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La traque de Ben Laden

« Dans la nuit du 1er mai 2011, quatre hélicoptères américains survolent le Pakistan.
Direction : Abbottabad dans le nord du pays. A minuit et demie, heure locale, un commando de Navy Seals, unité d'élite américaine, investit une grosse villa aux lisières de la ville. L'opération dure une vingtaine de minutes.

Oussama Ben Laden, l'homme le plus recherché de la planète est éliminé.
Pour l'Amérique, c'est la fin de dix années d'humiliation. Ce film tente d'abord de répondre à une question : pourquoi les Etats-Unis ont-ils mis dix ans pour retrouver le chef d'Al-Qaïda ? Malgré les drones, les millions de dollars et la guerre en Afghanistan, comment ont-ils pu laisser s'échapper le cheikh Oussama ?

Par des évocations et des reconstitutions originales tournées en décor naturel au Pakistan, il raconte l'histoire de la traque de l'homme du 11 septembre. Une enquête menée au Pakistan, auprès de ceux qui refusent les vérités faciles et le double jeu des services secrets pakistanais. Une source importante raconte ainsi qu'Oussama Ben Laden avait été mis à l'écart des grandes décisions d'Al-Qaïda et qu'il est mort isolé, diminué et assez désoeûvré.
Surtout, à travers une reconstitution de l'assaut et de l'assassinat d'Oussama Ben Laden, le documentaire cherche à comprendre ce qui s'est vraiment passé la nuit du 1er mai à Abbottabad. »

Un documentaire de Renaud Fessaguet et Frédéric Decossas Une production Tony Comiti Productions, avec la participation de France Télévisions.
28 mai 2017
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4) Documentaires TV.

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(letelegramme.fr du 2 mai 2021) « Le marcheur »

L’ancien directeur de la CIA John Brennan, qui était alors le chef de l’antiterrorisme du président américain, a raconté comment s’est déroulée l’opération « la plus intense, la plus secrète et la mieux organisée » de toute sa carrière : le raid des forces spéciales américaines qui ont tué Ben Laden dans la nuit du 1er au 2 mai 2011.

Dans les …More
(letelegramme.fr du 2 mai 2021) « Le marcheur »

L’ancien directeur de la CIA John Brennan, qui était alors le chef de l’antiterrorisme du président américain, a raconté comment s’est déroulée l’opération « la plus intense, la plus secrète et la mieux organisée » de toute sa carrière : le raid des forces spéciales américaines qui ont tué Ben Laden dans la nuit du 1er au 2 mai 2011.

Dans les mois qui suivent, les analystes de la CIA se persuadent que c’est Oussama Ben Laden lui-même qui vit dans le complexe sous haute sécurité d’Abbottabad. Ils ont observé un homme grand, mince et barbu qui se promène régulièrement entre les hauts murs du complexe, et l’ont surnommé « le marcheur ». Bien qu’ils ne puissent pas voir son visage, tout laisse à croire qu’il puisse s’agir de Ben Laden. Fin décembre, Barack Obama est prêt à agir. En grand secret, la Maison Blanche commence à préparer une opération, à l’aide d’une maquette du complexe d’Abbottabad.

Une frappe de missile est envisagée, mais elle rendrait l’identification formelle du leader d’Al-Qaïda difficile. L’autre option est le raid par hélicoptère au cours d’une nuit sans lune, mais elle est risquée, notamment parce que les forces pakistanaises pourraient tirer sur les intrus.

Début 2011, un expert de la CIA conclut qu’il y a 70 % de chances que « le marcheur » soit Ben Laden. « Nous n’avions pas autant de renseignements que nous l’aurions voulu, c’est certain », dit l’ex-conseiller d’Obama. « Mais rien ne contredisait l’idée qu’il puisse s’agir de Ben Laden. Et c’est ce que nous cherchions : tout signe qu’il puisse s’agir de quelqu’un d’autre que Ben Laden ».

Biden opposé au raid

Le 28 avril, le président américain retrouve les experts dans la « situation room », la salle de crise hyper-sécurisée au sous-sol de la Maison Blanche. « Obama voulait l’avis de tout le monde », se souvient John Brennan. Certains sont opposés au raid, notamment le secrétaire à la Défense, Robert Gates, et le vice-président d’alors, Joe Biden. La plupart y sont favorables, mais « les gens reconnaissaient que c’était une décision difficile », ajoute-t-il.

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(rtbf.be/info) Dix ans de la mort de Ben Laden : "Dans le monde arabo-musulman, Ben Laden reste adulé car il a dévoilé la faiblesse du géant militaire américain"

Dix ans plus tard, le terrorisme islamiste s’est répandu partout à travers le globe, porté par des organisations comme Daesh et diverses branches d’Al-Qaïda, que Ben Laden avait fondé dans les années 1980. L’aura de ce dernier est-elle toujours aussi présente ?

Ces dernières années, c’est plutôt l’organisation Daesh, autoproclamée Etat islamique, qui a fait parler d’elle, développant une toile gigantesque dans le monde entier, jusqu’à sa chute en 2019.

De son côté, Al-Qaïda n’est pas morte pour autant. "Elle a été éclipsée par le phénomène Daesh à travers tout l’épisode syro-irakien, mais Al-Qaïda reste malgré tout, dans le champ du paysage islamiste, le mastodonte sunnite qui est par défaut toujours associé aux grandes victoires de cette utopie idéologique et qui s’est cristallisé autour de figures emblématiques comme Oussama Ben Laden, Abdallah Azzam ou Abou Moussab al-Zarqaoui", rappelle Didier Leroy, chercheur à l’Institut royal supérieur de défense (IRSD). Un statut qu’elle doit beaucoup à son ancien leader, Oussama Ben Laden, de 1988 à sa mort.

L’idéologie djihadiste a su récupérer pas mal d’esprits désillusionnés

Une aura revendiquée également par l’organisation Etat islamique. "Si Daesh a pris ses distances avec Al-Qaïda, ce sont pour des raisons de leadership, précise Didier Leroy. Elle s’inscrit complètement en tant qu’héritière d’Abdallah Azzam et d’Oussama Ben Laden, qui jouit d’une sorte d’aura tant du côté d’Al-Qaïda que du côté de Daesh."

La perte d’un leader aussi charismatique pourrait d’ailleurs expliquer les faiblesses actuelles d’Al-Qaïda et sa crise de leadership. "Ceci dit, c’est un mouvement dont le processus est conçu de manière à pouvoir développer des mécanismes de relève au-delà de la perte de tout leader emblématique", note Didier Leroy.

Pour le spécialiste, l’héritage d’Oussama Ben Laden se voit aujourd’hui dans la manière dont le terrorisme islamiste recrute ses fidèles. "C’est un état d’esprit, une rage qui a su fusionner avec l’idéologie la plus révolutionnaire et simple, explique-t-il. L’idéologie djihadiste a su récupérer pas mal d’esprit désillusionné mais toujours lié à des griefs d’injustice dans des sociétés plurielles et c’est le cas en Libye, au Yémen, au Mozambique, etc."

Dans un contexte où les Etats-Unis sont vus comme une superpuissance impérialiste, Oussama Ben Laden fait même figure de héros. "Il reste la personne adulée par tous ceux qui, dans le contexte arabo-musulman, ont cette rage, précise Didier Leroy. Il a fait quelque chose de très grand : il a dévoilé toute la faiblesse du géant militaire américain qui domine la scène mondiale."