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Chants grégoriens mélange Pop: La musique pour trouver la paix

jamacor
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Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique de rite romain. Issu du chant messin (Scola Metensis) répandu en Occident à la fin du xie siècle, il reste pratiqué …More
Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique de rite romain. Issu du chant messin (Scola Metensis) répandu en Occident à la fin du xie siècle, il reste pratiqué régulièrement dans certaines églises et communautés religieuses, spécialement dans les cérémonies plus solennelles de la liturgie du rite romain. Indépendamment de la liturgie, le chant grégorien est aujourd'hui parfois apprécié pour sa qualité esthétique. C'est un genre musical qui en général, par l'acceptation contemporaine de celui-ci, appelle au calme, au recueillement, à la contemplation intérieure. Le chant grégorien est un chant sacré anonyme, habituellement interprété par un chœure ou par un soliste appelé chantre. Il est destiné à soutenir le texte liturgique en latin. On trouve des chœurs d'hommes ou de femmes, les abbayes de moniales au Moyen Âge chantaient le répertoire liturgique au même titre que les abbayes d'hommes. Il doit se chanter a cappella, c'est-à-dire, sans accompagnement harmonisé instrumental, car toute harmonisation, même discrète, modifie la structure de cette musique. Il s'agit d'un chant homophone — ou chant monodique — c'est-à-dire, une musique excluant les simultanéités sonores : toutes les voix qui l'exécutent chantent donc « à l'unisson ». Du point de vue du système mélodique, le chant grégorien est de type modal et diatonique. Les chromatismes en sont généralement exclus, ainsi que les modulations et l'emploi de la sensible. Les différentes échelles utilisées, avec leurs degrés et leurs modes, sont appelées modes ecclésiastiques, ou échelles modales, ou modes anciens — par opposition aux échelles utilisées postérieurement en musique classique tonale. C'est une musique récitative, qui prend son origine dans le texte, et qui favorise l'intériorisation et la conscience des paroles chantées. Son rythme est très varié, par opposition à la cadence régulière de la musique issue de la Renaissance. Le rythme, qui est une question complexe en chant grégorien, découle des paroles et de la musique, en superposant les deux logiques. Dans les passages psalmodiques ou syllabiques, le rythme vient principalement des paroles ; dans les passages neumatiques ou mélismatiques, c'est la mélodie qui devient prépondérante. Ces deux composantes sont toujours présentes. Il s'agit d'une synthèse des anciennes traditions européennes, par exemple, les poésies très fleuries en vieux-latin ainsi que les chants romano-franc, synagogal, byzantin. Il est également le fondateur de toute la musique occidentale, tant religieuse que profanep .
Alors, il est vrai que Pépin le Bref ainsi que son fils l'empereur Charlemagne et Louis le Pieux avaient besoin d'unifier leur empiree . Pour la naissance du chant grégorien, il est assez important qu'à cette époque-là, la liturgie romaine ait été adoptée en Gaule. Faute de notation, il fallait absolument les chantres romains, afin de remplacer les anciens chants liturgiques. C'est pourquoi l'enseignement musical par eux fut établi à Rouenh puis à Metz, et à Metz, une école de chant romain. Si l'utilisation des livres romains fut parachevée à la fin de VIIIe siècle, l'adoptation de nouveau chant romain subit une considérable résistance. Donc, après que les professeurs romains avaient quitté la Gaule, les musiciens gaulois commencèrent leur création avec la tradition musicale gallicane. Car les nouveaux textes selon la liturgie romaine étaient obligatoires. De nos jours, l'éveque de Metz Chrodegang est considéré en tant que véritable père du chant grégorien. En résumé, le chant grégorien de la messe parut vers 765, à Metz, sous l’autorité de l’évêque saint Chrodegang, apparenté à la famille de Charlemagne, comprenant l'Introït, l'offertoire, la communion, et d'autres chants ornés. Saint Chrodegang était en effet le plus grand animateur de la liturgie romaine de l'époque et dans la région. Les chants de l'office en revanche sont plus difficiles à dater, et on les estime à environ 800. D'abord, ce chant s'appelait encore le chant romain mais aussitôt la dénomination chant messin fut donnée. Peu après 800, Charlemagne dans le but d'unifier son empire (la langue, l'administration, l'éducation, et la musique), réunit ses conseillers à Aix-la-Chapelle en Allemagne, siège de l'empire : l'imitatio imperii. L'intérêt d'utiliser le chant romain était politique : l'empereur et le pape s'appuyaient mutuellement. Le répertoire créé, il fut recopié sur un petit nombre de manuscrits, servant d'aide mémoire, et les chantres partirent au travers du royaume (d'abord en Angleterre et en France) enseigner la nouvelle pratique. Avant cela, le répertoire n'avait pu être transmis que par oral, dans les régions les plus reculés, et subissait nécessairement des modifications régionales. Si la pratique plus récente fut transmise de manière plus fidèle, elle en subit tout de même plusieurs altérations locales. C'est donc au VIIIe siècle que la qualité du chant grégorien fut bien établie, grâce à la Renaissance carolingienne, notamment à un retour de la latinité. En réalité, dans les régions gardant le chant grégorien, les anciens « Barbares » étaient devenus hommes les plus cultivés de l'époque, surtout dans leurs monastèrese . Mais faute de notation efficace ainsi que d'évêque qui soit capable d'être musicologuee , la cohabitation entre le chant grégorien et l'ancien chant fut prolongée pendant presque cinq sièclese . Alors, l'on constate l'apparition de familles musicales différentes ainsi que de particularités locales, notamment celles de neumes, jusqu'à ce que la notation actuelle soit inventée par Guido d'Arezzo au XIe siècle. La diffusion du chant grégorien s'est largement appuyée sur les institutions monastiques, qui, malgré la constitution et le maintien de traditions mélodiques et d'un répertoire propres, différent du cursus romain spécialement pour l'antiphonaire de l'office, ont contribué à la diffusion du répertoire romain, par la copie et la compilation des textes religieux.
Canto Gregoriano: música para encontrar paz
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