01:54
Hélène Carrère d’Encausse : Vladimir Poutine agit comme « un vieil homme soviétique » Elle est académicienne, historienne et spécialiste de la Russie. Au micro de Rebecca Fitoussi dans « un monde un …More
Hélène Carrère d’Encausse : Vladimir Poutine agit comme « un vieil homme soviétique »

Elle est académicienne, historienne et spécialiste de la Russie. Au micro de Rebecca Fitoussi dans « un monde un regard », celle qui avait prédit avant tout le monde la chute de l’empire soviétique revient sur la personnalité de Vladimir Poutine qu’elle a rencontré plusieurs fois.

Pour Vladimir Poutine, comme pour Pierre le Grand avant lui, l’idée de puissance s’entend par la conquête de nouveaux territoires, le problème comme le souligne l’historienne, c’est que tout miser sur la puissance militaire fait que cet immense territoire a du mal à se moderniser.

« Je ne regrette pas mes rencontres avec Vladimir Poutine car c’est toujours intéressant de rencontrer des gens qui jouent un rôle dans l’Histoire » rapporte Hélène Carrère d’Encausse : « Je garde le souvenir d’un homme assez terne et timoré, qui pour compenser cela parlait de façon décidée. Il y a chez lui ces deux facettes : un côté timoré et un côté bravache mais rien d’éclatant ». Pour Hélène Carrère d’Encausse, les origines du dirigeant russe ont leur importance dans l’homme qu’il est devenu. « Il a été élevé dans le système soviétique. Il a été membre du KGB à l’époque de la décomposition de l’URSS, c’était quelqu’un qui avait compris comment fonctionnait le régime, c’est important de l’avoir en tête ».

Devenu Président, Vladimir Poutine a certainement voulu se comporter comme tous les autres présidents pense Hélène Carrère d’Encausse, se confronter au monde. « Mais désormais, le vieil homme est là, conclut-elle, le vieil homme soviétique avec toutes les valeurs du système, la volonté de puissance, l’ambition spatiale, même s’il sait comme tous les Russes que cette course à l’espace a été la perte du pays ».

Hélène Carrère d’Encausse : Vladimir Poutine agit comme « un vieil homme soviétique »

L'effondrement à venir de l'URSS était déjà connu des dirigeants soviétiques dans les années 60 et était prédit par le dissident russe appartenant au Komintern Anatolyn Golystine. Ils avaient déjà anticipé ce qui lui succèderait et comment alors ils essaieraient de tromper les Occidentaux (les populations, pas les dirigeants qui sont nombreux à être crypto-communistes (lire le passage sur Roosevelt par exemple dans « Top secret » de Léon de Poncins disponible sur GTV) et qui ont essayé d'ériger déjà en France « la commune » encore célébrée par la mairie de Paris par exemple) en attendant de pouvoir développer une économie qui puisse rivaliser avec celle-ci et de mettre justement par leurs supplétifs occidentaux cette dernière au pas. Le pire étant que même chez les Catholiques certains nous vantent Poutine alors que la Russie n'a pas évangélisé un seul pays au monde contrairement à la France et qu'au contraire, dans tous les territoires où la France est présente et où la Russie s'installe, soudainement une campagne anti-France naît et se développe avec des manifestations jusqu'à accuser la France de terrorisme...
C'est pourtant la France et pas la Russie, tellement loin derrière, qui mettra fin à l'esclavage pour la 1ère fois de l'histoire en dehors de ses frontières. Et les peuples colonisés de l'URSS auraient été bien content d'avoir les mêmes droits que les Afro-Américains comme ils le disaient eux-mêmes et ainsi qu'on peut le lire dans le livre « Moscou au Vatican » d'Ulisse Floridi (disponible sur GTV)...
RAIFORD
🥱