Sur la question d’un pape hérétique. Par Athanasius Schneider

Comment traiter le problème d’un pape hérétique de manière concrète ? Voilà une question qui n’a pas encore été réglée selon un consensus général au sein de la tradition catholique tout entière. À …
En conclusion je dirai que l’exemple d’Honorius Ier démontre qu’un vrai pape, s’il ne peut PAS enseigner l’hérésie INTRINSÈQUE dans son magistère ordinaire ou extraordinaire ET universel en matière de foi et de morale, peut néanmoins se montrer complice de l’hérésie et du mal par quelques omissions et actes ponctuels non spécifiquement magistériels.

Certains actes (paroles et actions) du souvera…More
En conclusion je dirai que l’exemple d’Honorius Ier démontre qu’un vrai pape, s’il ne peut PAS enseigner l’hérésie INTRINSÈQUE dans son magistère ordinaire ou extraordinaire ET universel en matière de foi et de morale, peut néanmoins se montrer complice de l’hérésie et du mal par quelques omissions et actes ponctuels non spécifiquement magistériels.

Certains actes (paroles et actions) du souverain pontife actuel, qui par ailleurs a cependant le mérite d’insister sur certaines vérités évangéliques essentielles ( comme la nécessité pour les plus favorisés de servir les plus humbles humains ) sont très troublants et apparemment hétérodoxes. A l’exemple du pape Honorius, le pape François notamment semble parfois s’être fait complice de la diffusion de l’hérésie (et de l’immoralité), particulièrement concernant le fameux et récent énoncé problématique interreligieux d’Abou Dhabi, au nom de la concorde entre croyants de bonne volonté. Mais comme l’a relaté récemment Mgr Schneider lui-même, le pape François reconnut devant lui la nature équivoque de cet énoncé (qui d’ailleurs est sans doute plus qu’équivoque : cet énoncé est matériellement hétérodoxe) sans toutefois exprimer son désir de corriger publiquement cet énoncé qu’il a signé.

La tentation de vouloir plaire davantage au monde et aux puissants de ce monde qu’à Dieu lui-même, dans le cadre d'actes non proprement magistériels de leur ministère, ne concerne d’ailleurs pas uniquement le pape François et les autres papes de l’ère Vatican II. Non, cette tentation a existé à toutes les époques de l'histoire de l'Eglise avec plus ou moins d’intensité. Saint Pierre, le premier pape, voulut lui-même, en une circonstance particulière, ne pas déplaire à ses frères juifs fraîchement convertis en judaïsant avec eux, plutôt que d’accomplir la volonté de Dieu. Et saint Paul, témoin de ce fait, n’hésita pas à le corriger franchement et publiquement.

Il n'en demeure pas moins que le pape actuel semble souvent flirter avec des opinions personnelles problématiques et hétérodoxes et que certains de ses actes, notamment relationnels (concernant entre autres des prélats douteux), paraissent susciter régulièrement la confusion au plan moral. Dans tous les cas, prions Dieu sincèrement pour le Saint-Père, y compris si en conscience nous croyons qu'il est un grand pécheur qui agit souvent mal, ou même si nous croyons qu'il est un imposteur et un usurpateur dont la validité de l'élection est douteuse.
Je pense que cette étude de Mgr Schneider est une contribution utile à tout effort de compréhension de la crise actuelle en relation surtout avec les actes souvent troublants du pape officiel actuel. Mais son étude est elle-même susceptible de corrections.

S’agissant de la prétendue hérésie du pape Honorius Ier, Mgr Schneider reprend semble-t-il la thèse ancienne et hétérodoxe qui veut que cet …More
Je pense que cette étude de Mgr Schneider est une contribution utile à tout effort de compréhension de la crise actuelle en relation surtout avec les actes souvent troublants du pape officiel actuel. Mais son étude est elle-même susceptible de corrections.

S’agissant de la prétendue hérésie du pape Honorius Ier, Mgr Schneider reprend semble-t-il la thèse ancienne et hétérodoxe qui veut que cet ancien pape anathématisé post mortem par l’Église se rendit coupable d’une hérésie. Cette thèse - qui autrefois fit florès dans les milieux gallicanistes et qui obtint l’adhésion des milieux anti-Vatican II non sédévacantistes comme la FSSPX - fut pourtant rejetée par le Concile Vatican I qui examina soigneusement cette problématique dans ses travaux préparatoires, et qui dans sa constitution dogmatique Pastor Æternus, tint, ex cathedra, que « le siège suprême est toujours demeuré pur de toute erreur ». Par conséquent, selon la foi catholique, Honorius Ier ne commit pas d’hérésie formelle et intrinsèque dans son magistère.

