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AthanaseS

La Croix bleue — Paris — 30 mai 2015

Comme prévu et annoncé, la troisième session de La Croix bleue se tiendra le samedi 30 mai de 14h à 18h à Paris aux Écuries de Joséphine (29, rue Saint-Lazare, 75009 Paris)

Vous y êtes cordialement attendus.

Entrée libre.

Les deux causeries auront pour thème :

1. Les « preambula fidei », c'est-à-dire les vérités naturelles qui sont par nature préalables à la vertu surnaturelle de la foi (même si chez ceux qui ont reçu le sacrement de Baptême avant l'âge de raison, l'infusion de la vertu de foi a précédé leur connaissance) : l'existence de Dieu et ses attributs ; la spiritualité, la liberté et la responsabilité de l'âme humaine etc.

2. Le fidéisme (et les erreurs apparentées), véritable cancer de l'intelligence naturelle en général, et de l'intelligence chrétienne en particulier. On ne saurait trop identifier ce précurseur du modernisme, et s'efforcer d'y porter remède.

Trois des quatre premières causeries déjà données ce printemps sont visibles ou audibles sur l'internet aux adresses suivantes :

Abbé Hervé Belmont — La Croix bleue 01 — Cycle de conférences de formation doctrinale — Introduction

Abbé Hervé Belmont — La Croix bleue 02 — Cycle de conférences de formation doctrinale

La Croix bleue — Abbé Hervé Belmont — Les notions philosophiques utilisées dans l'exposé et l'explication de la doctrine catholique

Extrait d'un polycopié proposé aux assistants :

« Saint Thomas d'Aquin n’a pu bâtir une œuvre proprement théologique qu’en usant d’une véritable science philosophique, une philosophie vraie et une vraie philosophie construite dans sa propre lumière, sur ses propres principes, avec ses propres arguments. Aussi il ne faut pas diminuer ni dénaturer la philosophie, ni la dissoudre dans une sorte de “théologisme” qui est à la théologie ce que le fidéisme est à la foi : on ne ferait que semer la confusion, le flou, le chaos dans des intelligences qui meurent faute de stabilité et de clarté.

« Il faut au contraire restaurer la philosophie naturelle, lui rendre toute sa place dans la formation de l’intelligence catholique — place indispensable, ne serait-ce que parce qu’elle maintient l’intelligence dans l’humilité.

« Ce n’est pas d’abord d’un excès de raison dans la philosophie qu’a souffert et que souffre le monde catholique : c’est d’une déficience, c’est d’un défaut de métaphysique et de rigueur logique. Les auteurs catholiques, même ceux du meilleur esprit, ont trop souvent des intelligences brouillonnes, mélangeant les points de vue, se contentant de superficiel et d’à-peu-près, ignorant les définitions et les distinctions, n’ayant guère idée des exigences de la vérité en fait de discipline de l’esprit et de travail sérieux.

« Alors, quand on aborde de graves questions – où le témoignage de la foi, la fidélité à l’Église catholique et à son esprit, et le salut éternel sont intéressés – ces défauts deviennent de redoutables obstacles et pourraient bien entraîner de funestes erreurs.

« Notons enfin que la question ici discutée et disputée est d’une importance qui dépasse de beaucoup le problème de la seule philosophie car, ainsi que le remarque avec beaucoup de justesse Étienne Gilson, “on peut poser comme une loi philosophique historiquement vérifiable qu’il y a corrélation nécessaire entre la manière dont on conçoit le rapport de l’État et de l’Église, celle dont on conçoit le rapport de la philosophie à la théologie et celle dont on conçoit le rapport de la nature et de la grâce” ».