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Fabrice Hadjadj : « Tout est sauvé ! » « Semaine Sainte oblige, voici une émission un peu singulière : Fabrice Hadjadj est l'invité de Lumière Intérieure présenté ce soir par Priscilia de Selve. …More
Fabrice Hadjadj : « Tout est sauvé ! »
« Semaine Sainte oblige, voici une émission un peu singulière : Fabrice Hadjadj est l'invité de Lumière Intérieure présenté ce soir par Priscilia de Selve. Philosophe, directeur de l'Institut Philanthropos, romancier, essayiste et dramaturge, juif converti, il vient de rédiger la préface d'un livre consacré aux 7 dernières paroles du Christ en croix édité par Magnificat. Face aux mots choisis pour lui, il répond et ouvre son coeur avec sincérité, humilité et beauté.

« On est là pour annoncer la lumière... » , dit-il d'emblée en partageant sa vie, de philosophe, de chrétien mais aussi de père de famille. Il donne vite le ton de cette Semaine Sainte : « Le Christ s'est fait l'un de nous... et donc il faut toujours penser que cette gloire transparaît à travers le quotidien... Tout est sauvé »
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GRAND PORTAIL
THOMAS D'AQUIN


thomas-d-aquin.com

Eutrapélie – Eutrapélie ! Pour une aussi aimable vertu, quel triste nom. On le dirait d’un instrument de torture. N’est-elle pas au contraire la force des caractères délibérément enjoués, le secret des personnes dont on envie la joie de vivre tandis qu’on sait les épreuves silencieuses et l’humble dignité qui les marquent. Leur amitié …More
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THOMAS D'AQUIN


thomas-d-aquin.com

Eutrapélie – Eutrapélie ! Pour une aussi aimable vertu, quel triste nom. On le dirait d’un instrument de torture. N’est-elle pas au contraire la force des caractères délibérément enjoués, le secret des personnes dont on envie la joie de vivre tandis qu’on sait les épreuves silencieuses et l’humble dignité qui les marquent. Leur amitié réjouissante offre à l’âme et au corps arc-boutés dans la difficulté, la détente qui les sauve de la cassure. L’humour est une charité prisée du vrai saint.

Cet art de la distraction bienvenue, offerte avec cœur, allège l’ombrageuse gravité des actes et des propos. Plus qu’un don ou un talent, il est une vertu offerte à quiconque veut en jouir. Dirons-nous qu’elle manque douloureusement dans nos communautés ? Nous, qui devrions porter haut la joie, offrons bien souvent le triste visage de l’important, du réprobateur ou du nostalgique !

Saint Thomas nous prévient : «il est contraire à la raison d'être un poids pour autrui, de n'offrir aucun agrément et d’empêcher son prochain de se réjouir ... ceux qui refusent de se distraire, qui ne racontent jamais de plaisanteries et rebutent ceux qui en disent, ceux-là sont vicieux, pénibles et mal élevés» (IIa IIae, Q168, a 4).

Mais ne sombrons pas dans ce que nous dénonçons ! Oui, l’affabilité se conquiert aussi simplement que les autres vertus : il nous faut essayer, essayer encore, fréquenter les caractères plaisants et fuir les âmes sombres ou, mieux, tenter de les dérider. Apprenons le bon ton, ni trop vulgaire, ni trop hautain, ni blessant pour le prochain, c’est ainsi que nous ferons naître autour de nous l’envie de vivre selon l’esprit.

Les vertus, nous dit Thomas d’Aquin, croissent comme les doigts de la main. L’une grandit-elle ? les autres la suivent harmonieusement. Alors quel programme plus alléchant que de les acquérir toutes en cultivant le loisir véritable ?