Un "saint" dans sa piscine privée

Lorsque Jean-Paul II (+2005) a installé une piscine dans sa résidence d'été à Castel Gandolfo, le coût en a été demandé aux cardinaux. La réponse de Jean-Paul II à l'époque était : "Et alors ? C'est …
La louange de mes lèvres
"Il n’est pas possible à la fois de reconnaître le caractère venimeux et douteux de cette information de fr.news"
Ce qui est "douteux" n'est pas faux par défaut. Simplement, personne ici n'est capable de confirmer cette histoire de piscine.

"et de ne pas reconnaître clairement le caractère venimeux de tes paroles"
Des paroles inutiles en l'occurrence quand c'est ton juge…More
La louange de mes lèvres
"Il n’est pas possible à la fois de reconnaître le caractère venimeux et douteux de cette information de fr.news"
Ce qui est "douteux" n'est pas faux par défaut. Simplement, personne ici n'est capable de confirmer cette histoire de piscine.

"et de ne pas reconnaître clairement le caractère venimeux de tes paroles"
Des paroles inutiles en l'occurrence quand c'est ton jugement qui est inique et venimeux.

avecrux.avemaria elle, n'empoisonne pas les âmes avec des arguments (faussement) techniques, séduisants (pour le monde) mais débiles quant à la (TA) tolérance à une forme d'union civile homosexuelle.
Si donc ton jugement à son égard a été disproportionné, méchant et inique pour des paroles hasardeuses inutiles, qu'en sera t-il du tien quand à tes théories diaboliques et lgbtistes en faveur de la licéité de l'abomination de l'acte de chair homosexuel.
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Sentimentalement, affectueusement, on pourrait considérer que des modernistes schismatiques tels que « La louange de mes lèvres » sont de véritables catholiques, mais dans les faits et au regard de la Foi catholique , ils ne le sont pas.

Point barre.

Il n’est pas possible d’être catholique et de défendre la tolérance à une forme d'union civile homosexuelle, de défendre la "liberté religieuse" …
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Sentimentalement, affectueusement, on pourrait considérer que des modernistes schismatiques tels que « La louange de mes lèvres » sont de véritables catholiques, mais dans les faits et au regard de la Foi catholique , ils ne le sont pas.

Point barre.

Il n’est pas possible d’être catholique et de défendre la tolérance à une forme d'union civile homosexuelle, de défendre la "liberté religieuse" autrefois condamnée par le saint Magistère, et de rester silencieux -donc complice- devant tous les actes de scandale et de blasphèmes commis -au nom de "l'esprit du concile"- par certains prêtres, évêques, voire papes.
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La louange de mes lèvres
"Beaucoup des traditionalistes séparés que vous êtes..."
Style oxymore gratuit et imbécile : Si les traditionalistes doivent être "séparés" de quelque chose, c'est de ce qui est venu par le concile : moderniste, nouveau, rénovateur, différent, voulant se faire l'ami du monde.

Ainsi aujourd'hui, un prétendu catholique qui défendrait la tolérance à une forme d'union …
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La louange de mes lèvres
"Beaucoup des traditionalistes séparés que vous êtes..."
Style oxymore gratuit et imbécile : Si les traditionalistes doivent être "séparés" de quelque chose, c'est de ce qui est venu par le concile : moderniste, nouveau, rénovateur, différent, voulant se faire l'ami du monde.

Ainsi aujourd'hui, un prétendu catholique qui défendrait la tolérance à une forme d'union civile homosexuelle serait de facto séparé lui-même de ce qui est séparé -de par sa fidélité au Dogme bimillénaire de l'Eglise du Christ- de l'hérésie moderniste schismatique.


"n'ont pas lu les Constitutions du concile Vatican II..."
Affirmation hasardeuse, gratuite et imbécile. Ces Constitutions se trouvent à la disposition de tous sur le site du Vatican.
Par ailleurs on pourrait tout aussi bien dire que les adeptes du modernisme conciliaire n'ont pas lu non plus les dites Constitutions et qu'ils suivent le mouvement schismatique par une forme de bêtise contagieuse, de fainéantise intellectuelle et de confort tiédasse en ce que les hérésies conciliaires rapprochent du monde et de sa facilité à se vautrer dans le vice.
C'est en cela, par exemple, que la proportion de "catholiques" conciliaires en faveur de l'avortement (63% chez les dits "pratiquants") est bien plus élevée que chez les Traditionalistes (quasiment 0%).


"mais seulement les interprétations biaisées et malveillantes qu'en ont faites vos meneurs"
Lesquels "meneurs" présents au concile auraient tout d'un coup décidé, et sans même se concerter, de devenir des "schismatiques", quitte même à se faire excommunier !

Ton argument, vipère, ne tient pas une seconde. Tout le monde sait, et toi aussi, que si les textes du concile sont passés, c'est parce qu'ils avaient été pensés et élaborés bien avant par une bande de progressistes très à la bonne du pape Jean XXIII (qui avait rappelé auprès de lui certains théologiens autrefois mis au ban de l'Eglise pour thèses hérétiques condamnées) et que la masse des pères du concile, "bloqués" par un réflexe d'obéissance totale n'ont pas su s'opposer à ce qu'ils ne pensaient pas devoir conduire l'Eglise dans une de ses plus graves crises.
Les fruits = l'arbre.
@Spina Christi 2, Merci pour le 63 % de pratiquants pour l'avortement , c'est en 1977 que j'ais la déconvenue d'entendre cela de la part des femmes de la choral ,ce qui me fit pensé qu'il y avait anguille sous roche et en 1980 ce fut un retour en arrière total pour mois ,depuis je défend bec et ongle la TRADITION que l'on n'aurais jamais du quittez .Merci de ce rappelle .
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@fr.news Paix et bien Pardon de vous avoir accusé de diffuser du venin. Chacun doit user de son intelligence et prier pour obtenir le don du discernement. Moi, j'ai foncé tête baissée et c'est le poteau que j'ai pris en pleine face En tout cas, ce fût un mal pour un bien. Très édifiante expérience. A+
Je réaffirme et pour rappel:

perceval2507
il y a 6 heures

En bonne "papaulâtre", la perfidie de l'accusatrice en chef, "la louangedml", condamnera de préférence une brebis innocente isolée, mais néanmoins légitimement interpelée par un paradoxe aquatique papal -bien loin finalement de tenir la première place d'un palmarès syncrétiste-, plutôt qu'elle n'a de scrupules à attaquer …More
Je réaffirme et pour rappel:

perceval2507
il y a 6 heures

En bonne "papaulâtre", la perfidie de l'accusatrice en chef, "la louangedml", condamnera de préférence une brebis innocente isolée, mais néanmoins légitimement interpelée par un paradoxe aquatique papal -bien loin finalement de tenir la première place d'un palmarès syncrétiste-, plutôt qu'elle n'a de scrupules à attaquer compulsivement Monseigneur Lefebvre et/ou la Tradition, ou bien, de voir, entendre et reconnaître les erreurs conciliaires avérėes d'un Jean-Paul 2 fidèle aux exigences modernistes d'une "révolution dans l'Église", les dépassant parfois, jusqu'à embrasser les injonctions sataniques du coran.
L'accusatrice en chef et ceux-là même qui exercent de telles pressions culpabilisantes sur les brebis influençables, devraient méditer sur leur silence dont nous avons appris qu'il se faisait le complice de l'erreur pour ne pas la dénoncer ni la combattre...
Lâche procédé d'une vipère qui n'a en définitive rien de bien surprenant
Paix et bien @perceval2507 Stp, mon frère en Christ bien-aimé, accepte qu'il en soit ainsi. J'ai mérité de vous confesser ce péché qui fait ma joie mon frère en Christ bien-aimé. Je n'éprouve ni regret ni colère ni rancune. Rien. Uniquement une paix intérieure. Bon ! Je dois prier. Donc, je te souhaite de passer une agréable, paisible et joyeuse journée dans le Coeur de la TS …More
Paix et bien @perceval2507 Stp, mon frère en Christ bien-aimé, accepte qu'il en soit ainsi. J'ai mérité de vous confesser ce péché qui fait ma joie mon frère en Christ bien-aimé. Je n'éprouve ni regret ni colère ni rancune. Rien. Uniquement une paix intérieure. Bon ! Je dois prier. Donc, je te souhaite de passer une agréable, paisible et joyeuse journée dans le Coeur de la TS Famille Voilà une bise fraternelle
Ce qui est écrit est écrit !

JE CONFESSE EN MON AME ET CONSCIENCE AVOIR MEDIT SUR JEAN-PAUL 2, D'AVOIR TENU DES PROPOS EXTRÊMEMENT GRAVES ET DIFFAMANTS SUR LUI.

JE VOUS DEMANDE VOTRE PARDON ET VOTRE PRIÈRE POUR ME RELEVER DE MES CHUTES SANS NOMBRE.
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Psaume 62
La vipère schismatique « perceval2507 », qui en bonne manipulatrice a publié trois fois de suite le même commentaire d’attaques malveillantes et diffamantes d’un article de la CRC sur le saint Pape Jean-Paul II, m’accuse d’être papolâtre alors que j’ai plusieurs fois émis des paroles de réserve et de critique envers certains de ses actes et alors que je n’ai jamais lu de la part de cette …More
La vipère schismatique « perceval2507 », qui en bonne manipulatrice a publié trois fois de suite le même commentaire d’attaques malveillantes et diffamantes d’un article de la CRC sur le saint Pape Jean-Paul II, m’accuse d’être papolâtre alors que j’ai plusieurs fois émis des paroles de réserve et de critique envers certains de ses actes et alors que je n’ai jamais lu de la part de cette lefebvrolâtre quelque réserve et quelque critique vis-à-vis des actes de son guide, l’évêque excommunié Marcel Lefebvre, comme si ceux-ci pouvaient être au-dessus de tout reproche !

Sans surprise, cette avocate du diable en vient même à justifier la médisance diffamante de Véronique (que j’ai corrigée par devoir fraternel), qui est proche de la FSSPX, à propos de cette piscine, et accuse calomnieusement saint Jean-Paul II de modernisme et de syncrétisme.

Outre les nombreux faits véridiques rappelés plus bas par l’abbé Fabrice Loiseau [ "Jean-Paul II : saint ou apostat ? " www.youtube.com // " Jean Paul II, mystique et ascétique " www.youtube.com/watch ], je répondrai pour exemple à un seul point de la diatribe nantiste malveillante et diffamante que cette vipère lefebvriste a fait sienne.

Citation de cet article à charge : « (« Jean-Paul II, in « Entrez dans l’espérance ») “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ”. « Cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. ». Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément. »

Mon commentaire : En effet, comme je l’ai expliqué moi-même, cette parole du Seigneur ne signifie pas EN SOI la damnation pour l’éternité, même si la tradition de l’Église croit en la damnation de Judas (croyance qui toutefois n’est pas un dogme).

Et Jean-Paul II de répondre par ailleurs dans ce même livre d’entretien « Entrez dans l’espérance » au journaliste Vittorio Messori qui lui demanda pourquoi tant de gens d’Église n’osent plus parler de l’Enfer :

« Certains se rappelleront qu’il n’y a pas si longtemps, dans les sermons prononcés à l’occasion des retraites spirituelles ou des missions, les “fins dernières”, les réalités ultimes de la mort, du jugement, de l’enfer, du paradis et du purgatoire, constituaient le sujet immuable des méditations, que les prédicateurs savaient mener avec un art très pédagogique de révocation. Combien d’hommes se sont convertis et confessés grâce à ces sermons et à ces descriptions de l’au-delà ! » « Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que oui, l’homme s’est égaré, les prédicateurs se sont égarés, les catéchistes se sont égarés, les éducateurs se sont égarés. C’est pourquoi ils n’ont plus le courage de menacer de l’enfer... Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu (25, 46), il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles..

Voilà des paroles qu'un abbé Guy Pagès ne renierait certainement pas, lui qui cependant à mon sens a tendance à abuser de cette pastorale de la menace de l’Enfer. Lequel abbé met parfois dans ses vidéos des photos de saint Jean-Paul II…

De plus, citons ces paroles d’une audience générale w2.vatican.va/…/hf_jp-ii_aud_28… de saint Jean-Paul II sur l’Enfer (dont le Catéchisme rappelle clairement l’existence) :

« La foi chrétienne enseigne que, dans le risque du «oui» et du «non» qui distingue la liberté de la créature, certains ont déjà dit non. Il s'agit des créatures spirituelles qui se sont rebellées à l'amour de Dieu et qui sont appelées démons (cf. Concile du Latran IV: DS 800-801). Pour nous, êtres humains, leur vie résonne comme un avertissement: il s'agit d'un rappel constant à éviter la tragédie dans laquelle débouche le péché, et à modeler notre existence sur celle de Jésus qui s'est déroulée sous le signe du «oui» à Dieu.

La damnation demeure une possibilité réelle, mais il ne nous est pas donné de connaître, sans révélation divine particulière
[ Nota : pour Judas, il y eut des révélations mystiques privées allant dans le sens de sa damnation ], quels êtres humains sont effectivement concernés. La pensée de l'enfer - et plus encore la mauvaise utilisation des images bibliques -, ne doit pas créer de psychose ni d'angoisse, mais représente un avertissement nécessaire et salutaire à la liberté, au sein de l'annonce selon laquelle Jésus le Ressuscité a vaincu Satan, nous donnant l'Esprit de Dieu, qui nous fait invoquer «Abba, Père» (Rm 8, 15; GA4, 6).

Cette perspective riche d'espérance prévaut dans l'annonce chrétienne. Elle est effectivement reprise dans la tradition liturgique de l'Eglise, comme en témoignent par exemple les paroles du Canon romain : « Accepte avec bienveillance, ô Seigneur, l'offrande que nous te présentons, nous tes ministres et toute ta famille... Sauve-nous de la damnation éternelle, et accueille-nous dans le troupeau des élus
»
.
DDFG5
Jp 2 n'est pas un saint, il a embrasser le coran, et les rencontres interrligieuses d'Assises sont un blasphème sans nom contre Notre Seigneur Jésus-Christ,
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Psaume 62
@DDFG5
N"en déplaise à la baptisée catholique schismatique que de facto vous êtes manifestement, le pape Jean-Paul II est un Saint [ "Les miracles attribués à Jean-Paul II" fr.aleteia.org/…/les-miracles-at… // "Jean-Paul II : saint ou apostat ? " www.youtube.com // " Jean Paul II, mystique et ascétique " www.youtube.com/watch ] qui certes commit certaines erreurs et certains actes disc…More
@DDFG5
N"en déplaise à la baptisée catholique schismatique que de facto vous êtes manifestement, le pape Jean-Paul II est un Saint [ "Les miracles attribués à Jean-Paul II" fr.aleteia.org/…/les-miracles-at… // "Jean-Paul II : saint ou apostat ? " www.youtube.com // " Jean Paul II, mystique et ascétique " www.youtube.com/watch ] qui certes commit certaines erreurs et certains actes discutables et apparemment problématiques. Ce baiser sur un coran ou les rencontres d'Assise ne sont pas EN SOI un blasphème, un sacrilège ou un acte d'apostasie.
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Psaume 62
@DDFG5
Beaucoup des traditionalistes séparés que vous êtes et qui accusent Vatican II, n'ont pas lu les Constitutions du concile Vatican II mais seulement les interprétations biaisées et malveillantes qu'en ont faites vos meneurs. Or, presque tout pourrait devenir matière à accusation pour un esprit malveillant et hostile.

Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, cet esprit de malveillance …More
@DDFG5
Beaucoup des traditionalistes séparés que vous êtes et qui accusent Vatican II, n'ont pas lu les Constitutions du concile Vatican II mais seulement les interprétations biaisées et malveillantes qu'en ont faites vos meneurs. Or, presque tout pourrait devenir matière à accusation pour un esprit malveillant et hostile.

Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, cet esprit de malveillance pourrait d'ailleurs être dirigé aussi contre des paroles du Magistère ancien et même de l'Ecriture ( exemple : « Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » : S. Paul, Tite 2.11 ).

Ainsi, des Papes d’avant Vatican II ont eux-mêmes exprimé des paroles pouvant être interprétées de façon malveillante dans un sens hérétique, syncrétiste et indifférentiste. Si ces mêmes paroles avaient été prononcées par des derniers Papes sans avoir été prononcées par ces anciens Papes, les schismatiques anti-Vatican II n'auraient sans doute pas manqué de crier au scandale et à l'hérésie...

Exemples :

Pie XI (in Encyclique Divini Redemptoris en 1937) appelle tous les croyants de bonne volonté à s’unir contre le communisme athéiste :

« 72. Dans ce combat engagé par la puissance des ténèbres contre l’idée même de la Divinité, Nous gardons l’espérance que la lutte sera vaillamment soutenue, non seulement par ceux qui se glorifient de porter le nom du Christ, mais aussi par tous les hommes (et ils sont l’immense majorité dans le monde) qui croient encore en [l’existence de] Dieu [Deum esse credunt] et L’ADORENT. Nous renouvelons donc l’appel lancé, il y a cinq ans, dans Notre Encyclique Caritate Christi, que tous les croyants s’emploient avec loyauté et courage “à préserver le genre humain du grave péril qui le menace”. Car, disions-Nous alors, “la foi en Dieu [Dei agnitione] est le fondement inébranlable de tout ordre social et de toute responsabilité sur la terre ; aussi tous ceux qui ne veulent pas de l’anarchie et du terrorisme doivent travailler énergiquement à empêcher la réalisation du plan ouvertement proclamé par les ennemis de LA RELIGION. »

Pie XII dans un Message de Noël en date du 24 décembre 1942 :

« En vue d'une fin si haute, de la crèche du Prince de la paix, avec la confiance que sa grâce se répande dans tous les coeurs, Nous Nous adressons à vous, chers fils, qui reconnaissez et adorez dans le Christ votre Sauveur, Nous Nous adressons à tous ceux qui Nous sont unis au moins par le lien spirituel de la foi en Dieu, à tous ceux enfin qui aspirent à se libérer des doutes et des erreurs et qui désirent ardemment une lumière et un guide. Nous vous exhortons avec toute l'insistance suppliante d'un coeur paternel, non seulement à comprendre intimement l'angoissante gravité de l'heure présente, mais aussi à en méditer les possibles aurores bienfaisantes et surnaturelles, à vous unir pour travailler tous ensemble au renouvellement de la société en esprit et en vérité. »

Le pape saint Grégoire VII au XIe siècle dans une lettre adressée à l’émir musulman Al Nassir :

« Car le Dieu tout-puissant qui veut sauver tous les hommes et n’en perdre aucun, n’apprécie en nous rien tant que l’amour du prochain après l’amour de lui et le soin de ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qui nous soit fait. Cette charité, à l’évidence, vous et nous, nous nous la devons plus expressément qu’aux autres nations, puisque NOUS reconnaissons et confessons *, de façon il est vrai différente, le Dieu unique * que chaque jour NOUS louons et vénérons comme créateur des siècles et maître de ce monde »

* Note : L’expression « de façon il est vrai différente » n’a de sens que s’il s’agit d’un Dieu unique COMMUN. L'expression latine originelle « credimus unum Deum » autorise à parler indifféremment de foi « au Dieu unique » « au Dieu un » ou « en un Dieu un » ; or, dans le contexte, compte tenu notamment de l’emploi répété du pronom « nous », on doit objectivement entendre : « le Dieu unique ».

Les historiens qui se sont intéressés à cette lettre du saint pape Grégoire VII n’ont pu que constater ce fait. Sa lettre se termine d’ailleurs sur des mots qui évoquent la figure d’Abraham (très présente dans l’islam) :

« Nous prions (Dieu tout-puissant) du fond du coeur, de vous recevoir, après une longue vie, dans le sein de la béatitude du très-saint patriarche Abraham. »

> books.google.co.uk/…/Trait%C3%A9s_de…=onepage&q=gr%C3%A9goire%20vii%20m%C3%AAme%20dieu&f=false

> books.google.co.uk/…/Histoire_de_Bou…

> books.google.co.uk/…/Western_Views_o…
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En bonne "papaulâtre", la perfidie de l'accusatrice en chef, "la louangedml", condamnera de préférence une brebis innocente isolée, mais néanmoins légitimement interpelée par un paradoxe aquatique papal -bien loin finalement de tenir la première place d'un palmarès syncrétiste- plutôt qu'elle n'a de scrupules à attaquer compulsivement Monseigneur Lefebvre et/ou la Tradition, ou bien, de voir, …More
En bonne "papaulâtre", la perfidie de l'accusatrice en chef, "la louangedml", condamnera de préférence une brebis innocente isolée, mais néanmoins légitimement interpelée par un paradoxe aquatique papal -bien loin finalement de tenir la première place d'un palmarès syncrétiste- plutôt qu'elle n'a de scrupules à attaquer compulsivement Monseigneur Lefebvre et/ou la Tradition, ou bien, de voir, entendre et reconnaître les erreurs conciliaires avérėes d'un Jean-Paul 2 fidèle aux exigences modernistes d'une "révolution dans l'Église", les dépassant parfois, jusqu'à embrasser les injonctions sataniques du coran.
L'accusatrice en chef et ceux-là même qui exercent de telles pressions culpabilisantes sur les brebis influençables, devraient méditer sur leur silence dont nous avons appris qu'il se faisait complice avec l'erreur pour ne pas la dénoncer ni la combattre...
Lâche procédé d'une vipère qui n'a en définitive rien de bien surprenant...
Thierry73
Cher Emmanuel,
Je comprends ce que tu viens de m'écrire et ne peut qu'adhérer à ta sémantique précise. Cependant, à la différence de nos contradicteurs, je trouve du bon dans la tradition et reconnais certains mérites à l'action de Monseigneur LEFEBVRE. En revanche, je désapprouve comme tu le sais toute attitude schismatique et contraire à l'Eglise universelle. Maintenant, je dois avouer …More
Cher Emmanuel,
Je comprends ce que tu viens de m'écrire et ne peut qu'adhérer à ta sémantique précise. Cependant, à la différence de nos contradicteurs, je trouve du bon dans la tradition et reconnais certains mérites à l'action de Monseigneur LEFEBVRE. En revanche, je désapprouve comme tu le sais toute attitude schismatique et contraire à l'Eglise universelle. Maintenant, je dois avouer publiquement sur ce forum mon incompréhension quant à certaines prises de position du pape François. J'aimerais réellement connaître ce qui se passe aujourd'hui à l'institut Jean-Paul 2.
Cette nuit, j'avais répondu point par point à la diatribe de Perceval2507 au sujet de ses attaques répétées contre le Saint Père Jean-Paul 2 mais j'ai eu un problème de connexion internet au moment de la publication de mon message. Evidemment que je ne pourrai jamais adhérer à ce disciple de feu l'Abbé Georges de Nantes qui a relayé ses écrits provocateurs sans aucun discernement. Si j'ai le courage, je répondrai sous peu à Perceval2507 en lui démontrant ses graves erreurs théologiques, dogmatiques et historiques quant au pontificat de saint Jean-Paul II.
En tout cas, cher Emmanuel, j'aime ta franchise et ton honnêteté intellectuelle : c'est pourquoi je me sens tellement proche de toi ! En Christ !
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Thierry73
@ne nous laissez pas succomber Encore une fois, vous vous attaquez à la sainteté de Jean-Paul II avec vos onomatopées habituelles qui ne veulent rien dire !
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@Thierry73, avez vous lu @perceval2507, Jean-Paul II l'APOSTAT , et venez dire le contraire , ho je sais bien que vous aurez des 'ce n'est pas ça ' comme touts les anti - traditionalistes , devenu des " catholiques PROTESTANTS "ça vous vas comme un gant .
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Psaume 62
SC2 : Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.

Réponse : Pour l’info de cet hypocrite, de cet aveugle volontaire, comme expliqué déjà, pour qu’une diffamation soit caractérisée il suffit que son auteur accuse …More
SC2 : Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.

Réponse : Pour l’info de cet hypocrite, de cet aveugle volontaire, comme expliqué déjà, pour qu’une diffamation soit caractérisée il suffit que son auteur accuse une personne (pour laquelle d'ailleurs elle a habituellement peu d'estime voire de la haine) d’une faute dont la réalité est douteuse et dont elle n'a pas pris soin de vérifier la réalité.

SC2 : Si ton commentaire était donc (et seulement) inutile, le jugement de la louange à ton égard ("mais qui est-il pour juger") a été totalement inique, injuste, disproportionné et méchant.

Réponse : Déni volontaire et intéressé de la réalité d’un péché de diffamation commis par une personne proche de la FSSPX, de la part d’un pseudo catholique qui juge témérairement et avec malveillance un Pape de l’Église du Christ que Celle-ci a déclaré solennellement Saint en tenant compte aussi des miracles ayant eu lieu par son intercession : fr.aleteia.org/…/les-miracles-at…

Ce qui est inique, mesquin, diffamatoire, perfide et méchant, c’est d’avoir accusé Jean-Paul II de voler l’argent du Seigneur par la construction de cette piscine. Cet hypocrite inverse encore les torts par des raisonnements de serpent qui enfument la réalité.
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@fr.news ! Je suis bien en colère contre vous et contre moi encore plus ! C'est la 2ème fois que je vous prends à diffuser du venin ! Ah ! Chat échaudé craint l'eau froide !
Psaume 62
@avecrux.avemaria
Paix à toi Véronique. Tes pensées sont tortueuses, elles manquent de simplicité et de franchise.

Il n’est pas possible à la fois de reconnaître le caractère venimeux et douteux de cette information de fr.news et de ne pas reconnaître clairement le caractère venimeux de tes paroles qui sont donc aussi diffamatoires, contrairement à ce que prétend ton ami « Spina Christi 2 » …More
@avecrux.avemaria
Paix à toi Véronique. Tes pensées sont tortueuses, elles manquent de simplicité et de franchise.

Il n’est pas possible à la fois de reconnaître le caractère venimeux et douteux de cette information de fr.news et de ne pas reconnaître clairement le caractère venimeux de tes paroles qui sont donc aussi diffamatoires, contrairement à ce que prétend ton ami « Spina Christi 2 » avec lequel tu désires être en accord.

Demander à un ami calomniateur invétéré et décomplexé ce qu’il pense de l’acte diffamant que l’on vient de commettre, c’est comme si un drogué demandait à son dealer son avis sur sa consommation de drogue. LOL !

Je comprends que le like de « Chouan56 » t’a blessée plus que tout car c’est apparemment un traditionaliste, comme toi, qui a bien identifié ton péché.

Quant à « ton » Gérard, je ne regrette pas mes paroles franches à son égard : « Cela étant, je pense que la sénilité doit y être pour quelque chose dans vos incessantes accusations calomnieuses et radotées à l'encontre de la Sainte Eglise et ses derniers Papes. », car la sénilité, au cas où elle existerait dans son cas, serait une circonstance atténuante, car ce n’est pas un péché que de dire franchement à une personne âgée, que l’on voit dans une partie de son comportement la conséquence éventuelle de son âge, et car ses attaques contre l’Église prétendument « conciliaire » et ses attaques personnelles contre les derniers Papes, sont surabondantes et continuelles. Trêve d’hypocrisie. Il n'arrête pas de s'élever par des jugements personnels au-dessus des jugements du magistère de la Sainte Eglise, il n’arrête pas de juger témérairement et de rabaisser sans cesse les derniers Papes : qu’il ne soit donc pas plaint de se voir rabaissé fermement le caquet.

Que le Bon Dieu te soit miséricordieux.
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Oulalala vous me soualez les frères conciliaires ! Paix et bien à vous J'ai lu ton commentaire Mani car tu m'as demandée la réciprocité. C'est fait.

Oulalala encore une fois, tu démontres le caractère passionnel dont sont animés tes propos pffff.... Je vous ai dit que votre avis à vous mes frères conciliaires m'importe peu !

Mais oui, je confirme que Chouan m'a ouvert les yeux du …More
Oulalala vous me soualez les frères conciliaires ! Paix et bien à vous J'ai lu ton commentaire Mani car tu m'as demandée la réciprocité. C'est fait.

Oulalala encore une fois, tu démontres le caractère passionnel dont sont animés tes propos pffff.... Je vous ai dit que votre avis à vous mes frères conciliaires m'importe peu !

Mais oui, je confirme que Chouan m'a ouvert les yeux du cœur ! Que veux-tu que je te dise de plus ? Je vous l'ai confessé sur ce fil. Je vous ai livré mon tourment et ma peine. Rien de tortueux. Rien de compliqué. J'ai bien compris que j'ai médit ! Ok je me confesse.

Outre cela, venons en à cette comparaison d'un drogué à un catholique. Pfff... face à une situation désespérée, une réponse "aux abois" ! Non mais allô quoi ! (Reponse idiote à une autre identique). Bon ! J'y reviendrai plus tard.
Psaume 62
@avecrux.avemaria
Je maintiens tout mon propos (y compris l'image concernant un drogué et son dealer) chère soeur en Jésus-Christ séparée. Bravo pour ton acte d'humilité. Je quitte à présent cette page car je ne désire pas "jouer" avec toi. Bon dimanche.
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@La louange de mes lèvres De rien Mani je me devais de réparer mon tort. Comme d'hab. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage ! Je ne joue pas. Oh ça non ! J'allais t'expliquer par A + B que ta comparaison est une réponse "aux abois". En suite, faire d'une pierre deux coups sur cette charité à sens unique façon Mani & co.... Mais bon ! Je n'insiste pas. Restons en là selon ton …More
@La louange de mes lèvres De rien Mani je me devais de réparer mon tort. Comme d'hab. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage ! Je ne joue pas. Oh ça non ! J'allais t'expliquer par A + B que ta comparaison est une réponse "aux abois". En suite, faire d'une pierre deux coups sur cette charité à sens unique façon Mani & co.... Mais bon ! Je n'insiste pas. Restons en là selon ton souhait ! Passe une excellente journée dans le Cœur de la TS Famille.
@La louange de mes lèvres

Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ?
Réponse : NON.
En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.


"Réponse : Il me suffit de citer de nouveau mes propos pour manifester la vacuité hypocrite de ces raisonnements"

Oui, c'est ça, citons de …More
@La louange de mes lèvres

Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ?
Réponse : NON.
En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.


"Réponse : Il me suffit de citer de nouveau mes propos pour manifester la vacuité hypocrite de ces raisonnements"

Oui, c'est ça, citons de nouveau tes propos sur le "niveau" de tes "connaissances" sur cette histoire ! :
"cette information de fr.news apparaît douteuse"

Euh, et c'est tout ?
Oui, c'est tout !


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La louange de mes lèvres
"Il n’existe pas de catholiques « conciliaires », il n’existe que des catholiques, un point c’est tout"

Pourquoi alors venir toujours ici baver ta haine des "lefebvristes", vipère !

Il n'existe pas de catholiques "lefebvristes", il n'existe que des catholiques, un point c'est tout.

N'est-ce pas
Thierry73
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Thierry73
@Spina Christi 2 Je vous confirme ce que je vous ai toujours dit : je vous considère comme un frère catholique malgré nos divergences !
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La louange de mes lèvres
"actes et déclarations (de Jean-Paul II) interprétables comme étant traîtres à l’Evangile du Seigneur"

Sans commentaire.
Psaume 62
Il n’existe pas de catholiques « conciliaires », il n’existe que des catholiques, un point c’est tout, c’est-à-dire des baptisés catholiques qui sont en communion avec le Siège Apostolique et son Magistère vivant. Les « aboiements » de nos frères et soeurs en Jésus-Christ, schismatiques ou séparés, sont l’ensemble des jugements téméraires et calomnieux objectifs dont ils se rendent coupables (…More
Il n’existe pas de catholiques « conciliaires », il n’existe que des catholiques, un point c’est tout, c’est-à-dire des baptisés catholiques qui sont en communion avec le Siège Apostolique et son Magistère vivant. Les « aboiements » de nos frères et soeurs en Jésus-Christ, schismatiques ou séparés, sont l’ensemble des jugements téméraires et calomnieux objectifs dont ils se rendent coupables (comme sur cette page quant à la piscine de saint Jean-Paul II) vis-à-vis de l’Autorité enseignante et disciplinaire de l’Église du Christ .

Pape PIE XII (Encyclique Mystici corporis, 29 juin 1943) :

« Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s’attacher au Christ Tête de l’Église sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens visibles de l’unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu’il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel »

Pape Pie XII (1949) : « Si jamais un jour – Nous le disons par pure hypothèse – la Rome matérielle devait s’écrouler ; si jamais cette Basilique vaticane, symbole de l’unique invincible et victorieuse Église catholique, devait ensevelir sous ses ruines ses trésors historiques et les tombes sacrées qu’elle renferme, même alors l’Église ne s’en trouverait pour autant ni abattue ni fissurée. La promesse du Christ à Pierre resterait toujours vraie, la Papauté durerait toujours, comme aussi l’Église, une et indestructible, fondée sur le Pape vivant à ce moment-là ».