« Dom Guéranger considère qu'Honorius n'était pas hérétique mais qu'il a simplement voulu être trop conciliant et a manqué de zèle à combattre une hérésie ». fr.wikipedia.org/wiki/Honorius_Ier

Curieusement donc, Mgr Schneider s’est autorisé de la pensée de Dom Guéranger en la tordant quelque peu. Citons plutôt sur ce sujet un autre texte plus explicite de ce vénérable réformateur bénédictin, afin de mieux comprendre sa pensée :

« Avant que la question eût été éclaircie complètement, le plus grand nombre des critiques s'accordait à reconnaître que Libère ne jouissait pas de sa liberté lorsqu'il eut souscrit la formule de 'Sirmium, et que cette formule d'ailleurs, bien que le terme de Consubstantiel en fût absent, n'avait rien que de conforme à la foi de l'Église. Mgr de Sura devait naturellement chercher à appuyer son système de la faillibilité personnelle du Pontife romain, sur le fait d'Honorius. Il y déploie tout son zèle; mais il ne saurait faire que la lettre particulière de ce Pape à Sergius, toute répréhensible qu'elle soit, ait été adressée à l'Église universelle, ni même que les termes qu'elle contient sur le dogme ne soient parfaitement explicables dans un sens orthodoxe. Le sixième Concile, en flétrissant l'acte de ce pontife, donna une leçon solennelle aux pasteurs des âmes qui se laissent influencer par des considérations humaines et personnelles dans les questions de la foi; mais on n'a pas pour cela le droit de placer Honorius parmi les hérétiques. Ce concile, qui n'est complet qu'avec la lettre confirmatoire de saint Léon II, l'inscrivit seulement parmi ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort — 118 — d'exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre. La Saint-Siège adhéra avec la précision romaine à cette sévère sentence; mais il était si évident qu'Honorius n'avait pas enseigné l'Église dans cette lettre particulière, où il cherchait même à écarter toute idée d'une définition comme intempestive, qu'il a fallu être au temps de la controverse gallicane, pour qu'un argument tel quel ait surgi de là contre l'infaillibilité du Pontife romain. Les Papes ont pris acte de la condamnation d'Honorius, sans pour cela renoncer le moins du monde à la prérogative que Jésus-Christ leur a conférée en saint Pierre d'enseigner avec infaillibilité l'Église universelle.

Il y a mieux : durant plusieurs siècles, ils ne montaient sur la chaire apostolique qu'après avoir prononcé un anathème dans lequel se trouvait compris le nom de leur prédécesseur Honorius. Mais là, Mgr de Sura se permet une liberté qu'il n'est pas possible de lui concéder. Il nous dit que les Papes d'alors « signaient « une profession de foi où ils condamnaient expressément Honorius avec tous les autres hérétiques (1). » On ne saurait dire plus formellement que ces Papes mettaient Honorius sur la liste des hérétiques ; grammaticalement, le terme qu'emploie Mgr de Sura n’a pas d'autre sens. Consultons donc la formule du serment en question. Or, voici ce qu'on y lit : « Auctores vero « novi h&retici dogmatis, Serghim, Pyrrhum...,, una (1) Tome I, page 292. — 119 — « cura Honorio quipravis eorum assertionibus fomentum « impendit...., simili etiam nos condemnatione percelli- « mus anathematis (2). »

On le voit avec évidence : Sergius, Pyrrhus et les autres hérétiques sont anathématisés ensemble; Honorius n'est pas compris parmi eux. L'anathème lui est infligé pour avoir seulement donné lieu par ses coupables ménagements au développement de leurs opinions impies. Il n'y a qu'une très-forte distraction qui puisse expliquer comment Mgr de Sura a voulu réunir ce que la formule du serment distingue si expressément, et faire mettre ainsi par le Siège apostolique Honorius au nombre des hérétiques. »

Fin de la citation d’un extrait de La monarchie pontificale à propos du livre de Mgr l'évêque de Sura, Dom Prosper Guéranger, 1870. www.liberius.net/livres/De_la_monarchie…
S’agissant de la prétendue erreur du docteur commun de l’Église St Thomas d’Aquin au sujet de l’immaculée conception de la Mère de Dieu, le fait qu’il ait ou non rejeté cette doctrine, alors non dogmatique, à un moment ou un autre de sa vie, reste parfois et encore discuté. Mais il est indéniable par contre que l’école thomiste scolastique combattra par la suite en général durant des siècles …More
S’agissant de la prétendue erreur du docteur commun de l’Église St Thomas d’Aquin au sujet de l’immaculée conception de la Mère de Dieu, le fait qu’il ait ou non rejeté cette doctrine, alors non dogmatique, à un moment ou un autre de sa vie, reste parfois et encore discuté. Mais il est indéniable par contre que l’école thomiste scolastique combattra par la suite en général durant des siècles cette doctrine de l’immaculée conception, face notamment à l’école scotiste dont s’inspirera le dogme futur de l’immaculée conception de Marie proclamé au XIXe s. par le pape Pie IX.

