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La Bête du Gévaudan, Autopsie d'un Mythe

Sud de l’Auvergne, XVIIIe siècle. Une série d’horribles meurtres sème la panique. En trois ans, 120 personnes sont assassinées par une bête étrange et invulnérable. Les plus grands chasseurs du …More
Sud de l’Auvergne, XVIIIe siècle.
Une série d’horribles meurtres sème la panique. En trois ans, 120 personnes sont assassinées par une bête étrange et invulnérable. Les plus grands chasseurs du royaume sont tenus en échec.
Les bruits les plus étranges courent sur la nature du fauve. Encore aujourd’hui, l’identité de l’animal est source de polémique. Après trois années de terreur, c’est un paysan du pays qui a réussi à abattre le monstre à l’orée d’un bois. S’agissait-il d’un loup, de plusieurs loups ?
Certains parlaient alors d’une hyène, d’un chien protégé par une cuirasse et dirigé par un fou sadique, d’un loup-garou, voire d’un singe cynocéphale.
Les hypothèses les plus fantaisistes étaient avancées, mais personne alors n’évoquait l’idée d’un tueur en série. La tradition orale et les peurs ancestrales nourrissent la légende qui, mêlée à l’histoire, alimente un mythe encore bien vivant de nos jours.
Nous avons demandé à des historiens, psychiatres, graphologues, experts en serial-…More
shazam
Histoire de la Bête du Gévaudan
www.musee-bete-gevaudan.com/histoire-de-la-bete-du-gevauda
La Bête du Gévaudan est un animal à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, entre 88 à 124 recensées selon les sources, eurent lieu principalement dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan, région …More
Histoire de la Bête du Gévaudan
www.musee-bete-gevaudan.com/histoire-de-la-bete-du-gevauda
La Bête du Gévaudan est un animal à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, entre 88 à 124 recensées selon les sources, eurent lieu principalement dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan, région d'élevage. Quelques cas ont été signalés dans le sud de l'Auvergne, et dans le nord du Vivarais et du Rouergue.

La « Bête du Gévaudan » dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette « bête » – vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récente — que sur les raisons qui la poussaient à s'attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer.

Alors qu'une centaine d'attaques équivalentes se sont produites au cours de l'histoire de France dont toutes les régions sont peuplés par environ 20 000 loups à cette époque, ce drame intervient opportunément pour la presse en mal de ventes après la guerre de Sept Ans : le Courrier d'Avignon local puis La Gazette de France nationale et les gazettes internationales voient l'occasion de s'emparer de cette affaire pour en faire un véritable feuilleton, publiant des centaines d'articles sur le sujet en quelques mois.

- De 1764 à 1767, deux animaux (l’un identifié comme un gros loup, l'autre comme un canidé s'apparentant au loup) furent abattus.

- Le gros loup fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi
de France, en septembre 1765, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. À partir de cette date, les journaux et la cour se désintéressèrent du Gévaudan, bien que d'autres morts attribuées à la Bête aient été déplorées ultérieurement.

- Le second animal fut abattu par Jean Chastel, enfant du pays domicilié à La Besseyre-Saint-Mary, le 19 juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune mort ne lui fut attribuée. (Musée Gévaudan)

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Jean Chastel est considéré comme le héros qui a tué la Bête du Gévaudan, mais il n’est pas du tout exclu qu’il aurait dressé l'animal à tuer.
Si c’était le cas, le meurtre de la fillette avec qui il était ami n’était évidement pas prévu.
Peu après ce choc (salutaire ?), lui qui ne s’était pas montré croyant se met à fréquenter l’église d’une manière assidue.
Il multiplie les visites au confessionnal, et ira jusqu’à faire bénir les balles qui lui serviront à tuer la bête...