Pape Léon XIII (Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896) :

« Il est donc évident […] que Jésus-Christ a institué dans l’Église un magistère VIVANT ***, authentique et, de plus, PERPÉTUEL, qu’il a investi de sa propre autorité, revêtu de l’Esprit de vérité, confirmé par des miracles, et il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les siens propres. »

*** [ « Un magistère vivant, c’est-à-dire qui s’exerce continuellement dans l’Église par la communication de la doctrine révélée. Ce magistère est vivant, en tant qu’il s’oppose au magistère encore exercé actuellement dans l’Église par des hommes qui ont disparu, mais auxquels leurs ouvrages ont survécu. » (« Tradition et Magistère », III, 3, 1, in Dictionnaire apologétique de la foi catholique (DAFC)IV, 1922 )

« Magistère […] vivant, c’est-à-dire qui demeure toujours dans des maîtres VIVANTS et s’exprime par leur bouche » ( Auguste-Alexis GOUPIL, S.J., La Règle de la Foi ) ]

« Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c’est la mission de l’Église enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l’interprétation de sa Parole ; dans l’Église, le docteur suprême est le Pontife Romain. L’union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l’Église et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. » ( Pape Léon XIII,10 Janvier 1890, Sapientiae Christianae ).

« Si les catholiques Nous écoutent, comme c’est leur devoir, ils sauront exactement quels sont les devoirs de chacun tant en théorie qu’en pratique. En théorie d’abord, il est nécessaire de s’en tenir avec une adhésion inébranlable à tout ce que les Pontifes romains ont enseigné ou ENSEIGNERONT et, toutes les fois que les circonstances l’exigeront, d’en faire profession publique ». ( Pape Léon XIII, Enc. Immorte dei, 1.11.1895 )

« C’est de là (du Siège apostolique) que les catholiques reçoivent ce qu’ils doivent savoir ». ( Pape Pie XI, Enc. Mortalium animos, 1928 )

« En effet, tous ceux qui résistent obstinément aux prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au souverain pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme SCHISMATIQUES par l’Eglise catholique. » ( Encyclique Quartus supra, pape Pie XI )

« Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est heretique ; celui qui la reconnait et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anatheme. » ( Encyclique « Quae in patriarchatu », 1er septembre 187, pape Pie IX )

Dans
Quanta cura (1864), Pie IX a condamné comme souverainement contraire au dogme l’opinion qui prétend « qu’on peut, sans péché et sans préjudice de la profession de foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège Apostolique, dont l’objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l’Église, pourvu qu’il n’atteigne ni la foi, ni les mœurs. »

« Si donc quelqu’un dit que le Pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème. » ( Pastor Æternus, Concile Vatican I )

« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Église a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Église ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre ( Lettre du Saint-Office à l’Évêque de Boston, DS 3867, pape Pie XII)

Droit Canon. 218 : « § 1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d’honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur Église Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de Église répandue dans le monde entier. »
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Psaume 62
@Thierry73
Cher Thierry, sentimentalement, affectueusement, tu peux considérer que des lefebvristes schismatiques tels que « Spina Christi 2 » et « perceval2507 » sont de véritables catholiques, mais dans les faits et au regard de la Foi catholique (cf. plus bas mes citations du Magistère), ils ne le sont pas. Point barre. Il n’est pas possible d’être catholique et de nier catégoriquement la …More
@Thierry73
Cher Thierry, sentimentalement, affectueusement, tu peux considérer que des lefebvristes schismatiques tels que « Spina Christi 2 » et « perceval2507 » sont de véritables catholiques, mais dans les faits et au regard de la Foi catholique (cf. plus bas mes citations du Magistère), ils ne le sont pas. Point barre. Il n’est pas possible d’être catholique et de nier catégoriquement la sainteté d’un Saint de l’Église catholique, d’accuser un concile général d’être par soi-même hérétique, de reconnaître comme étant de vrais Papes, des Papes qui ont approuvé au plan universel une loi liturgique qui prétendument favoriserait l’hérésie et l’impiété, et cetera !!! C’est impossible cher ami, désolé.

Cela étant dit, il est possible d’avoir du respect pour une partie de l’oeuvre de Mgr Lefebvre et d’être critique (sans être pour autant accusateur téméraire et calomnieux) vis-à-vis de certains actes du concile Vatican II et de certains actes post-conciliaires, sans adhérer pour autant à la partie hérétique, schismatique et anathème de l'idéologie de ce prélat. C’est pourquoi il existe des « lefebvristes » catholiques qui sont revenus, ou en voie de l’être, dans la communion de l’Église du Christ.

Cependant j’évite habituellement d’employer l’expression « catholiques lefebvristes » car dans bien des cas c’est une expression problématique car antithétique, en lui préférant l’expression « traditionalistes lefebvristes » qui dans ce cas ne sont pas mes soeurs et frères catholiques mais mes sœurs et frères (séparés) en Jésus-Christ.

Par ailleurs, des calomniateurs impénitents (qui justifient leurs calomnies par des raisonnements tordus et qui inversent sans cesse et perversement les torts) ne peuvent en aucun cas se targuer du nom de chrétiens, de disciples du Christ, sans être des contre-témoins.

Bonne soirée
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"Les schismatiques aboient et s'unissent dans leurs calomnies, mais la caravane de la Sainte Eglise poursuit sereinement son chemin jusqu'au Royaume éternel de Dieu..."

En effet les schismatiques ! contrairement à vôtre syncrétique, progressiste "luthérisée" caravane, qui fonce vers l'abîme ...
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Psaume 62
Les schismatiques aboient et s'unissent dans leurs calomnies, mais la caravane de la Sainte Eglise poursuit sereinement son chemin jusqu'au Royaume éternel de Dieu...
>>> "Jean-Paul II : saint ou apostat ? " www.youtube.com/watch
>>> "
Jean Paul II, mystique et ascétique " www.youtube.com/watch
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shazam
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Dans vos rêves mes frères conciliaires parce que jusqu'à présent, c'est vous qui hurlez à la mort et nous de vous répondre.... couchez les cabots !
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JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que …More
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que commence un des plus longs pontificats de l’histoire, au cours duquel les erreurs doctrinales de Vatican II se sont répandues dans toute l’Église, semant la confusion, provoquant la déchristianisation de l’Occident et, ailleurs, un ralentissement de l’activité missionnaire dont les résultats peinent désormais à suivre la progression démographique, et accusent la concurrence de l’islam et des sectes.

LA GRANDE SÉDUCTION

Depuis son premier vicariat en paroisse rurale jusqu’à son épiscopat à Cracovie, Karol Wojtyla a toujours agi en entretenant une subtile ambiguïté. Il respectait les devoirs de sa charge d’une façon exemplaire, mais inédite : exercer le moins possible l’autorité, donner à chacun l’impression qu’il est important, qu’il a raison, plaire à tous. Ce style de gouvernement suppose une grande maîtrise de soi, une capacité de jouer son rôle tout en s’en abstrayant afin de garder sa propre doctrine, le cap que l’on s’est fixé, pour modifier peu à peu le climat général, orienter différemment les manières d’agir et… de penser.

Une fois sur le trône pontifical, Jean-Paul II a eu le même comportement. Face à l’héritage désastreux du règne de Paul VI, il donna l’impression de reprendre en main le gouvernail de la barque de saint Pierre avec autorité et piété, tout en ne faisant que de légères retouches cosmétiques. Sa véritable intention était de maintenir l’Église dans la ligne de Vatican II, dont nous avons vu qu’il avait été l’un des principaux théoriciens. Dans notre monde contemporain, l’Église connaissait un Vendredi saint, il la conduirait à la résurrection de Pâques en la vouant à la dignité de l’Homme.

Pour cela, après une quinzaine d’années de tempêtes, de défections, de scandales, il fallait une main ferme capable de rassurer le troupeau sans remettre le Concile en question.

Jean-Paul II s’attacha donc tout d’abord à séduire, pour rendre inconcevable la moindre contestation de ses actions et de ses dires.

Pourtant, dès les premières semaines, un fait en dit long sur ses motivations : succédant au très populaire Jean-Paul Ier, il en reprit le nom, affecta de se réclamer de lui, mais se garda bien de confirmer les changements que celui-ci avait décidés la veille de sa mort. Il n’ordonna pas non plus d’enquête sur les circonstances mystérieuses de celle-ci. Tous ceux dont son saint prédécesseur voulait le départ restèrent en place, du secrétaire d’État, le cardinal Villot, au responsable de « la banque du Vatican », l’archevêque Marcinkus, en passant par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Baggio, et plusieurs autres. Mais qui, hors de la curie romaine, savait tout cela ?

Aux yeux des fidèles, Jean-Paul II passa pour un fervent dévôt de la Vierge. Dans les premiers temps, il apparaissait toujours avec le chapelet à la main et il demanda que les voyages pontificaux qu’il reprenait à la suite de ceux de Paul VI soient l’occasion de pèlerinages aux grands sanctuaires mariaux. Il s’employa aussi à remettre un peu d’ordre et de dignité dans les célébrations liturgiques.

Son discours d’intronisation fit choc dans une Église « malade du Concile », après quinze ans de constantes autocritiques. Tout d’un coup, à la voix du Pape, la Foi était proclamée avec vigueur :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

Enfin, quelques rappels fermes de la morale catholique, notamment contre l’avortement, achevèrent de donner à la masse des fidèles l’impression d’une reprise en main salutaire ; en effet, la religion traditionnelle n’était pas loin : en 1978, tous les prêtres avaient connu l’ancienne liturgie, les dévotions traditionnelles, le catéchisme du Concile de Trente.

Seule la minorité réformatrice aurait pu s’inquiéter si elle n’avait alors discerné l’originalité des discours du nouveau Pape. Dès les débuts, en effet, le respect des droits de l’homme et de sa dignité revint en leitmotiv.

Certes, la situation internationale était alors très tendue. Non seulement le communisme était très virulent en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, mais la guerre froide battait son plein en Europe, sur fond d’une périlleuse course à l’armement. Dans ce contexte, les interventions énergiques du Saint-Père étaient une nouveauté, mais elle aussi frappée au coin de l’ambiguïté. D’une part, le Pape polonais paraissait anticommuniste, opposé à la domination soviétique. Ses compatriotes du syndicat Solidarnosc bénéficièrent indubitablement de sa bénédiction et d’un soutien qui ne fut pas simplement moral. Mais ses constants rappels du respect inconditionnel des droits de l’homme étaient également un puissant frein à la lutte anticommuniste partout ailleurs.

Son premier voyage, au Mexique, fut un succès considérable. Sa piété mariale, son extraordinaire popularité et son attitude devant l’épiscopat du sous-continent réuni à Puebla rassurèrent tous les inquiets. Il y donna un coup d’arrêt à la théologie de la libération, coupable de soutenir la révolution communiste violente.

Dans un article de mars 1979, l’abbé de Nantes témoigne de ce qu’on a retenu à l’époque de ce premier voyage. « Jean-Paul II a donc parlé de Dieu, du Fils de Dieu, de la Sainte Vierge, de la foi et de l’unité de l’Église, de la vie intérieure des prêtres, des religieux et religieuses, de la merveilleuse religion populaire. Il a exalté la vérité et la loyauté de ceux qui la servent et la prêchent, il a fortifié l’obéissance des prêtres et la docilité des fidèles. S’il a beaucoup parlé des droits de l’homme et de la justice, l’autorité souveraine qu’il manifestait en toute sa personne ôtait aux mots dont il usait leur venin révolutionnaire, tout caractère haineux et subversif. Il a passé en faisant le bien. » Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons pour lesquelles le pape François vénère Jean-Paul II.

LE VRAI JEAN-PAUL II

Ces lignes étaient à peine sèches quand, le 15 mars 1979, notre Père prenait connaissance de la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis. Un chef d’œuvre de duplicité. Citons le passage central de la démonstration de l’abbé de Nantes, car lorsqu’on a compris l’erreur du raisonnement développé dans Redemptor hominis, on a compris Jean-Paul II. C’est largement suffisant pour interdire sa canonisation !

« L’encyclique Redemptor hominis juxtapose en effet deux thèmes qui ne se fondent pas plus l’un en l’autre que l’eau et l’huile dans un verre. Plus qu’en aucun discours de Paul VI, qu’il proclame ici son grand prédécesseur et vrai père, mais comme déjà dans Signe de contradiction [la retraite de carême prêchée au Vatican en 1976], Jean-Paul II associe les deux thèmes de la Rédemption chrétienne et des droits de l’Homme sans parvenir pourtant à les réunir vraiment. Ils constituent dans cette unique encyclique comme deux discours entremêlés, mais séparés. »

« Se fondant sur le fameux texte de GS 22, 2, dont on sait maintenant qu’il en a été le rédacteur au Concile, il fait de la Rédemption une révélation de l’amour de Dieu, non de l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, mais du besoin d’amour et d’expérience amoureuse qui est au fond du cœur de l’homme comme une valeur divine :

« L’homme ne peut vivre sans amour… sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience ( !) et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement [l’abbé de Nantes pose une seule question en commentaire : n’importe quel amour ?]. C’est pourquoi le Christ rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même… Dans la dimension humaine du mystère de la Rédemption, l’homme retrouve la grandeur, la dignité et la valeur propre de son humanité… Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveauconfirméet il est en quelque sorte créé de nouveau… S’il laisse ce processus d’assimilation au Christ se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur s’il amérité d’avoir un tel et un si grand rédempteur ”. »

Commentaire de notre Père : « Voilà la plus grande perversion de la foi qui ait jamais été professée ! C’est le monde renversé. Le Christ, par son Incarnation et sa Rédemption, serait le révélateur pour l’Homme de sa propre grandeur, de sa valeur, de son mérite, et le convaincrait de sa propre excellence ! Jamais on n’avait fait ainsi de Jésus-Christ et de ses mystères de grâce le piédestal et l’ornement de l’orgueil humain ! « Cette profonde admiration pour la valeur et la dignité de l’homme s’exprime dans le mot Évangile qui veut dire Bonne Nouvelle », continue le Pape, et notre Père de commenter : « Jamais de la vie ! l’Évangile est l’heureuse annonce de la miséricorde divine accordée par pure grâce à l’humanité pécheresse et misérable, indigne et coupable. »

Ce texte nous livre la clef de la pensée et de l’œuvre de Jean-Paul II : le culte de l’Homme révélé par Dieu !

Il est aussi un exemple de l’ambiguïté de ses écrits comme de ses discours. Un fidèle non averti, confiant envers le Pape, l’entendant parler de l’Homme, comprenait l’homme créé par Dieu, dans son état originel, avant le péché d’Adam et Ève, ou tel qu’il sera après sa rédemption. Mais Jean-Paul II, lui, sous le nom générique d’homme, parlait de tout homme, concret, existant aujourd’hui ! Séduit, le peuple catholique, sans comprendre le discours dans sa totalité, en absorba tout de même peu à peu le venin constamment répandu.

Il en résulta pour le moins l’atténuation du sens du péché, l’exaltation de l’épanouissement, de la liberté humaine, etc. Après vingt-cinq ans d’encycliques, de discours du mercredi, d’homélies, la prédication catholique aura changé de contenu. La mentalité du “ catholique de base ”, clerc ou laïc, aura évolué.

Les premières années du pontificat furent une succession, non pas d’actes de gouvernement restaurateurs, mais de voyages durant lesquels il souleva les foules. Pologne, où il leva l’étendard de la lutte pour la liberté, Irlande, États-Unis où il fut le premier pape à se rendre à la Maison-Blanche, Turquie. En 1980, Afrique, France, Brésil.

Voyage en Pologne en 1979.

Fort de son prestige, il choisit comme sujet des audiences générales du mercredi ce qu’il présenta comme une catéchèse sur la destinée humaine, sur la sexualité, sur la théologie du corps. En fait, il s’agissait de l’enseignement de « sa propre philosophie ». Son style très abscons empêcha le commun des mortels d’y prêter attention ; mais ceux qui la comprenaient soit l’adoptaient, soit se taisaient. Qui pouvait oser s’en prendre à un pape si populaire ?

Pourtant, à partir de 1981, des oppositions se sont levées, elles caractérisent la seconde période du pontificat, de 1981 à 1985.

LE MENSONGE SUR FATIMA

La première opposante qui allait briser l’élan du surhomme, ce fut… la Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima. Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’un attentat place Saint-Pierre. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui ne sont toujours pas clairement élucidées, ce fut l’occasion pour Notre-Dame de s’imposer à lui.

En effet, en 1981, ce soi-disant grand dévot de la Sainte Vierge ne s’était pas encore intéressé aux apparitions de Fatima, pas plus qu’aux paroles de Notre-Dame, ni même au Secret. Pire, il ne voulait pas y prêter attention puisque les demandes du Ciel s’opposaient à la politique d’ouverture à l’Est de Paul VI, qu’il avait faite sienne après la brève parenthèse de Jean-Paul Ier.

Il le reconnut lui-même, spontanément, en conversant avec le cardinal Wyszinski. Ce dernier lui avait déclaré que la chose la plus importante qu’il aurait à faire pendant son pontificat était la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques. Le Pape répondit qu’ « une telle consécration serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que cela aurait des conséquences politiques. » Il ne pouvait donc effectuer un tel acte. Il objecta aussi que « la juridiction du Souverain Pontife n’englobait que l’Église catholique ; que le Pape n’était pas le Pape de tous les hommes. » Ce à quoi le Cardinal rétorqua que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait juridiction sur tous les hommes. » Cela n’ébranla pas le Pape polonais.

Mais sauvé de la mort un 13 mai, il ne pouvait plus éluder ce rendez-vous avec la Sainte Vierge, après trente et un mois de pontificat. Le 18 juillet 1981, le texte original du Secret et sa traduction en italien lui furent remis. Le 11 août suivant, il les fit rendre aux Archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après avoir lu le Secret, le Pape décida de ne pas en parler publiquement ; toutefois, il se présenta dès lors comme le miraculé de la Vierge de Fatima.

Jean-Paul II et sœur Lucie le 13 mai 1982.

Pour le premier anniversaire de l’attentat, il voulut aller à Fatima. Deux mois avant l’événement, sœur Lucie rappela au nonce de Lisbonne les conditions exigées par le Ciel au sujet de la consécration de la Russie. Le 13 mai, elle rencontra Jean-Paul II à Fatima lors d’un entretien particulier d’une bonne vingtaine de minutes. Le Pape tenta de la convaincre qu’il n’était « ni nécessaire ni prudent de révéler le contenu du troisième Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas. » Il éluda la question de la consécration de la Russie en disant qu’il en parlerait aux évêques lors du synode de 1983.

Mais toute sa prédication à Fatima prit le contre-pied des volontés du Ciel. Visiblement il désapprouvait la dévotion réparatrice, puisqu’en citant l’une des prières enseignées par Notre-Dame, il dit bien « en réparation des péchés », mais il omit la suite : « commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » La consécration à Marie devenait un acte d’offrande à Dieu par Marie. Dans son homélie du 13 mai, il laissa entendre faussement que ses prédécesseurs avaient déjà répondu aux demandes de « la Dame du message ».

L’abbé de Nantes intitula son compte-rendu du voyage du Pape à Fatima : L’IMPOSTURE SUPRÊME. « Le pire est qu’il a voulu faire accroire aux bons qu’il faisait tout le nécessaire, tout l’humainement possible, tout ce qu’une prudence surnaturelle lui inspirait de faire. Tandis qu’il montrait aux méchants qu’il n’était pas dupe des légendes et affabulations et hystéries fatimistes. Et qu’il n’exigeait pas qu’on y croie, qu’il ne demandait aucun effort à personne. »

Consécration de 1984.

Sœur Lucie ne désarma pas ; Mgr Beltritti, patriarche de Jérusalem, rappela au Synode de 1983 que les demandes du Ciel n’étaient toujours pas satisfaites. Jean-Paul II décida alors d’informer les évêques du monde entier de son intention de renouveler le 25 mars 1984 sa consécration de 1982, afin qu’ils puissent la faire avec lui. Mais le 22 mars 1984, sœur Lucie déclara que « Cette consécration ne peut pas avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas nettement comme étant le seul objet de la consécration. »

Devant l’obstination de la voyante à témoigner du mécontentement du Ciel, la secrétairerie d’État lui ordonna, en 1988, ainsi qu’aux autorités de Fatima et à plusieurs ecclésiastiques, « de ne plus importuner » le Saint-Père avec la consécration de la Russie. Mais comme elle continuait à affirmer que la consécration de 1984 ne répondait pas aux demandes de Notre-Dame, elle fut contrainte de soutenir le contraire par un ordre de Jean-Paul II transmis à la voyante par l’intermédiaire du cardinal Casaroli. Elle dut signer des lettres dactylographiées qui, heureusement, contenaient de grossières erreurs et des propositions falsifiant les révélations de Notre-Dame, il est donc avéré qu’elles sont apocryphes.

Avoir recours à de tels procédés pour pouvoir agir à l’encontre des volontés du Ciel qui vous ont été communiquées, est-ce digne d’un saint ? qui plus est, d’un saint qui se targue d’une grande dévotion mariale ?

LE MENSONGE SUR L’ABBÉ DE NANTES

Sœur Lucie et, à travers elle, la Sainte Vierge ne furent pas les seules à être victimes des mensonges de Jean-Paul II.

Depuis mars 1979, en effet, l’abbé de Nantes diffusait chaque mois ses critiques doctrinales de Jean-Paul II. Celui-ci ne les ignorait pas, en voici une preuve parmi d’autres. Nous avons évoqué les audiences du mercredi au cours desquelles le Pape exposait « sa » philosophie et sa théologie du corps. À l’audience du 13 janvier 1982, Jean-Paul II expliqua que la sexualité conjugale s’épanouirait dans la vie éternelle. Citons-le : « Parlant du corps glorifié par la résurrection à la vie future, nous pensons à l’hommemâle-femelledans toute la vérité de son humanité : l’homme qui, en même temps que l’expérience eschatologique du Dieu vivant (la visionface à face ”) expérimente précisément cette signification de son propre corps. Ce sera une expérience toute nouvelle et, en même temps, elle ne sera d’aucune manière séparée de ce que l’homme a eu en partagedès l’origine, ni de ce qui constitue en lui la dimension historique de son existence, la source de la tension entre l’esprit et le corps [l’instinct sexuel donc, le désir charnel], concernant en général la signification procréatrice du corps et du sexe. […] Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement imposé une série de limitations, se révélera alors de nouveau et, en même temps, avec une telle simplicité et splendeur que quiconque participera àl’autre monderetrouvera dans son propre corps glorifié la source ( !) de la liberté du don. La parfaiteliberté des fils de Dieu ” (cf Rm 8, 14) alimentera également de ce don chacune des communions qui constitueront la grande communauté de la communion des saints. »

Indigné, l’abbé de Nantes titra son éditorial de février 1982 : Désaccord total, l’obsession érotique. À la suite de quoi, Jean-Paul II n’est plus jamais revenu sur le sujet, et les audiences du mercredi parlèrent d’autre chose…

Donc, chaque mois un chapitre de la pensée du Pape, ou un de ses discours ou une de ses encycliques, était analysé implacablement par le théologien de la Contre-Réforme. Il ne faisait pas œuvre d’intégriste, mais œuvre de renaissance catholique. Comprenant l’erreur métaphysique sur laquelle Karol Wojtyla avait bâti sa philosophie de la personne, en cette même année 1982, l’abbé de Nantes exposa pour la première fois sa propre métaphysique définissant la personne par ses relations. Il en montra l’extraordinaire fécondité pour répondre aux problèmes contemporains dans une parfaite harmonie avec la Révélation scripturaire.

À cette lumière, notre Père prévoyait le désastre pour l’Église. Il est impossible d’exalter la transcendance de la personne humaine, sa liberté sans provoquer une éruption incontrôlable d’immoralités, comme il est impossible d’exalter les droits de l’homme sans que les erreurs de la Russie ne se répandent dans le monde, sans que tombent les derniers États catholiques, sans que la puissance maçonnique ne prenne le contrôle des médias et finisse par étouffer la liberté de l’Église. En outre, se permettre sans cesse de mutiler les citations de la sainte Écriture pour justifier ses propres thèses revient à donner licence à toutes les aberrations modernistes, en attendant le triomphe de l’athéisme. Enfin, on ne peut pas se moquer de Notre-Dame de Fatima sans provoquer les ruines évoquées par le Secret.

L’abbé de Nantes devant le Saint-Office, le 13 mai 1983.

Dans sa foi en l’Église et en l’infaillibilité pontificale, l’abbé de Nantes se décida alors à faire une nouvelle fois appel du Pape au Pape. Le 13 mai 1983, il se présenta à Rome pour déposer un Livre d’accusation.

Si Jean-Paul II avait été innocent, il aurait accepté le Livre pour examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cela aurait été un jeu d’enfant pour les théologiens romains de montrer d’éventuelles erreurs chez le prêtre français, ou ses contresens dans son interprétation des discours pontificaux, ou encore des falsifications de citations. Confondu et s’il ne s’était pas repenti, l’abbé de Nantes aurait été canoniquement condamné pour le plus grand bien de l’Église sagement gouvernée par un Pape indubitablement orthodoxe.

Seulement voilà, Jean-Paul II savait pertinemment que son enseignement était en contradiction avec celui de l’Église et qu’il ne sortirait pas vainqueur d’un procès. Plus habile que Paul VI, il ne demanda pas à la police italienne d’empêcher l’abbé de Nantes de déposer son Livre d’accusation ; il autorisa le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi à le recevoir, mais avec ordre de ne pas accepter le Livre et de prétendre que l’abbé de Nantes avait reconnu ses erreurs lors d’un précédent procès. Autrement dit, il était relaps ! Un communiqué de presse répandit le mensonge urbi et orbi.

Qui peut soupçonner le Pape d’être menteur ? L’avocat du diable dans un procès en canonisation… mais justement Jean-Paul II en a modifié la procédure et a supprimé la charge ! Il pensait à tout.

MENSONGE SUR L’ÉTAT DE L’ÉGLISE

La Sainte Vierge et sœur Lucie, l’abbé de Nantes… il y eut d’autres victimes des mensonges de Jean-Paul II : ce furent les évêques. En effet, vingt ans après le Concile, non seulement le printemps de l’Église se faisait attendre, mais chaque évêque dans son diocèse s’inquiétait. Au synode de 1983, leur liberté d’expression lors des carrefours donna un tableau de l’Église autrement plus alarmiste que le discours officiel.

Sans qu’il nous soit possible d’établir si le cardinal Ratzinger avait agi de lui-même ou sur ordre, la publication de son livre avec le journaliste Messori Entretien sur la foi, qui se faisait l’écho de la situation exacte de l’Église, eut un grand retentissement. Jean-Paul II convoqua alors un synode extraordinaire pour les vingt ans du Concile, où le cardinal Ratzinger se tut, imposant à l’ensemble de l’épiscopat la « ligne du parti » : interdiction absolue de remettre en cause le Concile.

En imposant la langue de bois, en laissant les évêques et les prêtres faire face à une crise qu’ils ne comprenaient pas, de combien de découragements, voire de désespoirs, ne s’est-il pas rendu responsable ? Il faudra attendre mars 2013 pour que le pape François dise tout haut ce qui la veille était encore considéré comme un acte de rébellion : l’Église est en crise, elle est désertée par ses fidèles, les petits enfants ne savent même plus faire le signe de croix !

En 2002, l’évêque de Trois-Rivières, sur ordre ou tout au moins avec l’accord du nonce apostolique à Ottawa, a refusé les obsèques à l’église de notre frère Hugues pour le seul motif qu’il était disciple de l’abbé de Nantes, celui qui critiquait ouvertement et selon le droit canonique le Concile et Jean-Paul II. Bien des prêtres et même des évêques critiquaient les dogmes, réclamaient le sacerdoce des femmes, etc. sans risquer un tel opprobre. Mais critiquer Jean-Paul II était impardonnable.

Tel était le climat de l’Église sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L’arbitraire est-il une vertu héroïque ? Le subir sans quitter l’Église oui, certes ! mais l’exercer ?

LA PROMESSE D’UN MONDE MEILLEUR POUR L’AN 2000

Réunion interreligieuse d’Assise en 1986.

La Sainte Vierge réduite au silence, l’abbé de Nantes calomnié, les évêques mis au pas, survint alors l’impardonnable schisme de Mgr Lefebvre, habilement provoqué, qui déconsidéra toute critique du Concile. Jean-Paul II avait les mains libres pour imposer ce que le théologien de la Contre-Réforme appelait sa gnose.

De 1986 à 1996, des actes plus scandaleux les uns que les autres se succédèrent sans susciter la moindre réaction.

Par exemple, la réunion interreligieuse d’Assise, pour prier ensemble chacun son Dieu afin d’obtenir la paix. Voilà Jésus-Christ mis au rang des faux dieux et la Sainte Vierge interdite de séjour à Assise ce jour-là, certains furent choqués, personne n’osa s’opposer.

Jean-Paul II fut le premier Pape à visiter une synagogue, celle de Rome, en avril 1986. Il y déclara que les juifs sont « nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière […] nos frères aînés. » Toujours cette ambiguïté, qui est en fait un mensonge, puisqu’il fait comme si le judaïsme talmudique était fidèle au judaïsme de l’Ancien Testament.

Il faudrait citer ses encycliques toutes marquées au coin de ses erreurs philosophiques, en particulier Redemptoris missio en 1990, sur les missions, Veritatis splendor en 1993, sur la morale, Fides et ratio en 1998, sur les rapports entre la foi et la raison.

Dans de nombreuses occasions, Jean-Paul II n’a pas d’autre choix que de tronquer les citations de la sainte Écriture pour les faire coïncider avec ses thèses. L’exemple le plus commun est la citation de l’Évangile de saint Jean au chapitre 2, verset 25 : « Jésus n’avait pas besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme », demi-verset toujours cité par Jean-Paul II pour montrer que Dieu admire l’homme. Mais lisons la phrase sans la tronquer, on s’aperçoit alors que saint Jean dit exactement le contraire : « Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme. »

Le record se trouve dans la lettre apostolique sur la condition de la femme, Mulieris dignitatem, au point que l’abbé de Nantes a pu en faire une heure de conférence, mettant bout à bout les citations de l’Écriture sainte falsifiées ou erronées !

Ouverture de la porte sainte du Jubilé de l’an 2000.

À la même époque, Jean-Paul II était au faîte de sa gloire avec la chute du mur de Berlin, préparée par sa constante aide à la contestation polonaise, avec sa rencontre avec Gorbatchev, avec ses prises de position contre l’avortement et en faveur d’une stricte morale sexuelle, dont on ne remarqua pas qu’elles étaient davantage fondées sur la dignité de l’Homme que sur le respect de la loi divine. On peut mettre aussi à son crédit son opposition ferme à la théologie de la libération, quoiqu’il ait été incapable de donner à l’Église d’Amérique du Sud l’impulsion pour s’opposer aux sectes. La création des JMJ est aussi souvent citée en sa faveur, elles deviendront le rassemblement périodique de la jeunesse avec un Pape qui, certes vieilli, restait capable de dominer les foules.

Un véritable procès de béatification n’aurait pas manqué d’examiner sa fascination pour le troisième millénaire, censé ouvrir des temps nouveaux. Il décréta une année jubilaire pour l’an 2000 dont la préparation s’étendit sur trois ans, la première année dédiée au Père, la deuxième au Fils et la troisième au Saint-Esprit. De celui-ci, il annonça une activité renouvelée pour le troisième millénaire. Et, encore une ambiguïté, il lança une « nouvelle évangélisation », nouvel élan d’évangélisation ou annonce d’un nouvel évangile ?

Dans ces voyages, il mit plus que jamais l’accent sur le dialogue interreligieux. Posant des gestes inconcevables, comme, en 1999, lorsqu’il baisa le Coran en signe de respect ! lorsqu’il alla, le 26 mars 2000 devant le mur des Lamentations à Jérusalem, déposer une prière monothéiste où on remarqua l’omission calculée de toute référence à Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Le dimanche 6 mai 2001, après avoir enlevé ses chaussures, il entra dans la mosquée des Umayyades à Damas où il écouta religieusement la lecture de versets du Coran et la litanie des noms d’Allah. Le grand mufti déclara ensuite : nous adorons tous le même Dieu. Le Pape laissa dire…. C’était un reniement de la Sainte Trinité.

Jean-Paul embrassant le Coran en 1999, au mur des lamentations en 2000, dans une mosquée en 2001.

Son livre avec le journaliste Messori, plus encore que ses encycliques toujours difficiles à lire, serait à verser au dossier d’un véritable procès en hérésie. Sous le titre « Entrez dans l’Espérance », le Pape annonçait une bonne nouvelle : « Rends-toi compte que, qui que tu sois, tu es aimé ! Souviens-toi que l’Évangile est une invitation à la joie ! N’oublie pas que tu as un Père et que chaque vie, même la plus insignifiante pour les hommes, a une valeur éternelle et infinie à ses yeux… » Mais loin d’appeler à la conversion, Jean-Paul II prêchait le triomphe de l’Amour. Au sujet de l’enfer, par exemple, après avoir affirmé que l’apocatastase finale avait été rejetée par les premiers conciles, le Pape enchaînait : « Cependant la question continue de se poser. Dieu a tant aimé l’homme, peut-il accepter que celui-ci Le rejette et pour ce motif soit condamné à des tourments sans fin ? Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu, il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles. Qui seront-ils ? L’Église n’a jamais voulu prendre position. Il y a là un mystère impénétrable, entre la sainteté de Dieu et la conscience humaine. Le silence de l’Église est donc la seule attitude convenable. Même si le Christ dit, à propos de Judas qui vient de le trahir : “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ” cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. » Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément.

