4 - Arguments sociologiques et conclusion - Marie éduquée au Temple, une pieuse légende ? Réfutation.
IV. La réalité sociologique de la femme juive
L'idée d'un "pensionnat de jeunes vierges" au Temple est un anachronisme total. C'est une projection des couvents de religieuses catholiques du Moyen Âge sur le judaïsme antique.
---> Autant prétendre alors que la Genèse ne serait qu'une simple fable, reprise tardive de traditions mésopotamiennes !
- Ou encore : que l'histoire de la stérilité d'Élisabeth et de l'ange annonçant à son mari qu'elle concevrait un fils ne serait qu'une pure imagination humaine, s'inspirant vaguement de l’histoire d'Abraham et de Sara !
- Quel rapport existe-t-il d'ailleurs entre les couvents de religieuses et un internat pour éduquer les jeunes filles jusqu'au jour de leur mariage ? Les moniales se mariaient au moyen-âge, peut-être ?
---> On en est exactement au même niveau d'argumentation, et malheureusement, ce n'est pas si rare d'entendre de pareilles choses, au cours d'une conversation.
---> À partir de ce point, l'article quitte largement le terrain de l'histoire pour entrer dans celui de l'interprétation polémique.
- Plusieurs affirmations historiques sont présentées comme des certitudes (« anachronisme total », « aucune éducation religieuse », « anomalie », « malédiction »), alors qu'elles correspondent souvent à des généralisations discutables ou à des raisonnements de vraisemblance plus que douteuse, plutôt qu'à des démonstrations.
- L.E. néglige également des éléments importants du dossier.
La tradition de Marie élevée au Temple ne repose pas uniquement sur le Protévangile de Jacques : elle est reprise par plusieurs Pères de l'Église, largement diffusée en Orient, puis reçue dans la liturgie de l'Église.
---> Cela n'en fait pas une preuve historique, mais empêche de réduire cette tradition à une simple invention isolée d'un auteur du IIᵉ siècle, reprise tardivement par un obscure moine chartreux.
En outre, affirmer que l'auteur du Protévangile de Jacques « ignorait tout » du judaïsme ou qu'il a simplement « copié » l'histoire de Samuel dépasse ce que permettent les sources.
---> Les spécialistes reconnaissent volontiers l'existence de parallèles littéraires avec Samuel, mais un parallèle typologique ne démontre pas qu'un récit est fictif : les auteurs bibliques eux-mêmes recourent constamment à cette manière d'écrire.
Enfin, conclure que les révélations privées postérieures sont nécessairement « imaginaires » parce qu'elles reprennent cette tradition constitue un saut logique.
---> Une influence littéraire n'exclut pas, en soi, la possibilité d'une expérience mystique ; cette question relève du discernement théologique et non de la seule enquête historique.
Sur le plan théologique, l'objection de L.E. est également discutable.
---> Toute la spiritualité chrétienne repose sur l'idée que l'Église imite le Christ et la Vierge Marie, et non l'inverse.
- La vie monastique, apparue dans la Nouvelle Alliance, ne prétend pas reproduire une institution juive du Ier siècle ; elle cherche à imiter plus parfaitement la consécration du Christ et de sa Mère.
- Il n'y aurait donc rien d'étonnant, du point de vue de la théologie catholique, si la Providence avait voulu faire de la jeunesse de Marie une préfiguration de la vie consacrée qui fleurirait plus tard dans l'Église.
---> De plus, la tradition catholique voit unanimement en Marie la Figure de l'Église, sa Mère et son Modèle.
L'Apocalypse décrit l'Église comme « une épouse parée pour son époux » (21, 1-5) image que la tradition applique aussi à la Vierge.
---> Si Marie est véritablement la préfiguration de l'Église, il n'est pas absurde, sur le plan théologique, que certains aspects de sa vie annoncent les formes de sainteté propres à la Nouvelle Alliance, notamment la virginité consacrée.
---> Il convenait donc parfaitement qu'elle ait connu ce style de vie, qui servirait d'exemple à toutes les générations de moines et de moniales, ne cessant par leur vie de la déclarer bienheureuse.
Dans la société juive de l'époque, les filles ne recevaient aucune éducation religieuse formelle ou académique. Elles n'apprenaient pas à lire la Torah. Leur éducation était exclusivement domestique, dispensée par leur mère à la maison (cuisine, tissage, gestion du foyer, lois familiales du Shabbat).
