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VINCENT LAMBERT N'EST PLUS ALIMENTE

Malheureusement, la vérité est que Vincent Lambert n'est plus alimenté depuis fin 2008 ; l’on ne peut pas parler d’alimentation, de nourriture, ni de « manger », dans son cas – si l’on se veut honnête intellectuellement (à moins d’être sérieusement désinformé par la propagande qui a cours depuis des années à son sujet). On ne parle jamais de « boisson » le concernant : chacun sait qu’il ne déglutit plus adéquatement. Il ne reçoit plus que des nutriments par voie entérale obligée, depuis 11 ans.

Amis catholiques qui croyez défendre une juste cause, veuillez vous renseigner à la bonne source, le livre de son admirable médecin traitant, catholique fervent et anti-euthanasie, le Dr. Éric Kariger ; ainsi que celui de Rachel Lambert, l’épouse exceptionnelle de Vincent, dont nul ne peut sonder l’abîme de douleur, et qui elle aussi a droit au minimum à notre respect ; lisez enfin le livre de Viviane Lambert – pour comparaison.

Cette dernière emploie des termes tels que « manger », « nourriture », « alimentation », termes qui ne sont pas appropriés et fourvoient le lecteur non averti. Qu’une mère souffre pour son fils accidenté, c’est un fait, très respectable en soi, mais qui n’autorise pas les dérives verbales, par écrit encore moins – ni aucune tentative de supplantation de l’épouse de son fils : celle-ci reste première vis-à-vis de lui, à jamais, comme le veut la Sainte Ecriture – et le simple bon sens.

Les mots ont un sens précis : qui ne sait faire la distinction entre « vivre/mourir », et « faire vivre/faire mourir » - ainsi que « laisser vivre/laisser mourir » ?

Vincent ne vit plus par lui-même depuis septembre 2008, on le fait vivre par assistance médicale continue : artificiellement. On le force à vivre, même. Personne ne veut le faire mourir : il est opportun de le laisser mourir en paix, comme cela eût dû être le cas en fin 2008. Ces nuances de taille ne sont pas facultatives. Les ignorer ne mène à rien de bon.

Transformer la problématique réelle : Vincent que l’on fait vivre et qu’il est opportun de laisser mourir tranquillement en adoucissant charitablement ses derniers moments de grand condamné en sursis – en « Vincent qui vit et que l’on veut le faire mourir » – est indigne, a fortiori de la part de catholiques. C’est une question d’équité.

Dieu est patient et nous laisse tous choisir notre camp, le Sien, celui de la Vérité, versus (=et non pas) celui du mensonge – mais Sa patience a des limites, et il faudra Lui rendre des comptes, tous et chacun, tôt ou tard.

Il est urgent que les catholiques qui au nom d’une cause supposée bonne, se sont laissé aller à la haine gratuite, à l’ironie, à la diabolisation de la partie adverse, se remettent en question : le mois du Très Précieux Sang nous y invite tous, et la réconciliation des opposants, avec humilité, est la seule issue digne pour ce drame qui n’aurait jamais dû déchaîner les passions. Respecter les victimes collatérales d’un tel drame était élémentaire : Notre-Seigneur vit en chaque être humain en un sens, tel est l’enseignement de l’Evangile (Matt. 25 ; 34 sq. – à ne pas extrapoler de façon simpliste, évidemment).

Paix à l’âme de Vincent, paix à son épouse et à leur fillette, ainsi qu’à tous ceux qui les soutiennent ; et paix aux parents de Vincent, comme à ceux qui croient bon de les soutenir.

Que le Sacré-Cœur, qui nous aime tous d’un même amour divin, ramène la paix dans les familles – et dans le monde entier.