Pas de conversion personnelle, mais conversion de l’Église ! S’adressant aux cardinaux à qui il venait d’annoncer le jubilé, Jean-Paul II évoqua la réhabilitation de Galilée, puis il déclara : « Un regard attentif porté sur l’histoire du deuxième millénaire peut sans doute permettre de mettre en lumière d’autres fautes du même ordre, en ce qui concerne le respect de la juste autonomie des sciences. (…) Comment taire aussi les nombreuses formes de violence que l’on a exercée au nom de la foi ? Les guerres de Religion, les tribunaux de l’Inquisition, et d’autres violations des droits des personnes. (…) Il faut que l’Église prenne, elle aussi, l’initiative de revoir, à la lumière de ce que le Concile Vatican II a dit, les aspects obscurs de son histoire, en les examinant à la lumière des principes de l’Évangile. »

AVEUGLE VOLONTAIRE

Tandis que le Pape se posait ainsi en juge implacable des siècles précédents, la Providence lui ménageait des occasions de faire l’examen de conscience de son pontificat. Mais il les refusa.

La première fut la publication par l’abbé de Nantes d’un troisième Livre d’accusation, cette fois contre l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique paru en octobre 1992. Jean-Paul II le présenta solennellement comme « un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique » et qu’il reconnaissait « comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». L’abbé de Nantes, lui, y relevait, larges citations à l’appui, douze hérésies. La dernière résume toute la gnose de Karol Wojtyla, « cette erreur proche de la Vérité qu’elle plagie ». Citons la phrase principale de cette dénonciation : « Ce que votre Catéchisme accorde à l’homme, à tout homme, toute femme également, indistinctement, à chacun de nous, pauvres pécheurs, c’est à Jésus et à Marie seuls que le Père l’a voulu donner. »

La démonstration était implacable. Mais, comme les fois précédentes, la cause ne fut pas examinée. Elle ne l’a pas été non plus à l’occasion du procès de béatification.

Seconde occasion pour le Pape de faire son examen de conscience : la résistance des “ fatimistes ”. Jean-Paul II avait eu beau faire semblant de répondre aux demandes de Notre-Dame en 1984, il avait eu beau interdire à sœur Lucie de communiquer avec qui que ce soit, même avec les cardinaux, les dévots de Notre-Dame réclamaient toujours la publication du “ troisième secret ” et la glorification de Jacinthe et François. Il ne pouvait décemment s’y opposer plus longtemps. Leur béatification le 13 mai 2000 amena effectivement la révélation de la troisième partie du Secret, mais ce fut avec une telle mise en scène que sa signification en fut travestie et son effet pratiquement annulé.

À Fatima, ce jour-là, en présence de Jean-Paul II et de sœur Lucie, le cardinal Sodano, secrétaire d’État, anticipa son dévoilement pour en annoncer l’interprétation officielle qui le réduisait à l’annonce de l’attentat contre Jean-Paul II : le Pape ne s’était-il pas trouvé « comme mort » lors de l’attentat du 13 mai 1981 !

La falsification du texte du Secret ne fut manifeste que le mois suivant, le 26 juin, à la publication du document authentique : les trois pastoureaux n’avaient pas vu le Pape tombé « comme mort », mais bel et bien « tué » ! Le dossier explicatif, émané du cardinal Ratzinger, était imprégné des théories modernistes du Père Dhanis, bien qu’elles aient été réfutées magistralement à plusieurs reprises. Dans son commentaire théologique, le cardinal présentait le Secret comme le résultat des « projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque. » Pour conclure : « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du Secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé. Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent au passé. »

Autrement dit, le Pape se détournait définitivement de Fatima et en détournait l’Église. Fatima, c’est fini. Quant à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dans son homélie de la messe de béatification des enfants, Jean-Paul II évita d’en parler, allant jusqu’à censurer les paroles des voyants et de Notre-Dame elle-même. Dans sa bouche : « mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu », devient « la Très sainte Vierge se dit prête à les conduire, en toute sécurité, jusqu’à Dieu. »

Est-ce un comportement digne d’un saint Pape ? Ou n’est-ce pas de ces comportements que le pape François stigmatise en disant : « Quand un chrétien devient disciple d’une idéologie, il a perdu la foi : il n’est plus un disciple de Jésus, il est devenu le disciple de cette manière de penser. La connaissance de Jésus est transformée en une connaissance idéologique et même moraliste, qui ferme la porte avec toutes ses prescriptions. (…) L’idéologie chasse les gens, éloigne, éloigne les personnes et éloigne l’Église des personnes ».

Troisième occasion de repentir, les scandales qui surgirent de plus en plus. Déjà, au milieu des années 1980, celui de la banque du Vatican mêlée à des affaires de blanchiment d’argent, avec la loge P2 et la mafia, avait éclaboussé l’Église. Loin de vouloir la purifier, Jean-Paul II avait protégé le principal accusé, Mgr Marcinkus ; nommé président du gouvernorat du Vatican, titulaire d’un passeport du Vatican, il avait joui de l’immunité face à la justice italienne, pour continuer à couler des jours tranquilles au Vatican jusqu’en 1990, puis aux États-Unis jusqu’à sa mort en 2006.

À gauche : Jean-Paul II avec Marcinkus. À droite : avec Marcial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Les scandales de mœurs qui bénéficiaient de l’extraordinaire bienveillance des autorités hiérarchiques auraient dû provoquer un sérieux examen de conscience. Il aurait fallu trouver la cause proportionnée à l’envahissement du vice aussi bien qu’à la coupable complaisance des responsables des séminaires et des diocèses. Se poser la question, c’était en venir à condamner l’ouverture à l’esprit du monde ainsi que la louange de l’épanouissement de l’homme et de sa liberté. De cela, il n’était évidemment pas question.

Aussi ferma-t-on les yeux. Le cas le plus scandaleux est bien celui du fondateur des Légionnaires du Christ, dont l’amitié avec Jean-Paul II lui valut de voir toutes les dénonciations à son sujet classées sans suite.

Un saint aurait-il supporté l’invasion du vice dans l’Église et jusque parmi ses amis, sans réagir ?

FACE À L’ÉPREUVE DE LA MALADIE

Jean-Paul II eut cependant encore une autre occasion de faire retour sur lui-même ; la maladie de Parkinson qui le frappa au milieu des années 1990 était l’épreuve la plus apte à lui faire comprendre l’erreur et la vanité de “ sa propre philosophie ”. Pour la première fois, Karol Wojtyla était ramené à la condition humaine ordinaire. Que reste-t-il de l’épanouissement de la personne et de sa transcendance, lorsqu’elle devient totalement dépendante, quand ses facultés intellectuelles se réduisent et que sa capacité de communiquer est considérablement diminuée ?

On estime que Jean-Paul II n’était plus en état de gouverner réellement l’Église durant les cinq dernières années de son pontificat. Toutefois, il écarta la possibilité d’une démission et il s’appliqua jusqu’au bout à exercer ses fonctions publiques. Le contact avec la foule mobilisait toutes ses énergies, comme nous en avons été témoins lors des JMJ de Toronto en 2002. Les acclamations, les applaudissements le galvanisaient.

Jean-Paul II au JMJ de Toronto en 2002.

Mais pour quel résultat ? Si nous n’avions pas déjà accumulé suffisamment de faits qui contredisent sa sainteté, les fruits de ce pontificat suffiraient à la mettre en doute.

Jean-Paul II, le Pape de la paix ? Le fossoyeur du communisme ? Certes le mur de Berlin est tombé, mais les erreurs de la Russie sont répandues partout, son totalitarisme est maintenant celui de la franc-maçonnerie et des puissances financières. On ne peut même pas soutenir que la paix ait fait des progrès durant son règne. Il en fit d’ailleurs lui-même l’amer constat le 24 mars 2004, pour le vingtième anniversaire de sa consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : « Vingt ans se sont écoulées depuis ce jour… L’humanité vivait alors des moments difficiles, de grande préoccupation et d’incertitude. Vingt ans plus tard, le monde reste encore affreusement marqué par la haine, la violence, le terrorisme et la guerre. »

Qu’on ne lui attribue pas non plus l’augmentation du nombre de baptisés en Afrique ou en Asie, elle reste inférieure à celle de la population. Quant au nombre impressionnant de vocations dans les pays de mission, il doit être relativisé par leur piètre qualité pour beaucoup, et par les scandales de mœurs qui affligent plusieurs jeunes Églises.

Dans nos pays de vieille chrétienté, le spectacle des foules qui se sont pressées sur le passage du Pape ou à l’occasion des JMJ n’arrivait plus à cacher la sclérose de l’Église. Nous en avons eu un exemple ici au Canada.

Notre Père annonçait : « Ce serait comme ce qu’on voit parfois quand un bateau fait eau de toutes parts. À un certain moment, paraît-il, on le voit se dresser vertical, la proue levée vers le ciel comme des mains suppliantes. Elle s’élève, cela tient du prodige, puis d’un coup, le bateau coule et disparaît à jamais sous les flots. » C’est bien ce qui est arrivé.

Jean-Paul II mourut le 2 avril 2005, sans avoir rétracté une seule de ses erreurs.

Pourquoi l’avoir canonisé à toute force, au mépris de toute la pratique séculaire, si sage, de l’Église ? Une seule explication a pu convaincre les cardinaux pour avaliser une telle entreprise : il faut sauver le Concile Vatican II. En effet, ce sont les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui ont contraint l’Église à absorber les erreurs qu’il enseigne. Ces papes oubliés, et la papolâtrie remise en cause par une saine et sainte (contre-) réforme de l’Église, il ne restera rien du Concile. La dernière carte de celui qui lui donna son esprit maléfique est de placer sur les autels ceux qui y furent ses instruments.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

La Renaissance catholique n° 213
Audio-vidéo : contre-reforme-catholique.org/public/fiche.php
J-P II , c'est le mégot qui mis le feux a notre Dame de Paris , vous qui cherchez c'est cela , si vous n'avez pas compris j'y peut rien .
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que …More
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que commence un des plus longs pontificats de l’histoire, au cours duquel les erreurs doctrinales de Vatican II se sont répandues dans toute l’Église, semant la confusion, provoquant la déchristianisation de l’Occident et, ailleurs, un ralentissement de l’activité missionnaire dont les résultats peinent désormais à suivre la progression démographique, et accusent la concurrence de l’islam et des sectes.

LA GRANDE SÉDUCTION

Depuis son premier vicariat en paroisse rurale jusqu’à son épiscopat à Cracovie, Karol Wojtyla a toujours agi en entretenant une subtile ambiguïté. Il respectait les devoirs de sa charge d’une façon exemplaire, mais inédite : exercer le moins possible l’autorité, donner à chacun l’impression qu’il est important, qu’il a raison, plaire à tous. Ce style de gouvernement suppose une grande maîtrise de soi, une capacité de jouer son rôle tout en s’en abstrayant afin de garder sa propre doctrine, le cap que l’on s’est fixé, pour modifier peu à peu le climat général, orienter différemment les manières d’agir et… de penser.

Une fois sur le trône pontifical, Jean-Paul II a eu le même comportement. Face à l’héritage désastreux du règne de Paul VI, il donna l’impression de reprendre en main le gouvernail de la barque de saint Pierre avec autorité et piété, tout en ne faisant que de légères retouches cosmétiques. Sa véritable intention était de maintenir l’Église dans la ligne de Vatican II, dont nous avons vu qu’il avait été l’un des principaux théoriciens. Dans notre monde contemporain, l’Église connaissait un Vendredi saint, il la conduirait à la résurrection de Pâques en la vouant à la dignité de l’Homme.

Pour cela, après une quinzaine d’années de tempêtes, de défections, de scandales, il fallait une main ferme capable de rassurer le troupeau sans remettre le Concile en question.

Jean-Paul II s’attacha donc tout d’abord à séduire, pour rendre inconcevable la moindre contestation de ses actions et de ses dires.

Pourtant, dès les premières semaines, un fait en dit long sur ses motivations : succédant au très populaire Jean-Paul Ier, il en reprit le nom, affecta de se réclamer de lui, mais se garda bien de confirmer les changements que celui-ci avait décidés la veille de sa mort. Il n’ordonna pas non plus d’enquête sur les circonstances mystérieuses de celle-ci. Tous ceux dont son saint prédécesseur voulait le départ restèrent en place, du secrétaire d’État, le cardinal Villot, au responsable de « la banque du Vatican », l’archevêque Marcinkus, en passant par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Baggio, et plusieurs autres. Mais qui, hors de la curie romaine, savait tout cela ?

Aux yeux des fidèles, Jean-Paul II passa pour un fervent dévôt de la Vierge. Dans les premiers temps, il apparaissait toujours avec le chapelet à la main et il demanda que les voyages pontificaux qu’il reprenait à la suite de ceux de Paul VI soient l’occasion de pèlerinages aux grands sanctuaires mariaux. Il s’employa aussi à remettre un peu d’ordre et de dignité dans les célébrations liturgiques.

Son discours d’intronisation fit choc dans une Église « malade du Concile », après quinze ans de constantes autocritiques. Tout d’un coup, à la voix du Pape, la Foi était proclamée avec vigueur :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

Enfin, quelques rappels fermes de la morale catholique, notamment contre l’avortement, achevèrent de donner à la masse des fidèles l’impression d’une reprise en main salutaire ; en effet, la religion traditionnelle n’était pas loin : en 1978, tous les prêtres avaient connu l’ancienne liturgie, les dévotions traditionnelles, le catéchisme du Concile de Trente.

Seule la minorité réformatrice aurait pu s’inquiéter si elle n’avait alors discerné l’originalité des discours du nouveau Pape. Dès les débuts, en effet, le respect des droits de l’homme et de sa dignité revint en leitmotiv.

Certes, la situation internationale était alors très tendue. Non seulement le communisme était très virulent en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, mais la guerre froide battait son plein en Europe, sur fond d’une périlleuse course à l’armement. Dans ce contexte, les interventions énergiques du Saint-Père étaient une nouveauté, mais elle aussi frappée au coin de l’ambiguïté. D’une part, le Pape polonais paraissait anticommuniste, opposé à la domination soviétique. Ses compatriotes du syndicat Solidarnosc bénéficièrent indubitablement de sa bénédiction et d’un soutien qui ne fut pas simplement moral. Mais ses constants rappels du respect inconditionnel des droits de l’homme étaient également un puissant frein à la lutte anticommuniste partout ailleurs.

Son premier voyage, au Mexique, fut un succès considérable. Sa piété mariale, son extraordinaire popularité et son attitude devant l’épiscopat du sous-continent réuni à Puebla rassurèrent tous les inquiets. Il y donna un coup d’arrêt à la théologie de la libération, coupable de soutenir la révolution communiste violente.

Dans un article de mars 1979, l’abbé de Nantes témoigne de ce qu’on a retenu à l’époque de ce premier voyage. « Jean-Paul II a donc parlé de Dieu, du Fils de Dieu, de la Sainte Vierge, de la foi et de l’unité de l’Église, de la vie intérieure des prêtres, des religieux et religieuses, de la merveilleuse religion populaire. Il a exalté la vérité et la loyauté de ceux qui la servent et la prêchent, il a fortifié l’obéissance des prêtres et la docilité des fidèles. S’il a beaucoup parlé des droits de l’homme et de la justice, l’autorité souveraine qu’il manifestait en toute sa personne ôtait aux mots dont il usait leur venin révolutionnaire, tout caractère haineux et subversif. Il a passé en faisant le bien. » Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons pour lesquelles le pape François vénère Jean-Paul II.

LE VRAI JEAN-PAUL II

Ces lignes étaient à peine sèches quand, le 15 mars 1979, notre Père prenait connaissance de la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis. Un chef d’œuvre de duplicité. Citons le passage central de la démonstration de l’abbé de Nantes, car lorsqu’on a compris l’erreur du raisonnement développé dans Redemptor hominis, on a compris Jean-Paul II. C’est largement suffisant pour interdire sa canonisation !

« L’encyclique Redemptor hominis juxtapose en effet deux thèmes qui ne se fondent pas plus l’un en l’autre que l’eau et l’huile dans un verre. Plus qu’en aucun discours de Paul VI, qu’il proclame ici son grand prédécesseur et vrai père, mais comme déjà dans Signe de contradiction [la retraite de carême prêchée au Vatican en 1976], Jean-Paul II associe les deux thèmes de la Rédemption chrétienne et des droits de l’Homme sans parvenir pourtant à les réunir vraiment. Ils constituent dans cette unique encyclique comme deux discours entremêlés, mais séparés. »

« Se fondant sur le fameux texte de GS 22, 2, dont on sait maintenant qu’il en a été le rédacteur au Concile, il fait de la Rédemption une révélation de l’amour de Dieu, non de l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, mais du besoin d’amour et d’expérience amoureuse qui est au fond du cœur de l’homme comme une valeur divine :

« L’homme ne peut vivre sans amour… sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience ( !) et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement [l’abbé de Nantes pose une seule question en commentaire : n’importe quel amour ?]. C’est pourquoi le Christ rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même… Dans la dimension humaine du mystère de la Rédemption, l’homme retrouve la grandeur, la dignité et la valeur propre de son humanité… Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveauconfirméet il est en quelque sorte créé de nouveau… S’il laisse ce processus d’assimilation au Christ se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur s’il amérité d’avoir un tel et un si grand rédempteur ”. »

Commentaire de notre Père : « Voilà la plus grande perversion de la foi qui ait jamais été professée ! C’est le monde renversé. Le Christ, par son Incarnation et sa Rédemption, serait le révélateur pour l’Homme de sa propre grandeur, de sa valeur, de son mérite, et le convaincrait de sa propre excellence ! Jamais on n’avait fait ainsi de Jésus-Christ et de ses mystères de grâce le piédestal et l’ornement de l’orgueil humain ! « Cette profonde admiration pour la valeur et la dignité de l’homme s’exprime dans le mot Évangile qui veut dire Bonne Nouvelle », continue le Pape, et notre Père de commenter : « Jamais de la vie ! l’Évangile est l’heureuse annonce de la miséricorde divine accordée par pure grâce à l’humanité pécheresse et misérable, indigne et coupable. »

Ce texte nous livre la clef de la pensée et de l’œuvre de Jean-Paul II : le culte de l’Homme révélé par Dieu !

Il est aussi un exemple de l’ambiguïté de ses écrits comme de ses discours. Un fidèle non averti, confiant envers le Pape, l’entendant parler de l’Homme, comprenait l’homme créé par Dieu, dans son état originel, avant le péché d’Adam et Ève, ou tel qu’il sera après sa rédemption. Mais Jean-Paul II, lui, sous le nom générique d’homme, parlait de tout homme, concret, existant aujourd’hui ! Séduit, le peuple catholique, sans comprendre le discours dans sa totalité, en absorba tout de même peu à peu le venin constamment répandu.

Il en résulta pour le moins l’atténuation du sens du péché, l’exaltation de l’épanouissement, de la liberté humaine, etc. Après vingt-cinq ans d’encycliques, de discours du mercredi, d’homélies, la prédication catholique aura changé de contenu. La mentalité du “ catholique de base ”, clerc ou laïc, aura évolué.

Les premières années du pontificat furent une succession, non pas d’actes de gouvernement restaurateurs, mais de voyages durant lesquels il souleva les foules. Pologne, où il leva l’étendard de la lutte pour la liberté, Irlande, États-Unis où il fut le premier pape à se rendre à la Maison-Blanche, Turquie. En 1980, Afrique, France, Brésil.

Voyage en Pologne en 1979.

Fort de son prestige, il choisit comme sujet des audiences générales du mercredi ce qu’il présenta comme une catéchèse sur la destinée humaine, sur la sexualité, sur la théologie du corps. En fait, il s’agissait de l’enseignement de « sa propre philosophie ». Son style très abscons empêcha le commun des mortels d’y prêter attention ; mais ceux qui la comprenaient soit l’adoptaient, soit se taisaient. Qui pouvait oser s’en prendre à un pape si populaire ?

Pourtant, à partir de 1981, des oppositions se sont levées, elles caractérisent la seconde période du pontificat, de 1981 à 1985.

LE MENSONGE SUR FATIMA

La première opposante qui allait briser l’élan du surhomme, ce fut… la Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima. Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’un attentat place Saint-Pierre. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui ne sont toujours pas clairement élucidées, ce fut l’occasion pour Notre-Dame de s’imposer à lui.

En effet, en 1981, ce soi-disant grand dévot de la Sainte Vierge ne s’était pas encore intéressé aux apparitions de Fatima, pas plus qu’aux paroles de Notre-Dame, ni même au Secret. Pire, il ne voulait pas y prêter attention puisque les demandes du Ciel s’opposaient à la politique d’ouverture à l’Est de Paul VI, qu’il avait faite sienne après la brève parenthèse de Jean-Paul Ier.

Il le reconnut lui-même, spontanément, en conversant avec le cardinal Wyszinski. Ce dernier lui avait déclaré que la chose la plus importante qu’il aurait à faire pendant son pontificat était la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques. Le Pape répondit qu’ « une telle consécration serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que cela aurait des conséquences politiques. » Il ne pouvait donc effectuer un tel acte. Il objecta aussi que « la juridiction du Souverain Pontife n’englobait que l’Église catholique ; que le Pape n’était pas le Pape de tous les hommes. » Ce à quoi le Cardinal rétorqua que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait juridiction sur tous les hommes. » Cela n’ébranla pas le Pape polonais.

Mais sauvé de la mort un 13 mai, il ne pouvait plus éluder ce rendez-vous avec la Sainte Vierge, après trente et un mois de pontificat. Le 18 juillet 1981, le texte original du Secret et sa traduction en italien lui furent remis. Le 11 août suivant, il les fit rendre aux Archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après avoir lu le Secret, le Pape décida de ne pas en parler publiquement ; toutefois, il se présenta dès lors comme le miraculé de la Vierge de Fatima.

Jean-Paul II et sœur Lucie le 13 mai 1982.

Pour le premier anniversaire de l’attentat, il voulut aller à Fatima. Deux mois avant l’événement, sœur Lucie rappela au nonce de Lisbonne les conditions exigées par le Ciel au sujet de la consécration de la Russie. Le 13 mai, elle rencontra Jean-Paul II à Fatima lors d’un entretien particulier d’une bonne vingtaine de minutes. Le Pape tenta de la convaincre qu’il n’était « ni nécessaire ni prudent de révéler le contenu du troisième Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas. » Il éluda la question de la consécration de la Russie en disant qu’il en parlerait aux évêques lors du synode de 1983.

Mais toute sa prédication à Fatima prit le contre-pied des volontés du Ciel. Visiblement il désapprouvait la dévotion réparatrice, puisqu’en citant l’une des prières enseignées par Notre-Dame, il dit bien « en réparation des péchés », mais il omit la suite : « commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » La consécration à Marie devenait un acte d’offrande à Dieu par Marie. Dans son homélie du 13 mai, il laissa entendre faussement que ses prédécesseurs avaient déjà répondu aux demandes de « la Dame du message ».

L’abbé de Nantes intitula son compte-rendu du voyage du Pape à Fatima : L’IMPOSTURE SUPRÊME. « Le pire est qu’il a voulu faire accroire aux bons qu’il faisait tout le nécessaire, tout l’humainement possible, tout ce qu’une prudence surnaturelle lui inspirait de faire. Tandis qu’il montrait aux méchants qu’il n’était pas dupe des légendes et affabulations et hystéries fatimistes. Et qu’il n’exigeait pas qu’on y croie, qu’il ne demandait aucun effort à personne. »

Consécration de 1984.

Sœur Lucie ne désarma pas ; Mgr Beltritti, patriarche de Jérusalem, rappela au Synode de 1983 que les demandes du Ciel n’étaient toujours pas satisfaites. Jean-Paul II décida alors d’informer les évêques du monde entier de son intention de renouveler le 25 mars 1984 sa consécration de 1982, afin qu’ils puissent la faire avec lui. Mais le 22 mars 1984, sœur Lucie déclara que « Cette consécration ne peut pas avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas nettement comme étant le seul objet de la consécration. »

Devant l’obstination de la voyante à témoigner du mécontentement du Ciel, la secrétairerie d’État lui ordonna, en 1988, ainsi qu’aux autorités de Fatima et à plusieurs ecclésiastiques, « de ne plus importuner » le Saint-Père avec la consécration de la Russie. Mais comme elle continuait à affirmer que la consécration de 1984 ne répondait pas aux demandes de Notre-Dame, elle fut contrainte de soutenir le contraire par un ordre de Jean-Paul II transmis à la voyante par l’intermédiaire du cardinal Casaroli. Elle dut signer des lettres dactylographiées qui, heureusement, contenaient de grossières erreurs et des propositions falsifiant les révélations de Notre-Dame, il est donc avéré qu’elles sont apocryphes.

Avoir recours à de tels procédés pour pouvoir agir à l’encontre des volontés du Ciel qui vous ont été communiquées, est-ce digne d’un saint ? qui plus est, d’un saint qui se targue d’une grande dévotion mariale ?

LE MENSONGE SUR L’ABBÉ DE NANTES

Sœur Lucie et, à travers elle, la Sainte Vierge ne furent pas les seules à être victimes des mensonges de Jean-Paul II.

Depuis mars 1979, en effet, l’abbé de Nantes diffusait chaque mois ses critiques doctrinales de Jean-Paul II. Celui-ci ne les ignorait pas, en voici une preuve parmi d’autres. Nous avons évoqué les audiences du mercredi au cours desquelles le Pape exposait « sa » philosophie et sa théologie du corps. À l’audience du 13 janvier 1982, Jean-Paul II expliqua que la sexualité conjugale s’épanouirait dans la vie éternelle. Citons-le : « Parlant du corps glorifié par la résurrection à la vie future, nous pensons à l’hommemâle-femelledans toute la vérité de son humanité : l’homme qui, en même temps que l’expérience eschatologique du Dieu vivant (la visionface à face ”) expérimente précisément cette signification de son propre corps. Ce sera une expérience toute nouvelle et, en même temps, elle ne sera d’aucune manière séparée de ce que l’homme a eu en partagedès l’origine, ni de ce qui constitue en lui la dimension historique de son existence, la source de la tension entre l’esprit et le corps [l’instinct sexuel donc, le désir charnel], concernant en général la signification procréatrice du corps et du sexe. […] Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement imposé une série de limitations, se révélera alors de nouveau et, en même temps, avec une telle simplicité et splendeur que quiconque participera àl’autre monderetrouvera dans son propre corps glorifié la source ( !) de la liberté du don. La parfaiteliberté des fils de Dieu ” (cf Rm 8, 14) alimentera également de ce don chacune des communions qui constitueront la grande communauté de la communion des saints. »

Indigné, l’abbé de Nantes titra son éditorial de février 1982 : Désaccord total, l’obsession érotique. À la suite de quoi, Jean-Paul II n’est plus jamais revenu sur le sujet, et les audiences du mercredi parlèrent d’autre chose…

Donc, chaque mois un chapitre de la pensée du Pape, ou un de ses discours ou une de ses encycliques, était analysé implacablement par le théologien de la Contre-Réforme. Il ne faisait pas œuvre d’intégriste, mais œuvre de renaissance catholique. Comprenant l’erreur métaphysique sur laquelle Karol Wojtyla avait bâti sa philosophie de la personne, en cette même année 1982, l’abbé de Nantes exposa pour la première fois sa propre métaphysique définissant la personne par ses relations. Il en montra l’extraordinaire fécondité pour répondre aux problèmes contemporains dans une parfaite harmonie avec la Révélation scripturaire.

À cette lumière, notre Père prévoyait le désastre pour l’Église. Il est impossible d’exalter la transcendance de la personne humaine, sa liberté sans provoquer une éruption incontrôlable d’immoralités, comme il est impossible d’exalter les droits de l’homme sans que les erreurs de la Russie ne se répandent dans le monde, sans que tombent les derniers États catholiques, sans que la puissance maçonnique ne prenne le contrôle des médias et finisse par étouffer la liberté de l’Église. En outre, se permettre sans cesse de mutiler les citations de la sainte Écriture pour justifier ses propres thèses revient à donner licence à toutes les aberrations modernistes, en attendant le triomphe de l’athéisme. Enfin, on ne peut pas se moquer de Notre-Dame de Fatima sans provoquer les ruines évoquées par le Secret.

L’abbé de Nantes devant le Saint-Office, le 13 mai 1983.

Dans sa foi en l’Église et en l’infaillibilité pontificale, l’abbé de Nantes se décida alors à faire une nouvelle fois appel du Pape au Pape. Le 13 mai 1983, il se présenta à Rome pour déposer un Livre d’accusation.

Si Jean-Paul II avait été innocent, il aurait accepté le Livre pour examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cela aurait été un jeu d’enfant pour les théologiens romains de montrer d’éventuelles erreurs chez le prêtre français, ou ses contresens dans son interprétation des discours pontificaux, ou encore des falsifications de citations. Confondu et s’il ne s’était pas repenti, l’abbé de Nantes aurait été canoniquement condamné pour le plus grand bien de l’Église sagement gouvernée par un Pape indubitablement orthodoxe.

Seulement voilà, Jean-Paul II savait pertinemment que son enseignement était en contradiction avec celui de l’Église et qu’il ne sortirait pas vainqueur d’un procès. Plus habile que Paul VI, il ne demanda pas à la police italienne d’empêcher l’abbé de Nantes de déposer son Livre d’accusation ; il autorisa le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi à le recevoir, mais avec ordre de ne pas accepter le Livre et de prétendre que l’abbé de Nantes avait reconnu ses erreurs lors d’un précédent procès. Autrement dit, il était relaps ! Un communiqué de presse répandit le mensonge urbi et orbi.

Qui peut soupçonner le Pape d’être menteur ? L’avocat du diable dans un procès en canonisation… mais justement Jean-Paul II en a modifié la procédure et a supprimé la charge ! Il pensait à tout.

MENSONGE SUR L’ÉTAT DE L’ÉGLISE

La Sainte Vierge et sœur Lucie, l’abbé de Nantes… il y eut d’autres victimes des mensonges de Jean-Paul II : ce furent les évêques. En effet, vingt ans après le Concile, non seulement le printemps de l’Église se faisait attendre, mais chaque évêque dans son diocèse s’inquiétait. Au synode de 1983, leur liberté d’expression lors des carrefours donna un tableau de l’Église autrement plus alarmiste que le discours officiel.

Sans qu’il nous soit possible d’établir si le cardinal Ratzinger avait agi de lui-même ou sur ordre, la publication de son livre avec le journaliste Messori Entretien sur la foi, qui se faisait l’écho de la situation exacte de l’Église, eut un grand retentissement. Jean-Paul II convoqua alors un synode extraordinaire pour les vingt ans du Concile, où le cardinal Ratzinger se tut, imposant à l’ensemble de l’épiscopat la « ligne du parti » : interdiction absolue de remettre en cause le Concile.

En imposant la langue de bois, en laissant les évêques et les prêtres faire face à une crise qu’ils ne comprenaient pas, de combien de découragements, voire de désespoirs, ne s’est-il pas rendu responsable ? Il faudra attendre mars 2013 pour que le pape François dise tout haut ce qui la veille était encore considéré comme un acte de rébellion : l’Église est en crise, elle est désertée par ses fidèles, les petits enfants ne savent même plus faire le signe de croix !

En 2002, l’évêque de Trois-Rivières, sur ordre ou tout au moins avec l’accord du nonce apostolique à Ottawa, a refusé les obsèques à l’église de notre frère Hugues pour le seul motif qu’il était disciple de l’abbé de Nantes, celui qui critiquait ouvertement et selon le droit canonique le Concile et Jean-Paul II. Bien des prêtres et même des évêques critiquaient les dogmes, réclamaient le sacerdoce des femmes, etc. sans risquer un tel opprobre. Mais critiquer Jean-Paul II était impardonnable.

Tel était le climat de l’Église sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L’arbitraire est-il une vertu héroïque ? Le subir sans quitter l’Église oui, certes ! mais l’exercer ?

LA PROMESSE D’UN MONDE MEILLEUR POUR L’AN 2000

Réunion interreligieuse d’Assise en 1986.

La Sainte Vierge réduite au silence, l’abbé de Nantes calomnié, les évêques mis au pas, survint alors l’impardonnable schisme de Mgr Lefebvre, habilement provoqué, qui déconsidéra toute critique du Concile. Jean-Paul II avait les mains libres pour imposer ce que le théologien de la Contre-Réforme appelait sa gnose.

De 1986 à 1996, des actes plus scandaleux les uns que les autres se succédèrent sans susciter la moindre réaction.

Par exemple, la réunion interreligieuse d’Assise, pour prier ensemble chacun son Dieu afin d’obtenir la paix. Voilà Jésus-Christ mis au rang des faux dieux et la Sainte Vierge interdite de séjour à Assise ce jour-là, certains furent choqués, personne n’osa s’opposer.