Ceci est : soit un mensonge, soit une complète ignorance des fondements de la société juive du temps de Jésus.
---> La femme n'était certainement pas uniquement réservée qu'aux corvées domestiques : elle était considérée par les hommes comme la lumière du foyer, comme son centre, notamment lors de la célébration du Shabbat, mais aussi dans tous les aspects de la vie familiale. Elle devait être capable de conseiller son époux et de le seconder, et surtout de devenir elle-même une vraie éducatrice pour ses enfants, filles ou garçons.
---> L'éducation religieuse des hommes étaient sans doute plus poussées que celle des femmes, mais jamais on n'aurait laisser ces dernières devenir des demis incultes, corvéables à merci : la mère instruisait au contraire sa fille avec beaucoup de soin et d'attention, elle la familiarisait avec toutes les traditions religieuses et scripturaires, afin qu'elle devienne selon la Genèse "une compagne qui soit assortie à l'homme" (Gen 2,18), et non pas son inférieure que l'époux aurait tenue sous sa coupe par les liens matrimoniaux et ses désirs de mâle alpha.
La meilleure preuve de cette éducation poussée que pouvaient recevoir les femmes est que le nazira, précurseur de la consécration à Dieu, n'était pas réservé qu'aux hommes ( Nombres 6,1-21).
"La sainteté d'une femme juive ne se vivait pas dans le célibat ou l'isolement d'un temple, mais dans la maternité et la fondation d'un foyer. Consacrer une fille au célibat dans un temple aurait été perçu à l'époque comme une anomalie, voire une malédiction."
---> Nous atteignons ici sans doute le point de nullité le plus affligeant de cet article de L.E., ne reposant sur aucune base biblique. On est presque à se demander si l'auteur suppose ou non que les prêtres du Temple connaissaient la Bible et ses prophéties, alors que tous le peuple les connaissaient par coeur, ou en avaient au moins entendu parler...
Car pour en arriver à ce genre d'affirmation, il faudrait sans doute n'avoir jamais eu vent de la prophétie d'Isaïe sur cette jeune vierge ( en version grecque, souvent traduite induement en français par "jeune fille") qui y était annoncée, celle qui enfanterait un fils qu'elle appellerait Emmanuel, Dieu avec nous. (Isaïe 7, 10-16)
Cette prophétie était l'annonce de la venue du Messie, le Verbe fait chair, qui naîtrait d'une vierge. Comment les prêtres auraient-ils pu l'ignorer, eux qui surent un jour renseigner les mages sur le lieu de cette avènement (voir la suite de cette prophétie d'Isaïe), eux qui connaissaient par coeur chaque mot des Écritures ?
Ce que par contre ils ne savaient pas encore clairement, c'est que cette jeune vierge dont parlait la prophétie ne concevrait pas le Verbe d'une union naturelle, mais par la seule opération de l'Esprit-Saint.
C'est donc d'une cohérence absolument remarquable :
1 - Pour qu'elles aient un espoir de correspondre au mieux à une telle élection divine assortie d'une telle mission, de toutes jeunes filles encore enfants devaient être accueillies au Temple ou dans ses alentours proches, afin d'y reçoivent une éducation riche et soignée, tant pour la formation à la prière que pour l'apprentissage du travail manuel, car elles-aussi étaient destinées à devenir de vraies bonnes épouses, contrairement à ce qu'insinue l'article.
On ne comprend pas comment L.E. peut en venir à opposer le célibat consacré de ces vierges du Temple avec le mariage qu'elles contractaient à l'âge nubile, puisque c'est précisément ce que vécut la sainte Vierge lorsqu'elle épousa saint Joseph, après ces années consacrées à la prière et à la méditation.
---> Aller jusqu'à en faire une malédiction est une opinion que l'on peut qualifier sans aucun problème de stupide. Car cela voudrait dire que la Bible aurait annoncé une malédiction pour la future jeune vierge qui aurait le malheur d'enfanter le Messie. "Stupide" est ici un qualificatif d'une grande indulgence.
2 - Lorsqu'un grand roi de jadis cherchait une épouse pour son fils, il faisait en sorte que ses officiers présente toute une foule de prétendantes au jeune prince, toutes apprêtées dignement de leurs plus beaux atours.
---> On imagine mal comment Dieu aurait pu faire moins pour son propre Fils Bien-aimé ( cf psaume 44 ), et comment ses serviteurs les prêtres du Temple ne se seraient pas évertués à lui préparer du mieux possible le coeur de jeunes vierges d'Israël, afin qu'elles puissent mériter son choix divin.
