05:03

L'Adoration des mages de Jérôme Bosch

L'Adoration des mages de Jérôme Bosch « Le diable est dans les détails ». Jamais expression ne fut plus appropriée que pour cette fascinante œuvre de Jérôme Bosch, un peintre flamand de la fin du …More
L'Adoration des mages de Jérôme Bosch
« Le diable est dans les détails ». Jamais expression ne fut plus appropriée que pour cette fascinante œuvre de Jérôme Bosch, un peintre flamand de la fin du 15e siècle.
En apparence, il s´agit d´une adoration des mages des plus classiques. Marie, assise dans une pauvre maison qui tombe en ruine, tend son fils aux rois mages venus l´adorer, sous les yeux des donateurs (en l´occurrence Peter Scheyve et sa femme Agnès de Gramme) présentés par leurs saints patrons (Saint Pierre et Sainte Agnès).
Mais le tableau dit toute autre chose quand on inspecte ses détails. Pourquoi Marie a-t-elle un air aussi réprobateur ? Et pourquoi les événements qui se déroulent en arrière-plan n´ont-ils rien de cette paix qui baigne le texte évangélique ?
Une coproduction KTO-Le Monde de la Bible Pictura du 05/01/2019.
anneguillemette and one more user like this.
anneguillemette likes this.
La louange de mes lèvres likes this.
shazam
A gauche, plaisir et luxure ne sont pas loin.
Au centre deux armés sont prêtes à se jeter l’une contre l’autre.
Violence et fausseté sont ici dépeinte.

Le personnage le plus inquiétant est le serviteur de Gaspard : il personnifie la fausse dévotion, et rappelle ces manipulateurs religieux qui n’hésite pas à se parer de « l’habit de l’homme de douleur » en se drapant dans de riches costumes : …More
A gauche, plaisir et luxure ne sont pas loin.
Au centre deux armés sont prêtes à se jeter l’une contre l’autre.
Violence et fausseté sont ici dépeinte.

Le personnage le plus inquiétant est le serviteur de Gaspard : il personnifie la fausse dévotion, et rappelle ces manipulateurs religieux qui n’hésite pas à se parer de « l’habit de l’homme de douleur » en se drapant dans de riches costumes : voila qui laisse planer un grand doute sur la sincérité de l’adoration de ces mages…

Ceci exprime toute l’ambiguïté d’une humanité qui n’accueille qu’en apparence le Messie.

Des bergers, souvent présent dans les adorations des mages, n’ont rien des chaleureux patres habituels, c’est plutôt la lie de l’humanité.

Sous les dehors d’une aimable épiphanie, Gérôme Bosch délivre un message très pessimiste, bien en phase avec l’atmosphère d’inquiétude et la grande exigence morale de son époque.

La venue du fils de Dieu engendre l’hostilité dans un monde pourrit par le péché !

Le personnage le plus sage du tableau est finalement Joseph.
Un peu à l’écart, il s’occupe de faire sécher des linges à un maigre feu en tournant le dos à tous ces prestigieux personnages comme pour dire :
La seule voix possible se trouve dans le retrait du monde.