Jean-Paul II fut le premier Pape à visiter une synagogue, celle de Rome, en avril 1986. Il y déclara que les juifs sont « nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière […] nos frères aînés. » Toujours cette ambiguïté, qui est en fait un mensonge, puisqu’il fait comme si le judaïsme talmudique était fidèle au judaïsme de l’Ancien Testament.

Il faudrait citer ses encycliques toutes marquées au coin de ses erreurs philosophiques, en particulier Redemptoris missio en 1990, sur les missions, Veritatis splendor en 1993, sur la morale, Fides et ratio en 1998, sur les rapports entre la foi et la raison.

Dans de nombreuses occasions, Jean-Paul II n’a pas d’autre choix que de tronquer les citations de la sainte Écriture pour les faire coïncider avec ses thèses. L’exemple le plus commun est la citation de l’Évangile de saint Jean au chapitre 2, verset 25 : « Jésus n’avait pas besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme », demi-verset toujours cité par Jean-Paul II pour montrer que Dieu admire l’homme. Mais lisons la phrase sans la tronquer, on s’aperçoit alors que saint Jean dit exactement le contraire : « Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme. »

Le record se trouve dans la lettre apostolique sur la condition de la femme, Mulieris dignitatem, au point que l’abbé de Nantes a pu en faire une heure de conférence, mettant bout à bout les citations de l’Écriture sainte falsifiées ou erronées !

Ouverture de la porte sainte du Jubilé de l’an 2000.

À la même époque, Jean-Paul II était au faîte de sa gloire avec la chute du mur de Berlin, préparée par sa constante aide à la contestation polonaise, avec sa rencontre avec Gorbatchev, avec ses prises de position contre l’avortement et en faveur d’une stricte morale sexuelle, dont on ne remarqua pas qu’elles étaient davantage fondées sur la dignité de l’Homme que sur le respect de la loi divine. On peut mettre aussi à son crédit son opposition ferme à la théologie de la libération, quoiqu’il ait été incapable de donner à l’Église d’Amérique du Sud l’impulsion pour s’opposer aux sectes. La création des JMJ est aussi souvent citée en sa faveur, elles deviendront le rassemblement périodique de la jeunesse avec un Pape qui, certes vieilli, restait capable de dominer les foules.

Un véritable procès de béatification n’aurait pas manqué d’examiner sa fascination pour le troisième millénaire, censé ouvrir des temps nouveaux. Il décréta une année jubilaire pour l’an 2000 dont la préparation s’étendit sur trois ans, la première année dédiée au Père, la deuxième au Fils et la troisième au Saint-Esprit. De celui-ci, il annonça une activité renouvelée pour le troisième millénaire. Et, encore une ambiguïté, il lança une « nouvelle évangélisation », nouvel élan d’évangélisation ou annonce d’un nouvel évangile ?

Dans ces voyages, il mit plus que jamais l’accent sur le dialogue interreligieux. Posant des gestes inconcevables, comme, en 1999, lorsqu’il baisa le Coran en signe de respect ! lorsqu’il alla, le 26 mars 2000 devant le mur des Lamentations à Jérusalem, déposer une prière monothéiste où on remarqua l’omission calculée de toute référence à Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Le dimanche 6 mai 2001, après avoir enlevé ses chaussures, il entra dans la mosquée des Umayyades à Damas où il écouta religieusement la lecture de versets du Coran et la litanie des noms d’Allah. Le grand mufti déclara ensuite : nous adorons tous le même Dieu. Le Pape laissa dire…. C’était un reniement de la Sainte Trinité.

Jean-Paul embrassant le Coran en 1999, au mur des lamentations en 2000, dans une mosquée en 2001.

Son livre avec le journaliste Messori, plus encore que ses encycliques toujours difficiles à lire, serait à verser au dossier d’un véritable procès en hérésie. Sous le titre « Entrez dans l’Espérance », le Pape annonçait une bonne nouvelle : « Rends-toi compte que, qui que tu sois, tu es aimé ! Souviens-toi que l’Évangile est une invitation à la joie ! N’oublie pas que tu as un Père et que chaque vie, même la plus insignifiante pour les hommes, a une valeur éternelle et infinie à ses yeux… » Mais loin d’appeler à la conversion, Jean-Paul II prêchait le triomphe de l’Amour. Au sujet de l’enfer, par exemple, après avoir affirmé que l’apocatastase finale avait été rejetée par les premiers conciles, le Pape enchaînait : « Cependant la question continue de se poser. Dieu a tant aimé l’homme, peut-il accepter que celui-ci Le rejette et pour ce motif soit condamné à des tourments sans fin ? Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu, il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles. Qui seront-ils ? L’Église n’a jamais voulu prendre position. Il y a là un mystère impénétrable, entre la sainteté de Dieu et la conscience humaine. Le silence de l’Église est donc la seule attitude convenable. Même si le Christ dit, à propos de Judas qui vient de le trahir : “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ” cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. » Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément.

Pas de conversion personnelle, mais conversion de l’Église ! S’adressant aux cardinaux à qui il venait d’annoncer le jubilé, Jean-Paul II évoqua la réhabilitation de Galilée, puis il déclara : « Un regard attentif porté sur l’histoire du deuxième millénaire peut sans doute permettre de mettre en lumière d’autres fautes du même ordre, en ce qui concerne le respect de la juste autonomie des sciences. (…) Comment taire aussi les nombreuses formes de violence que l’on a exercée au nom de la foi ? Les guerres de Religion, les tribunaux de l’Inquisition, et d’autres violations des droits des personnes. (…) Il faut que l’Église prenne, elle aussi, l’initiative de revoir, à la lumière de ce que le Concile Vatican II a dit, les aspects obscurs de son histoire, en les examinant à la lumière des principes de l’Évangile. »

AVEUGLE VOLONTAIRE

Tandis que le Pape se posait ainsi en juge implacable des siècles précédents, la Providence lui ménageait des occasions de faire l’examen de conscience de son pontificat. Mais il les refusa.

La première fut la publication par l’abbé de Nantes d’un troisième Livre d’accusation, cette fois contre l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique paru en octobre 1992. Jean-Paul II le présenta solennellement comme « un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique » et qu’il reconnaissait « comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». L’abbé de Nantes, lui, y relevait, larges citations à l’appui, douze hérésies. La dernière résume toute la gnose de Karol Wojtyla, « cette erreur proche de la Vérité qu’elle plagie ». Citons la phrase principale de cette dénonciation : « Ce que votre Catéchisme accorde à l’homme, à tout homme, toute femme également, indistinctement, à chacun de nous, pauvres pécheurs, c’est à Jésus et à Marie seuls que le Père l’a voulu donner. »

La démonstration était implacable. Mais, comme les fois précédentes, la cause ne fut pas examinée. Elle ne l’a pas été non plus à l’occasion du procès de béatification.

Seconde occasion pour le Pape de faire son examen de conscience : la résistance des “ fatimistes ”. Jean-Paul II avait eu beau faire semblant de répondre aux demandes de Notre-Dame en 1984, il avait eu beau interdire à sœur Lucie de communiquer avec qui que ce soit, même avec les cardinaux, les dévots de Notre-Dame réclamaient toujours la publication du “ troisième secret ” et la glorification de Jacinthe et François. Il ne pouvait décemment s’y opposer plus longtemps. Leur béatification le 13 mai 2000 amena effectivement la révélation de la troisième partie du Secret, mais ce fut avec une telle mise en scène que sa signification en fut travestie et son effet pratiquement annulé.

À Fatima, ce jour-là, en présence de Jean-Paul II et de sœur Lucie, le cardinal Sodano, secrétaire d’État, anticipa son dévoilement pour en annoncer l’interprétation officielle qui le réduisait à l’annonce de l’attentat contre Jean-Paul II : le Pape ne s’était-il pas trouvé « comme mort » lors de l’attentat du 13 mai 1981 !

La falsification du texte du Secret ne fut manifeste que le mois suivant, le 26 juin, à la publication du document authentique : les trois pastoureaux n’avaient pas vu le Pape tombé « comme mort », mais bel et bien « tué » ! Le dossier explicatif, émané du cardinal Ratzinger, était imprégné des théories modernistes du Père Dhanis, bien qu’elles aient été réfutées magistralement à plusieurs reprises. Dans son commentaire théologique, le cardinal présentait le Secret comme le résultat des « projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque. » Pour conclure : « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du Secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé. Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent au passé. »

Autrement dit, le Pape se détournait définitivement de Fatima et en détournait l’Église. Fatima, c’est fini. Quant à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dans son homélie de la messe de béatification des enfants, Jean-Paul II évita d’en parler, allant jusqu’à censurer les paroles des voyants et de Notre-Dame elle-même. Dans sa bouche : « mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu », devient « la Très sainte Vierge se dit prête à les conduire, en toute sécurité, jusqu’à Dieu. »

Est-ce un comportement digne d’un saint Pape ? Ou n’est-ce pas de ces comportements que le pape François stigmatise en disant : « Quand un chrétien devient disciple d’une idéologie, il a perdu la foi : il n’est plus un disciple de Jésus, il est devenu le disciple de cette manière de penser. La connaissance de Jésus est transformée en une connaissance idéologique et même moraliste, qui ferme la porte avec toutes ses prescriptions. (…) L’idéologie chasse les gens, éloigne, éloigne les personnes et éloigne l’Église des personnes ».

Troisième occasion de repentir, les scandales qui surgirent de plus en plus. Déjà, au milieu des années 1980, celui de la banque du Vatican mêlée à des affaires de blanchiment d’argent, avec la loge P2 et la mafia, avait éclaboussé l’Église. Loin de vouloir la purifier, Jean-Paul II avait protégé le principal accusé, Mgr Marcinkus ; nommé président du gouvernorat du Vatican, titulaire d’un passeport du Vatican, il avait joui de l’immunité face à la justice italienne, pour continuer à couler des jours tranquilles au Vatican jusqu’en 1990, puis aux États-Unis jusqu’à sa mort en 2006.

À gauche : Jean-Paul II avec Marcinkus. À droite : avec Marcial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Les scandales de mœurs qui bénéficiaient de l’extraordinaire bienveillance des autorités hiérarchiques auraient dû provoquer un sérieux examen de conscience. Il aurait fallu trouver la cause proportionnée à l’envahissement du vice aussi bien qu’à la coupable complaisance des responsables des séminaires et des diocèses. Se poser la question, c’était en venir à condamner l’ouverture à l’esprit du monde ainsi que la louange de l’épanouissement de l’homme et de sa liberté. De cela, il n’était évidemment pas question.

Aussi ferma-t-on les yeux. Le cas le plus scandaleux est bien celui du fondateur des Légionnaires du Christ, dont l’amitié avec Jean-Paul II lui valut de voir toutes les dénonciations à son sujet classées sans suite.

Un saint aurait-il supporté l’invasion du vice dans l’Église et jusque parmi ses amis, sans réagir ?

FACE À L’ÉPREUVE DE LA MALADIE

Jean-Paul II eut cependant encore une autre occasion de faire retour sur lui-même ; la maladie de Parkinson qui le frappa au milieu des années 1990 était l’épreuve la plus apte à lui faire comprendre l’erreur et la vanité de “ sa propre philosophie ”. Pour la première fois, Karol Wojtyla était ramené à la condition humaine ordinaire. Que reste-t-il de l’épanouissement de la personne et de sa transcendance, lorsqu’elle devient totalement dépendante, quand ses facultés intellectuelles se réduisent et que sa capacité de communiquer est considérablement diminuée ?

On estime que Jean-Paul II n’était plus en état de gouverner réellement l’Église durant les cinq dernières années de son pontificat. Toutefois, il écarta la possibilité d’une démission et il s’appliqua jusqu’au bout à exercer ses fonctions publiques. Le contact avec la foule mobilisait toutes ses énergies, comme nous en avons été témoins lors des JMJ de Toronto en 2002. Les acclamations, les applaudissements le galvanisaient.

Jean-Paul II au JMJ de Toronto en 2002.

Mais pour quel résultat ? Si nous n’avions pas déjà accumulé suffisamment de faits qui contredisent sa sainteté, les fruits de ce pontificat suffiraient à la mettre en doute.

Jean-Paul II, le Pape de la paix ? Le fossoyeur du communisme ? Certes le mur de Berlin est tombé, mais les erreurs de la Russie sont répandues partout, son totalitarisme est maintenant celui de la franc-maçonnerie et des puissances financières. On ne peut même pas soutenir que la paix ait fait des progrès durant son règne. Il en fit d’ailleurs lui-même l’amer constat le 24 mars 2004, pour le vingtième anniversaire de sa consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : « Vingt ans se sont écoulées depuis ce jour… L’humanité vivait alors des moments difficiles, de grande préoccupation et d’incertitude. Vingt ans plus tard, le monde reste encore affreusement marqué par la haine, la violence, le terrorisme et la guerre. »

Qu’on ne lui attribue pas non plus l’augmentation du nombre de baptisés en Afrique ou en Asie, elle reste inférieure à celle de la population. Quant au nombre impressionnant de vocations dans les pays de mission, il doit être relativisé par leur piètre qualité pour beaucoup, et par les scandales de mœurs qui affligent plusieurs jeunes Églises.

Dans nos pays de vieille chrétienté, le spectacle des foules qui se sont pressées sur le passage du Pape ou à l’occasion des JMJ n’arrivait plus à cacher la sclérose de l’Église. Nous en avons eu un exemple ici au Canada.

Notre Père annonçait : « Ce serait comme ce qu’on voit parfois quand un bateau fait eau de toutes parts. À un certain moment, paraît-il, on le voit se dresser vertical, la proue levée vers le ciel comme des mains suppliantes. Elle s’élève, cela tient du prodige, puis d’un coup, le bateau coule et disparaît à jamais sous les flots. » C’est bien ce qui est arrivé.

Jean-Paul II mourut le 2 avril 2005, sans avoir rétracté une seule de ses erreurs.

Pourquoi l’avoir canonisé à toute force, au mépris de toute la pratique séculaire, si sage, de l’Église ? Une seule explication a pu convaincre les cardinaux pour avaliser une telle entreprise : il faut sauver le Concile Vatican II. En effet, ce sont les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui ont contraint l’Église à absorber les erreurs qu’il enseigne. Ces papes oubliés, et la papolâtrie remise en cause par une saine et sainte (contre-) réforme de l’Église, il ne restera rien du Concile. La dernière carte de celui qui lui donna son esprit maléfique est de placer sur les autels ceux qui y furent ses instruments.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

La Renaissance catholique n° 213
Audio-vidéo : contre-reforme-catholique.org/public/fiche.php
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JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que …More
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que commence un des plus longs pontificats de l’histoire, au cours duquel les erreurs doctrinales de Vatican II se sont répandues dans toute l’Église, semant la confusion, provoquant la déchristianisation de l’Occident et, ailleurs, un ralentissement de l’activité missionnaire dont les résultats peinent désormais à suivre la progression démographique, et accusent la concurrence de l’islam et des sectes.

LA GRANDE SÉDUCTION

Depuis son premier vicariat en paroisse rurale jusqu’à son épiscopat à Cracovie, Karol Wojtyla a toujours agi en entretenant une subtile ambiguïté. Il respectait les devoirs de sa charge d’une façon exemplaire, mais inédite : exercer le moins possible l’autorité, donner à chacun l’impression qu’il est important, qu’il a raison, plaire à tous. Ce style de gouvernement suppose une grande maîtrise de soi, une capacité de jouer son rôle tout en s’en abstrayant afin de garder sa propre doctrine, le cap que l’on s’est fixé, pour modifier peu à peu le climat général, orienter différemment les manières d’agir et… de penser.

Une fois sur le trône pontifical, Jean-Paul II a eu le même comportement. Face à l’héritage désastreux du règne de Paul VI, il donna l’impression de reprendre en main le gouvernail de la barque de saint Pierre avec autorité et piété, tout en ne faisant que de légères retouches cosmétiques. Sa véritable intention était de maintenir l’Église dans la ligne de Vatican II, dont nous avons vu qu’il avait été l’un des principaux théoriciens. Dans notre monde contemporain, l’Église connaissait un Vendredi saint, il la conduirait à la résurrection de Pâques en la vouant à la dignité de l’Homme.

Pour cela, après une quinzaine d’années de tempêtes, de défections, de scandales, il fallait une main ferme capable de rassurer le troupeau sans remettre le Concile en question.

Jean-Paul II s’attacha donc tout d’abord à séduire, pour rendre inconcevable la moindre contestation de ses actions et de ses dires.

Pourtant, dès les premières semaines, un fait en dit long sur ses motivations : succédant au très populaire Jean-Paul Ier, il en reprit le nom, affecta de se réclamer de lui, mais se garda bien de confirmer les changements que celui-ci avait décidés la veille de sa mort. Il n’ordonna pas non plus d’enquête sur les circonstances mystérieuses de celle-ci. Tous ceux dont son saint prédécesseur voulait le départ restèrent en place, du secrétaire d’État, le cardinal Villot, au responsable de « la banque du Vatican », l’archevêque Marcinkus, en passant par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Baggio, et plusieurs autres. Mais qui, hors de la curie romaine, savait tout cela ?

Aux yeux des fidèles, Jean-Paul II passa pour un fervent dévôt de la Vierge. Dans les premiers temps, il apparaissait toujours avec le chapelet à la main et il demanda que les voyages pontificaux qu’il reprenait à la suite de ceux de Paul VI soient l’occasion de pèlerinages aux grands sanctuaires mariaux. Il s’employa aussi à remettre un peu d’ordre et de dignité dans les célébrations liturgiques.

Son discours d’intronisation fit choc dans une Église « malade du Concile », après quinze ans de constantes autocritiques. Tout d’un coup, à la voix du Pape, la Foi était proclamée avec vigueur :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

Enfin, quelques rappels fermes de la morale catholique, notamment contre l’avortement, achevèrent de donner à la masse des fidèles l’impression d’une reprise en main salutaire ; en effet, la religion traditionnelle n’était pas loin : en 1978, tous les prêtres avaient connu l’ancienne liturgie, les dévotions traditionnelles, le catéchisme du Concile de Trente.

Seule la minorité réformatrice aurait pu s’inquiéter si elle n’avait alors discerné l’originalité des discours du nouveau Pape. Dès les débuts, en effet, le respect des droits de l’homme et de sa dignité revint en leitmotiv.

Certes, la situation internationale était alors très tendue. Non seulement le communisme était très virulent en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, mais la guerre froide battait son plein en Europe, sur fond d’une périlleuse course à l’armement. Dans ce contexte, les interventions énergiques du Saint-Père étaient une nouveauté, mais elle aussi frappée au coin de l’ambiguïté. D’une part, le Pape polonais paraissait anticommuniste, opposé à la domination soviétique. Ses compatriotes du syndicat Solidarnosc bénéficièrent indubitablement de sa bénédiction et d’un soutien qui ne fut pas simplement moral. Mais ses constants rappels du respect inconditionnel des droits de l’homme étaient également un puissant frein à la lutte anticommuniste partout ailleurs.

Son premier voyage, au Mexique, fut un succès considérable. Sa piété mariale, son extraordinaire popularité et son attitude devant l’épiscopat du sous-continent réuni à Puebla rassurèrent tous les inquiets. Il y donna un coup d’arrêt à la théologie de la libération, coupable de soutenir la révolution communiste violente.

Dans un article de mars 1979, l’abbé de Nantes témoigne de ce qu’on a retenu à l’époque de ce premier voyage. « Jean-Paul II a donc parlé de Dieu, du Fils de Dieu, de la Sainte Vierge, de la foi et de l’unité de l’Église, de la vie intérieure des prêtres, des religieux et religieuses, de la merveilleuse religion populaire. Il a exalté la vérité et la loyauté de ceux qui la servent et la prêchent, il a fortifié l’obéissance des prêtres et la docilité des fidèles. S’il a beaucoup parlé des droits de l’homme et de la justice, l’autorité souveraine qu’il manifestait en toute sa personne ôtait aux mots dont il usait leur venin révolutionnaire, tout caractère haineux et subversif. Il a passé en faisant le bien. » Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons pour lesquelles le pape François vénère Jean-Paul II.

LE VRAI JEAN-PAUL II

Ces lignes étaient à peine sèches quand, le 15 mars 1979, notre Père prenait connaissance de la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis. Un chef d’œuvre de duplicité. Citons le passage central de la démonstration de l’abbé de Nantes, car lorsqu’on a compris l’erreur du raisonnement développé dans Redemptor hominis, on a compris Jean-Paul II. C’est largement suffisant pour interdire sa canonisation !

« L’encyclique Redemptor hominis juxtapose en effet deux thèmes qui ne se fondent pas plus l’un en l’autre que l’eau et l’huile dans un verre. Plus qu’en aucun discours de Paul VI, qu’il proclame ici son grand prédécesseur et vrai père, mais comme déjà dans Signe de contradiction [la retraite de carême prêchée au Vatican en 1976], Jean-Paul II associe les deux thèmes de la Rédemption chrétienne et des droits de l’Homme sans parvenir pourtant à les réunir vraiment. Ils constituent dans cette unique encyclique comme deux discours entremêlés, mais séparés. »

« Se fondant sur le fameux texte de GS 22, 2, dont on sait maintenant qu’il en a été le rédacteur au Concile, il fait de la Rédemption une révélation de l’amour de Dieu, non de l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, mais du besoin d’amour et d’expérience amoureuse qui est au fond du cœur de l’homme comme une valeur divine :

« L’homme ne peut vivre sans amour… sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience ( !) et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement [l’abbé de Nantes pose une seule question en commentaire : n’importe quel amour ?]. C’est pourquoi le Christ rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même… Dans la dimension humaine du mystère de la Rédemption, l’homme retrouve la grandeur, la dignité et la valeur propre de son humanité… Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveauconfirméet il est en quelque sorte créé de nouveau… S’il laisse ce processus d’assimilation au Christ se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur s’il amérité d’avoir un tel et un si grand rédempteur ”. »

Commentaire de notre Père : « Voilà la plus grande perversion de la foi qui ait jamais été professée ! C’est le monde renversé. Le Christ, par son Incarnation et sa Rédemption, serait le révélateur pour l’Homme de sa propre grandeur, de sa valeur, de son mérite, et le convaincrait de sa propre excellence ! Jamais on n’avait fait ainsi de Jésus-Christ et de ses mystères de grâce le piédestal et l’ornement de l’orgueil humain ! « Cette profonde admiration pour la valeur et la dignité de l’homme s’exprime dans le mot Évangile qui veut dire Bonne Nouvelle », continue le Pape, et notre Père de commenter : « Jamais de la vie ! l’Évangile est l’heureuse annonce de la miséricorde divine accordée par pure grâce à l’humanité pécheresse et misérable, indigne et coupable. »

Ce texte nous livre la clef de la pensée et de l’œuvre de Jean-Paul II : le culte de l’Homme révélé par Dieu !

Il est aussi un exemple de l’ambiguïté de ses écrits comme de ses discours. Un fidèle non averti, confiant envers le Pape, l’entendant parler de l’Homme, comprenait l’homme créé par Dieu, dans son état originel, avant le péché d’Adam et Ève, ou tel qu’il sera après sa rédemption. Mais Jean-Paul II, lui, sous le nom générique d’homme, parlait de tout homme, concret, existant aujourd’hui ! Séduit, le peuple catholique, sans comprendre le discours dans sa totalité, en absorba tout de même peu à peu le venin constamment répandu.

Il en résulta pour le moins l’atténuation du sens du péché, l’exaltation de l’épanouissement, de la liberté humaine, etc. Après vingt-cinq ans d’encycliques, de discours du mercredi, d’homélies, la prédication catholique aura changé de contenu. La mentalité du “ catholique de base ”, clerc ou laïc, aura évolué.

Les premières années du pontificat furent une succession, non pas d’actes de gouvernement restaurateurs, mais de voyages durant lesquels il souleva les foules. Pologne, où il leva l’étendard de la lutte pour la liberté, Irlande, États-Unis où il fut le premier pape à se rendre à la Maison-Blanche, Turquie. En 1980, Afrique, France, Brésil.

Voyage en Pologne en 1979.

Fort de son prestige, il choisit comme sujet des audiences générales du mercredi ce qu’il présenta comme une catéchèse sur la destinée humaine, sur la sexualité, sur la théologie du corps. En fait, il s’agissait de l’enseignement de « sa propre philosophie ». Son style très abscons empêcha le commun des mortels d’y prêter attention ; mais ceux qui la comprenaient soit l’adoptaient, soit se taisaient. Qui pouvait oser s’en prendre à un pape si populaire ?

Pourtant, à partir de 1981, des oppositions se sont levées, elles caractérisent la seconde période du pontificat, de 1981 à 1985.

LE MENSONGE SUR FATIMA

La première opposante qui allait briser l’élan du surhomme, ce fut… la Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima. Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’un attentat place Saint-Pierre. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui ne sont toujours pas clairement élucidées, ce fut l’occasion pour Notre-Dame de s’imposer à lui.

En effet, en 1981, ce soi-disant grand dévot de la Sainte Vierge ne s’était pas encore intéressé aux apparitions de Fatima, pas plus qu’aux paroles de Notre-Dame, ni même au Secret. Pire, il ne voulait pas y prêter attention puisque les demandes du Ciel s’opposaient à la politique d’ouverture à l’Est de Paul VI, qu’il avait faite sienne après la brève parenthèse de Jean-Paul Ier.

Il le reconnut lui-même, spontanément, en conversant avec le cardinal Wyszinski. Ce dernier lui avait déclaré que la chose la plus importante qu’il aurait à faire pendant son pontificat était la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques. Le Pape répondit qu’ « une telle consécration serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que cela aurait des conséquences politiques. » Il ne pouvait donc effectuer un tel acte. Il objecta aussi que « la juridiction du Souverain Pontife n’englobait que l’Église catholique ; que le Pape n’était pas le Pape de tous les hommes. » Ce à quoi le Cardinal rétorqua que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait juridiction sur tous les hommes. » Cela n’ébranla pas le Pape polonais.

Mais sauvé de la mort un 13 mai, il ne pouvait plus éluder ce rendez-vous avec la Sainte Vierge, après trente et un mois de pontificat. Le 18 juillet 1981, le texte original du Secret et sa traduction en italien lui furent remis. Le 11 août suivant, il les fit rendre aux Archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après avoir lu le Secret, le Pape décida de ne pas en parler publiquement ; toutefois, il se présenta dès lors comme le miraculé de la Vierge de Fatima.

Jean-Paul II et sœur Lucie le 13 mai 1982.

Pour le premier anniversaire de l’attentat, il voulut aller à Fatima. Deux mois avant l’événement, sœur Lucie rappela au nonce de Lisbonne les conditions exigées par le Ciel au sujet de la consécration de la Russie. Le 13 mai, elle rencontra Jean-Paul II à Fatima lors d’un entretien particulier d’une bonne vingtaine de minutes. Le Pape tenta de la convaincre qu’il n’était « ni nécessaire ni prudent de révéler le contenu du troisième Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas. » Il éluda la question de la consécration de la Russie en disant qu’il en parlerait aux évêques lors du synode de 1983.

Mais toute sa prédication à Fatima prit le contre-pied des volontés du Ciel. Visiblement il désapprouvait la dévotion réparatrice, puisqu’en citant l’une des prières enseignées par Notre-Dame, il dit bien « en réparation des péchés », mais il omit la suite : « commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » La consécration à Marie devenait un acte d’offrande à Dieu par Marie. Dans son homélie du 13 mai, il laissa entendre faussement que ses prédécesseurs avaient déjà répondu aux demandes de « la Dame du message ».

L’abbé de Nantes intitula son compte-rendu du voyage du Pape à Fatima : L’IMPOSTURE SUPRÊME. « Le pire est qu’il a voulu faire accroire aux bons qu’il faisait tout le nécessaire, tout l’humainement possible, tout ce qu’une prudence surnaturelle lui inspirait de faire. Tandis qu’il montrait aux méchants qu’il n’était pas dupe des légendes et affabulations et hystéries fatimistes. Et qu’il n’exigeait pas qu’on y croie, qu’il ne demandait aucun effort à personne. »

Consécration de 1984.

Sœur Lucie ne désarma pas ; Mgr Beltritti, patriarche de Jérusalem, rappela au Synode de 1983 que les demandes du Ciel n’étaient toujours pas satisfaites. Jean-Paul II décida alors d’informer les évêques du monde entier de son intention de renouveler le 25 mars 1984 sa consécration de 1982, afin qu’ils puissent la faire avec lui. Mais le 22 mars 1984, sœur Lucie déclara que « Cette consécration ne peut pas avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas nettement comme étant le seul objet de la consécration. »

Devant l’obstination de la voyante à témoigner du mécontentement du Ciel, la secrétairerie d’État lui ordonna, en 1988, ainsi qu’aux autorités de Fatima et à plusieurs ecclésiastiques, « de ne plus importuner » le Saint-Père avec la consécration de la Russie. Mais comme elle continuait à affirmer que la consécration de 1984 ne répondait pas aux demandes de Notre-Dame, elle fut contrainte de soutenir le contraire par un ordre de Jean-Paul II transmis à la voyante par l’intermédiaire du cardinal Casaroli. Elle dut signer des lettres dactylographiées qui, heureusement, contenaient de grossières erreurs et des propositions falsifiant les révélations de Notre-Dame, il est donc avéré qu’elles sont apocryphes.

Avoir recours à de tels procédés pour pouvoir agir à l’encontre des volontés du Ciel qui vous ont été communiquées, est-ce digne d’un saint ? qui plus est, d’un saint qui se targue d’une grande dévotion mariale ?

LE MENSONGE SUR L’ABBÉ DE NANTES

Sœur Lucie et, à travers elle, la Sainte Vierge ne furent pas les seules à être victimes des mensonges de Jean-Paul II.

Depuis mars 1979, en effet, l’abbé de Nantes diffusait chaque mois ses critiques doctrinales de Jean-Paul II. Celui-ci ne les ignorait pas, en voici une preuve parmi d’autres. Nous avons évoqué les audiences du mercredi au cours desquelles le Pape exposait « sa » philosophie et sa théologie du corps. À l’audience du 13 janvier 1982, Jean-Paul II expliqua que la sexualité conjugale s’épanouirait dans la vie éternelle. Citons-le : « Parlant du corps glorifié par la résurrection à la vie future, nous pensons à l’hommemâle-femelledans toute la vérité de son humanité : l’homme qui, en même temps que l’expérience eschatologique du Dieu vivant (la visionface à face ”) expérimente précisément cette signification de son propre corps. Ce sera une expérience toute nouvelle et, en même temps, elle ne sera d’aucune manière séparée de ce que l’homme a eu en partagedès l’origine, ni de ce qui constitue en lui la dimension historique de son existence, la source de la tension entre l’esprit et le corps [l’instinct sexuel donc, le désir charnel], concernant en général la signification procréatrice du corps et du sexe. […] Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement imposé une série de limitations, se révélera alors de nouveau et, en même temps, avec une telle simplicité et splendeur que quiconque participera àl’autre monderetrouvera dans son propre corps glorifié la source ( !) de la liberté du don. La parfaiteliberté des fils de Dieu ” (cf Rm 8, 14) alimentera également de ce don chacune des communions qui constitueront la grande communauté de la communion des saints. »

Indigné, l’abbé de Nantes titra son éditorial de février 1982 : Désaccord total, l’obsession érotique. À la suite de quoi, Jean-Paul II n’est plus jamais revenu sur le sujet, et les audiences du mercredi parlèrent d’autre chose…

Donc, chaque mois un chapitre de la pensée du Pape, ou un de ses discours ou une de ses encycliques, était analysé implacablement par le théologien de la Contre-Réforme. Il ne faisait pas œuvre d’intégriste, mais œuvre de renaissance catholique. Comprenant l’erreur métaphysique sur laquelle Karol Wojtyla avait bâti sa philosophie de la personne, en cette même année 1982, l’abbé de Nantes exposa pour la première fois sa propre métaphysique définissant la personne par ses relations. Il en montra l’extraordinaire fécondité pour répondre aux problèmes contemporains dans une parfaite harmonie avec la Révélation scripturaire.

À cette lumière, notre Père prévoyait le désastre pour l’Église. Il est impossible d’exalter la transcendance de la personne humaine, sa liberté sans provoquer une éruption incontrôlable d’immoralités, comme il est impossible d’exalter les droits de l’homme sans que les erreurs de la Russie ne se répandent dans le monde, sans que tombent les derniers États catholiques, sans que la puissance maçonnique ne prenne le contrôle des médias et finisse par étouffer la liberté de l’Église. En outre, se permettre sans cesse de mutiler les citations de la sainte Écriture pour justifier ses propres thèses revient à donner licence à toutes les aberrations modernistes, en attendant le triomphe de l’athéisme. Enfin, on ne peut pas se moquer de Notre-Dame de Fatima sans provoquer les ruines évoquées par le Secret.

L’abbé de Nantes devant le Saint-Office, le 13 mai 1983.

Dans sa foi en l’Église et en l’infaillibilité pontificale, l’abbé de Nantes se décida alors à faire une nouvelle fois appel du Pape au Pape. Le 13 mai 1983, il se présenta à Rome pour déposer un Livre d’accusation.