---> L'éducation au Temple de jeunes vierge n'apparaît donc plus du tout comme un anachronisme ou une malédiction absurde aux yeux des juifs, mais comme le prolongement parfaitement cohérent et nécessaire de la prophétie d'Isaïe 7.
3 - Sans même en avoir conscience, c'est L.E. et lui seul qui fait de la Vierge Marie une sorte de déesse !
Car selon lui, sans aucune aide extérieure, la Conception Immaculée de Marie aurait suffi comme par magie à la faire correspondre pleinement à sa future mission de devenir la Mère de Dieu, d'être celle qui serait la vigne portant un tel Surgeon, ce qui impliquait pour elle d'y correspondre en tout son être, même de manière seulement humaine !
---> Pas besoin d'aide spéciale de la part des hommes, cette "pauvresse super augmentée" se serait faite elle-même, et se serait trouvée prête comme par enchantement pour le jour de l'Annonciation. Mais comme cela manque cruellement de cohérence et d'humanité !
---> Marie, toute Immaculée qu'elle était, avait bien au contraire un besoin vital d'être éduquée, d'apprendre à méditer longuement les prophéties qui allaient se réaliser en elle, sans qu'elle le sache encore.
Pourquoi ? Parce qu'elle n'était pas une déesse, mais une humaine dans toute l'acception du terme.
La Tradition de Marie éduquée au Temple nous décrit donc une Vierge Marie humaine, aidée par ses pères,
L.E. quant à lui, voudrait en faire une sorte de déesse qui n'aurait eu besoin de l'aide de personne, et surtout pas des prêtres.
D'où vient alors ce récit de "vie au Temple" ?
L'origine de cette croyance est textuelle et parfaitement identifiée par les historiens :
Le Protévangile de Jacques (An 150-200). C'est ce texte inventé qui écrit pour la première fois que Marie « vivait au Temple comme une colombe et recevait de la nourriture de la main d'un ange ». L'auteur, qui n'est pas juif, ignore tout des règles de pureté et de la topographie du Temple.Pour glorifier Marie, cet auteur a copié l'histoire de Samuel dans l'Ancien Testament (1 Samuel 1). Samuel, un garçon, avait été confié par sa mère au grand prêtre Éli au sanctuaire de Silo (un petit sanctuaire de tentes, des siècles avant la construction du grand Temple de Jérusalem et de ses lois strictes). L'auteur a transposé cette histoire de garçon à une fille, dans un contexte historique où c'était devenu impossible. Les écrivains des pseudo-révélations du Ciel sur la vie de Marie ont été influencés directement ou indirectement par le Protévangile de Jacques. Cela montre le caractère non surnaturel de ces pieux écrits imaginaires.
Les prénoms de Joachim et Anne ne viennent pas des Évangiles canoniques, mais d'une tradition très ancienne dont la principale source est le Protévangile de Jacques.
La source principale : le Protévangile de Jacques
Rédigé vers 150 apr. J.-C., probablement en Syrie ou en Égypte, ce texte est un évangile apocryphe consacré à l'enfance de Marie et de Jésus.
C'est lui qui, pour la première fois, nomme :
- Joachim, père de Marie ;
- Anne, sa mère.
Il raconte notamment :
- leur stérilité ;
- les prières de Joachim et d'Anne ;
- l'annonce angélique de la naissance de Marie ;
- la naissance de Marie ;
- sa présentation au Temple.
Tous ces épisodes sont absents des Évangiles canoniques.
Pourquoi ces noms ont-ils été conservés ?
- Même si le Protévangile de Jacques n'a jamais été reconnu comme inspiré par l'Église, il a exercé une immense influence sur la tradition chrétienne.
- Très tôt, de nombreux Pères de l'Église ont considéré qu'il pouvait contenir des traditions authentiques concernant la Sainte Famille, tout en rejetant certains éléments manifestement légendaires.
C'est ainsi que les noms de Joachim et d'Anne sont entrés dans :
- la liturgie orientale dès les premiers siècles ;
- puis dans la liturgie occidentale ;
- l'iconographie chrétienne ;
- la dévotion populaire.
Aujourd'hui encore, l'Église catholique vénère Saint Joachim et Sainte Anne, dont la mémoire liturgique est célébrée ensemble le 26 juillet.
