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Maximilian Schmitt
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Sainteté du Christ réalisée par l’union hypostatique formellement et immédiatement (St Thomas et auteurs catholiques) ou sainteté découlant d’un don créé (Duns Scot) Cette controverse apparaît après …More
Sainteté du Christ réalisée par l’union hypostatique formellement et immédiatement (St Thomas et auteurs catholiques) ou sainteté découlant d’un don créé (Duns Scot)

Cette controverse apparaît après saint Thomas. Ou bien en Jésus-Christ la sainteté est substantielle car réalisée par l’union hypostatique de façon formelle et immédiate (c’est l’enseignement thomiste et de la grande majorité des théologiens catholiques), ou bien, en Jésus-Christ, la sainteté découlerait d’un don créé (grâce sanctifiante) et ne serait qu’un principe de Ses opérations surnaturelles, principe de sainteté qui permettrait d’opérer surnaturellement une union à Dieu par la connaissance et l’amour. L’école Scotiste, minoritaire parmi les théologiens dans l’histoire de l’Eglise, va se caractériser en développant, après Duns Scot, cette seconde thèse, alors que les docteurs catholiques
développent, en presque totalité, avec l’Ecole Thomiste, la première thèse, celle d’un état de Sainteté, procuré surnaturellement par l’Union hypostatique.

« La controverse est proprement théologique et bien postérieure à saint Thomas qui ne l'a point envisagée directement. Et, en réalité, une simple remarque suffirait à mettre d'accord entre eux les théologiens. Si la sainteté n'était en Jésus qu'un principe des opérations surnaturelles de l'union à Dieu par la connaissance et par l'amour, on devrait affirmer qu'elle résulte nécessairement et uniquement de la grâce habituelle, infuse et créée. C'est à ce
point de vue que certaines scotistes se sont placés pour affirmer une thèse peu acceptée des autres docteurs catholiques. Mais, en Jésus-Christ, la sainteté est, avant tout, un état, l'humanité du Sauveur étant indissolublement et substantiellement unie à la divinité. De même que cette union est substantiellement surnaturelle, voir HYPOSTATIQUE (Union), col. 532, de même la sainteté qu'elle implique est une sainteté substantielle, logiquement antérieure à la sainteté des opérations surnaturelles issues de la grâce créée et des vertus qui en dérivent. » DTC, Tome 8, colonnes 1275. Librairie Letouzey et Ane, 1924
catharina
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