Si Jean-Paul II avait été innocent, il aurait accepté le Livre pour examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cela aurait été un jeu d’enfant pour les théologiens romains de montrer d’éventuelles erreurs chez le prêtre français, ou ses contresens dans son interprétation des discours pontificaux, ou encore des falsifications de citations. Confondu et s’il ne s’était pas repenti, l’abbé de Nantes aurait été canoniquement condamné pour le plus grand bien de l’Église sagement gouvernée par un Pape indubitablement orthodoxe.

Seulement voilà, Jean-Paul II savait pertinemment que son enseignement était en contradiction avec celui de l’Église et qu’il ne sortirait pas vainqueur d’un procès. Plus habile que Paul VI, il ne demanda pas à la police italienne d’empêcher l’abbé de Nantes de déposer son Livre d’accusation ; il autorisa le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi à le recevoir, mais avec ordre de ne pas accepter le Livre et de prétendre que l’abbé de Nantes avait reconnu ses erreurs lors d’un précédent procès. Autrement dit, il était relaps ! Un communiqué de presse répandit le mensonge urbi et orbi.

Qui peut soupçonner le Pape d’être menteur ? L’avocat du diable dans un procès en canonisation… mais justement Jean-Paul II en a modifié la procédure et a supprimé la charge ! Il pensait à tout.

MENSONGE SUR L’ÉTAT DE L’ÉGLISE

La Sainte Vierge et sœur Lucie, l’abbé de Nantes… il y eut d’autres victimes des mensonges de Jean-Paul II : ce furent les évêques. En effet, vingt ans après le Concile, non seulement le printemps de l’Église se faisait attendre, mais chaque évêque dans son diocèse s’inquiétait. Au synode de 1983, leur liberté d’expression lors des carrefours donna un tableau de l’Église autrement plus alarmiste que le discours officiel.

Sans qu’il nous soit possible d’établir si le cardinal Ratzinger avait agi de lui-même ou sur ordre, la publication de son livre avec le journaliste Messori Entretien sur la foi, qui se faisait l’écho de la situation exacte de l’Église, eut un grand retentissement. Jean-Paul II convoqua alors un synode extraordinaire pour les vingt ans du Concile, où le cardinal Ratzinger se tut, imposant à l’ensemble de l’épiscopat la « ligne du parti » : interdiction absolue de remettre en cause le Concile.

En imposant la langue de bois, en laissant les évêques et les prêtres faire face à une crise qu’ils ne comprenaient pas, de combien de découragements, voire de désespoirs, ne s’est-il pas rendu responsable ? Il faudra attendre mars 2013 pour que le pape François dise tout haut ce qui la veille était encore considéré comme un acte de rébellion : l’Église est en crise, elle est désertée par ses fidèles, les petits enfants ne savent même plus faire le signe de croix !

En 2002, l’évêque de Trois-Rivières, sur ordre ou tout au moins avec l’accord du nonce apostolique à Ottawa, a refusé les obsèques à l’église de notre frère Hugues pour le seul motif qu’il était disciple de l’abbé de Nantes, celui qui critiquait ouvertement et selon le droit canonique le Concile et Jean-Paul II. Bien des prêtres et même des évêques critiquaient les dogmes, réclamaient le sacerdoce des femmes, etc. sans risquer un tel opprobre. Mais critiquer Jean-Paul II était impardonnable.

Tel était le climat de l’Église sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L’arbitraire est-il une vertu héroïque ? Le subir sans quitter l’Église oui, certes ! mais l’exercer ?

LA PROMESSE D’UN MONDE MEILLEUR POUR L’AN 2000

Réunion interreligieuse d’Assise en 1986.

La Sainte Vierge réduite au silence, l’abbé de Nantes calomnié, les évêques mis au pas, survint alors l’impardonnable schisme de Mgr Lefebvre, habilement provoqué, qui déconsidéra toute critique du Concile. Jean-Paul II avait les mains libres pour imposer ce que le théologien de la Contre-Réforme appelait sa gnose.

De 1986 à 1996, des actes plus scandaleux les uns que les autres se succédèrent sans susciter la moindre réaction.

Par exemple, la réunion interreligieuse d’Assise, pour prier ensemble chacun son Dieu afin d’obtenir la paix. Voilà Jésus-Christ mis au rang des faux dieux et la Sainte Vierge interdite de séjour à Assise ce jour-là, certains furent choqués, personne n’osa s’opposer.

Jean-Paul II fut le premier Pape à visiter une synagogue, celle de Rome, en avril 1986. Il y déclara que les juifs sont « nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière […] nos frères aînés. » Toujours cette ambiguïté, qui est en fait un mensonge, puisqu’il fait comme si le judaïsme talmudique était fidèle au judaïsme de l’Ancien Testament.

Il faudrait citer ses encycliques toutes marquées au coin de ses erreurs philosophiques, en particulier Redemptoris missio en 1990, sur les missions, Veritatis splendor en 1993, sur la morale, Fides et ratio en 1998, sur les rapports entre la foi et la raison.

Dans de nombreuses occasions, Jean-Paul II n’a pas d’autre choix que de tronquer les citations de la sainte Écriture pour les faire coïncider avec ses thèses. L’exemple le plus commun est la citation de l’Évangile de saint Jean au chapitre 2, verset 25 : « Jésus n’avait pas besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme », demi-verset toujours cité par Jean-Paul II pour montrer que Dieu admire l’homme. Mais lisons la phrase sans la tronquer, on s’aperçoit alors que saint Jean dit exactement le contraire : « Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme. »

Le record se trouve dans la lettre apostolique sur la condition de la femme, Mulieris dignitatem, au point que l’abbé de Nantes a pu en faire une heure de conférence, mettant bout à bout les citations de l’Écriture sainte falsifiées ou erronées !

Ouverture de la porte sainte du Jubilé de l’an 2000.

À la même époque, Jean-Paul II était au faîte de sa gloire avec la chute du mur de Berlin, préparée par sa constante aide à la contestation polonaise, avec sa rencontre avec Gorbatchev, avec ses prises de position contre l’avortement et en faveur d’une stricte morale sexuelle, dont on ne remarqua pas qu’elles étaient davantage fondées sur la dignité de l’Homme que sur le respect de la loi divine. On peut mettre aussi à son crédit son opposition ferme à la théologie de la libération, quoiqu’il ait été incapable de donner à l’Église d’Amérique du Sud l’impulsion pour s’opposer aux sectes. La création des JMJ est aussi souvent citée en sa faveur, elles deviendront le rassemblement périodique de la jeunesse avec un Pape qui, certes vieilli, restait capable de dominer les foules.

Un véritable procès de béatification n’aurait pas manqué d’examiner sa fascination pour le troisième millénaire, censé ouvrir des temps nouveaux. Il décréta une année jubilaire pour l’an 2000 dont la préparation s’étendit sur trois ans, la première année dédiée au Père, la deuxième au Fils et la troisième au Saint-Esprit. De celui-ci, il annonça une activité renouvelée pour le troisième millénaire. Et, encore une ambiguïté, il lança une « nouvelle évangélisation », nouvel élan d’évangélisation ou annonce d’un nouvel évangile ?

Dans ces voyages, il mit plus que jamais l’accent sur le dialogue interreligieux. Posant des gestes inconcevables, comme, en 1999, lorsqu’il baisa le Coran en signe de respect ! lorsqu’il alla, le 26 mars 2000 devant le mur des Lamentations à Jérusalem, déposer une prière monothéiste où on remarqua l’omission calculée de toute référence à Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Le dimanche 6 mai 2001, après avoir enlevé ses chaussures, il entra dans la mosquée des Umayyades à Damas où il écouta religieusement la lecture de versets du Coran et la litanie des noms d’Allah. Le grand mufti déclara ensuite : nous adorons tous le même Dieu. Le Pape laissa dire…. C’était un reniement de la Sainte Trinité.

Jean-Paul embrassant le Coran en 1999, au mur des lamentations en 2000, dans une mosquée en 2001.

Son livre avec le journaliste Messori, plus encore que ses encycliques toujours difficiles à lire, serait à verser au dossier d’un véritable procès en hérésie. Sous le titre « Entrez dans l’Espérance », le Pape annonçait une bonne nouvelle : « Rends-toi compte que, qui que tu sois, tu es aimé ! Souviens-toi que l’Évangile est une invitation à la joie ! N’oublie pas que tu as un Père et que chaque vie, même la plus insignifiante pour les hommes, a une valeur éternelle et infinie à ses yeux… » Mais loin d’appeler à la conversion, Jean-Paul II prêchait le triomphe de l’Amour. Au sujet de l’enfer, par exemple, après avoir affirmé que l’apocatastase finale avait été rejetée par les premiers conciles, le Pape enchaînait : « Cependant la question continue de se poser. Dieu a tant aimé l’homme, peut-il accepter que celui-ci Le rejette et pour ce motif soit condamné à des tourments sans fin ? Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu, il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles. Qui seront-ils ? L’Église n’a jamais voulu prendre position. Il y a là un mystère impénétrable, entre la sainteté de Dieu et la conscience humaine. Le silence de l’Église est donc la seule attitude convenable. Même si le Christ dit, à propos de Judas qui vient de le trahir : “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ” cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. » Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément.

Pas de conversion personnelle, mais conversion de l’Église ! S’adressant aux cardinaux à qui il venait d’annoncer le jubilé, Jean-Paul II évoqua la réhabilitation de Galilée, puis il déclara : « Un regard attentif porté sur l’histoire du deuxième millénaire peut sans doute permettre de mettre en lumière d’autres fautes du même ordre, en ce qui concerne le respect de la juste autonomie des sciences. (…) Comment taire aussi les nombreuses formes de violence que l’on a exercée au nom de la foi ? Les guerres de Religion, les tribunaux de l’Inquisition, et d’autres violations des droits des personnes. (…) Il faut que l’Église prenne, elle aussi, l’initiative de revoir, à la lumière de ce que le Concile Vatican II a dit, les aspects obscurs de son histoire, en les examinant à la lumière des principes de l’Évangile. »

AVEUGLE VOLONTAIRE

Tandis que le Pape se posait ainsi en juge implacable des siècles précédents, la Providence lui ménageait des occasions de faire l’examen de conscience de son pontificat. Mais il les refusa.

La première fut la publication par l’abbé de Nantes d’un troisième Livre d’accusation, cette fois contre l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique paru en octobre 1992. Jean-Paul II le présenta solennellement comme « un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique » et qu’il reconnaissait « comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». L’abbé de Nantes, lui, y relevait, larges citations à l’appui, douze hérésies. La dernière résume toute la gnose de Karol Wojtyla, « cette erreur proche de la Vérité qu’elle plagie ». Citons la phrase principale de cette dénonciation : « Ce que votre Catéchisme accorde à l’homme, à tout homme, toute femme également, indistinctement, à chacun de nous, pauvres pécheurs, c’est à Jésus et à Marie seuls que le Père l’a voulu donner. »

La démonstration était implacable. Mais, comme les fois précédentes, la cause ne fut pas examinée. Elle ne l’a pas été non plus à l’occasion du procès de béatification.

Seconde occasion pour le Pape de faire son examen de conscience : la résistance des “ fatimistes ”. Jean-Paul II avait eu beau faire semblant de répondre aux demandes de Notre-Dame en 1984, il avait eu beau interdire à sœur Lucie de communiquer avec qui que ce soit, même avec les cardinaux, les dévots de Notre-Dame réclamaient toujours la publication du “ troisième secret ” et la glorification de Jacinthe et François. Il ne pouvait décemment s’y opposer plus longtemps. Leur béatification le 13 mai 2000 amena effectivement la révélation de la troisième partie du Secret, mais ce fut avec une telle mise en scène que sa signification en fut travestie et son effet pratiquement annulé.

À Fatima, ce jour-là, en présence de Jean-Paul II et de sœur Lucie, le cardinal Sodano, secrétaire d’État, anticipa son dévoilement pour en annoncer l’interprétation officielle qui le réduisait à l’annonce de l’attentat contre Jean-Paul II : le Pape ne s’était-il pas trouvé « comme mort » lors de l’attentat du 13 mai 1981 !

La falsification du texte du Secret ne fut manifeste que le mois suivant, le 26 juin, à la publication du document authentique : les trois pastoureaux n’avaient pas vu le Pape tombé « comme mort », mais bel et bien « tué » ! Le dossier explicatif, émané du cardinal Ratzinger, était imprégné des théories modernistes du Père Dhanis, bien qu’elles aient été réfutées magistralement à plusieurs reprises. Dans son commentaire théologique, le cardinal présentait le Secret comme le résultat des « projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque. » Pour conclure : « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du Secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé. Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent au passé. »

Autrement dit, le Pape se détournait définitivement de Fatima et en détournait l’Église. Fatima, c’est fini. Quant à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dans son homélie de la messe de béatification des enfants, Jean-Paul II évita d’en parler, allant jusqu’à censurer les paroles des voyants et de Notre-Dame elle-même. Dans sa bouche : « mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu », devient « la Très sainte Vierge se dit prête à les conduire, en toute sécurité, jusqu’à Dieu. »

Est-ce un comportement digne d’un saint Pape ? Ou n’est-ce pas de ces comportements que le pape François stigmatise en disant : « Quand un chrétien devient disciple d’une idéologie, il a perdu la foi : il n’est plus un disciple de Jésus, il est devenu le disciple de cette manière de penser. La connaissance de Jésus est transformée en une connaissance idéologique et même moraliste, qui ferme la porte avec toutes ses prescriptions. (…) L’idéologie chasse les gens, éloigne, éloigne les personnes et éloigne l’Église des personnes ».

Troisième occasion de repentir, les scandales qui surgirent de plus en plus. Déjà, au milieu des années 1980, celui de la banque du Vatican mêlée à des affaires de blanchiment d’argent, avec la loge P2 et la mafia, avait éclaboussé l’Église. Loin de vouloir la purifier, Jean-Paul II avait protégé le principal accusé, Mgr Marcinkus ; nommé président du gouvernorat du Vatican, titulaire d’un passeport du Vatican, il avait joui de l’immunité face à la justice italienne, pour continuer à couler des jours tranquilles au Vatican jusqu’en 1990, puis aux États-Unis jusqu’à sa mort en 2006.

À gauche : Jean-Paul II avec Marcinkus. À droite : avec Marcial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Les scandales de mœurs qui bénéficiaient de l’extraordinaire bienveillance des autorités hiérarchiques auraient dû provoquer un sérieux examen de conscience. Il aurait fallu trouver la cause proportionnée à l’envahissement du vice aussi bien qu’à la coupable complaisance des responsables des séminaires et des diocèses. Se poser la question, c’était en venir à condamner l’ouverture à l’esprit du monde ainsi que la louange de l’épanouissement de l’homme et de sa liberté. De cela, il n’était évidemment pas question.

Aussi ferma-t-on les yeux. Le cas le plus scandaleux est bien celui du fondateur des Légionnaires du Christ, dont l’amitié avec Jean-Paul II lui valut de voir toutes les dénonciations à son sujet classées sans suite.

Un saint aurait-il supporté l’invasion du vice dans l’Église et jusque parmi ses amis, sans réagir ?

FACE À L’ÉPREUVE DE LA MALADIE

Jean-Paul II eut cependant encore une autre occasion de faire retour sur lui-même ; la maladie de Parkinson qui le frappa au milieu des années 1990 était l’épreuve la plus apte à lui faire comprendre l’erreur et la vanité de “ sa propre philosophie ”. Pour la première fois, Karol Wojtyla était ramené à la condition humaine ordinaire. Que reste-t-il de l’épanouissement de la personne et de sa transcendance, lorsqu’elle devient totalement dépendante, quand ses facultés intellectuelles se réduisent et que sa capacité de communiquer est considérablement diminuée ?

On estime que Jean-Paul II n’était plus en état de gouverner réellement l’Église durant les cinq dernières années de son pontificat. Toutefois, il écarta la possibilité d’une démission et il s’appliqua jusqu’au bout à exercer ses fonctions publiques. Le contact avec la foule mobilisait toutes ses énergies, comme nous en avons été témoins lors des JMJ de Toronto en 2002. Les acclamations, les applaudissements le galvanisaient.

Jean-Paul II au JMJ de Toronto en 2002.

Mais pour quel résultat ? Si nous n’avions pas déjà accumulé suffisamment de faits qui contredisent sa sainteté, les fruits de ce pontificat suffiraient à la mettre en doute.

Jean-Paul II, le Pape de la paix ? Le fossoyeur du communisme ? Certes le mur de Berlin est tombé, mais les erreurs de la Russie sont répandues partout, son totalitarisme est maintenant celui de la franc-maçonnerie et des puissances financières. On ne peut même pas soutenir que la paix ait fait des progrès durant son règne. Il en fit d’ailleurs lui-même l’amer constat le 24 mars 2004, pour le vingtième anniversaire de sa consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : « Vingt ans se sont écoulées depuis ce jour… L’humanité vivait alors des moments difficiles, de grande préoccupation et d’incertitude. Vingt ans plus tard, le monde reste encore affreusement marqué par la haine, la violence, le terrorisme et la guerre. »

Qu’on ne lui attribue pas non plus l’augmentation du nombre de baptisés en Afrique ou en Asie, elle reste inférieure à celle de la population. Quant au nombre impressionnant de vocations dans les pays de mission, il doit être relativisé par leur piètre qualité pour beaucoup, et par les scandales de mœurs qui affligent plusieurs jeunes Églises.

Dans nos pays de vieille chrétienté, le spectacle des foules qui se sont pressées sur le passage du Pape ou à l’occasion des JMJ n’arrivait plus à cacher la sclérose de l’Église. Nous en avons eu un exemple ici au Canada.

Notre Père annonçait : « Ce serait comme ce qu’on voit parfois quand un bateau fait eau de toutes parts. À un certain moment, paraît-il, on le voit se dresser vertical, la proue levée vers le ciel comme des mains suppliantes. Elle s’élève, cela tient du prodige, puis d’un coup, le bateau coule et disparaît à jamais sous les flots. » C’est bien ce qui est arrivé.

Jean-Paul II mourut le 2 avril 2005, sans avoir rétracté une seule de ses erreurs.

Pourquoi l’avoir canonisé à toute force, au mépris de toute la pratique séculaire, si sage, de l’Église ? Une seule explication a pu convaincre les cardinaux pour avaliser une telle entreprise : il faut sauver le Concile Vatican II. En effet, ce sont les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui ont contraint l’Église à absorber les erreurs qu’il enseigne. Ces papes oubliés, et la papolâtrie remise en cause par une saine et sainte (contre-) réforme de l’Église, il ne restera rien du Concile. La dernière carte de celui qui lui donna son esprit maléfique est de placer sur les autels ceux qui y furent ses instruments.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

La Renaissance catholique n° 213
Audio-vidéo : contre-reforme-catholique.org/public/fiche.php
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que …More
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que commence un des plus longs pontificats de l’histoire, au cours duquel les erreurs doctrinales de Vatican II se sont répandues dans toute l’Église, semant la confusion, provoquant la déchristianisation de l’Occident et, ailleurs, un ralentissement de l’activité missionnaire dont les résultats peinent désormais à suivre la progression démographique, et accusent la concurrence de l’islam et des sectes.

LA GRANDE SÉDUCTION

Depuis son premier vicariat en paroisse rurale jusqu’à son épiscopat à Cracovie, Karol Wojtyla a toujours agi en entretenant une subtile ambiguïté. Il respectait les devoirs de sa charge d’une façon exemplaire, mais inédite : exercer le moins possible l’autorité, donner à chacun l’impression qu’il est important, qu’il a raison, plaire à tous. Ce style de gouvernement suppose une grande maîtrise de soi, une capacité de jouer son rôle tout en s’en abstrayant afin de garder sa propre doctrine, le cap que l’on s’est fixé, pour modifier peu à peu le climat général, orienter différemment les manières d’agir et… de penser.

Une fois sur le trône pontifical, Jean-Paul II a eu le même comportement. Face à l’héritage désastreux du règne de Paul VI, il donna l’impression de reprendre en main le gouvernail de la barque de saint Pierre avec autorité et piété, tout en ne faisant que de légères retouches cosmétiques. Sa véritable intention était de maintenir l’Église dans la ligne de Vatican II, dont nous avons vu qu’il avait été l’un des principaux théoriciens. Dans notre monde contemporain, l’Église connaissait un Vendredi saint, il la conduirait à la résurrection de Pâques en la vouant à la dignité de l’Homme.

Pour cela, après une quinzaine d’années de tempêtes, de défections, de scandales, il fallait une main ferme capable de rassurer le troupeau sans remettre le Concile en question.

Jean-Paul II s’attacha donc tout d’abord à séduire, pour rendre inconcevable la moindre contestation de ses actions et de ses dires.

Pourtant, dès les premières semaines, un fait en dit long sur ses motivations : succédant au très populaire Jean-Paul Ier, il en reprit le nom, affecta de se réclamer de lui, mais se garda bien de confirmer les changements que celui-ci avait décidés la veille de sa mort. Il n’ordonna pas non plus d’enquête sur les circonstances mystérieuses de celle-ci. Tous ceux dont son saint prédécesseur voulait le départ restèrent en place, du secrétaire d’État, le cardinal Villot, au responsable de « la banque du Vatican », l’archevêque Marcinkus, en passant par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Baggio, et plusieurs autres. Mais qui, hors de la curie romaine, savait tout cela ?

Aux yeux des fidèles, Jean-Paul II passa pour un fervent dévôt de la Vierge. Dans les premiers temps, il apparaissait toujours avec le chapelet à la main et il demanda que les voyages pontificaux qu’il reprenait à la suite de ceux de Paul VI soient l’occasion de pèlerinages aux grands sanctuaires mariaux. Il s’employa aussi à remettre un peu d’ordre et de dignité dans les célébrations liturgiques.

Son discours d’intronisation fit choc dans une Église « malade du Concile », après quinze ans de constantes autocritiques. Tout d’un coup, à la voix du Pape, la Foi était proclamée avec vigueur :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

Enfin, quelques rappels fermes de la morale catholique, notamment contre l’avortement, achevèrent de donner à la masse des fidèles l’impression d’une reprise en main salutaire ; en effet, la religion traditionnelle n’était pas loin : en 1978, tous les prêtres avaient connu l’ancienne liturgie, les dévotions traditionnelles, le catéchisme du Concile de Trente.

Seule la minorité réformatrice aurait pu s’inquiéter si elle n’avait alors discerné l’originalité des discours du nouveau Pape. Dès les débuts, en effet, le respect des droits de l’homme et de sa dignité revint en leitmotiv.

Certes, la situation internationale était alors très tendue. Non seulement le communisme était très virulent en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, mais la guerre froide battait son plein en Europe, sur fond d’une périlleuse course à l’armement. Dans ce contexte, les interventions énergiques du Saint-Père étaient une nouveauté, mais elle aussi frappée au coin de l’ambiguïté. D’une part, le Pape polonais paraissait anticommuniste, opposé à la domination soviétique. Ses compatriotes du syndicat Solidarnosc bénéficièrent indubitablement de sa bénédiction et d’un soutien qui ne fut pas simplement moral. Mais ses constants rappels du respect inconditionnel des droits de l’homme étaient également un puissant frein à la lutte anticommuniste partout ailleurs.

Son premier voyage, au Mexique, fut un succès considérable. Sa piété mariale, son extraordinaire popularité et son attitude devant l’épiscopat du sous-continent réuni à Puebla rassurèrent tous les inquiets. Il y donna un coup d’arrêt à la théologie de la libération, coupable de soutenir la révolution communiste violente.

Dans un article de mars 1979, l’abbé de Nantes témoigne de ce qu’on a retenu à l’époque de ce premier voyage. « Jean-Paul II a donc parlé de Dieu, du Fils de Dieu, de la Sainte Vierge, de la foi et de l’unité de l’Église, de la vie intérieure des prêtres, des religieux et religieuses, de la merveilleuse religion populaire. Il a exalté la vérité et la loyauté de ceux qui la servent et la prêchent, il a fortifié l’obéissance des prêtres et la docilité des fidèles. S’il a beaucoup parlé des droits de l’homme et de la justice, l’autorité souveraine qu’il manifestait en toute sa personne ôtait aux mots dont il usait leur venin révolutionnaire, tout caractère haineux et subversif. Il a passé en faisant le bien. » Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons pour lesquelles le pape François vénère Jean-Paul II.

LE VRAI JEAN-PAUL II

Ces lignes étaient à peine sèches quand, le 15 mars 1979, notre Père prenait connaissance de la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis. Un chef d’œuvre de duplicité. Citons le passage central de la démonstration de l’abbé de Nantes, car lorsqu’on a compris l’erreur du raisonnement développé dans Redemptor hominis, on a compris Jean-Paul II. C’est largement suffisant pour interdire sa canonisation !

« L’encyclique Redemptor hominis juxtapose en effet deux thèmes qui ne se fondent pas plus l’un en l’autre que l’eau et l’huile dans un verre. Plus qu’en aucun discours de Paul VI, qu’il proclame ici son grand prédécesseur et vrai père, mais comme déjà dans Signe de contradiction [la retraite de carême prêchée au Vatican en 1976], Jean-Paul II associe les deux thèmes de la Rédemption chrétienne et des droits de l’Homme sans parvenir pourtant à les réunir vraiment. Ils constituent dans cette unique encyclique comme deux discours entremêlés, mais séparés. »

« Se fondant sur le fameux texte de GS 22, 2, dont on sait maintenant qu’il en a été le rédacteur au Concile, il fait de la Rédemption une révélation de l’amour de Dieu, non de l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, mais du besoin d’amour et d’expérience amoureuse qui est au fond du cœur de l’homme comme une valeur divine :

« L’homme ne peut vivre sans amour… sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience ( !) et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement [l’abbé de Nantes pose une seule question en commentaire : n’importe quel amour ?]. C’est pourquoi le Christ rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même… Dans la dimension humaine du mystère de la Rédemption, l’homme retrouve la grandeur, la dignité et la valeur propre de son humanité… Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveauconfirméet il est en quelque sorte créé de nouveau… S’il laisse ce processus d’assimilation au Christ se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur s’il amérité d’avoir un tel et un si grand rédempteur ”. »

Commentaire de notre Père : « Voilà la plus grande perversion de la foi qui ait jamais été professée ! C’est le monde renversé. Le Christ, par son Incarnation et sa Rédemption, serait le révélateur pour l’Homme de sa propre grandeur, de sa valeur, de son mérite, et le convaincrait de sa propre excellence ! Jamais on n’avait fait ainsi de Jésus-Christ et de ses mystères de grâce le piédestal et l’ornement de l’orgueil humain ! « Cette profonde admiration pour la valeur et la dignité de l’homme s’exprime dans le mot Évangile qui veut dire Bonne Nouvelle », continue le Pape, et notre Père de commenter : « Jamais de la vie ! l’Évangile est l’heureuse annonce de la miséricorde divine accordée par pure grâce à l’humanité pécheresse et misérable, indigne et coupable. »

Ce texte nous livre la clef de la pensée et de l’œuvre de Jean-Paul II : le culte de l’Homme révélé par Dieu !

Il est aussi un exemple de l’ambiguïté de ses écrits comme de ses discours. Un fidèle non averti, confiant envers le Pape, l’entendant parler de l’Homme, comprenait l’homme créé par Dieu, dans son état originel, avant le péché d’Adam et Ève, ou tel qu’il sera après sa rédemption. Mais Jean-Paul II, lui, sous le nom générique d’homme, parlait de tout homme, concret, existant aujourd’hui ! Séduit, le peuple catholique, sans comprendre le discours dans sa totalité, en absorba tout de même peu à peu le venin constamment répandu.

Il en résulta pour le moins l’atténuation du sens du péché, l’exaltation de l’épanouissement, de la liberté humaine, etc. Après vingt-cinq ans d’encycliques, de discours du mercredi, d’homélies, la prédication catholique aura changé de contenu. La mentalité du “ catholique de base ”, clerc ou laïc, aura évolué.

Les premières années du pontificat furent une succession, non pas d’actes de gouvernement restaurateurs, mais de voyages durant lesquels il souleva les foules. Pologne, où il leva l’étendard de la lutte pour la liberté, Irlande, États-Unis où il fut le premier pape à se rendre à la Maison-Blanche, Turquie. En 1980, Afrique, France, Brésil.

Voyage en Pologne en 1979.

Fort de son prestige, il choisit comme sujet des audiences générales du mercredi ce qu’il présenta comme une catéchèse sur la destinée humaine, sur la sexualité, sur la théologie du corps. En fait, il s’agissait de l’enseignement de « sa propre philosophie ». Son style très abscons empêcha le commun des mortels d’y prêter attention ; mais ceux qui la comprenaient soit l’adoptaient, soit se taisaient. Qui pouvait oser s’en prendre à un pape si populaire ?

Pourtant, à partir de 1981, des oppositions se sont levées, elles caractérisent la seconde période du pontificat, de 1981 à 1985.

LE MENSONGE SUR FATIMA

La première opposante qui allait briser l’élan du surhomme, ce fut… la Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima. Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’un attentat place Saint-Pierre. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui ne sont toujours pas clairement élucidées, ce fut l’occasion pour Notre-Dame de s’imposer à lui.

En effet, en 1981, ce soi-disant grand dévot de la Sainte Vierge ne s’était pas encore intéressé aux apparitions de Fatima, pas plus qu’aux paroles de Notre-Dame, ni même au Secret. Pire, il ne voulait pas y prêter attention puisque les demandes du Ciel s’opposaient à la politique d’ouverture à l’Est de Paul VI, qu’il avait faite sienne après la brève parenthèse de Jean-Paul Ier.

Il le reconnut lui-même, spontanément, en conversant avec le cardinal Wyszinski. Ce dernier lui avait déclaré que la chose la plus importante qu’il aurait à faire pendant son pontificat était la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques. Le Pape répondit qu’ « une telle consécration serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que cela aurait des conséquences politiques. » Il ne pouvait donc effectuer un tel acte. Il objecta aussi que « la juridiction du Souverain Pontife n’englobait que l’Église catholique ; que le Pape n’était pas le Pape de tous les hommes. » Ce à quoi le Cardinal rétorqua que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait juridiction sur tous les hommes. » Cela n’ébranla pas le Pape polonais.

Mais sauvé de la mort un 13 mai, il ne pouvait plus éluder ce rendez-vous avec la Sainte Vierge, après trente et un mois de pontificat. Le 18 juillet 1981, le texte original du Secret et sa traduction en italien lui furent remis. Le 11 août suivant, il les fit rendre aux Archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après avoir lu le Secret, le Pape décida de ne pas en parler publiquement ; toutefois, il se présenta dès lors comme le miraculé de la Vierge de Fatima.

Jean-Paul II et sœur Lucie le 13 mai 1982.

Pour le premier anniversaire de l’attentat, il voulut aller à Fatima. Deux mois avant l’événement, sœur Lucie rappela au nonce de Lisbonne les conditions exigées par le Ciel au sujet de la consécration de la Russie. Le 13 mai, elle rencontra Jean-Paul II à Fatima lors d’un entretien particulier d’une bonne vingtaine de minutes. Le Pape tenta de la convaincre qu’il n’était « ni nécessaire ni prudent de révéler le contenu du troisième Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas. » Il éluda la question de la consécration de la Russie en disant qu’il en parlerait aux évêques lors du synode de 1983.

Mais toute sa prédication à Fatima prit le contre-pied des volontés du Ciel. Visiblement il désapprouvait la dévotion réparatrice, puisqu’en citant l’une des prières enseignées par Notre-Dame, il dit bien « en réparation des péchés », mais il omit la suite : « commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » La consécration à Marie devenait un acte d’offrande à Dieu par Marie. Dans son homélie du 13 mai, il laissa entendre faussement que ses prédécesseurs avaient déjà répondu aux demandes de « la Dame du message ».

L’abbé de Nantes intitula son compte-rendu du voyage du Pape à Fatima : L’IMPOSTURE SUPRÊME. « Le pire est qu’il a voulu faire accroire aux bons qu’il faisait tout le nécessaire, tout l’humainement possible, tout ce qu’une prudence surnaturelle lui inspirait de faire. Tandis qu’il montrait aux méchants qu’il n’était pas dupe des légendes et affabulations et hystéries fatimistes. Et qu’il n’exigeait pas qu’on y croie, qu’il ne demandait aucun effort à personne. »

Consécration de 1984.

Sœur Lucie ne désarma pas ; Mgr Beltritti, patriarche de Jérusalem, rappela au Synode de 1983 que les demandes du Ciel n’étaient toujours pas satisfaites. Jean-Paul II décida alors d’informer les évêques du monde entier de son intention de renouveler le 25 mars 1984 sa consécration de 1982, afin qu’ils puissent la faire avec lui. Mais le 22 mars 1984, sœur Lucie déclara que « Cette consécration ne peut pas avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas nettement comme étant le seul objet de la consécration. »

Devant l’obstination de la voyante à témoigner du mécontentement du Ciel, la secrétairerie d’État lui ordonna, en 1988, ainsi qu’aux autorités de Fatima et à plusieurs ecclésiastiques, « de ne plus importuner » le Saint-Père avec la consécration de la Russie. Mais comme elle continuait à affirmer que la consécration de 1984 ne répondait pas aux demandes de Notre-Dame, elle fut contrainte de soutenir le contraire par un ordre de Jean-Paul II transmis à la voyante par l’intermédiaire du cardinal Casaroli. Elle dut signer des lettres dactylographiées qui, heureusement, contenaient de grossières erreurs et des propositions falsifiant les révélations de Notre-Dame, il est donc avéré qu’elles sont apocryphes.

