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Des royalistes se présentent officiellement sous les couleurs de l’Union des Patriotes

Frederic De Natal dodał nowe zdjęcia (5).
Wczoraj o 06:25 ·

Des royalistes se présentent officiellement sous les couleurs de l’Union des Patriotes :
Le 16 mai, Jean-Marie Le Pen a annoncé la création de l’Union des Patriotes. Une alliance de partis traditionnalistes et d’extrême-droite composée du Parti de France (Pdf) dirigé par l’ex-frontiste Carl Lang et le mouvement ultra catholique Civitas d’Alain Escada, la Ligue du Sud du député-maire Jacques Bompard ,le Siel (Souveraineté, identité et libertés fondé par un ancien proche de l’Action française, Paul-Marie Coûteaux) ou la mouvance identitaire issue des Jeunesses nationalistes représentée par le controversé Alexandre Gabriac (qui a désormais rejoint Civitas et qui a été investi dans la circonscription de l’Isère).
Parmi les 150 à 200 candidats qui se présenteront aux prochaines élections législatives, le Parti de France a d’ores et déjà annoncé la participation de royalistes sur ses listes ou celles de l’Union des Patriotes, dont les affiches seront ornées du portrait de l’ancien dirigeant du Front National. Il y’a un mois, déjà, le webzine StreetPress notait récemment la présence "quelques royalistes de l’Action française" au sein de cette nouvelle formation politique citant entre autres le nom de l’avocat franco-libanais Elie Hatem. Qualifié par le journal « Le Figaro » dans son édition du 17 avril d’« ami des Le Pen et émissaire monarchiste au Proche-Orient », Elie Hatem s’était déjà présenté lors des élections municipales de 2014, dans le IVème arrondissement de Paris, où il avait obtenu un peu plus de 5%. Une campagne relayée par le mouvement monarchiste de Charles Maurras dans son organe principal avec ce titre « Un royaliste d’Action française se porte candidat à Paris ». A ses côtés, on peut encore citer celui de Marie d'Herbais de Thun. Ancienne présentatrice des carnets de bord de Jean-Marie Le Pen, elle est la petite-fille de Marcel Chéreil de La Rivière (1918-2007), ancienne figure monarchiste légitimiste qui, dans les années 1980, avait fait sécession et fondé le mouvement parmiste "La France monarchiste et légitimiste" dont la courte vie (1986-1991) a marqué l'histoire du monarchisme.
Enfin au sein de certaines listes de l’Union des patriotes, l’Alliance royale présentera également 5 à 6 candidats sur les listes du nouveau mouvement de Jean-Marie Le Pen. Une stratégie qui est loin d’être anodine. Comme le rappelait (par deux fois) le journal « France-soir » dans son édition du 16 mai (et qui cite en exemple l’Alliance royale parmi tant d’autres), ce genre de rattachement permettra à toutsmouvements mineurs d’obtenir 1,42 euro par an et par voix, si le seuil de 1% des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions en métropole est dépassé. Jointe par téléphone, l'Alliance royale a reconnu avoir conclu quelques accords ci et là de rattachement à l’Union des Patriotes mais minimise et justifie sa décision pour des raisons purement pratiques et administratives, insistant fortement sur les différences notables politiques qui demeurent tant sur le fond que sur la forme avec l’Union des Patriotes, notamment avec la mouvance traditionaliste Civitas. Un score que pourrait réaliser facilement les royalistes de l’Alliance royale via cette union, leur permettant d’obtenir une certaine assise, quoi que relative, dans l’espace politique français.
Comme d'autres mouvements royalistes avant elle, ce n'est pas la première fois que l'Alliance royale noue des alliances avec des micro-partis ni manifeste un soutien à la mouvance traditionaliste qui reste proche de son programme et qui reste le coeur de son électorat. Ainsi lors des élections européennes de 2014, le parti royaliste avait présenté quelques candidats sur des listes de Force et Vie de Christine Boutin en plus d’autres plus indépendantes. Et bien que l’Alliance royale se défende farouchement de partager les idées de mouvements comme Civitas (proche de la Fraternité saint-Pie X et devenu un parti politique officiellement, il y’a plusieurs semaines, dont le but est d’œuvrer à la reconquête politique et sociale visant à rechristianiser la France), sa position officielle vis-à-vis de ce mouvement ultra catholique n’en reste pas moins ambiguë.
Ainsi, l’Alliance royale n’a pourtant pas hésité à intégrer le comité de parrainage de l’hommage national à Ste Jeanne d’Arc mis en place par Civitas en 2011 et où son président honoraire, Pierre Bernard, ancien député-maire de Montfermeil apparaît toujours parmi les premiers noms de soutiens officiels. Relayant les publications de Civitas sur ses blogs (comme celui mentionné sur le blog de l’Alliance Royale Nivernais Berry : «c'est volontiers que nous faisons suivre l'information suivante qui nous a été envoyée par Civitas, association soutenue notamment par l'ancien député Maire de Montfermeil ») ou à participer à ses congrès comme lors du 2ème congrès national de l’institut Civitas où elle avait été officiellement invitée. Un organisme qui s’était d’ailleurs félicité, sur son site officiel, lors la participation de la marche du 18 novembre 2012 pour la défense de la famille traditionnelle de la présence de l’Alliance royale et de l’Action française contre ce qui dessinait les premières prémices de la loi en faveur du mariage pour tous.
