ces vertus sont louées dans de nombreux passages de l’Écriture.

II. Les vertus théologales

1814 à 1829 : La foi, l’espérance, la charité.

III. Les dons et les Fruits du Saint-Esprit

1830 La vie morale des chrétiens est soutenue par
les dons du Saint-Esprit. Ceux-ci sont des dispositions permanentes qui rendent l’homme docile à suivre les impulsions de l’Esprit Saint.
1831 Les sept dons du Saint-Esprit sont la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu.
Ils appartiennent en leur plénitude au Christ, Fils de David (cf. Is 11, 1-2).
Ils complètent et mènent à leur perfection les vertus de ceux qui les reçoivent.
Ils rendent les fidèles dociles à obéir avec promptitude aux inspirations divines.