Avoir recours à de tels procédés pour pouvoir agir à l’encontre des volontés du Ciel qui vous ont été communiquées, est-ce digne d’un saint ? qui plus est, d’un saint qui se targue d’une grande dévotion mariale ?

LE MENSONGE SUR L’ABBÉ DE NANTES

Sœur Lucie et, à travers elle, la Sainte Vierge ne furent pas les seules à être victimes des mensonges de Jean-Paul II.

Depuis mars 1979, en effet, l’abbé de Nantes diffusait chaque mois ses critiques doctrinales de Jean-Paul II. Celui-ci ne les ignorait pas, en voici une preuve parmi d’autres. Nous avons évoqué les audiences du mercredi au cours desquelles le Pape exposait « sa » philosophie et sa théologie du corps. À l’audience du 13 janvier 1982, Jean-Paul II expliqua que la sexualité conjugale s’épanouirait dans la vie éternelle. Citons-le : « Parlant du corps glorifié par la résurrection à la vie future, nous pensons à l’hommemâle-femelledans toute la vérité de son humanité : l’homme qui, en même temps que l’expérience eschatologique du Dieu vivant (la visionface à face ”) expérimente précisément cette signification de son propre corps. Ce sera une expérience toute nouvelle et, en même temps, elle ne sera d’aucune manière séparée de ce que l’homme a eu en partagedès l’origine, ni de ce qui constitue en lui la dimension historique de son existence, la source de la tension entre l’esprit et le corps [l’instinct sexuel donc, le désir charnel], concernant en général la signification procréatrice du corps et du sexe. […] Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement imposé une série de limitations, se révélera alors de nouveau et, en même temps, avec une telle simplicité et splendeur que quiconque participera àl’autre monderetrouvera dans son propre corps glorifié la source ( !) de la liberté du don. La parfaiteliberté des fils de Dieu ” (cf Rm 8, 14) alimentera également de ce don chacune des communions qui constitueront la grande communauté de la communion des saints. »

Indigné, l’abbé de Nantes titra son éditorial de février 1982 : Désaccord total, l’obsession érotique. À la suite de quoi, Jean-Paul II n’est plus jamais revenu sur le sujet, et les audiences du mercredi parlèrent d’autre chose…

Donc, chaque mois un chapitre de la pensée du Pape, ou un de ses discours ou une de ses encycliques, était analysé implacablement par le théologien de la Contre-Réforme. Il ne faisait pas œuvre d’intégriste, mais œuvre de renaissance catholique. Comprenant l’erreur métaphysique sur laquelle Karol Wojtyla avait bâti sa philosophie de la personne, en cette même année 1982, l’abbé de Nantes exposa pour la première fois sa propre métaphysique définissant la personne par ses relations. Il en montra l’extraordinaire fécondité pour répondre aux problèmes contemporains dans une parfaite harmonie avec la Révélation scripturaire.

À cette lumière, notre Père prévoyait le désastre pour l’Église. Il est impossible d’exalter la transcendance de la personne humaine, sa liberté sans provoquer une éruption incontrôlable d’immoralités, comme il est impossible d’exalter les droits de l’homme sans que les erreurs de la Russie ne se répandent dans le monde, sans que tombent les derniers États catholiques, sans que la puissance maçonnique ne prenne le contrôle des médias et finisse par étouffer la liberté de l’Église. En outre, se permettre sans cesse de mutiler les citations de la sainte Écriture pour justifier ses propres thèses revient à donner licence à toutes les aberrations modernistes, en attendant le triomphe de l’athéisme. Enfin, on ne peut pas se moquer de Notre-Dame de Fatima sans provoquer les ruines évoquées par le Secret.

L’abbé de Nantes devant le Saint-Office, le 13 mai 1983.

Dans sa foi en l’Église et en l’infaillibilité pontificale, l’abbé de Nantes se décida alors à faire une nouvelle fois appel du Pape au Pape. Le 13 mai 1983, il se présenta à Rome pour déposer un Livre d’accusation.

Si Jean-Paul II avait été innocent, il aurait accepté le Livre pour examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cela aurait été un jeu d’enfant pour les théologiens romains de montrer d’éventuelles erreurs chez le prêtre français, ou ses contresens dans son interprétation des discours pontificaux, ou encore des falsifications de citations. Confondu et s’il ne s’était pas repenti, l’abbé de Nantes aurait été canoniquement condamné pour le plus grand bien de l’Église sagement gouvernée par un Pape indubitablement orthodoxe.

Seulement voilà, Jean-Paul II savait pertinemment que son enseignement était en contradiction avec celui de l’Église et qu’il ne sortirait pas vainqueur d’un procès. Plus habile que Paul VI, il ne demanda pas à la police italienne d’empêcher l’abbé de Nantes de déposer son Livre d’accusation ; il autorisa le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi à le recevoir, mais avec ordre de ne pas accepter le Livre et de prétendre que l’abbé de Nantes avait reconnu ses erreurs lors d’un précédent procès. Autrement dit, il était relaps ! Un communiqué de presse répandit le mensonge urbi et orbi.

Qui peut soupçonner le Pape d’être menteur ? L’avocat du diable dans un procès en canonisation… mais justement Jean-Paul II en a modifié la procédure et a supprimé la charge ! Il pensait à tout.

MENSONGE SUR L’ÉTAT DE L’ÉGLISE

La Sainte Vierge et sœur Lucie, l’abbé de Nantes… il y eut d’autres victimes des mensonges de Jean-Paul II : ce furent les évêques. En effet, vingt ans après le Concile, non seulement le printemps de l’Église se faisait attendre, mais chaque évêque dans son diocèse s’inquiétait. Au synode de 1983, leur liberté d’expression lors des carrefours donna un tableau de l’Église autrement plus alarmiste que le discours officiel.

Sans qu’il nous soit possible d’établir si le cardinal Ratzinger avait agi de lui-même ou sur ordre, la publication de son livre avec le journaliste Messori Entretien sur la foi, qui se faisait l’écho de la situation exacte de l’Église, eut un grand retentissement. Jean-Paul II convoqua alors un synode extraordinaire pour les vingt ans du Concile, où le cardinal Ratzinger se tut, imposant à l’ensemble de l’épiscopat la « ligne du parti » : interdiction absolue de remettre en cause le Concile.

En imposant la langue de bois, en laissant les évêques et les prêtres faire face à une crise qu’ils ne comprenaient pas, de combien de découragements, voire de désespoirs, ne s’est-il pas rendu responsable ? Il faudra attendre mars 2013 pour que le pape François dise tout haut ce qui la veille était encore considéré comme un acte de rébellion : l’Église est en crise, elle est désertée par ses fidèles, les petits enfants ne savent même plus faire le signe de croix !

En 2002, l’évêque de Trois-Rivières, sur ordre ou tout au moins avec l’accord du nonce apostolique à Ottawa, a refusé les obsèques à l’église de notre frère Hugues pour le seul motif qu’il était disciple de l’abbé de Nantes, celui qui critiquait ouvertement et selon le droit canonique le Concile et Jean-Paul II. Bien des prêtres et même des évêques critiquaient les dogmes, réclamaient le sacerdoce des femmes, etc. sans risquer un tel opprobre. Mais critiquer Jean-Paul II était impardonnable.

Tel était le climat de l’Église sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L’arbitraire est-il une vertu héroïque ? Le subir sans quitter l’Église oui, certes ! mais l’exercer ?

LA PROMESSE D’UN MONDE MEILLEUR POUR L’AN 2000

Réunion interreligieuse d’Assise en 1986.

La Sainte Vierge réduite au silence, l’abbé de Nantes calomnié, les évêques mis au pas, survint alors l’impardonnable schisme de Mgr Lefebvre, habilement provoqué, qui déconsidéra toute critique du Concile. Jean-Paul II avait les mains libres pour imposer ce que le théologien de la Contre-Réforme appelait sa gnose.

De 1986 à 1996, des actes plus scandaleux les uns que les autres se succédèrent sans susciter la moindre réaction.

Par exemple, la réunion interreligieuse d’Assise, pour prier ensemble chacun son Dieu afin d’obtenir la paix. Voilà Jésus-Christ mis au rang des faux dieux et la Sainte Vierge interdite de séjour à Assise ce jour-là, certains furent choqués, personne n’osa s’opposer.

Jean-Paul II fut le premier Pape à visiter une synagogue, celle de Rome, en avril 1986. Il y déclara que les juifs sont « nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière […] nos frères aînés. » Toujours cette ambiguïté, qui est en fait un mensonge, puisqu’il fait comme si le judaïsme talmudique était fidèle au judaïsme de l’Ancien Testament.

Il faudrait citer ses encycliques toutes marquées au coin de ses erreurs philosophiques, en particulier Redemptoris missio en 1990, sur les missions, Veritatis splendor en 1993, sur la morale, Fides et ratio en 1998, sur les rapports entre la foi et la raison.

Dans de nombreuses occasions, Jean-Paul II n’a pas d’autre choix que de tronquer les citations de la sainte Écriture pour les faire coïncider avec ses thèses. L’exemple le plus commun est la citation de l’Évangile de saint Jean au chapitre 2, verset 25 : « Jésus n’avait pas besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme », demi-verset toujours cité par Jean-Paul II pour montrer que Dieu admire l’homme. Mais lisons la phrase sans la tronquer, on s’aperçoit alors que saint Jean dit exactement le contraire : « Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme. »

Le record se trouve dans la lettre apostolique sur la condition de la femme, Mulieris dignitatem, au point que l’abbé de Nantes a pu en faire une heure de conférence, mettant bout à bout les citations de l’Écriture sainte falsifiées ou erronées !

Ouverture de la porte sainte du Jubilé de l’an 2000.

À la même époque, Jean-Paul II était au faîte de sa gloire avec la chute du mur de Berlin, préparée par sa constante aide à la contestation polonaise, avec sa rencontre avec Gorbatchev, avec ses prises de position contre l’avortement et en faveur d’une stricte morale sexuelle, dont on ne remarqua pas qu’elles étaient davantage fondées sur la dignité de l’Homme que sur le respect de la loi divine. On peut mettre aussi à son crédit son opposition ferme à la théologie de la libération, quoiqu’il ait été incapable de donner à l’Église d’Amérique du Sud l’impulsion pour s’opposer aux sectes. La création des JMJ est aussi souvent citée en sa faveur, elles deviendront le rassemblement périodique de la jeunesse avec un Pape qui, certes vieilli, restait capable de dominer les foules.

Un véritable procès de béatification n’aurait pas manqué d’examiner sa fascination pour le troisième millénaire, censé ouvrir des temps nouveaux. Il décréta une année jubilaire pour l’an 2000 dont la préparation s’étendit sur trois ans, la première année dédiée au Père, la deuxième au Fils et la troisième au Saint-Esprit. De celui-ci, il annonça une activité renouvelée pour le troisième millénaire. Et, encore une ambiguïté, il lança une « nouvelle évangélisation », nouvel élan d’évangélisation ou annonce d’un nouvel évangile ?

Dans ces voyages, il mit plus que jamais l’accent sur le dialogue interreligieux. Posant des gestes inconcevables, comme, en 1999, lorsqu’il baisa le Coran en signe de respect ! lorsqu’il alla, le 26 mars 2000 devant le mur des Lamentations à Jérusalem, déposer une prière monothéiste où on remarqua l’omission calculée de toute référence à Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Le dimanche 6 mai 2001, après avoir enlevé ses chaussures, il entra dans la mosquée des Umayyades à Damas où il écouta religieusement la lecture de versets du Coran et la litanie des noms d’Allah. Le grand mufti déclara ensuite : nous adorons tous le même Dieu. Le Pape laissa dire…. C’était un reniement de la Sainte Trinité.

Jean-Paul embrassant le Coran en 1999, au mur des lamentations en 2000, dans une mosquée en 2001.

Son livre avec le journaliste Messori, plus encore que ses encycliques toujours difficiles à lire, serait à verser au dossier d’un véritable procès en hérésie. Sous le titre « Entrez dans l’Espérance », le Pape annonçait une bonne nouvelle : « Rends-toi compte que, qui que tu sois, tu es aimé ! Souviens-toi que l’Évangile est une invitation à la joie ! N’oublie pas que tu as un Père et que chaque vie, même la plus insignifiante pour les hommes, a une valeur éternelle et infinie à ses yeux… » Mais loin d’appeler à la conversion, Jean-Paul II prêchait le triomphe de l’Amour. Au sujet de l’enfer, par exemple, après avoir affirmé que l’apocatastase finale avait été rejetée par les premiers conciles, le Pape enchaînait : « Cependant la question continue de se poser. Dieu a tant aimé l’homme, peut-il accepter que celui-ci Le rejette et pour ce motif soit condamné à des tourments sans fin ? Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu, il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles. Qui seront-ils ? L’Église n’a jamais voulu prendre position. Il y a là un mystère impénétrable, entre la sainteté de Dieu et la conscience humaine. Le silence de l’Église est donc la seule attitude convenable. Même si le Christ dit, à propos de Judas qui vient de le trahir : “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ” cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. » Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément.

Pas de conversion personnelle, mais conversion de l’Église ! S’adressant aux cardinaux à qui il venait d’annoncer le jubilé, Jean-Paul II évoqua la réhabilitation de Galilée, puis il déclara : « Un regard attentif porté sur l’histoire du deuxième millénaire peut sans doute permettre de mettre en lumière d’autres fautes du même ordre, en ce qui concerne le respect de la juste autonomie des sciences. (…) Comment taire aussi les nombreuses formes de violence que l’on a exercée au nom de la foi ? Les guerres de Religion, les tribunaux de l’Inquisition, et d’autres violations des droits des personnes. (…) Il faut que l’Église prenne, elle aussi, l’initiative de revoir, à la lumière de ce que le Concile Vatican II a dit, les aspects obscurs de son histoire, en les examinant à la lumière des principes de l’Évangile. »

AVEUGLE VOLONTAIRE

Tandis que le Pape se posait ainsi en juge implacable des siècles précédents, la Providence lui ménageait des occasions de faire l’examen de conscience de son pontificat. Mais il les refusa.

La première fut la publication par l’abbé de Nantes d’un troisième Livre d’accusation, cette fois contre l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique paru en octobre 1992. Jean-Paul II le présenta solennellement comme « un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique » et qu’il reconnaissait « comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». L’abbé de Nantes, lui, y relevait, larges citations à l’appui, douze hérésies. La dernière résume toute la gnose de Karol Wojtyla, « cette erreur proche de la Vérité qu’elle plagie ». Citons la phrase principale de cette dénonciation : « Ce que votre Catéchisme accorde à l’homme, à tout homme, toute femme également, indistinctement, à chacun de nous, pauvres pécheurs, c’est à Jésus et à Marie seuls que le Père l’a voulu donner. »

La démonstration était implacable. Mais, comme les fois précédentes, la cause ne fut pas examinée. Elle ne l’a pas été non plus à l’occasion du procès de béatification.

Seconde occasion pour le Pape de faire son examen de conscience : la résistance des “ fatimistes ”. Jean-Paul II avait eu beau faire semblant de répondre aux demandes de Notre-Dame en 1984, il avait eu beau interdire à sœur Lucie de communiquer avec qui que ce soit, même avec les cardinaux, les dévots de Notre-Dame réclamaient toujours la publication du “ troisième secret ” et la glorification de Jacinthe et François. Il ne pouvait décemment s’y opposer plus longtemps. Leur béatification le 13 mai 2000 amena effectivement la révélation de la troisième partie du Secret, mais ce fut avec une telle mise en scène que sa signification en fut travestie et son effet pratiquement annulé.

À Fatima, ce jour-là, en présence de Jean-Paul II et de sœur Lucie, le cardinal Sodano, secrétaire d’État, anticipa son dévoilement pour en annoncer l’interprétation officielle qui le réduisait à l’annonce de l’attentat contre Jean-Paul II : le Pape ne s’était-il pas trouvé « comme mort » lors de l’attentat du 13 mai 1981 !

La falsification du texte du Secret ne fut manifeste que le mois suivant, le 26 juin, à la publication du document authentique : les trois pastoureaux n’avaient pas vu le Pape tombé « comme mort », mais bel et bien « tué » ! Le dossier explicatif, émané du cardinal Ratzinger, était imprégné des théories modernistes du Père Dhanis, bien qu’elles aient été réfutées magistralement à plusieurs reprises. Dans son commentaire théologique, le cardinal présentait le Secret comme le résultat des « projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque. » Pour conclure : « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du Secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé. Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent au passé. »

Autrement dit, le Pape se détournait définitivement de Fatima et en détournait l’Église. Fatima, c’est fini. Quant à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dans son homélie de la messe de béatification des enfants, Jean-Paul II évita d’en parler, allant jusqu’à censurer les paroles des voyants et de Notre-Dame elle-même. Dans sa bouche : « mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu », devient « la Très sainte Vierge se dit prête à les conduire, en toute sécurité, jusqu’à Dieu. »

Est-ce un comportement digne d’un saint Pape ? Ou n’est-ce pas de ces comportements que le pape François stigmatise en disant : « Quand un chrétien devient disciple d’une idéologie, il a perdu la foi : il n’est plus un disciple de Jésus, il est devenu le disciple de cette manière de penser. La connaissance de Jésus est transformée en une connaissance idéologique et même moraliste, qui ferme la porte avec toutes ses prescriptions. (…) L’idéologie chasse les gens, éloigne, éloigne les personnes et éloigne l’Église des personnes ».

Troisième occasion de repentir, les scandales qui surgirent de plus en plus. Déjà, au milieu des années 1980, celui de la banque du Vatican mêlée à des affaires de blanchiment d’argent, avec la loge P2 et la mafia, avait éclaboussé l’Église. Loin de vouloir la purifier, Jean-Paul II avait protégé le principal accusé, Mgr Marcinkus ; nommé président du gouvernorat du Vatican, titulaire d’un passeport du Vatican, il avait joui de l’immunité face à la justice italienne, pour continuer à couler des jours tranquilles au Vatican jusqu’en 1990, puis aux États-Unis jusqu’à sa mort en 2006.

À gauche : Jean-Paul II avec Marcinkus. À droite : avec Marcial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Les scandales de mœurs qui bénéficiaient de l’extraordinaire bienveillance des autorités hiérarchiques auraient dû provoquer un sérieux examen de conscience. Il aurait fallu trouver la cause proportionnée à l’envahissement du vice aussi bien qu’à la coupable complaisance des responsables des séminaires et des diocèses. Se poser la question, c’était en venir à condamner l’ouverture à l’esprit du monde ainsi que la louange de l’épanouissement de l’homme et de sa liberté. De cela, il n’était évidemment pas question.

Aussi ferma-t-on les yeux. Le cas le plus scandaleux est bien celui du fondateur des Légionnaires du Christ, dont l’amitié avec Jean-Paul II lui valut de voir toutes les dénonciations à son sujet classées sans suite.

Un saint aurait-il supporté l’invasion du vice dans l’Église et jusque parmi ses amis, sans réagir ?

FACE À L’ÉPREUVE DE LA MALADIE

Jean-Paul II eut cependant encore une autre occasion de faire retour sur lui-même ; la maladie de Parkinson qui le frappa au milieu des années 1990 était l’épreuve la plus apte à lui faire comprendre l’erreur et la vanité de “ sa propre philosophie ”. Pour la première fois, Karol Wojtyla était ramené à la condition humaine ordinaire. Que reste-t-il de l’épanouissement de la personne et de sa transcendance, lorsqu’elle devient totalement dépendante, quand ses facultés intellectuelles se réduisent et que sa capacité de communiquer est considérablement diminuée ?

On estime que Jean-Paul II n’était plus en état de gouverner réellement l’Église durant les cinq dernières années de son pontificat. Toutefois, il écarta la possibilité d’une démission et il s’appliqua jusqu’au bout à exercer ses fonctions publiques. Le contact avec la foule mobilisait toutes ses énergies, comme nous en avons été témoins lors des JMJ de Toronto en 2002. Les acclamations, les applaudissements le galvanisaient.

Jean-Paul II au JMJ de Toronto en 2002.

Mais pour quel résultat ? Si nous n’avions pas déjà accumulé suffisamment de faits qui contredisent sa sainteté, les fruits de ce pontificat suffiraient à la mettre en doute.

Jean-Paul II, le Pape de la paix ? Le fossoyeur du communisme ? Certes le mur de Berlin est tombé, mais les erreurs de la Russie sont répandues partout, son totalitarisme est maintenant celui de la franc-maçonnerie et des puissances financières. On ne peut même pas soutenir que la paix ait fait des progrès durant son règne. Il en fit d’ailleurs lui-même l’amer constat le 24 mars 2004, pour le vingtième anniversaire de sa consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : « Vingt ans se sont écoulées depuis ce jour… L’humanité vivait alors des moments difficiles, de grande préoccupation et d’incertitude. Vingt ans plus tard, le monde reste encore affreusement marqué par la haine, la violence, le terrorisme et la guerre. »

Qu’on ne lui attribue pas non plus l’augmentation du nombre de baptisés en Afrique ou en Asie, elle reste inférieure à celle de la population. Quant au nombre impressionnant de vocations dans les pays de mission, il doit être relativisé par leur piètre qualité pour beaucoup, et par les scandales de mœurs qui affligent plusieurs jeunes Églises.

Dans nos pays de vieille chrétienté, le spectacle des foules qui se sont pressées sur le passage du Pape ou à l’occasion des JMJ n’arrivait plus à cacher la sclérose de l’Église. Nous en avons eu un exemple ici au Canada.

Notre Père annonçait : « Ce serait comme ce qu’on voit parfois quand un bateau fait eau de toutes parts. À un certain moment, paraît-il, on le voit se dresser vertical, la proue levée vers le ciel comme des mains suppliantes. Elle s’élève, cela tient du prodige, puis d’un coup, le bateau coule et disparaît à jamais sous les flots. » C’est bien ce qui est arrivé.

Jean-Paul II mourut le 2 avril 2005, sans avoir rétracté une seule de ses erreurs.

Pourquoi l’avoir canonisé à toute force, au mépris de toute la pratique séculaire, si sage, de l’Église ? Une seule explication a pu convaincre les cardinaux pour avaliser une telle entreprise : il faut sauver le Concile Vatican II. En effet, ce sont les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui ont contraint l’Église à absorber les erreurs qu’il enseigne. Ces papes oubliés, et la papolâtrie remise en cause par une saine et sainte (contre-) réforme de l’Église, il ne restera rien du Concile. La dernière carte de celui qui lui donna son esprit maléfique est de placer sur les autels ceux qui y furent ses instruments.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

La Renaissance catholique n° 213
Audio-vidéo : contre-reforme-catholique.org/public/fiche.php
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que …More
JEAN-PAUL II L’APOSTAT

II. LE PROPHÈTE ET LE PONTIFE
DU CULTE DE L’HOMME


LE 16 octobre 1978, Jean-Paul II apparaît pour la première fois à la loggia de Saint-Pierre. Son aisance, sa jeunesse, son sourire charment tout de suite la foule qui l’acclame. Rompant avec le protocole, il lui adresse quelques mots teintés d’humour avant de donner la bénédiction apostolique. C’est ainsi que commence un des plus longs pontificats de l’histoire, au cours duquel les erreurs doctrinales de Vatican II se sont répandues dans toute l’Église, semant la confusion, provoquant la déchristianisation de l’Occident et, ailleurs, un ralentissement de l’activité missionnaire dont les résultats peinent désormais à suivre la progression démographique, et accusent la concurrence de l’islam et des sectes.

LA GRANDE SÉDUCTION

Depuis son premier vicariat en paroisse rurale jusqu’à son épiscopat à Cracovie, Karol Wojtyla a toujours agi en entretenant une subtile ambiguïté. Il respectait les devoirs de sa charge d’une façon exemplaire, mais inédite : exercer le moins possible l’autorité, donner à chacun l’impression qu’il est important, qu’il a raison, plaire à tous. Ce style de gouvernement suppose une grande maîtrise de soi, une capacité de jouer son rôle tout en s’en abstrayant afin de garder sa propre doctrine, le cap que l’on s’est fixé, pour modifier peu à peu le climat général, orienter différemment les manières d’agir et… de penser.

Une fois sur le trône pontifical, Jean-Paul II a eu le même comportement. Face à l’héritage désastreux du règne de Paul VI, il donna l’impression de reprendre en main le gouvernail de la barque de saint Pierre avec autorité et piété, tout en ne faisant que de légères retouches cosmétiques. Sa véritable intention était de maintenir l’Église dans la ligne de Vatican II, dont nous avons vu qu’il avait été l’un des principaux théoriciens. Dans notre monde contemporain, l’Église connaissait un Vendredi saint, il la conduirait à la résurrection de Pâques en la vouant à la dignité de l’Homme.

Pour cela, après une quinzaine d’années de tempêtes, de défections, de scandales, il fallait une main ferme capable de rassurer le troupeau sans remettre le Concile en question.

Jean-Paul II s’attacha donc tout d’abord à séduire, pour rendre inconcevable la moindre contestation de ses actions et de ses dires.

Pourtant, dès les premières semaines, un fait en dit long sur ses motivations : succédant au très populaire Jean-Paul Ier, il en reprit le nom, affecta de se réclamer de lui, mais se garda bien de confirmer les changements que celui-ci avait décidés la veille de sa mort. Il n’ordonna pas non plus d’enquête sur les circonstances mystérieuses de celle-ci. Tous ceux dont son saint prédécesseur voulait le départ restèrent en place, du secrétaire d’État, le cardinal Villot, au responsable de « la banque du Vatican », l’archevêque Marcinkus, en passant par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Baggio, et plusieurs autres. Mais qui, hors de la curie romaine, savait tout cela ?

Aux yeux des fidèles, Jean-Paul II passa pour un fervent dévôt de la Vierge. Dans les premiers temps, il apparaissait toujours avec le chapelet à la main et il demanda que les voyages pontificaux qu’il reprenait à la suite de ceux de Paul VI soient l’occasion de pèlerinages aux grands sanctuaires mariaux. Il s’employa aussi à remettre un peu d’ordre et de dignité dans les célébrations liturgiques.

Son discours d’intronisation fit choc dans une Église « malade du Concile », après quinze ans de constantes autocritiques. Tout d’un coup, à la voix du Pape, la Foi était proclamée avec vigueur :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

Enfin, quelques rappels fermes de la morale catholique, notamment contre l’avortement, achevèrent de donner à la masse des fidèles l’impression d’une reprise en main salutaire ; en effet, la religion traditionnelle n’était pas loin : en 1978, tous les prêtres avaient connu l’ancienne liturgie, les dévotions traditionnelles, le catéchisme du Concile de Trente.

Seule la minorité réformatrice aurait pu s’inquiéter si elle n’avait alors discerné l’originalité des discours du nouveau Pape. Dès les débuts, en effet, le respect des droits de l’homme et de sa dignité revint en leitmotiv.

Certes, la situation internationale était alors très tendue. Non seulement le communisme était très virulent en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, mais la guerre froide battait son plein en Europe, sur fond d’une périlleuse course à l’armement. Dans ce contexte, les interventions énergiques du Saint-Père étaient une nouveauté, mais elle aussi frappée au coin de l’ambiguïté. D’une part, le Pape polonais paraissait anticommuniste, opposé à la domination soviétique. Ses compatriotes du syndicat Solidarnosc bénéficièrent indubitablement de sa bénédiction et d’un soutien qui ne fut pas simplement moral. Mais ses constants rappels du respect inconditionnel des droits de l’homme étaient également un puissant frein à la lutte anticommuniste partout ailleurs.

Son premier voyage, au Mexique, fut un succès considérable. Sa piété mariale, son extraordinaire popularité et son attitude devant l’épiscopat du sous-continent réuni à Puebla rassurèrent tous les inquiets. Il y donna un coup d’arrêt à la théologie de la libération, coupable de soutenir la révolution communiste violente.

Dans un article de mars 1979, l’abbé de Nantes témoigne de ce qu’on a retenu à l’époque de ce premier voyage. « Jean-Paul II a donc parlé de Dieu, du Fils de Dieu, de la Sainte Vierge, de la foi et de l’unité de l’Église, de la vie intérieure des prêtres, des religieux et religieuses, de la merveilleuse religion populaire. Il a exalté la vérité et la loyauté de ceux qui la servent et la prêchent, il a fortifié l’obéissance des prêtres et la docilité des fidèles. S’il a beaucoup parlé des droits de l’homme et de la justice, l’autorité souveraine qu’il manifestait en toute sa personne ôtait aux mots dont il usait leur venin révolutionnaire, tout caractère haineux et subversif. Il a passé en faisant le bien. » Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons pour lesquelles le pape François vénère Jean-Paul II.

LE VRAI JEAN-PAUL II

Ces lignes étaient à peine sèches quand, le 15 mars 1979, notre Père prenait connaissance de la première encyclique de Jean-Paul II, Redemptor hominis. Un chef d’œuvre de duplicité. Citons le passage central de la démonstration de l’abbé de Nantes, car lorsqu’on a compris l’erreur du raisonnement développé dans Redemptor hominis, on a compris Jean-Paul II. C’est largement suffisant pour interdire sa canonisation !

« L’encyclique Redemptor hominis juxtapose en effet deux thèmes qui ne se fondent pas plus l’un en l’autre que l’eau et l’huile dans un verre. Plus qu’en aucun discours de Paul VI, qu’il proclame ici son grand prédécesseur et vrai père, mais comme déjà dans Signe de contradiction [la retraite de carême prêchée au Vatican en 1976], Jean-Paul II associe les deux thèmes de la Rédemption chrétienne et des droits de l’Homme sans parvenir pourtant à les réunir vraiment. Ils constituent dans cette unique encyclique comme deux discours entremêlés, mais séparés. »

« Se fondant sur le fameux texte de GS 22, 2, dont on sait maintenant qu’il en a été le rédacteur au Concile, il fait de la Rédemption une révélation de l’amour de Dieu, non de l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs, mais du besoin d’amour et d’expérience amoureuse qui est au fond du cœur de l’homme comme une valeur divine :

« L’homme ne peut vivre sans amour… sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience ( !) et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement [l’abbé de Nantes pose une seule question en commentaire : n’importe quel amour ?]. C’est pourquoi le Christ rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même… Dans la dimension humaine du mystère de la Rédemption, l’homme retrouve la grandeur, la dignité et la valeur propre de son humanité… Dans le mystère de la Rédemption, l’homme se trouve de nouveauconfirméet il est en quelque sorte créé de nouveau… S’il laisse ce processus d’assimilation au Christ se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur s’il amérité d’avoir un tel et un si grand rédempteur ”. »

Commentaire de notre Père : « Voilà la plus grande perversion de la foi qui ait jamais été professée ! C’est le monde renversé. Le Christ, par son Incarnation et sa Rédemption, serait le révélateur pour l’Homme de sa propre grandeur, de sa valeur, de son mérite, et le convaincrait de sa propre excellence ! Jamais on n’avait fait ainsi de Jésus-Christ et de ses mystères de grâce le piédestal et l’ornement de l’orgueil humain ! « Cette profonde admiration pour la valeur et la dignité de l’homme s’exprime dans le mot Évangile qui veut dire Bonne Nouvelle », continue le Pape, et notre Père de commenter : « Jamais de la vie ! l’Évangile est l’heureuse annonce de la miséricorde divine accordée par pure grâce à l’humanité pécheresse et misérable, indigne et coupable. »

Ce texte nous livre la clef de la pensée et de l’œuvre de Jean-Paul II : le culte de l’Homme révélé par Dieu !

Il est aussi un exemple de l’ambiguïté de ses écrits comme de ses discours. Un fidèle non averti, confiant envers le Pape, l’entendant parler de l’Homme, comprenait l’homme créé par Dieu, dans son état originel, avant le péché d’Adam et Ève, ou tel qu’il sera après sa rédemption. Mais Jean-Paul II, lui, sous le nom générique d’homme, parlait de tout homme, concret, existant aujourd’hui ! Séduit, le peuple catholique, sans comprendre le discours dans sa totalité, en absorba tout de même peu à peu le venin constamment répandu.

Il en résulta pour le moins l’atténuation du sens du péché, l’exaltation de l’épanouissement, de la liberté humaine, etc. Après vingt-cinq ans d’encycliques, de discours du mercredi, d’homélies, la prédication catholique aura changé de contenu. La mentalité du “ catholique de base ”, clerc ou laïc, aura évolué.

Les premières années du pontificat furent une succession, non pas d’actes de gouvernement restaurateurs, mais de voyages durant lesquels il souleva les foules. Pologne, où il leva l’étendard de la lutte pour la liberté, Irlande, États-Unis où il fut le premier pape à se rendre à la Maison-Blanche, Turquie. En 1980, Afrique, France, Brésil.