Reste que la pensée de St Thomas d’Aquin, tout grand docteur commun de l'Eglise qu’il est, n’est pas per se infaillible par ailleurs. Il se trompa par exemple, sous l’influence de certaines conceptions scientifiques erronées de son époque, sur le moment de l’insufflation divine de l’âme spirituelle humaine in utero. A plus forte raison toutes les opinions d’autres docteurs de l’Église tels que St Robert Bellarmin, St François de Sales ou St Bernard de Clairvaux (qui combattit d'ailleurs la doctrine de l’immaculée conception de Marie), ne sont-elles pas non plus infaillibles.
Comment comprendre que des cardinaux excommuniés latte sentenciae puissent validement participer à un conclave et désigner un des leurs comme pape ?
Cette idée-là est dépourvue du minimum de bon sens.

En bonne logique.
Si une enquête sérieuse démontrait que, dès avant le conclave de 2013, les règles de "Univers dominici gregis" (1996) ont été délibérément et systématiquement contournées par un …More
Comment comprendre que des cardinaux excommuniés latte sentenciae puissent validement participer à un conclave et désigner un des leurs comme pape ?
Cette idée-là est dépourvue du minimum de bon sens.

En bonne logique.
Si une enquête sérieuse démontrait que, dès avant le conclave de 2013, les règles de "Univers dominici gregis" (1996) ont été délibérément et systématiquement contournées par un nombre significatif de cardinaux et de prélats, précédant le conclave d'une multitude de démarches mondaines et douteuses, alors la validité du conclave serait nulle et le cardinal de Buenos Aires n'aurait jamais été pape.
Merci de lire "latae" à la place du régime lacté (?) imposé par ce correcteur orthographique de mes... bottes.
AJPM
Preuve de la fausseté de la démonstration de Schneider :
montfortajpm.blogspot.com/…/saint-Thomas-dA…
(Quand dans une démonstration une affirmation est fausse, cela détruit toutes les autres affirmations, surtout quand la démonstration vient de quelqu'un qui a la compétence de la faire.)
L'Antéchrist a retourné Schneider comme une crêpe suite à son entretien privé à propos du Document d'Abou Dabi. On en lit dans cet article le merveilleux résultat. Voici un lien pour remettre les têtes en place : Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE
N'oublions pas la Bulle de Paul IV "Cum ex apostolatus".
Quel culot, ce faux "évêque".... il nie l'obligation d'être soumis au pape..... si et quand il y en a un...... cf. Bulle Pontificale Unam Sanctam du Pape Boniface VIII "Il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au Pontife Romain" !!
Mgr Schneider contre saint Robert Bellarmin et Saint François de Sales fait l'analogie naturaliste du mauvais père de famille qui ne peut être déposé. Il accuse les catholiques qui constatent la vacance de donatiste, en caricaturant le point de vue, il rappelle que cela n'est qu'une opinion théologique et que le magistère n'a pas tranché, mais il condamne quand même. Il parle d'un pape "…More
Mgr Schneider contre saint Robert Bellarmin et Saint François de Sales fait l'analogie naturaliste du mauvais père de famille qui ne peut être déposé. Il accuse les catholiques qui constatent la vacance de donatiste, en caricaturant le point de vue, il rappelle que cela n'est qu'une opinion théologique et que le magistère n'a pas tranché, mais il condamne quand même. Il parle d'un pape "hérétique" de façon passagère et non d'une nouvelle religion prêchée par six "papes", avec le dernier qui en place de corriger canonise ses prédécesseurs.....Il nous faut porte la Croix de ses "papes" hérétiques, expiés pour cette nouvelle religion, cause de la perte de millions d'âmes et attendre que la Providence divine opère, or elle opère normalement par les causes secondes, afin que celles-ci puissent mériter. Il semble ignorer les infiltrations ennemies, le complot de la Contre- Église, ou fait comme si cela n'existait pas. Il fait un bon rappel de la subversion commencée sous Pie XII, psautier Béa, réforme de la Semaine Sainte qui était le début de la"réforme" montinienne/bugniniesque, et signale la réforme du bréviaire de Saint Pie X, mais il manque à la conclusion du rejet de toutes les réformes conciliaires qui serait dans la logique de son propos.
REVENIR AVANT le concile VATICAN II ,il n'y à pas d'autre chemin , dans les bancs remettre les agenouilloirs l'autel face au Christ avec le tabernacle la MASSE EN LATIN par tout l'univers et partout le même , remettre ce qui est infâmes (pèché) au pardon de Dieu ,quitter les sectes de tout bords E.T.C.
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