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Le titre de ce film vient d'un célèbre hymne anglican, que composa le capitaine de marine négrier John Newton lorsqu'il fut touché par la grâce en 1748 à la suite d'une tempête où il crut périr.

Il abandonna alors la traite des esclaves noirs et devint prêtre anglican, et partisan de l'abolition de l'esclavage.

Il devint ami du membre du Parlement William Wilberforce - dont le film racon…More
Le titre de ce film vient d'un célèbre hymne anglican, que composa le capitaine de marine négrier John Newton lorsqu'il fut touché par la grâce en 1748 à la suite d'une tempête où il crut périr.

Il abandonna alors la traite des esclaves noirs et devint prêtre anglican, et partisan de l'abolition de l'esclavage.

Il devint ami du membre du Parlement William Wilberforce - dont le film raconte la vie - et a une forte influence sur sa décision de combattre l'esclavage.

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La Presse (lapresse.ca/cinema/critiques) ‘’Pas assez : Humain’’

Drame historique, Amazing Grace parle d'une victoire noble, celle d'un politicien britannique du XVIIIe siècle et ses comparses contre l'esclavagisme. Riche, ambitieux et croyant, mais intérieurement brisé par un dur voyage en Afrique, où il a assisté impuissant au traitement réservé à ces « marchandises humaines », William Wilberforce a fait valoir son dégoût de l'exploitation et son désir d'abolition.

En soi, Amazing Grace, platement réalisé, est un édifiant document pédagogique. Mais qui dit pédagogie dit ennui. Ce film distille aussi un étrange malaise : il célèbre des actions parfaitement louables, mais à force de s'épancher sur la douleur morale de ces braves aristocrates anglais, qui discourent et parlementent à propos de l'esclavagisme par sentiment de culpabilité, on en oublie la véritable souffrance de ces gens déportés et traités comme des bêtes.

Le héros, interprété par Ioan Gruffudd, est présenté comme un personnage tourmenté mais déterminé. Mais où est l'esclave ? Où sont les victimes ? Le cinéaste Michael Apted évoque avec pudeur l'horreur de l'esclavagisme en deux ou trois plans très léchés, mettant en scène des africains huileux et aphones forcés au travail. La dernière heure de ce très long métrage s'étire en discours humanistes et en belles paroles jusqu'au final, où Wilberforce est applaudi par l'assemblée, avec musique de circonstance.

Il manque de l'émotion, de la passion, du cœur, voire de l'insurrection à ce document didactique, correctement ciré, consacré à un homme respectable et à des gens haut placés qui, à leur façon, ont changé l'histoire.

Certains diront qu'il n'est pas nécessaire de montrer l'horreur pour traiter, au cinéma, de catastrophes humaines. Soit. Mais dans le cas de ce tiède docudrame historique, montrer l'horreur était essentiel. On sort du film à peine ému, pas du tout remué et même un peu lassé. C'est le comble pour une œuvre qui parle d'une tragédie.

(allociné) ‘’Pas assez : Chrétien’’
Un film historique qui prend le récit au milieu du parcours. Le titre est celui d'un chant réputé chrétien mais surtout très connu repris par un grand nombre de célébrités. Cependant c'est un film biographique sur William Wilberforce axé sur l'abolition de l'esclavage en Grande-Bretagne qui devient entre temps le Royaume-Uni. Aussi le titre est un peu usurpé dans son sens de conversion à l'évangile.

Le film est à côté de cela bien conçu avec d'excellents acteurs. Dieu n'est pas omis mais a une place bien secondaire dans le récit, en fait la place que lui fait les livres d'histoire comme un filigrane d'époque. Ce n'est clairement pas un film d'inspiration chrétienne, la morale de l'abolition de l'esclavage est présenté presque intégralement sur son côté humaniste ce qui sans doute n'est pas véritablement authentique.

Développement critique par The Guardian en anglais, ou bien traduit en français. ‘’Pas assez : ceci ; trop : cela etc’’
Is Amazing Grace's take on the slave trade historically accurate?