Voyage en Pologne en 1979.

Fort de son prestige, il choisit comme sujet des audiences générales du mercredi ce qu’il présenta comme une catéchèse sur la destinée humaine, sur la sexualité, sur la théologie du corps. En fait, il s’agissait de l’enseignement de « sa propre philosophie ». Son style très abscons empêcha le commun des mortels d’y prêter attention ; mais ceux qui la comprenaient soit l’adoptaient, soit se taisaient. Qui pouvait oser s’en prendre à un pape si populaire ?

Pourtant, à partir de 1981, des oppositions se sont levées, elles caractérisent la seconde période du pontificat, de 1981 à 1985.

LE MENSONGE SUR FATIMA

La première opposante qui allait briser l’élan du surhomme, ce fut… la Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima. Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’un attentat place Saint-Pierre. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui ne sont toujours pas clairement élucidées, ce fut l’occasion pour Notre-Dame de s’imposer à lui.

En effet, en 1981, ce soi-disant grand dévot de la Sainte Vierge ne s’était pas encore intéressé aux apparitions de Fatima, pas plus qu’aux paroles de Notre-Dame, ni même au Secret. Pire, il ne voulait pas y prêter attention puisque les demandes du Ciel s’opposaient à la politique d’ouverture à l’Est de Paul VI, qu’il avait faite sienne après la brève parenthèse de Jean-Paul Ier.

Il le reconnut lui-même, spontanément, en conversant avec le cardinal Wyszinski. Ce dernier lui avait déclaré que la chose la plus importante qu’il aurait à faire pendant son pontificat était la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques. Le Pape répondit qu’ « une telle consécration serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que cela aurait des conséquences politiques. » Il ne pouvait donc effectuer un tel acte. Il objecta aussi que « la juridiction du Souverain Pontife n’englobait que l’Église catholique ; que le Pape n’était pas le Pape de tous les hommes. » Ce à quoi le Cardinal rétorqua que « le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait juridiction sur tous les hommes. » Cela n’ébranla pas le Pape polonais.

Mais sauvé de la mort un 13 mai, il ne pouvait plus éluder ce rendez-vous avec la Sainte Vierge, après trente et un mois de pontificat. Le 18 juillet 1981, le texte original du Secret et sa traduction en italien lui furent remis. Le 11 août suivant, il les fit rendre aux Archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Après avoir lu le Secret, le Pape décida de ne pas en parler publiquement ; toutefois, il se présenta dès lors comme le miraculé de la Vierge de Fatima.

Jean-Paul II et sœur Lucie le 13 mai 1982.

Pour le premier anniversaire de l’attentat, il voulut aller à Fatima. Deux mois avant l’événement, sœur Lucie rappela au nonce de Lisbonne les conditions exigées par le Ciel au sujet de la consécration de la Russie. Le 13 mai, elle rencontra Jean-Paul II à Fatima lors d’un entretien particulier d’une bonne vingtaine de minutes. Le Pape tenta de la convaincre qu’il n’était « ni nécessaire ni prudent de révéler le contenu du troisième Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas. » Il éluda la question de la consécration de la Russie en disant qu’il en parlerait aux évêques lors du synode de 1983.

Mais toute sa prédication à Fatima prit le contre-pied des volontés du Ciel. Visiblement il désapprouvait la dévotion réparatrice, puisqu’en citant l’une des prières enseignées par Notre-Dame, il dit bien « en réparation des péchés », mais il omit la suite : « commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » La consécration à Marie devenait un acte d’offrande à Dieu par Marie. Dans son homélie du 13 mai, il laissa entendre faussement que ses prédécesseurs avaient déjà répondu aux demandes de « la Dame du message ».

L’abbé de Nantes intitula son compte-rendu du voyage du Pape à Fatima : L’IMPOSTURE SUPRÊME. « Le pire est qu’il a voulu faire accroire aux bons qu’il faisait tout le nécessaire, tout l’humainement possible, tout ce qu’une prudence surnaturelle lui inspirait de faire. Tandis qu’il montrait aux méchants qu’il n’était pas dupe des légendes et affabulations et hystéries fatimistes. Et qu’il n’exigeait pas qu’on y croie, qu’il ne demandait aucun effort à personne. »

Consécration de 1984.

Sœur Lucie ne désarma pas ; Mgr Beltritti, patriarche de Jérusalem, rappela au Synode de 1983 que les demandes du Ciel n’étaient toujours pas satisfaites. Jean-Paul II décida alors d’informer les évêques du monde entier de son intention de renouveler le 25 mars 1984 sa consécration de 1982, afin qu’ils puissent la faire avec lui. Mais le 22 mars 1984, sœur Lucie déclara que « Cette consécration ne peut pas avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas nettement comme étant le seul objet de la consécration. »

Devant l’obstination de la voyante à témoigner du mécontentement du Ciel, la secrétairerie d’État lui ordonna, en 1988, ainsi qu’aux autorités de Fatima et à plusieurs ecclésiastiques, « de ne plus importuner » le Saint-Père avec la consécration de la Russie. Mais comme elle continuait à affirmer que la consécration de 1984 ne répondait pas aux demandes de Notre-Dame, elle fut contrainte de soutenir le contraire par un ordre de Jean-Paul II transmis à la voyante par l’intermédiaire du cardinal Casaroli. Elle dut signer des lettres dactylographiées qui, heureusement, contenaient de grossières erreurs et des propositions falsifiant les révélations de Notre-Dame, il est donc avéré qu’elles sont apocryphes.

Avoir recours à de tels procédés pour pouvoir agir à l’encontre des volontés du Ciel qui vous ont été communiquées, est-ce digne d’un saint ? qui plus est, d’un saint qui se targue d’une grande dévotion mariale ?

LE MENSONGE SUR L’ABBÉ DE NANTES

Sœur Lucie et, à travers elle, la Sainte Vierge ne furent pas les seules à être victimes des mensonges de Jean-Paul II.

Depuis mars 1979, en effet, l’abbé de Nantes diffusait chaque mois ses critiques doctrinales de Jean-Paul II. Celui-ci ne les ignorait pas, en voici une preuve parmi d’autres. Nous avons évoqué les audiences du mercredi au cours desquelles le Pape exposait « sa » philosophie et sa théologie du corps. À l’audience du 13 janvier 1982, Jean-Paul II expliqua que la sexualité conjugale s’épanouirait dans la vie éternelle. Citons-le : « Parlant du corps glorifié par la résurrection à la vie future, nous pensons à l’hommemâle-femelledans toute la vérité de son humanité : l’homme qui, en même temps que l’expérience eschatologique du Dieu vivant (la visionface à face ”) expérimente précisément cette signification de son propre corps. Ce sera une expérience toute nouvelle et, en même temps, elle ne sera d’aucune manière séparée de ce que l’homme a eu en partagedès l’origine, ni de ce qui constitue en lui la dimension historique de son existence, la source de la tension entre l’esprit et le corps [l’instinct sexuel donc, le désir charnel], concernant en général la signification procréatrice du corps et du sexe. […] Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement imposé une série de limitations, se révélera alors de nouveau et, en même temps, avec une telle simplicité et splendeur que quiconque participera àl’autre monderetrouvera dans son propre corps glorifié la source ( !) de la liberté du don. La parfaiteliberté des fils de Dieu ” (cf Rm 8, 14) alimentera également de ce don chacune des communions qui constitueront la grande communauté de la communion des saints. »

Indigné, l’abbé de Nantes titra son éditorial de février 1982 : Désaccord total, l’obsession érotique. À la suite de quoi, Jean-Paul II n’est plus jamais revenu sur le sujet, et les audiences du mercredi parlèrent d’autre chose…

Donc, chaque mois un chapitre de la pensée du Pape, ou un de ses discours ou une de ses encycliques, était analysé implacablement par le théologien de la Contre-Réforme. Il ne faisait pas œuvre d’intégriste, mais œuvre de renaissance catholique. Comprenant l’erreur métaphysique sur laquelle Karol Wojtyla avait bâti sa philosophie de la personne, en cette même année 1982, l’abbé de Nantes exposa pour la première fois sa propre métaphysique définissant la personne par ses relations. Il en montra l’extraordinaire fécondité pour répondre aux problèmes contemporains dans une parfaite harmonie avec la Révélation scripturaire.

À cette lumière, notre Père prévoyait le désastre pour l’Église. Il est impossible d’exalter la transcendance de la personne humaine, sa liberté sans provoquer une éruption incontrôlable d’immoralités, comme il est impossible d’exalter les droits de l’homme sans que les erreurs de la Russie ne se répandent dans le monde, sans que tombent les derniers États catholiques, sans que la puissance maçonnique ne prenne le contrôle des médias et finisse par étouffer la liberté de l’Église. En outre, se permettre sans cesse de mutiler les citations de la sainte Écriture pour justifier ses propres thèses revient à donner licence à toutes les aberrations modernistes, en attendant le triomphe de l’athéisme. Enfin, on ne peut pas se moquer de Notre-Dame de Fatima sans provoquer les ruines évoquées par le Secret.

L’abbé de Nantes devant le Saint-Office, le 13 mai 1983.

Dans sa foi en l’Église et en l’infaillibilité pontificale, l’abbé de Nantes se décida alors à faire une nouvelle fois appel du Pape au Pape. Le 13 mai 1983, il se présenta à Rome pour déposer un Livre d’accusation.

Si Jean-Paul II avait été innocent, il aurait accepté le Livre pour examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cela aurait été un jeu d’enfant pour les théologiens romains de montrer d’éventuelles erreurs chez le prêtre français, ou ses contresens dans son interprétation des discours pontificaux, ou encore des falsifications de citations. Confondu et s’il ne s’était pas repenti, l’abbé de Nantes aurait été canoniquement condamné pour le plus grand bien de l’Église sagement gouvernée par un Pape indubitablement orthodoxe.

Seulement voilà, Jean-Paul II savait pertinemment que son enseignement était en contradiction avec celui de l’Église et qu’il ne sortirait pas vainqueur d’un procès. Plus habile que Paul VI, il ne demanda pas à la police italienne d’empêcher l’abbé de Nantes de déposer son Livre d’accusation ; il autorisa le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi à le recevoir, mais avec ordre de ne pas accepter le Livre et de prétendre que l’abbé de Nantes avait reconnu ses erreurs lors d’un précédent procès. Autrement dit, il était relaps ! Un communiqué de presse répandit le mensonge urbi et orbi.

Qui peut soupçonner le Pape d’être menteur ? L’avocat du diable dans un procès en canonisation… mais justement Jean-Paul II en a modifié la procédure et a supprimé la charge ! Il pensait à tout.

MENSONGE SUR L’ÉTAT DE L’ÉGLISE

La Sainte Vierge et sœur Lucie, l’abbé de Nantes… il y eut d’autres victimes des mensonges de Jean-Paul II : ce furent les évêques. En effet, vingt ans après le Concile, non seulement le printemps de l’Église se faisait attendre, mais chaque évêque dans son diocèse s’inquiétait. Au synode de 1983, leur liberté d’expression lors des carrefours donna un tableau de l’Église autrement plus alarmiste que le discours officiel.

Sans qu’il nous soit possible d’établir si le cardinal Ratzinger avait agi de lui-même ou sur ordre, la publication de son livre avec le journaliste Messori Entretien sur la foi, qui se faisait l’écho de la situation exacte de l’Église, eut un grand retentissement. Jean-Paul II convoqua alors un synode extraordinaire pour les vingt ans du Concile, où le cardinal Ratzinger se tut, imposant à l’ensemble de l’épiscopat la « ligne du parti » : interdiction absolue de remettre en cause le Concile.

En imposant la langue de bois, en laissant les évêques et les prêtres faire face à une crise qu’ils ne comprenaient pas, de combien de découragements, voire de désespoirs, ne s’est-il pas rendu responsable ? Il faudra attendre mars 2013 pour que le pape François dise tout haut ce qui la veille était encore considéré comme un acte de rébellion : l’Église est en crise, elle est désertée par ses fidèles, les petits enfants ne savent même plus faire le signe de croix !

En 2002, l’évêque de Trois-Rivières, sur ordre ou tout au moins avec l’accord du nonce apostolique à Ottawa, a refusé les obsèques à l’église de notre frère Hugues pour le seul motif qu’il était disciple de l’abbé de Nantes, celui qui critiquait ouvertement et selon le droit canonique le Concile et Jean-Paul II. Bien des prêtres et même des évêques critiquaient les dogmes, réclamaient le sacerdoce des femmes, etc. sans risquer un tel opprobre. Mais critiquer Jean-Paul II était impardonnable.

Tel était le climat de l’Église sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L’arbitraire est-il une vertu héroïque ? Le subir sans quitter l’Église oui, certes ! mais l’exercer ?

LA PROMESSE D’UN MONDE MEILLEUR POUR L’AN 2000

Réunion interreligieuse d’Assise en 1986.

La Sainte Vierge réduite au silence, l’abbé de Nantes calomnié, les évêques mis au pas, survint alors l’impardonnable schisme de Mgr Lefebvre, habilement provoqué, qui déconsidéra toute critique du Concile. Jean-Paul II avait les mains libres pour imposer ce que le théologien de la Contre-Réforme appelait sa gnose.

De 1986 à 1996, des actes plus scandaleux les uns que les autres se succédèrent sans susciter la moindre réaction.

Par exemple, la réunion interreligieuse d’Assise, pour prier ensemble chacun son Dieu afin d’obtenir la paix. Voilà Jésus-Christ mis au rang des faux dieux et la Sainte Vierge interdite de séjour à Assise ce jour-là, certains furent choqués, personne n’osa s’opposer.

Jean-Paul II fut le premier Pape à visiter une synagogue, celle de Rome, en avril 1986. Il y déclara que les juifs sont « nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière […] nos frères aînés. » Toujours cette ambiguïté, qui est en fait un mensonge, puisqu’il fait comme si le judaïsme talmudique était fidèle au judaïsme de l’Ancien Testament.

Il faudrait citer ses encycliques toutes marquées au coin de ses erreurs philosophiques, en particulier Redemptoris missio en 1990, sur les missions, Veritatis splendor en 1993, sur la morale, Fides et ratio en 1998, sur les rapports entre la foi et la raison.

Dans de nombreuses occasions, Jean-Paul II n’a pas d’autre choix que de tronquer les citations de la sainte Écriture pour les faire coïncider avec ses thèses. L’exemple le plus commun est la citation de l’Évangile de saint Jean au chapitre 2, verset 25 : « Jésus n’avait pas besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme », demi-verset toujours cité par Jean-Paul II pour montrer que Dieu admire l’homme. Mais lisons la phrase sans la tronquer, on s’aperçoit alors que saint Jean dit exactement le contraire : « Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait besoin d’être renseigné sur personne : lui savait ce qu’il y a dans l’homme. »

Le record se trouve dans la lettre apostolique sur la condition de la femme, Mulieris dignitatem, au point que l’abbé de Nantes a pu en faire une heure de conférence, mettant bout à bout les citations de l’Écriture sainte falsifiées ou erronées !

Ouverture de la porte sainte du Jubilé de l’an 2000.

À la même époque, Jean-Paul II était au faîte de sa gloire avec la chute du mur de Berlin, préparée par sa constante aide à la contestation polonaise, avec sa rencontre avec Gorbatchev, avec ses prises de position contre l’avortement et en faveur d’une stricte morale sexuelle, dont on ne remarqua pas qu’elles étaient davantage fondées sur la dignité de l’Homme que sur le respect de la loi divine. On peut mettre aussi à son crédit son opposition ferme à la théologie de la libération, quoiqu’il ait été incapable de donner à l’Église d’Amérique du Sud l’impulsion pour s’opposer aux sectes. La création des JMJ est aussi souvent citée en sa faveur, elles deviendront le rassemblement périodique de la jeunesse avec un Pape qui, certes vieilli, restait capable de dominer les foules.

Un véritable procès de béatification n’aurait pas manqué d’examiner sa fascination pour le troisième millénaire, censé ouvrir des temps nouveaux. Il décréta une année jubilaire pour l’an 2000 dont la préparation s’étendit sur trois ans, la première année dédiée au Père, la deuxième au Fils et la troisième au Saint-Esprit. De celui-ci, il annonça une activité renouvelée pour le troisième millénaire. Et, encore une ambiguïté, il lança une « nouvelle évangélisation », nouvel élan d’évangélisation ou annonce d’un nouvel évangile ?

Dans ces voyages, il mit plus que jamais l’accent sur le dialogue interreligieux. Posant des gestes inconcevables, comme, en 1999, lorsqu’il baisa le Coran en signe de respect ! lorsqu’il alla, le 26 mars 2000 devant le mur des Lamentations à Jérusalem, déposer une prière monothéiste où on remarqua l’omission calculée de toute référence à Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Le dimanche 6 mai 2001, après avoir enlevé ses chaussures, il entra dans la mosquée des Umayyades à Damas où il écouta religieusement la lecture de versets du Coran et la litanie des noms d’Allah. Le grand mufti déclara ensuite : nous adorons tous le même Dieu. Le Pape laissa dire…. C’était un reniement de la Sainte Trinité.

Jean-Paul embrassant le Coran en 1999, au mur des lamentations en 2000, dans une mosquée en 2001.

Son livre avec le journaliste Messori, plus encore que ses encycliques toujours difficiles à lire, serait à verser au dossier d’un véritable procès en hérésie. Sous le titre « Entrez dans l’Espérance », le Pape annonçait une bonne nouvelle : « Rends-toi compte que, qui que tu sois, tu es aimé ! Souviens-toi que l’Évangile est une invitation à la joie ! N’oublie pas que tu as un Père et que chaque vie, même la plus insignifiante pour les hommes, a une valeur éternelle et infinie à ses yeux… » Mais loin d’appeler à la conversion, Jean-Paul II prêchait le triomphe de l’Amour. Au sujet de l’enfer, par exemple, après avoir affirmé que l’apocatastase finale avait été rejetée par les premiers conciles, le Pape enchaînait : « Cependant la question continue de se poser. Dieu a tant aimé l’homme, peut-il accepter que celui-ci Le rejette et pour ce motif soit condamné à des tourments sans fin ? Pourtant, les paroles du Christ sont sans équivoque. Chez Matthieu, il parle clairement de ceux qui connaîtront des peines éternelles. Qui seront-ils ? L’Église n’a jamais voulu prendre position. Il y a là un mystère impénétrable, entre la sainteté de Dieu et la conscience humaine. Le silence de l’Église est donc la seule attitude convenable. Même si le Christ dit, à propos de Judas qui vient de le trahir : “ Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! ” cette phrase ne doit pas être comprise comme la damnation pour l’éternité. » Autrement dit, Karol Wojtyla continue, comme Pape, à prêcher l’enfer, sans y croire vraiment… n’osant pas encore le nier carrément.

Pas de conversion personnelle, mais conversion de l’Église ! S’adressant aux cardinaux à qui il venait d’annoncer le jubilé, Jean-Paul II évoqua la réhabilitation de Galilée, puis il déclara : « Un regard attentif porté sur l’histoire du deuxième millénaire peut sans doute permettre de mettre en lumière d’autres fautes du même ordre, en ce qui concerne le respect de la juste autonomie des sciences. (…) Comment taire aussi les nombreuses formes de violence que l’on a exercée au nom de la foi ? Les guerres de Religion, les tribunaux de l’Inquisition, et d’autres violations des droits des personnes. (…) Il faut que l’Église prenne, elle aussi, l’initiative de revoir, à la lumière de ce que le Concile Vatican II a dit, les aspects obscurs de son histoire, en les examinant à la lumière des principes de l’Évangile. »

AVEUGLE VOLONTAIRE

Tandis que le Pape se posait ainsi en juge implacable des siècles précédents, la Providence lui ménageait des occasions de faire l’examen de conscience de son pontificat. Mais il les refusa.

La première fut la publication par l’abbé de Nantes d’un troisième Livre d’accusation, cette fois contre l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique paru en octobre 1992. Jean-Paul II le présenta solennellement comme « un exposé de la foi de l’Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique » et qu’il reconnaissait « comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». L’abbé de Nantes, lui, y relevait, larges citations à l’appui, douze hérésies. La dernière résume toute la gnose de Karol Wojtyla, « cette erreur proche de la Vérité qu’elle plagie ». Citons la phrase principale de cette dénonciation : « Ce que votre Catéchisme accorde à l’homme, à tout homme, toute femme également, indistinctement, à chacun de nous, pauvres pécheurs, c’est à Jésus et à Marie seuls que le Père l’a voulu donner. »

La démonstration était implacable. Mais, comme les fois précédentes, la cause ne fut pas examinée. Elle ne l’a pas été non plus à l’occasion du procès de béatification.

Seconde occasion pour le Pape de faire son examen de conscience : la résistance des “ fatimistes ”. Jean-Paul II avait eu beau faire semblant de répondre aux demandes de Notre-Dame en 1984, il avait eu beau interdire à sœur Lucie de communiquer avec qui que ce soit, même avec les cardinaux, les dévots de Notre-Dame réclamaient toujours la publication du “ troisième secret ” et la glorification de Jacinthe et François. Il ne pouvait décemment s’y opposer plus longtemps. Leur béatification le 13 mai 2000 amena effectivement la révélation de la troisième partie du Secret, mais ce fut avec une telle mise en scène que sa signification en fut travestie et son effet pratiquement annulé.

À Fatima, ce jour-là, en présence de Jean-Paul II et de sœur Lucie, le cardinal Sodano, secrétaire d’État, anticipa son dévoilement pour en annoncer l’interprétation officielle qui le réduisait à l’annonce de l’attentat contre Jean-Paul II : le Pape ne s’était-il pas trouvé « comme mort » lors de l’attentat du 13 mai 1981 !

La falsification du texte du Secret ne fut manifeste que le mois suivant, le 26 juin, à la publication du document authentique : les trois pastoureaux n’avaient pas vu le Pape tombé « comme mort », mais bel et bien « tué » ! Le dossier explicatif, émané du cardinal Ratzinger, était imprégné des théories modernistes du Père Dhanis, bien qu’elles aient été réfutées magistralement à plusieurs reprises. Dans son commentaire théologique, le cardinal présentait le Secret comme le résultat des « projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque. » Pour conclure : « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du Secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé. Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent au passé. »

Autrement dit, le Pape se détournait définitivement de Fatima et en détournait l’Église. Fatima, c’est fini. Quant à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dans son homélie de la messe de béatification des enfants, Jean-Paul II évita d’en parler, allant jusqu’à censurer les paroles des voyants et de Notre-Dame elle-même. Dans sa bouche : « mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu », devient « la Très sainte Vierge se dit prête à les conduire, en toute sécurité, jusqu’à Dieu. »

Est-ce un comportement digne d’un saint Pape ? Ou n’est-ce pas de ces comportements que le pape François stigmatise en disant : « Quand un chrétien devient disciple d’une idéologie, il a perdu la foi : il n’est plus un disciple de Jésus, il est devenu le disciple de cette manière de penser. La connaissance de Jésus est transformée en une connaissance idéologique et même moraliste, qui ferme la porte avec toutes ses prescriptions. (…) L’idéologie chasse les gens, éloigne, éloigne les personnes et éloigne l’Église des personnes ».

Troisième occasion de repentir, les scandales qui surgirent de plus en plus. Déjà, au milieu des années 1980, celui de la banque du Vatican mêlée à des affaires de blanchiment d’argent, avec la loge P2 et la mafia, avait éclaboussé l’Église. Loin de vouloir la purifier, Jean-Paul II avait protégé le principal accusé, Mgr Marcinkus ; nommé président du gouvernorat du Vatican, titulaire d’un passeport du Vatican, il avait joui de l’immunité face à la justice italienne, pour continuer à couler des jours tranquilles au Vatican jusqu’en 1990, puis aux États-Unis jusqu’à sa mort en 2006.

À gauche : Jean-Paul II avec Marcinkus. À droite : avec Marcial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Les scandales de mœurs qui bénéficiaient de l’extraordinaire bienveillance des autorités hiérarchiques auraient dû provoquer un sérieux examen de conscience. Il aurait fallu trouver la cause proportionnée à l’envahissement du vice aussi bien qu’à la coupable complaisance des responsables des séminaires et des diocèses. Se poser la question, c’était en venir à condamner l’ouverture à l’esprit du monde ainsi que la louange de l’épanouissement de l’homme et de sa liberté. De cela, il n’était évidemment pas question.

Aussi ferma-t-on les yeux. Le cas le plus scandaleux est bien celui du fondateur des Légionnaires du Christ, dont l’amitié avec Jean-Paul II lui valut de voir toutes les dénonciations à son sujet classées sans suite.

Un saint aurait-il supporté l’invasion du vice dans l’Église et jusque parmi ses amis, sans réagir ?

FACE À L’ÉPREUVE DE LA MALADIE

Jean-Paul II eut cependant encore une autre occasion de faire retour sur lui-même ; la maladie de Parkinson qui le frappa au milieu des années 1990 était l’épreuve la plus apte à lui faire comprendre l’erreur et la vanité de “ sa propre philosophie ”. Pour la première fois, Karol Wojtyla était ramené à la condition humaine ordinaire. Que reste-t-il de l’épanouissement de la personne et de sa transcendance, lorsqu’elle devient totalement dépendante, quand ses facultés intellectuelles se réduisent et que sa capacité de communiquer est considérablement diminuée ?

On estime que Jean-Paul II n’était plus en état de gouverner réellement l’Église durant les cinq dernières années de son pontificat. Toutefois, il écarta la possibilité d’une démission et il s’appliqua jusqu’au bout à exercer ses fonctions publiques. Le contact avec la foule mobilisait toutes ses énergies, comme nous en avons été témoins lors des JMJ de Toronto en 2002. Les acclamations, les applaudissements le galvanisaient.

Jean-Paul II au JMJ de Toronto en 2002.

Mais pour quel résultat ? Si nous n’avions pas déjà accumulé suffisamment de faits qui contredisent sa sainteté, les fruits de ce pontificat suffiraient à la mettre en doute.

Jean-Paul II, le Pape de la paix ? Le fossoyeur du communisme ? Certes le mur de Berlin est tombé, mais les erreurs de la Russie sont répandues partout, son totalitarisme est maintenant celui de la franc-maçonnerie et des puissances financières. On ne peut même pas soutenir que la paix ait fait des progrès durant son règne. Il en fit d’ailleurs lui-même l’amer constat le 24 mars 2004, pour le vingtième anniversaire de sa consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : « Vingt ans se sont écoulées depuis ce jour… L’humanité vivait alors des moments difficiles, de grande préoccupation et d’incertitude. Vingt ans plus tard, le monde reste encore affreusement marqué par la haine, la violence, le terrorisme et la guerre. »

Qu’on ne lui attribue pas non plus l’augmentation du nombre de baptisés en Afrique ou en Asie, elle reste inférieure à celle de la population. Quant au nombre impressionnant de vocations dans les pays de mission, il doit être relativisé par leur piètre qualité pour beaucoup, et par les scandales de mœurs qui affligent plusieurs jeunes Églises.

Dans nos pays de vieille chrétienté, le spectacle des foules qui se sont pressées sur le passage du Pape ou à l’occasion des JMJ n’arrivait plus à cacher la sclérose de l’Église. Nous en avons eu un exemple ici au Canada.

Notre Père annonçait : « Ce serait comme ce qu’on voit parfois quand un bateau fait eau de toutes parts. À un certain moment, paraît-il, on le voit se dresser vertical, la proue levée vers le ciel comme des mains suppliantes. Elle s’élève, cela tient du prodige, puis d’un coup, le bateau coule et disparaît à jamais sous les flots. » C’est bien ce qui est arrivé.

Jean-Paul II mourut le 2 avril 2005, sans avoir rétracté une seule de ses erreurs.

Pourquoi l’avoir canonisé à toute force, au mépris de toute la pratique séculaire, si sage, de l’Église ? Une seule explication a pu convaincre les cardinaux pour avaliser une telle entreprise : il faut sauver le Concile Vatican II. En effet, ce sont les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui ont contraint l’Église à absorber les erreurs qu’il enseigne. Ces papes oubliés, et la papolâtrie remise en cause par une saine et sainte (contre-) réforme de l’Église, il ne restera rien du Concile. La dernière carte de celui qui lui donna son esprit maléfique est de placer sur les autels ceux qui y furent ses instruments.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

La Renaissance catholique n° 213
Audio-vidéo : contre-reforme-catholique.org/public/fiche.php
Psaume 62
SC2 : "Je ne répondrai pas encore aux mêmes calomnies radotées du harceleur et injurieur hypocrite 'Spina Christi 2' car ce serait leur faire trop d'honneur." : C'est pourtant ce que tu viens de faire.

Réponse : En effet, c'est observable, je n’ai pas répondu aux mêmes calomnies décomplexées contenues dans ce commentaire de SC2 qui manifestement comprend uniquement ce qu’il a décidé de …More
SC2 : "Je ne répondrai pas encore aux mêmes calomnies radotées du harceleur et injurieur hypocrite 'Spina Christi 2' car ce serait leur faire trop d'honneur." : C'est pourtant ce que tu viens de faire.

Réponse : En effet, c'est observable, je n’ai pas répondu aux mêmes calomnies décomplexées contenues dans ce commentaire de SC2 qui manifestement comprend uniquement ce qu’il a décidé de comprendre dans son monde surréaliste.
Psaume 62
La seule chose que j'espère pour Jean-Paul II (pour lequel je serais plutôt enclin à ressentir de la sympathie) est qu'il a fait sincère repentance de ses actes et déclarations traîtres à l'Evangile du Seigneur.

Réponse : NON, actes et déclarations interprétables comme étant traîtres à l’Evangile du Seigneur mais n'étant possiblement pas des actes de trahison aux Yeux de Dieu. Saint Jean-Paul …More
La seule chose que j'espère pour Jean-Paul II (pour lequel je serais plutôt enclin à ressentir de la sympathie) est qu'il a fait sincère repentance de ses actes et déclarations traîtres à l'Evangile du Seigneur.

Réponse : NON, actes et déclarations interprétables comme étant traîtres à l’Evangile du Seigneur mais n'étant possiblement pas des actes de trahison aux Yeux de Dieu. Saint Jean-Paul II, priez pour nous.
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Psaume 62
SC2 : Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.

Réponse : Ces raisonnements hypocrites de SC2, qui …More
SC2 : Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ? Réponse : NON. En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ? Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence.

Réponse : Ces raisonnements hypocrites de SC2, qui fait encore semblant de ne pas comprendre, sont ceux d’un serpent. Il me suffit de citer de nouveau mes propos pour manifester la vacuité hypocrite de ces raisonnements :

1 ) Arrive-t-il à « .news » et à d'autres médias de déformer des propos voire de dire des contrevérités ? Réponse : Oui. 2 ) Ceux qui ont ici médit de ce Saint de l’Église du Christ sont-ils allés vérifier l’info * avant de médire de lui [ * A savoir : « La réponse de Jean-Paul II à l'époque était : "Et alors ? C'est moins cher qu'un autre conclave." » ] ? 3 ) Est-il moral de médire d’une personne sur un point sans être certain qu’elle soit coupable ? Réponse : Non et cela s’appelle de la médisance diffamatoire.

En outre, cette information de fr.news apparaît douteuse au vu de cet article de "Paris Match" www.parismatch.com/…/Le-paradis-des-… . Citation : « Dix années plus tard, c’est de Castel Gandolfo, le 24 août 1939, que Pie XII adresse un message radiophonique mémorable dans lequel il clame son angoisse de voir éclater la Seconde Guerre mondiale : « Rien n’est perdu avec la paix, tout peut l’être avec la guerre. » C’est aussi là qu’il s’éteint en 1958, comme Paul VI vingt ans plus tard. Jean XXIII, pour sa part, y faisait de longues marches car il aimait cette ambiance, plus champêtre que celle du Saint-Siège. Parmi les bâtisseurs récents, on peut citer Pie XI, à qui l’on doit l’observatoire astronomique confié, depuis l’origine, à la Compagnie de Jésus. Jean-Paul II fit construire une piscine de 8 mètres sur 16, offerte par des Canadiens d’origine polonaise. Plus intellectuel, Benoît XVI avait pris l’habitude d’y réunir le « Ratzinger Schülerkreis », un cercle d’amis et de chercheurs, universitaires et hauts prélats éclairés, sous le regard de quelques « aristochats » – ces animaux domestiques s’y infiltrent, car la chère est exquise ! Cette année encore, il retournera à Castel Gandolfo, que le pape François lui a prêté pour qu’il y retrouve son groupe. »
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Assise le 27 octobre 1980 Jean-Paul II invita plus de cents chefs religieux de divers fausses religions , si ce n'est pas sabrer l'Eglise de notre Seigneur qu'es que c'est ?réveillez vous @Thierry73 et consort .
LOLA125
il a le droit de se détendre avec la charge qu'il a porté
@LOLA125 , à oui sa doit êtres plus dure et salissant qu'un ouvrier du Bâtiment ou D'usine , c'est vrais à regarder tout ces gens à la parlotte faciles comme ils transpire , excusez mois du peut;
Thierry73
"C'est malheureux de ne retenir QU'Assise..."

