Mgr Eleganti, évêque auxiliaire émérite de Coire s'exprime au sujet de la Fsspx
Affirmer que l’on ne souhaite pas le schisme tout en posant des actes de rupture est une manière d’exercer une autonomie totale sous une apparence de communion.
Tant que le Souverain Pontife n’autorise pas ces ordinations, l’acte demeure objectivement un acte de désobéissance créant une situation de rupture.
Il ne faut pas s’arrêter aux déclarations, mais observer les faits concrets et les comportements".
"Quatre éléments caractérisent l’existence de la structure ecclésiale parallèle de la Fsspx :
- l’exercice d’une pleine autonomie sans mandat papal,
- la présence d’évêques hors de la communion avec le collège épiscopal,
- le statut des centaines de prêtres de la Fsspx qui ne sont pas incardinés de manière régulière,
- le « nirvana juridictionnel », forme d’auto-autorisation où la Fsspx finit par se considérer comme la seule détentrice de la doctrine et des sacrements sans défauts.
Cette situation souligne une incohérence profonde : la FSSPX agit comme une Église à côté de l’Église tout en prétendant le contraire.
Quelle est la volonté réelle de la Fsspx de parvenir à une régularisation canonique ?
Une pleine intégration signifierait pour la FSSPX la perte d’une indépendance à laquelle elle semble attachée, l’obligeant à se soumettre à une hiérarchie universelle qu’elle juge souvent avec sévérité.
Cette attitude traduit une mentalité et un comportement qui, dans les faits, s’apparentent au schisme".
Mgr Eleganti, évêque auxiliaire émérite de Coire.