Il était d'autant plus important de connaître leur vrai prénom que nous possédons leurs reliques : celles de sainte Anne sont à Apt en Provence, et une partie a ensuite été donnée au sanctuaire de sainte Anne d'Auray.
Le simple fait que sainte Anne y soit apparue confirme l'authenticité de la tradition basée sur le Protévangile de Jacques.
Existe-t-il d'autres sources ?
Quelques écrits plus tardifs reprennent ces noms :
- l'Évangile du Pseudo-Matthieu (VIIᵉ siècle) ;
- l'Évangile de la Nativité de Marie.
Mais ces œuvres dépendent largement du Protévangile de Jacques et ne constituent pas des sources indépendantes.
L'avis de l'Église
L'Église distingue deux choses :
- le texte du Protévangile de Jacques, qui n'est pas inspiré et ne fait pas partie de la Bible ;
- la tradition ancienne qu'il transmet en partie.
Autrement dit, l'Église ne dit pas que tout ce que raconte ce livre est historiquement exact.
---> En revanche, elle considère que certaines traditions qu'il a conservées — notamment les noms de Joachim et d'Anne — sont suffisamment anciennes et universellement reçues pour avoir été intégrées à la Tradition ecclésiale.
C'est un bon exemple de la distinction catholique entre
- l'inspiration scripturaire et
- la Tradition : un écrit non canonique peut transmettre des souvenirs historiques ou des traditions anciennes, sans pour autant être lui-même un livre inspiré.
Conclusion :
- Un texte canonique inspiré par l'Esprit-Saint est reconnu comme ne disant que la vérité, si l'on exclue les quelques petites erreurs dûes à l'humanité de leurs auteurs.
- Mais un texte apocryphe est loin d'être pour autant à mettre au rebut, sous prétexte qu'il enjoliverait son récit : ce qu'en garde la Tradition est un sûr indicateur sur ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas.
- Comme nous l'avions déjà évoqué : cela est tout aussi vrai pour le Protévangile de Jacques, que pour la vie de saint Nicolas de Myre.
L.E. ayant raté une marche, voudrait tout jeter à la poubelle.
---> Les Pères de l'Église se sont bien gardé de procéder ainsi : avec sagesse et discernement, ils ont gardé et explicité dans leurs écrits la tradition de l'éducation de Marie au Temple, jugée par eux comme authentique, même si elle provenait du texte apocryphe de Jacques.
- Saint Grégoire de Nysse (IVème siècle) situe dans sa lettre "Sur la naissance du Christ" la présence des jeunes filles "entre le temple et le voile".
- Saint Jean Damascène (VIIème siècle) dans la "Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie" cite la jeune Marie, dans sa "troisième année", présentée au Temple par ses parents "pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu".
- Pour sa part Baronius, dans "Instructions... sur les principales fêtes de l'Église par un directeur de séminaire" (Paris, Lecoffre, 1850, tome 3, page 360), citerait à l'appui de la thèse, d'autres auteurs :
- saint Épiphane (IVème siècle),
- saint Germain de Constantinople (début du VIIIème siècle),
- saint André de Crète (début du VIIIème siècle),
saint Georges de Nicomédie (IXème siècle) - et "plusieurs autres écrivains grecs".
- Parmi ceux-là, on peut compter Maxime le confesseur (580-662) qui dans sa "Vie de la Vierge", mentionne Marie, confiée à trois ans au Temple, par ses parents.
Saint Alphonse de Liguori (1676-1787), Docteur de l'Église, fait référence dans son ouvrage fondateur de sa théologie mariale "Les Gloires de Marie" (1748), à la vision de Sainte Élisabeth de Schönau (1129-1164) et à celle de Sainte Brigitte de Suède (1303-1373) selon lesquelles la Vierge Marie aurait bien été élevée au Temple.
Conclusion
Si l'on cherche la vérité factuelle et non à nourrir notre imagination sentimentale, la réponse est claire, Marie n'a jamais vécu au Temple.
Or comme nous l'avons vu en détail en analysant les quatre parties de son article, que ce soit sur le plan :
- de l'archéologie,
- de la topographie,
- de la pureté rituelle,
- et de la sociologie,
L.E. a chaque fois échoué à apporter autre chose que des pseudo "preuves" n'étant pas des preuves et ne prouvant donc rien.
Elle a passé son enfance à Nazareth, dans une famille juive normale de Galilée.
