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Princesse de Hongrie, Elisabeth est fiancée à l’âge de quatre ans et mariée à quatorze au landgrave de Thuringe. Ce sera une épouse aimante pour ce mari qu’elle n’a pas choisi, se parant pour lui faire honneur, alors qu’elle n’aime que la simplicité. Des franciscains venus d’Allemagne lui font connaître l’esprit de saint François, et elle se met au service des pauvres et des familles éprouvées …More
Princesse de Hongrie, Elisabeth est fiancée à l’âge de quatre ans et mariée à quatorze au landgrave de Thuringe. Ce sera une épouse aimante pour ce mari qu’elle n’a pas choisi, se parant pour lui faire honneur, alors qu’elle n’aime que la simplicité. Des franciscains venus d’Allemagne lui font connaître l’esprit de saint François, et elle se met au service des pauvres et des familles éprouvées par la guerre. En 1227, son époux tant aimé meurt au moment de s’embarquer pour la croisade. Elisabeth se retrouve veuve à 20 ans, enceinte d’un troisième enfant. Comme on veut la remarier, elle refuse et, pour cette raison, connaît l’injustice de sa famille qui la chasse avec ses trois enfants et l’héberge dans une porcherie. Son oncle, l’évêque de Bamberg, calme le jeu, et elle peut revêtir l’habit du tiers ordre franciscain. La famille ducale se charge des enfants. Elle met alors tous ses revenus au service des pauvres et ne garde pour elle qu’une pauvre demeure. Elle leur fait construire un hôpital. Joyeuse de tout ce qu’elle devait endurer, elle disait : « Je ne veux pas faire peur à Dieu par une mine sinistre. Ne préfère-t-il pas me voir joyeuse puisque je l’aime et qu’il m’aime ? » Elle meurt à 24 (1207 + 1231) ans, ayant voué sa vie et sa santé à rendre heureux les misérables.

« A Dieu, je ne veux faire peine par une mine déconfite. Ne préfère-t-il pas me voir joyeuse ! Je l’aime et Il m’aime. »

« Toi seul Seigneur ! Les biens de ce monde, je les ai aimés. Mais je les considère aujourd’hui comme de la boue. Calomnies, médisances et mépris me sont une joie, je n’aime que Dieu ! »
(Extraits des écrits de sainte Elisabeth (eglise.catholique.fr) Eglise catholique en France

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« Dans sa profonde sensibilité, Elisabeth voyait les contradictions entre la foi professée et la pratique chrétienne. Elle ne supportait pas les compromis.

Un jour, en entrant dans l’église en la fête de l’Assomption, elle enleva sa couronne, la déposa devant la croix et demeura prostrée au sol, le visage couvert. Lorsque sa belle-mère lui reprocha son geste, elle répondit :
« Comment moi, misérable créature, puis-je continuer de porter une couronne de dignité terrestre, lorsque je vois mon Roi Jésus Christ couronné d’épines ? ». Elle se comportait devant Dieu comme envers ses sujets.

Dans les Dépositions des quatre demoiselles de compagnie, nous trouvons ce témoignage : « Elle ne consommait aucune nourriture sans s’assurer auparavant qu’elle provenait des propriétés et des biens légitimes de son époux. Tout en s’abstenant des biens procurés de façon illicite, elle se prodiguait pour dédommager ceux qui avaient subi une violence » (nn. 25 et 37).

Un véritable exemple pour tous ceux qui occupent des rôles de guide : l’exercice de l’autorité, à tous les niveaux, doit être vécu comme un service à la justice et à la charité, dans la recherche constante du bien commun. »

Benoit XVI, audience générale place saint Pierre, mercredi 20 octobre 2010.
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Tableaux :
- Sainte Élisabeth de Hongrie par Edmund Blair Leighton
- Sainte Elisabeth déposant sa couronne aux pieds du Seigneur. Eglise Sainte Elisabeth de Hongrie, Paris 03
- Sainte Elisabeth de Hongrie par Sandor Liezen-Mayeur. Galerie Nationale de Hongrie, Budapest