Sans commentaires...
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Thierry73
"Vous ne m'avez toujours pas répondu une ligne sur la portée universelle du pardon public du saint Père Jean-Paul 2 à son agresseur !"

Que Jean-Paul II ait pardonné est une chose. Qu'il ait demandé pardon pour ses erreurs en est une autre.
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Une chose est sur JAMAIS avant ce mortel Concile Vatican II je n'ais entendu touts ces paroles des Vaticanesques d'aujourd'hui , l'Eglise était UNE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE et ROMAINE UNE SEUL EGLISE et un vent mauvais y est entrée en 1959 cela me fait pensé à la destruction de Notre Dame de PARIS le feux de l'enfer règne à ROME et détruit tout , cela est certain .
La louange de mes lèvres

Es-tu, oui ou non, parfaitement, et en tout, au courant des détails de cette histoire de piscine ?
Réponse : NON
En quoi alors peux-tu "relever un péché de diffamation" ?
Ton jugement est donc hâtif, qui rend cette sentence :

"Devant pareille témérité diffamatoire de ta part (...) hypocrite (...) tu as péché ici relativement au saint pape Jean-Paul II..."
@Thierry73 ,arrêtez de vous prendre les pieds dans le tapi , pour de toute façons ne pas revenir à la VÉRITABLE EGLISE du SEIGNEUR JÉSUS CHRIST 2000 ans discontinue jusqu'en 1959 , après le désastre .
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Thierry73
@Spina Christi 2 Le baiser sur le coran est vraiment obsessionnel chez vous ! C'est malheureux de ne retenir qu'Assise et le baiser sur le coran des 27 années de l'exceptionnel pontificat de saint Jean-Paul 2 ! C'est comme si nous ne retenions de saint Léon XIII que son appel aux français au ralliement à la république en 1889 ! Vous ne m'avez toujours pas répondu une ligne sur la portée …More
@Spina Christi 2 Le baiser sur le coran est vraiment obsessionnel chez vous ! C'est malheureux de ne retenir qu'Assise et le baiser sur le coran des 27 années de l'exceptionnel pontificat de saint Jean-Paul 2 ! C'est comme si nous ne retenions de saint Léon XIII que son appel aux français au ralliement à la république en 1889 ! Vous ne m'avez toujours pas répondu une ligne sur la portée universelle du pardon public du saint Père Jean-Paul 2 à son agresseur ! Personnellement, avant de juger mon prochain, c'est au pardon et à la miséricorde que j'attache de l'importance !
Thierry73
Ce baiser sur le coran (entre autres actes malheureux commis Jean-Paul II) existe !

Que vous me reprochiez d'en parler ne l'effacera pas !

Par ailleurs votre remarque contribue à ce que vous et moi l'évoquions encore et encore.

Les 27 années du pontificat de Jean-Paul II pourraient être exceptionnelles, merveilleuses de justice et de charité, "s'il devait arriver au juste de se détou…
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Thierry73
Ce baiser sur le coran (entre autres actes malheureux commis Jean-Paul II) existe !

Que vous me reprochiez d'en parler ne l'effacera pas !

Par ailleurs votre remarque contribue à ce que vous et moi l'évoquions encore et encore.

Les 27 années du pontificat de Jean-Paul II pourraient être exceptionnelles, merveilleuses de justice et de charité, "s'il devait arriver au juste de se détourner de sa justice et commettre l'iniquité, s'il imitait toutes les abominations du méchant, vivra-t-il ? Toute sa justice sera oubliée, parce qu'il s'est livré à l'iniquité et au péché; à cause de cela, il mourra."

La seule chose que j'espère pour Jean-Paul II (pour lequel je serais plutôt enclin à ressentir de la sympathie) est qu'il a fait sincère repentance de ses actes et déclarations traitres à l'Evangile du Seigneur.
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DDFG5
un seul acte contre la Foi et on devient hérétique, qui ne tient pas la Foi ferme pleine et entière se met hors de l'Eglise, c'est Saint Pie X qui le dit, donc Jp 2 est hérétique
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Thierry73
@ne nous laissez pas succomber Certes le saint pape Léon XIII a dénoncé en 1884 (et non pas en 1814) les méfaits de la franc-maçonnerie dans Humanum Genus, ce qui ne l'a pas empêché pour autant de demander aux français de se rallier à la république maçonnique 5 ans plus tard (alors que 90 % des français étaient encore royalistes) ! Arrêtez de traiter tous vos interlocuteurs de menteurs quand …More
@ne nous laissez pas succomber Certes le saint pape Léon XIII a dénoncé en 1884 (et non pas en 1814) les méfaits de la franc-maçonnerie dans Humanum Genus, ce qui ne l'a pas empêché pour autant de demander aux français de se rallier à la république maçonnique 5 ans plus tard (alors que 90 % des français étaient encore royalistes) ! Arrêtez de traiter tous vos interlocuteurs de menteurs quand vous n'avez plus aucun argument historique ou théologique à apporter. Devant tant de mauvaise foi, je soutiendrai toujours à 100 % La louange de mes lèvres qui lui écrit la vérité !
@Thietty73 , Dite le à internet j'ais été voir ce qu'ils disent sur le Pape Léon XIII et il n'y à rien de vos certitudes , a bon entendeur Salut .
Psaume 62
N'étant pas toi-même au courant de rien des détails de cette histoire, en quoi peux-tu "relever un péché de diffamation" ?

SC2 est décidément très malhonnête et à l'ouest. Son but manifeste étant de contredire pour contredire. Confer mes commentaires relatifs à cette information sur cette page.
Psaume 62
"Mais pour ma part, compte sur moi pour te reprendre systématiquement."

Ce harceleur calomniateur décomplexé imagine qu'il rend service à sa cause idéologique dévoyée en se comportant ainsi. C'est le propre de la stupidité téméraire d'imaginer une telle chose.
La louange de mes lèvres
"le péché de diffamation que j'ai relevé est en lien avec ses paroles etc."

N'étant pas toi-même au courant de rien des détails de cette histoire, en quoi peux-tu "relever un péché de diffamation" ?

Relèves plutôt les tiens sur la Tradition de l'Eglise quand ta langue fourchue reste obstinément silencieuse (sauf pour leur trouver des éléments de "sainteté") devant les …
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La louange de mes lèvres
"le péché de diffamation que j'ai relevé est en lien avec ses paroles etc."

N'étant pas toi-même au courant de rien des détails de cette histoire, en quoi peux-tu "relever un péché de diffamation" ?

Relèves plutôt les tiens sur la Tradition de l'Eglise quand ta langue fourchue reste obstinément silencieuse (sauf pour leur trouver des éléments de "sainteté") devant les antichrists -donc sataniques- judaïsme rabbinique et islam.

"De la manière dont tu juges, tu seras jugé !" n'est en rien une diffamation à ton égard (pauvre petite victime pleurnicharde !) mais un rappel à l'ordre dans l’intérêt de ton âme.
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Psaume 62
Le sujet de cet article est cette piscine et le péché de diffamation que j'ai relevé est en lien avec ses paroles : 'Ben si quand même ? Avec les sous à qui s'est-il fait plaisir ? Des musulmans ? Des bouddhistes ? Non non non et non ! Avec les sous du Seigneur !', et non en lien avec son appréciation, possiblement en droite conscience, de tel ou tel acte discutable du saint pape Jean-Paul II.

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Le sujet de cet article est cette piscine et le péché de diffamation que j'ai relevé est en lien avec ses paroles : 'Ben si quand même ? Avec les sous à qui s'est-il fait plaisir ? Des musulmans ? Des bouddhistes ? Non non non et non ! Avec les sous du Seigneur !', et non en lien avec son appréciation, possiblement en droite conscience, de tel ou tel acte discutable du saint pape Jean-Paul II.

La citation de 'Spina Christi 2' : 'De la manière dont tu juges, tu seras jugé !' qui ne sait plus quoi inventer pour diffamer son contradicteur et inverser grotesquement les torts, est encore à côté de la plaque.
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@La louange de mes lèvres Paix et bien Mani J'ai lu ton commentaire plus bas et je t'en remercie. Je like celui-ci car tu rappelles en quelques ce qui me tourmentent. J'attends avec patience la correction fraternelle juste et droite de mes frères en Christ
@avecrux.avemaria , je ne savais pas que le Seigneur étais banquier @La louange de mes lèvres doit être un préposer a sont guichet pour savoir cela ?dite mois comment il faut faire SVPL .
La louange de mes lèvres

"Je ne répondrai pas encore aux mêmes calomnies radotées du harceleur et injurieur hypocrite 'Spina Christi 2' car ce serait leur faire trop d'honneur."

C'est pourtant ce que tu viens de faire.

Mais pour ma part, compte sur moi pour te reprendre systématiquement. Et puis, te faire un peu d'honneur ne te fera pas de mal...

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La louange de mes lèvres

@avecrux.avemaria
"Devant pareille témérité diffamatoire de ta part (...) hypocrite (...) tu as péché ici relativement au saint pape Jean-Paul II..."


En voilà une condamnation !

De la manière dont tu juges, tu seras jugé !

Relater pour les dénoncer des faits et des discours graves commis par "saint" Jean-Paul II (baiser sur le coran, Assise, déclaration que les "…
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La louange de mes lèvres

@avecrux.avemaria
"Devant pareille témérité diffamatoire de ta part (...) hypocrite (...) tu as péché ici relativement au saint pape Jean-Paul II..."


En voilà une condamnation !

De la manière dont tu juges, tu seras jugé !

Relater pour les dénoncer des faits et des discours graves commis par "saint" Jean-Paul II (baiser sur le coran, Assise, déclaration que les "musulmans et chrétiens croient au même Dieu") n'est pas pécher mais au contraire une marque de sagesse et d'intelligence et de clairvoyance quant à ce qui est vraiment Bien et ce qui est vraiment mal.

Pour ce qui est cette piscine, perso rien à fiche qu'un pape se baigne dans une piscine privée.
En revanche, à dire beaucoup sur les actes et paroles malheureuses de Jean-Paul II...
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Psaume 62
Je ne répondrai pas encore aux mêmes calomnies radotées du harceleur et injurieur hypocrite 'Spina Christi 2' car ce serait leur faire trop d'honneur.
La louange de mes lèvres
je pense que la sénilité doit y être pour quelque chose dans vos incessantes accusations calomnieuses et radotées"

Remarque méchante, gratuite et injuste. Digne du "fr.sourire" ou de l'"Abbapère" de ses "grands" jours !

Mais au moins, si encore ses calomnies étaient avérées, il s'agirait là d'un motif de pardon puisque trouvant sa cause dans une simple conséquence de …
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La louange de mes lèvres
je pense que la sénilité doit y être pour quelque chose dans vos incessantes accusations calomnieuses et radotées"

Remarque méchante, gratuite et injuste. Digne du "fr.sourire" ou de l'"Abbapère" de ses "grands" jours !

Mais au moins, si encore ses calomnies étaient avérées, il s'agirait là d'un motif de pardon puisque trouvant sa cause dans une simple conséquence de la vieillesse.

Mais que dire de TES calomnies radotées contre la Tradition de l'Eglise ?

Que dire de ton approbation à la tolérance d'une union civile d'abomination ?

Que dire de tes attaques incessantes contre Mgr Lefebvre et de tes silences coupables -car complices- quant à toutes les abominations commises dans l'Eglise par certains de ses chefs et non des moindre ?
Que dire de ta haine de la Tradition mais de ta complaisance envers les antichrists judaïsme rabbinique et l'islam ?

Qu'elles sont le fait d'une sénilité ou celui d'un esprit soumis à celui du chef de ce monde ?
Et là, mon pote, le pardon sera moins aisé...


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@Thierry73 , comme d’habitude vous mentez pour assoire votre nouvelle "Eglise" Le Saint Père LéonXIII , n'a pas servit les Bien fait de la Franc-Maçonnerie ,Bien au contraire , en 1814 dans Humanum Génus il à écrit une violante attaque contre ces gens , mais il vous faut bien quelles que mensonge , un de plus un de moins pour vous qu'es que c'est une broutille .Bravo Vatican II qui repose que …More
@Thierry73 , comme d’habitude vous mentez pour assoire votre nouvelle "Eglise" Le Saint Père LéonXIII , n'a pas servit les Bien fait de la Franc-Maçonnerie ,Bien au contraire , en 1814 dans Humanum Génus il à écrit une violante attaque contre ces gens , mais il vous faut bien quelles que mensonge , un de plus un de moins pour vous qu'es que c'est une broutille .Bravo Vatican II qui repose que sur des Menteurs .
@Thierry73@La louange de mes lèvres , que Dieu vous entende , vous les sois disant Saintes personnes au dessus de tous , Vatican II et le sexe le mensonge et le mélange de toutes les "religions " à Saint Paul vous savez le sortir quand il s'agis d'un gros mot , mais quand il à dit NE VOUS ATTELEZ JAMAIS A D'AUTRES CROYANCES là comme par hasard plu de SAINT PAUL , HYPOCRITES et MENTEURS QUE VOUS …More
@Thierry73@La louange de mes lèvres , que Dieu vous entende , vous les sois disant Saintes personnes au dessus de tous , Vatican II et le sexe le mensonge et le mélange de toutes les "religions " à Saint Paul vous savez le sortir quand il s'agis d'un gros mot , mais quand il à dit NE VOUS ATTELEZ JAMAIS A D'AUTRES CROYANCES là comme par hasard plu de SAINT PAUL , HYPOCRITES et MENTEURS QUE VOUS ETES vous sentez mauvais depuis 1959 .QUE DIEU VOUS ENTENDE .
Psaume 62
@ne nous laissez pas succomber
Je ne me suis pas dit 'sainte personne au-dessus de tous' ni Thierry à ma connaissance. Faire un lien inhérent entre le concile Vatican II et les dérives sexuelles post-soixante-huitardes est calomnieux. Des saints (ex : saint Pierre Damien, sainte Catherine de Sienne, St François de Sales) à d'autres époques dénoncèrent la corruption des moeurs d'une partie du …More
@ne nous laissez pas succomber
Je ne me suis pas dit 'sainte personne au-dessus de tous' ni Thierry à ma connaissance. Faire un lien inhérent entre le concile Vatican II et les dérives sexuelles post-soixante-huitardes est calomnieux. Des saints (ex : saint Pierre Damien, sainte Catherine de Sienne, St François de Sales) à d'autres époques dénoncèrent la corruption des moeurs d'une partie du clergé (y compris l'homosexualité) et le manque de formation doctrinale de celui-ci. Le magistère de l'Eglise lors du concile Vatican II et après lui n'est pas tombé dans le syncrétisme et l'indifférentisme religieux, malgré certains actes et certaines paroles très discutables des derniers Papes en ce domaine et malgré certaines dérives contemporaines d'une partie du clergé dans le domaine oecuménique et interreligieux. Vous pratiquez encore la calomnie mon pauvre monsieur.
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@La louange de mes lèvres , vous vous regardez par le petit bout de la l'orniètte , vous vous plaigniez de mois qui ne vous conviens pas dans vos délires et que devrais je dire , vous qui me traitez plus bas que terre , à c'est vrais vous êtes de GRANDS ESPRITS , quand à savoir si ils viennes de Dieu ça c'est autre choses ;Priez surtout pour VOUS vous en avez grand besoins , destructeur de 2000 …More
@La louange de mes lèvres , vous vous regardez par le petit bout de la l'orniètte , vous vous plaigniez de mois qui ne vous conviens pas dans vos délires et que devrais je dire , vous qui me traitez plus bas que terre , à c'est vrais vous êtes de GRANDS ESPRITS , quand à savoir si ils viennes de Dieu ça c'est autre choses ;Priez surtout pour VOUS vous en avez grand besoins , destructeur de 2000 ans de CATHOLICISME .
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Psaume 62
@ne nous laissez pas succomber
Énième propos à l'emporte-pièce de votre part. Que Dieu vous soit miséricordieux
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@Ha parce-que vous c'est sérieux ,faite attention quand l'EGO gonfle on risque de pété,exploser, la tète chauffe et c'est l'embolie , que Dieu vous préserve de vos erreurs très cher monsieur .
Psaume 62
@ne nous laissez pas succomber
Vous n'arrêtez pas d'élever vos jugements personnels schismatiques au-dessus de ceux du magistère de la Sainte Eglise, vous jugez témérairement et rabaissez sans cesse les derniers Papes, et vous vous plaignez ensuite qu'on vous rabaisse fermement le caquet ? Allons, allons cher monsieur, j'ai d'autre priorité que de vous plaindre. Que Dieu vous soit miséricordieux…More
@ne nous laissez pas succomber
Vous n'arrêtez pas d'élever vos jugements personnels schismatiques au-dessus de ceux du magistère de la Sainte Eglise, vous jugez témérairement et rabaissez sans cesse les derniers Papes, et vous vous plaignez ensuite qu'on vous rabaisse fermement le caquet ? Allons, allons cher monsieur, j'ai d'autre priorité que de vous plaindre. Que Dieu vous soit miséricordieux.
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Thierry73
@ne nous laissez pas succomber Je répondrai simplement à votre question que vous êtes dans l'erreur depuis 60 ans en affirmant quotidiennement que Vatican 2 n'est plus la véritable Eglise. "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose." (Francis Bacon)
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Thierry73
@ne nous laissez pas succomber Vous n'avez pas répondu à la question du ralliement de saint Léon XIII à la république maçonnique...
@Thierry73 répondez à la mienne 2000 Ans ou 60 ans , quelle est la plus ancienne Eglise de notre Seigneur , d'après vous , 2000 de continuité pour 60 de divagations ;merci gardez vos explications pour vous SVPL .
@Gilbert @Spina Christi 2 @Catholique et Français @Roy-XXIII @Perceval @apvs @ne nous laissez pas succomber Paix et bien mes frères en Christ Rassurez-moi svp sur une chose ! Mon Abbé est de retour le 24/08 et je suis très inquiète. Je vais droit au but. Svp, est-ce que j'ai medit sur JP 2 sur ce fil ? @Chouan56 a liké @La louange de mes lèvres et je me sens mal, très mal depu…More
@Gilbert @Spina Christi 2 @Catholique et Français @Roy-XXIII @Perceval @apvs @ne nous laissez pas succomber Paix et bien mes frères en Christ Rassurez-moi svp sur une chose ! Mon Abbé est de retour le 24/08 et je suis très inquiète. Je vais droit au but. Svp, est-ce que j'ai medit sur JP 2 sur ce fil ? @Chouan56 a liké @La louange de mes lèvres et je me sens mal, très mal depuis. J'ai une envie terrible de vomir ! Si j'ai medit, je veux la Vérité. Je ne me deroberai pas. J'attends de vous svp une réponse franche et sans détour. Si je dois demander pardon je devrais le faire rapidement sans quoi ma prière sera difficile ce soir.
@avecrux.avemaria , tranquillisez vous et ne tenez pas cas des dire des Infâmes @La louange de mes lèvres et consort , ils sont vent debout contre la TRADITION ils ont leur Eglises "catholique " à eux qui n'est pas la VÉRITABLE , puisqu'elle prend naissance en 1959 , ils leurs manques des siècles et ils en sont malades .dormez bien et à bientot .
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Chère amie et soeur en Jésus-Christ,
J'espère que tu as lus mes commentaires à "Lldml" et les as reçus comme autant de réponses indirectes à ton inquiétude.

Mais voici néanmoins ma réponse directe et franche :

Cette histoire de piscine, personne n'en connait le fin mot, pas plus "la louange" que moi ni toi, d'ailleurs.
Donc en l'absence de certitude absolue il vaut mieux s'abstenir d'en porter…
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Chère amie et soeur en Jésus-Christ,
J'espère que tu as lus mes commentaires à "Lldml" et les as reçus comme autant de réponses indirectes à ton inquiétude.

Mais voici néanmoins ma réponse directe et franche :

Cette histoire de piscine, personne n'en connait le fin mot, pas plus "la louange" que moi ni toi, d'ailleurs.
Donc en l'absence de certitude absolue il vaut mieux s'abstenir d'en porter des remarques surtout quand Jean-Paul II a suffisamment chargé son âme comme cela de tous ses actes et paroles scandaleux.
Ce n'est pas cette histoire de piscine privée, qui, même sil elle était véridique, changerait grand-chose...
Si ton commentaire était donc (et seulement) inutile, le jugement de la louange à ton égard ("mais qui est-il pour juger") a été totalement inique, injuste, disproportionné et méchant.


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@Spina Christi 2 Paix et bien mon frère en Christ bien-aimé je te remercie infiniment de ton retour. Votre avis compte beaucoup pour moi. J'y tiens.

Pour répondre à ta question, non, je n'ai pas lu en totalité votre échange dans la journée. A l'instant, je viens de le faire et quelle joie en mon cœur de decouvrir ton commentaire et de te lire.

Bon ! Je te rassure, ce n'est pas le …More
@Spina Christi 2 Paix et bien mon frère en Christ bien-aimé je te remercie infiniment de ton retour. Votre avis compte beaucoup pour moi. J'y tiens.

Pour répondre à ta question, non, je n'ai pas lu en totalité votre échange dans la journée. A l'instant, je viens de le faire et quelle joie en mon cœur de decouvrir ton commentaire et de te lire.

Bon ! Je te rassure, ce n'est pas le jugement de la louange sur ma personne qui blesse mon cœur. Rien du tout.

Un petit récapitulatif de ce qui me tourmente et me blesse. De m'apercevoir que chouan56 a liké le commentaire de la louange a eu plus d'effets que toutes les remarques de la louange sur moi Je me suis sentie très mal d'avoir médit sur JP 2. Si cette piscine lui a été offerte, il est certain que ce ne sont pas avec les sous du Seigneur qu'il s'est fait plaisir.

Tu viens de me confirmer que mon commentaire était inutile et au vue de ce que JP 2 a à porter de fardeau, le mieux étant de garder un silence par Charité de Cœur. Donc, j'ai médit ! Ce que j'évite soigneusement au quotidien, voilà que sur la toile, je fais de la médisance ma compagne de route préférée ! Purée !

J'ai remarqué que tu as pris la défense de notre Gérard. Ils l'ont traité de sénile. Ce qui nous est interdit de boire, ils s'en abreuvent jusqu'à l'ivresse. En tout cas, merci de l'avoir défendu. Le péché est à dénoncer et encore plus quand il s'agit d'attaques personnelles.

Il me semble avoir fait le tour mon frère en Christ bien-aimé.

Voilà une bise fraternelle d'un cœur à un autre coeur !

Passe un agréable après-midi paisible et joyeux dans le Cœur de la TS Famille
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Psaume 62
Sur ce sujet de la piscine, citation d'un article de "Paris Match" www.parismatch.com/…/Le-paradis-des-… : « Dix années plus tard, c’est de Castel Gandolfo, le 24 août 1939, que Pie XII adresse un message radiophonique mémorable dans lequel il clame son angoisse de voir éclater la Seconde Guerre mondiale : « Rien n’est perdu avec la paix, tout peut l’être avec la guerre. » C’est aussi là qu’…More
Sur ce sujet de la piscine, citation d'un article de "Paris Match" www.parismatch.com/…/Le-paradis-des-… : « Dix années plus tard, c’est de Castel Gandolfo, le 24 août 1939, que Pie XII adresse un message radiophonique mémorable dans lequel il clame son angoisse de voir éclater la Seconde Guerre mondiale : « Rien n’est perdu avec la paix, tout peut l’être avec la guerre. » C’est aussi là qu’il s’éteint en 1958, comme Paul VI vingt ans plus tard. Jean XXIII, pour sa part, y faisait de longues marches car il aimait cette ambiance, plus champêtre que celle du Saint-Siège. Parmi les bâtisseurs récents, on peut citer Pie XI, à qui l’on doit l’observatoire astronomique confié, depuis l’origine, à la Compagnie de Jésus. Jean-Paul II fit construire une piscine de 8 mètres sur 16, offerte par des Canadiens d’origine polonaise. Plus intellectuel, Benoît XVI avait pris l’habitude d’y réunir le « Ratzinger Schülerkreis », un cercle d’amis et de chercheurs, universitaires et hauts prélats éclairés, sous le regard de quelques « aristochats » – ces animaux domestiques s’y infiltrent, car la chère est exquise ! Cette année encore, il retournera à Castel Gandolfo, que le pape François lui a prêté pour qu’il y retrouve son groupe. »

>>> « Jean-Paul II le pape sportif » eucharistiemisericor.free.fr/index.php
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@La louange de mes lèvres , Vous oubliez que c'est vous qui avez crachez sur l'Eglise de notre Seigneur , que venez vous nous remonter les bretelles , regardez vous misérables serviteur du malin que vous êtes, non contant de détruire vous salissez ceux qui suivent le VRAIS CHEMIN .HYPOCRITE que vous êtes .
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Thierry73
@ne nous laissez pas succomber Continuez à vociférer et insulter les membres de l'Eglise universelle. Las de vos propos médisants, ceux qui sont restés dans l'Eglise vivante, celle de Vatican II, quittent ce site les uns après les autres ! Vous resterez ainsi entre vous chers détenteurs de la vérité dogmatique et théologique et nous continuerons à prier pour vous mais n'oubliez jamais que c'est …More
@ne nous laissez pas succomber Continuez à vociférer et insulter les membres de l'Eglise universelle. Las de vos propos médisants, ceux qui sont restés dans l'Eglise vivante, celle de Vatican II, quittent ce site les uns après les autres ! Vous resterez ainsi entre vous chers détenteurs de la vérité dogmatique et théologique et nous continuerons à prier pour vous mais n'oubliez jamais que c'est le saint Pape Léon XIII (lorsque l'arrivée de députés républicains à la Chambre en 1889 mit les conservateurs - mais aussi les radicaux - en minorité) qui considéra qu'il était temps d'approuver la légitimité de la Constitution républicaine et de poser la question du ralliement. Il ne fallait pas laisser la République maçonnique à l'extrême gauche. Le ralliement ne signifiait pas l'approbation des lois anti-catholiques, mais seulement l'acceptation du système républicain. Des députés catholiques aux préoccupations sociales pouvaient ainsi peser sur le processus législatif.

Dans cette encyclique, Léon XIII exhorta les chrétiens français à s'unir dans la république maçonnique : « Nous croyons opportun, nécessaire même, d'élever de nouveau la voix pour exhorter plus instamment - nous ne dirons pas seulement les catholiques - mais tous les Français, honnêtes et sensés, à repousser loin d'eux tout germe de dissentiment politique afin de consacrer uniquement leurs forces à la pacification de leur patrie. »

Le 3 mai 1892, Léon XIII, dans une lettre aux évêques, fut encore plus explicite : « Acceptez la république […] »
Pour autant, je ne remets pas en cause la sainteté de Léon XIII mais vous voyez quand on connaît un tant soi peu la vie des différents papes dans l'histoire, certains papes de Vatican I ont pu commettre aussi des erreurs de jugement ! J'aimerais que ce commentaire ne soit pas supprimé comme celui du mois de juillet où j'avais déjà dénoncé ce que j'estime être une erreur politique de saint Léon XIII et qui n'avait curieusement amené aucune réponse de la part des nombreux traditionalistes si prompts d'habitude à condamner sévèrement l'action de tel ou tel pape de Vatican II.
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@Thierry73, vous n'avez pas remarqué que nous avons 2000 ans de plus que vous , ou est la Sainte Eglise depuis 1959 ou il y à 2000 ans , a vous de choisir vous êtes libre , tout comme nous .
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Psaume 62
@ne nous laissez pas succomber
Votre commentaire à mon adresse n'est que diversion et accusation gratuite. Cela étant, je pense que la sénilité doit y être pour quelque chose dans vos incessantes accusations calomnieuses et radotées à l'encontre de la Sainte Eglise et ses derniers Papes. Que Dieu vous soit miséricordieux.
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@ne nous laissez pas succomber Paix et bien mon Gérard laissez pisser le mérinos ! je viens d'apprendre cette expression grâce à Étienne bis J'aime trop son style ! Hhhiihhii voilà une bise fraternelle
@avecrux.avemaria , c'est une expression cher à mon père je la connais depuis ma plus petite enfance et c'est bien vrais , les coyotes hurlent la caravane passe Merci.
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Psaume 62
1 ) Arrive-t-il à « .news » et à d'autres médias de déformer des propos voire de dire des contrevérités ? Réponse : Oui. 2 ) Ceux qui ont ici médit de ce Saint de l’Église du Christ sont-ils allés vérifier l’info * avant de médire de lui [ * A savoir : « La réponse de Jean-Paul II à l'époque était : "Et alors ? C'est moins cher qu'un autre conclave." » ] ? 3 ) Est-il moral de médire d’une perso…More
1 ) Arrive-t-il à « .news » et à d'autres médias de déformer des propos voire de dire des contrevérités ? Réponse : Oui. 2 ) Ceux qui ont ici médit de ce Saint de l’Église du Christ sont-ils allés vérifier l’info * avant de médire de lui [ * A savoir : « La réponse de Jean-Paul II à l'époque était : "Et alors ? C'est moins cher qu'un autre conclave." » ] ? 3 ) Est-il moral de médire d’une personne sur un point sans être certain qu’elle soit coupable ? Réponse : Non et cela s’appelle de la médisance diffamatoire.
C'est mon Abbé Benoit Martin de Clausonne qui décidera si médisance il y a En attendant, tiens pour toi le Rabat-joie
Purée Mani ! En plus, tu oses mettre en première ma page GTV Super ! De la pub oh ! Fais-toi plaisir mon frère en Christ bien-aimé... je ne suis plus à un péché près avec toi
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Psaume 62
@avecrux.avemaria
Paix ma soeur en Christ. Devant pareille témérité diffamatoire de ta part, figurant en tête (Je te cite : 'On rétablit une Vérité' : sic ! ), je ne pouvais pas rester les bras croisés. Inutile, hypocrite, de demander à tes amis, connus pour être des langues de vipère contre JP II, leur avis (afin d'en trouver au moins un qui aille dans ton sens ? Ça n'a d'ailleurs pas manqué : …More
@avecrux.avemaria
Paix ma soeur en Christ. Devant pareille témérité diffamatoire de ta part, figurant en tête (Je te cite : 'On rétablit une Vérité' : sic ! ), je ne pouvais pas rester les bras croisés. Inutile, hypocrite, de demander à tes amis, connus pour être des langues de vipère contre JP II, leur avis (afin d'en trouver au moins un qui aille dans ton sens ? Ça n'a d'ailleurs pas manqué : 'ton' pauvre Gérard aveuglé, sans surprise, s'est déjà dévoué pour ce faire...) car tu es suffisamment lucide pour savoir que tu as péché ici relativement au saint pape Jean-Paul II, quoi qu'on pense de lui par ailleurs. Sois bénie
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@La louange de mes lèvres Sois en Paix Mani Je comprends ta réaction et c'est pourquoi le cœur sincère, j'ai interrogé mes frères en Christ bien-aimés attendant une juste correction fraternelle. Leur silence me pèse et est plus criante de Vérité que tu ne l'entends de cœur. Crois-moi mon frère en Christ.

Oulalala pfff.... pour le reste de ton commentaire, tu m'ennuies plus qu'autres…More
@La louange de mes lèvres Sois en Paix Mani Je comprends ta réaction et c'est pourquoi le cœur sincère, j'ai interrogé mes frères en Christ bien-aimés attendant une juste correction fraternelle. Leur silence me pèse et est plus criante de Vérité que tu ne l'entends de cœur. Crois-moi mon frère en Christ.

Oulalala pfff.... pour le reste de ton commentaire, tu m'ennuies plus qu'autres choses.... no comment

Belle nuit à toi dans le Cœur de la TS Famille
Psaume 62
@avecrux.avemaria
Paix Véro. J'ai fait ce que le devoir fraternel m'imposait. Ne me dis pas que tu as besoin du jugement de tes frères et amis (malveillants sur Jean-Paul II) pour être convaincue d'avoir commis ce faisant un acte de médisance diffamatoire, car je ne te croirais pas. Tu sembles par moments t'amuser à faire l'ingénue pour observer ensuite les réactions. Du reste tes frères et …More
@avecrux.avemaria
Paix Véro. J'ai fait ce que le devoir fraternel m'imposait. Ne me dis pas que tu as besoin du jugement de tes frères et amis (malveillants sur Jean-Paul II) pour être convaincue d'avoir commis ce faisant un acte de médisance diffamatoire, car je ne te croirais pas. Tu sembles par moments t'amuser à faire l'ingénue pour observer ensuite les réactions. Du reste tes frères et amis qui sont déjà intervenus ne t'ont pas aidée à t'amender mais ils t'ont plutôt hélas confortée dans ta faute. Sois bénie et bonne journée
@La louange de mes lèvres Paix et bien Mani je viens de découvrir ton message.... gros soupir !.... Que veux-tu que je réponde à pareil commentaire ? oulalala pfff....
Belle journée à toi Mani dans le Cœur de la TS Famille
Non ce n'est pas vrai. Nous ne jugeons pas... non non On rétablit une Vérité Une Vérité est une Vérité.
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Psaume 62
Saint Jean-Paul II, apôtre zélé de l'Immaculée Marie, priez pour nous et prioritairement pour ceux qui jugent témérairement certains de vos actes et votre personne, et vous calomnient. Amen.
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