Dans son édition, « Le nouvel observateur de novembre 2012 (reprise par le magazine Challenges) avait d’ailleurs interrogé deux membres de l’Alliance royale, reflétant la position officielle du mouvement royaliste (sur un sujet qui avait largement divisé l’opinion française comme les royalistes) conjointement avec celle de Civitas. :« Joël et Josette sont venus d'Indre-et-Loire pour battre le pavé parisien. Tous deux membres de l'Alliance royale, mouvement qui veut "virer la République" et réinstaller une monarchie, ils estiment que le mariage homosexuel ne fera que "semer la confusion" parmi les enfants. ». Une position assumée par son délégué national actuel, qui n'était à l’époque alors que secrétaire-général, Robert de Prévoisin , et qui avait déclaré dans un communiqué officiel que l'AR refusait de soutenir « cette parodie de mariage (…) née dans un concept contre nature ». A noter que cette position de rejet de la loi ne fut pas seulement propre à l'AR mais également partagée par la quasi majorité des mouvements monarchistes et appuyée par les deux prétendants au trône de France .
Si un reportage de France 24 avait montré côté à côte membres de Civitas et de l’Alliance royale dans ce défilé qui avait rassemblé’ plus de 10000 personnes contre le projet initié par le défunt gouvernement socialiste de François Hollande, le Pdf n’avait pas tari d’éloges, quant à lui, sur le mouvement royaliste notamment lors des élections européennes de 2009 où il avait clairement désigné publiquement les listes de l’AR comme celles se rapprochant le plus de ses idées dans les régions où le PdF ne se présentait pas.
L’Action française n’a quant à elle apporté aucun soutien à l’Union des Patriotes pas plus qu’elle n’a jamais officiellement présenté de candidats sous ses couleurs au sein de mouvances quelconques. Cependant, elle reconnaît également que certains de ses membres se sont engagés individuellement au sein de partis comme le Front national sans avoir été adoubés pour autant par l’école de pensée fondée par Charles Maurras. C’est ainsi que l’avocat Elie Hatem a tenu à clarifier cette situation en déclarant que cette participation aux législatives " n’engageait que (lui) et non pas l’Action française qui n’est pas un parti politique". Une position confirmée par le mouvement monarchiste qui, contacté par le webzine le 20 avril dernier, rappelait que "l’Action Française ne participait à aucune liste pour ces législatives et n’appelait en aucun cas à soutenir le cartel" signalant que Elie Hatem n’aurait pas renouvelé son adhésion à l’organisation royaliste". « Ce que ce dernier contestait" ajoute en guise de conclusion StreetPress.
Une alliance politique nécessaire mais « risquée » reconnaît l’Alliance royale , qui compte cependant sur la maturité des monarchistes pour comprendre que celle-ci lui permettra de pérenniser l’idée royaliste à court terme et lui redonner un second souffle après l’échec de l’élection présidentielle, refusant tout amalgame avec des thèses défendues par une droite ultra-nationaliste. Une alliance qui se préfigurait ainsi que le laisser sous-entendre un commentaire d’un internaute sur le site providentialiste de la charte de Fontevrault et qui affirmait en octobre 2016 que « certains conseillers de Civitas sembl(ai)ent appartenir (..) à l’Alliance Royale, laissant présager un combat des royalistes aux côtés de Civitas ». Tout en se félicitant de cet engagement sous le signe du sacré coeur. L’Alliance royale rappelle qu’elle ne saurait être inféodée à quelques partis républicains que ce soit et se veut loin du marasme républicain qu’elle entend combattre par le biais des élections qui lui ont permis d’obtenir une dizaine d’élus sur le plan local.
Mais en cas de défaite et « faute de pouvoir se rénover et de s’adapter aux attentes réelles des français (...) l'AR prend également le risque de disparaître du champ politique français ou de voir ses rangs s’étioler doucement» comme le rappelait le fascicule consacré à « l’état du monarchisme en France en 2015 » et publié par la Conférence monarchiste internationale. Et l'organisation de de conclure ainsi son analyse : « après une décennie d’histoire, l’Alliance royale doit faire sa mue afin de se transformer et devenir la véritable force d’opposition royaliste, but avoué et revendiqué à sa création, à moins de finir absorbée par un autre mouvement plus souverainiste ».
Une alliance des royalistes avec Jean Marie Le Pen ? Depuis les années 1980, l'ancien dirigeant du Front national n'a eu de cesse de faire des appels du pied aux monarchistes en faisant appel à leur sensibilité nationale et à la défense des valeurs qu'ils partagent avec certains d'entre eux sans pour autant suggérer qu'une fois au pouvoir, il restaurerait la monarchie. Il est vrai que des drapeaux royalistes, flottant au vent, avaient été aperçus cette année lors de son dernier meeting, organisé en hommage à Jeanne d'Arc et qu'à diverses reprises , l'Action française a appelé à soutenir son ancien mouvement.
Alors que des rumeurs de création d'un nouveau mouvement monarchiste réunissant différentes composantes "dites modernes" du roycoland seraient en cours de formation afin de donner une nouvelle vision du monarchisme expurgée de tout maurrassisme ou de chambordisme légitimiste ambiant, la Nouvelle action royaliste a récemment rappelé dans un éditorial qu'elle continuerait à se battre contre le Front National ou toutes mouvances d'extrême-droite qui à ses yeux ne représentaient nullement les valeurs et fondamentaux de 1000 ans de monarchie capétienne.
Frederic De Natal
natale07
Et que fait Louis de Bourbon?