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"Un frontalier sous l’influence des Dupont de Ligonnès ?"

Affaire Dupont de Ligonnès et secte : info ou intox ?

(...) Mis en cause dans une affaire d'abus de faiblesse, Jean-Michel, frontalier français au Luxembourg, défend l’amitié qu’il entretient «de longue date» avec Geneviève et Christine de Ligonnès, mère et sœur de Xavier Dupont de Ligonnès.
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www.lessentiel.lu/…/un-frontalier-s…

AFFAIRE EN FRANCE
31 janvier 2020 07:00;

Un frontalier sous l’influence des Dupont de Ligonnès?

LUXEMBOURG/FRANCE - La mère et la sœur du fugitif Xavier Dupont de Ligonnès auraient la main sur la vie d’un Lorrain employé au Luxembourg. «L’essentiel» l'a interrogé.

Mis en cause dans une affaire d'abus de faiblesse, Jean-Michel, frontalier français au Luxembourg, défend l’amitié qu’il entretient «de longue date» avec Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès, mère et sœur de Xavier Dupont de Ligonnès.

Le journal Le Parisien révélait, il y a quelques jours, que des proches de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d'avoir tué sa femme et leurs quatre enfants en 2011 en France, sont mis en cause dans une enquête préliminaire ouverte à l’automne dernier pour «abus de faiblesse» sur fond de possibles dérives sectaires. Deux frères originaires de Metz, Olivier et Fabien B., affirment que leurs parents étaient sous l’influence, depuis vingt ans, du groupe de prière «Philadelphie» fondé par la famille Dupont de Ligonnès, un groupe qui serait toujours actif malgré les accusations qui l’ont régulièrement associé au massacre de 2011 à Nantes.

Olivier et Fabien B. chargent notamment leur père, Jean-Michel, qu'ils considèrent sous influence psychologique, laquelle aurait entraîné des disparitions d’argent et de patrimoine. La proximité avec le groupe de prières catholique traditionaliste dirigé par Geneviève puis Christine Dupont de Ligonnès, mère et sœur de Xavier, aurait fait éclater la famille B. au décès de l'épouse de Jean-Michel, le 31 janvier 2019, il y a tout juste un an. Les deux fils auraient fait hospitaliser leur père en psychiatrie «trois jours après les funérailles» et saisi le juge des tutelles pour demander des mesures de protection. Mais le sexagénaire, employé au Luxembourg, a choisi L’essentiel pour se défendre et répondre à ses deux fils. Alors même que l’affaire a été transférée du parquet de Metz à celui de Versailles.

«Amis de longue date» avec les Dupont de Ligonnès
Jean-Michel B. nous confie avoir vécu «un cauchemar» en 2019 et précise qu’il est soutenu par deux autres de ses enfants, sa fille Anaëlle avec qui il vit en Moselle, et son fils Florent que ses frères associent aussi au groupe de prières. Jean-Michel B. refuse qu’on le dise sous influence sectaire et inverse même les craintes avancées dans Le Parisien par deux de ses fils. Selon lui, ce sont eux qui aujourd’hui veulent «obtenir la mainmise sur mes comptes bancaires». Et il évoque ouvertement l’amitié qu’il entretient avec Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès: «Nous sommes des amis de longue date partageant les mêmes convictions dans la foi catholique». Selon lui, la famille B. a pu librement faire ses choix de vie contrairement à ce que laissent entendre les accusations pour «abus de faiblesse». Jean-Michel B. travaille actuellement pour une grande firme non loin de Luxembourg-Ville, après avoir occupé des fonctions «plus de dix ans au sein d’une banque».

En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) indique que «Philadelphie» conserve des activités «potentiellement préjudiciables à quelques adeptes». Jean-Michel B., lui, confie simplement que la famille Dupont de Ligonnès lui a apporté «un soutien indéfectible» et n’a pas hésité à effectuer de «multiples dons notamment lors des frais inhérents à la longue maladie de mon épouse». Jean-Michel B. partage d’ailleurs le même avocat que Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès, Stéphane Goldenstein, et indique qu’il pourrait déposer plainte contre ses fils Olivier et Fabien. Les révélations de ces derniers dans la presse et l’enquête ouverte ont fait grand bruit ces derniers jours en France. Dans l’imaginaire, ces éventuelles dérives sectaires restent forcément associées à Xavier Dupont de Ligonnès, introuvable depuis neuf ans.

