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L'incrédulité de Saint Thomas par le Caravage

L'incrédulité de Saint Thomas par Caravage « Thomas, ou encore Didyme, qui signifie jumeau en araméen, ne serait-il pas notre jumeau dans nos doutes et notre désir de tout comprendre ? Caravage met …More
L'incrédulité de Saint Thomas par Caravage
« Thomas, ou encore Didyme, qui signifie jumeau en araméen, ne serait-il pas notre jumeau dans nos doutes et notre désir de tout comprendre ?
Caravage met en scène ici tout le mystère de la foi : doit-on pénétrer ce mystère, et vouloir tout comprendre ? ou juste s’abandonner, et se laisser faire ?
La foi en Dieu ne se trouve pas scientifiquement, mais elle est de l’ordre de la confiance. »
Olivier L
Cesse d’etre crédule Thomas, sois croyant.
shazam
:))
Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : "Allons aussi, afin de mourir avec lui." (Jean 11,16)

Thomas le courageux, mais Thomas qui ne peut croire à la résurrection de Jésus...
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Voici L’incrédulité de saint Thomas.
C’est un tableau de Michelangelo Merisi, dit Caravage, du nom de cette ville Lombarde qui l’a vu naître en quinze cent soixante et onze (1571).

Cette scène peinte probablement en seize cent trois (1603), représente la seconde apparition du Christ ressuscité, à ses apôtres, au Cénacle. Thomas, qui n’était pas présent à la première apparition, doute, et …More
Voici L’incrédulité de saint Thomas.
C’est un tableau de Michelangelo Merisi, dit Caravage, du nom de cette ville Lombarde qui l’a vu naître en quinze cent soixante et onze (1571).

Cette scène peinte probablement en seize cent trois (1603), représente la seconde apparition du Christ ressuscité, à ses apôtres, au Cénacle. Thomas, qui n’était pas présent à la première apparition, doute, et demande à toucher les plaies du Christ.

On voit ici le doigt de Thomas guidé par le Christ, qui pénètre la plaie - contrairement à la scène décrite par saint Jean, qui ne précise pas que Thomas touche les plaies.

Thomas, ou encore Didyme, qui signifie jumeau en araméen, ne serait-il pas notre jumeau dans nos doutes et notre désir de tout comprendre ? Caravage met en scène ici tout le mystère de la foi : doit-on pénétrer ce mystère, et vouloir tout comprendre ? ou juste s’abandonner et se laisser faire ?…
La foi en Dieu ne se trouve pas scientifiquement, mais elle est de l’ordre de la confiance.

Caravage volontiers querelleur, voire violent, est doté d’un caractère bien trempé : il a osé sortir du cadre bien réglé de l’art sacré et de ses symboles ! Il va révolutionner la peinture.

Il n’y a plus de fond si ce n’est un aplat (surface de couleur uniforme) noir qui met l’accent sur la scène qui se joue et lui donne un aspect dramatique. Il n’y a plus d’idéalisation, ni de symbole. Le Christ et les saints – Thomas, et sans doute Pierre et Jean – sont représentés dans des postures très humaines : on les voit sans auréoles, sans les symboles de leur activités, et de leur mort, qui permettrait de les reconnaître.

Les expressions des visages sont naturelles, elles marquent le doute, la sidération, la réflexion. Les rides d’étonnement sont marqués. Ce sont de vrais hommes. Le vêtement de Thomas est même décousue. La lumière – dont on ne voit pas la source - vient latéralement. Elle éclaire violemment le centre de la scène, projetant le drame en pleine lumière. Le reste de la scène reste dans la pénombre.

C’est un nouveau mouvement pictural : le clair-obscur. Ce procédé fait ressortir le personnage principal, qu’est (ici) le Christ ressuscité. On le reconnaît à Ses plaies - et sans doute seul retour au symbolisme – revêtu de ce qui semble être Son linceul.
Mais la lumière ne viendrait-elle pas justement du Christ ?…

Caravage est à l’origine du Naturalisme, du Réalisme, et du clair-obscur ***, qui révolutionne toute la peinture et marquèrent tout le dix septième siècle (17° siècle). « Le caravagisme » (voir site spécialisé) servira de base à la peinture baroque.

Caravage meurt à trente sept ans (37). Cette huile de cent sept (107) centimètres par cent quarante six (146) centimètres, se trouve en Allemagne au Musée du Sans Souci à Potsdam.
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Imitation de l’effet que produit la lumière en éclairant les surfaces qu’elle frappe et en laissant dans l’ombre celles qu’elle ne frappe pas.
Consiste à créer des contrastes forts entre zones claires et sombres toutes proches. Elle est souvent utilisée pour augmenter l'effet de volume ou accentuer les mouvements et l'expression des corps et visages.
Léonard de Vinci et Giorgione ont été les précurseurs de ce procédé développé par Corrège et pratiqué notamment par Titien, Caravage, Velázquez, Rembrandt, Georges de la Tour.
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Trois autres tableaux, mais de Georges de La Tour :

L’éducation de la Vierge, de Georges de La Tour, peint en 1640, conservé au musée du Louvre.

Le Nouveau-Né, de Georges de La Tour, peint vers 1648, et conservé au musée des beaux-arts de Rennes (France).

Saint Joseph Charpentier, de Georges de La Tour, peint en 1640, Musée du Louvre. Saint Joseph, patron des charpentiers, travaille une poutre devant l'Enfant Jésus qui semble déjà y voir le bois de sa croix.
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