---> Telle est l'idée fixe de L.E. et rien ne lui en fera changer, bien que rien d'objectif ne puisse la confirmer : mais ce n'est pas celle des Pères de l'Eglise, ni celle de sainte Brigitte de Suède et de Sainte Élisabeth de Schönau, qui ont vu tout l'inverse dans leurs visions approuvées par l'Eglise.
"Le récit de sa vie recluse au Temple est une pure construction théologique et littéraire tardive,
---> Comme nous l'avons vu :
c'est faux.
La Vierge éduquée au Temple : une pieuse légende ? ( 2/5 ) La réponse de Wiki Maria Valtorta – Gloria.tv La Vierge éduquée au Temple : une pieuse légende …
"totalement incompatible avec la réalité historique,
---> Comme nous l'avons vu :
c'est faux.
1 - les "preuves archéologiques" - Marie élevée au Temple, une pieuse légende ? Réfutation. – Gloria.tv 1 - les "preuves archéologiques" - Marie élevée …
"archéologique
---> Comme nous l'avons vu :
c'est faux.
2 - les "preuves topographiques" - Marie éduquée au Temple, une pieuse légende ? Réfutation. – Gloria.tv 2 - les "preuves topographiques" - Marie éduquée …
"et religieuse de son époque"
---> Comme nous l'avons vu :
c'est faux.
3 - L'argument de la "Niddah" ( période d'impureté féminine) - Marie élevée au Temple, une pieuse … – Gloria.tv 3 - L'argument de la "Niddah" ( période …
"Ce genre de littérature a contribué à déformer le visage de Marie pour le faire coïncidé avec le désir humano-humain d'en faire une sorte de créature quasi divine,
---> Comme nous l'avons vu : c'est faux. (Cf ci-dessus)
Le seul qui fasse de Marie une sorte de créature quasi divine, c'est L.E. lui-même.
"bref un être légendaire bien loin de la vérité des Évangiles et de l'histoire.
---> Comme nous l'avons vu, c'est tout l'inverse :
- que Marie ait été éduquée au Temple est d'une remarquable cohérence avec les prophéties d'Isaïe et de Daniel, c'est leur prolongement logique.
- Marie éduquée au Temple correspond on ne peut mieux au message de l'Annonciation, indiquant que le Christ recevra par Marie la descendance royale davidique, et rend Marie apte à devenir la Mère de Dieu, sa compagne, l'éducatrice du Verbe en Personne.
Il aurait été impensable que Jésus ne puisse trouver en sa sainte Mère une âme qui Lui corresponde, ignorante des Écritures, une simple pauvresse, en laquelle Il ne puisse trouver son vrai repos, son paradis sur terre.
Comment la Vierge aurait-elle pu concevoir en son sein la Parole même de Dieu, mais sans concevoir encore cette Parole en son esprit, faute d'instruction solide ? C'est absurde, et Dieu ne l'est pas.
"La réalité est bien plus simple, plus humble et finalement infiniment plus belle."
---> La triste déformation que L.E. fait de la très sainte Vierge n'est ni plus simple, ni plus humble, ni plus belle que l'original.
Elle est au contraire :
- une totale méconnaissance des prophéties bibliques,
- une stupidification de la religion hébraïque et de ses prêtres, sensés ne pas savoir apporter leur contribution à la préparation de la venue du Sauveur, alors même qu'ils savaient grâce à la prophétie de Daniel que les temps étaient accomplis,
- un refus du Magnificat, montrant tout le raffinement spirituel de Marie venant de l'éducation qu'elle avait reçue au Temple, en digne descendante du roi David qu'elle était, la Grâce surélevant la nature sans la remplacer.
- L'humilité de Marie paraît d'autant plus grande qu'elle parle de "l'abaissement de sa servante", alors qu'elle était de sang royal, et très loin d'être une pauvre fille sans éducation : elle aurait pu s'en prévaloir devant Dieu avec une certaine complaisance, en se prenant pour quelqu'un.
- Se prendre pour quelqu'un... Voilà qui arrive à certains orgueilleux. Marie dit tout net dans son Magnificat ce qui leur advient en "récompense".
"KYRIE ELEISON."
---> Que L.E. se le dise, et qu'il fasse pénitence avant la fin de s'en prendre ainsi au Chef d'Oeuvre insurpassable de la Sainte Trinité, sans aucune excuse car sans aucune preuve, et en contredisant les saints Pères.
Oui : KYRIE ELEISON