(L'essentiel/Nicolas Chauty et Sara Lima)

AFFAIRE EN FRANCE
31 janvier 2020 07:00;

Un frontalier sous l’influence des Dupont de Ligonnès?

LUXEMBOURG/FRANCE - La mère et la sœur du fugitif Xavier Dupont de Ligonnès auraient la main sur la vie d’un Lorrain employé au Luxembourg. «L’essentiel» l'a interrogé.

Mis en cause dans une affaire d'abus de faiblesse, Jean-Michel, frontalier français au Luxembourg, défend l’amitié qu’il entretient «de longue date» avec Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès, mère et sœur de Xavier Dupont de Ligonnès.

Le journal Le Parisien révélait, il y a quelques jours, que des proches de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d'avoir tué sa femme et leurs quatre enfants en 2011 en France, sont mis en cause dans une enquête préliminaire ouverte à l’automne dernier pour «abus de faiblesse» sur fond de possibles dérives sectaires. Deux frères originaires de Metz, Olivier et Fabien B., affirment que leurs parents étaient sous l’influence, depuis vingt ans, du groupe de prière «Philadelphie» fondé par la famille Dupont de Ligonnès, un groupe qui serait toujours actif malgré les accusations qui l’ont régulièrement associé au massacre de 2011 à Nantes.

Olivier et Fabien B. chargent notamment leur père, Jean-Michel, qu'ils considèrent sous influence psychologique, laquelle aurait entraîné des disparitions d’argent et de patrimoine. La proximité avec le groupe de prières catholique traditionaliste dirigé par Geneviève puis Christine Dupont de Ligonnès, mère et sœur de Xavier, aurait fait éclater la famille B. au décès de l'épouse de Jean-Michel, le 31 janvier 2019, il y a tout juste un an. Les deux fils auraient fait hospitaliser leur père en psychiatrie «trois jours après les funérailles» et saisi le juge des tutelles pour demander des mesures de protection. Mais le sexagénaire, employé au Luxembourg, a choisi L’essentiel pour se défendre et répondre à ses deux fils. Alors même que l’affaire a été transférée du parquet de Metz à celui de Versailles.

«Amis de longue date» avec les Dupont de Ligonnès
Jean-Michel B. nous confie avoir vécu «un cauchemar» en 2019 et précise qu’il est soutenu par deux autres de ses enfants, sa fille Anaëlle avec qui il vit en Moselle, et son fils Florent que ses frères associent aussi au groupe de prières. Jean-Michel B. refuse qu’on le dise sous influence sectaire et inverse même les craintes avancées dans Le Parisien par deux de ses fils. Selon lui, ce sont eux qui aujourd’hui veulent «obtenir la mainmise sur mes comptes bancaires». Et il évoque ouvertement l’amitié qu’il entretient avec Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès: «Nous sommes des amis de longue date partageant les mêmes convictions dans la foi catholique». Selon lui, la famille B. a pu librement faire ses choix de vie contrairement à ce que laissent entendre les accusations pour «abus de faiblesse». Jean-Michel B. travaille actuellement pour une grande firme non loin de Luxembourg-Ville, après avoir occupé des fonctions «plus de dix ans au sein d’une banque».

En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) indique que «Philadelphie» conserve des activités «potentiellement préjudiciables à quelques adeptes». Jean-Michel B., lui, confie simplement que la famille Dupont de Ligonnès lui a apporté «un soutien indéfectible» et n’a pas hésité à effectuer de «multiples dons notamment lors des frais inhérents à la longue maladie de mon épouse». Jean-Michel B. partage d’ailleurs le même avocat que Geneviève et Christine Dupont de Ligonnès, Stéphane Goldenstein, et indique qu’il pourrait déposer plainte contre ses fils Olivier et Fabien. Les révélations de ces derniers dans la presse et l’enquête ouverte ont fait grand bruit ces derniers jours en France. Dans l’imaginaire, ces éventuelles dérives sectaires restent forcément associées à Xavier Dupont de Ligonnès, introuvable depuis neuf ans.

(L'essentiel/Nicolas Chauty et Sara Lima)