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Cardinal Robert Sarah: La famille face à l’idéologie du genre

Irapuato
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Saint Jean-Paul II : « le futur de l’humanité passe par la famille ». Famille-genre : un combat frontal Le Cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, et premier président de l’Institut d’…Plus
Saint Jean-Paul II : « le futur de l’humanité passe par la famille ».
Famille-genre : un combat frontal
Le Cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, et premier président de l’Institut
d’études Jean-Paul II sur le mariage et la famille, a déclaré ceci au cours d’un entretien qui date
déjà du 16 février 2008 : « Lorsque je fus nommé par le Saint-Père premier Président de l’Institut
Jean-Paul II d’Etudes sur le Mariage et la Famille, j’ai reçu une lettre de Soeur Lucie de Fatima,
que l’on peut trouver dans les archives de l’Institut. Celle-ci me disait sans ambiguïté ceci : "La
bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan concernera le mariage et la famille". Toutefois,
ajoutait-elle, "N’ayez aucune crainte, car tous ceux qui agissent en faveur de la sainteté du mariage
et de la famille rencontreront toujours des oppositions ; on les combattra avec tous les moyens
possibles, parce que cet enjeu est décisif. Toutefois, Notre-Dame a déjà écrasé la tête de Satan" »1.
De son côté, à la suite de son voyage apostolique à Fatima, le Pape Benoît XVI, dans un entretien
datant du 11 mai 2010, n’a pas craint d’affirmer que « Nous avons toujours su cela, même si, de nos
jours, cela se manifeste sous nos yeux d’une manière terrifiante : les plus grandes persécutions
contre l’Eglise ne proviennent pas de ses ennemis du dehors, mais des péchés qui sont commis dans
l’Eglise, pour lesquels celle-ci a urgemment besoin de faire pénitence pour en être purifiée »2.
Les familles chrétiennes subissent quotidiennement des attaques dans le monde entier. Comme nous
allons le voir, l’idéologie du genre est soutenue, promue et pratiquée par l’Organisation Mondiale
de la Santé, qui dépend des Nations Unies (ONU), et par de nombreuses institutions d’éducation et
de santé qui ont leurs sièges dans les Etats occidentaux (Amérique du Nord, Europe occidentale et
Australie-Nouvelle Zélande). Tout pays qui refuse d’adhérer à cette idéologie est généralement
sanctionné : par exemple, les Etats faibles et pauvres sont pénalisés au niveau des aides au
développement. Celles-ci sont donc conditionnées par l’acceptation de leur part de l’idéologie du
genre. Cette véritable colonisation touche l’ensemble du continent africain, en particulier l’Afrique
dit sub-saharienne, mais aussi l’Asie et l’Amérique latine.
Le Pape François, lors de son voyage apostolique à Manille, n’a pas hésité à dénoncer avec vigueur
une « colonisation idéologique contre la famille »3, qui cherche à la détruire en s’introduisant et en
se diffusant dans les sociétés et les cultures des pays en voie de développement. Au n° 56 de son
Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia, il critique fortement l’idéologie mortifère
du gender « qui nie la différence et la réciprocité naturelle entre un homme et une femme. Elle
1 “Voce di Padre Pio” Mars 2008.
2 Entretien accordé aux journalistes au cours du vol vers le Portugal. Cf. site internet du Vatican. Pour notre sujet, ces
péchés qui sont commis dans l’Eglise sont le silence, la compromission et donc la lâcheté d’un certain nombre de clercs
qui craignent de témoigner en faveur de la vérité sur le mariage et la famille.
3 Rencontre mondiale des Familles à Manille, 16 janvier 2015. Cf. site internet du Vatican.
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laisse envisager une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille.
Cette idéologie induit des projets éducatifs et des orientations législatives qui encouragent une
identité personnelle et une identité affective radicalement coupées de la diversité biologique entre
masculin et féminin »4. Le Cardinal Francis Arinze en commentant ces paroles du pape François a
dit que « les médias ont pris l’habitude de défigurer, de séculariser et même de commercialiser le
mariage et la famille »5. Cela est très évident dans les programmes empreints d’érotisme et de
pornographie, qui s’adressent aussi aux enfants : dans de nombreux pays occidentaux, depuis le
jardin d’enfants, les enfants sont rééduqués, c’est-à-dire qu’on manipule et pollue leurs consciences
avec l’idéologie du genre. Dans certains pays, les familles n’ont pas le choix. Ainsi, en 2006, en
Allemagne, on a voulu obliger une famille chrétienne protestante de huit enfants à participer à des
expériences choquantes au titre de l’éducation sexuelle. Les parents décidèrent de ne plus envoyer
leurs enfants dans ces classes ; ils furent condamnés à une peine de prison…
Moi-même, dans le livre Dieu ou rien6, j’ai dénoncé avec vigueur la théorie du genre comme une
attaque frontale contre la famille, et sa volonté de la détruire, en insistant sur son aspect
particulièrement délétère pour les pays africains, qui sont soumis à un nouveau....
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Irapuato
Tradition und Kontinuität "Le genre – « gender » en anglais – est né dans le milieu des sciences humaines d’inspiration
freudienne. Il est apparu en 1955 aux Etats-Unis : John Money, psychiatre de Harvard, confronté à
des cas d’hermaphrodisme, introduisit le concept de « gender role » qu’il définit ainsi : « ce sont
toutes les choses qu’une personne dit ou fait …Plus
Tradition und Kontinuität "Le genre – « gender » en anglais – est né dans le milieu des sciences humaines d’inspiration
freudienne. Il est apparu en 1955 aux Etats-Unis : John Money, psychiatre de Harvard, confronté à
des cas d’hermaphrodisme, introduisit le concept de « gender role » qu’il définit ainsi : « ce sont
toutes les choses qu’une personne dit ou fait pour se révéler détenteur d’un statut d’homme ou de
femme ». Ainsi, cette nouvelle notion du rôle social comme source de l’identité sexuelle contenait
en germe tout le projet idéologique du genre tel qui va se déployer dans les décennies qui vont
suivre.
Trente-cinq ans plus tard, dans les années 1990, Judith Butler, qui demeure le chef de file de la
révolution du genre déclare que les mots « sexe » et « genre » ne sont pas des substantifs, mais
des… verbes. Cela signifie que l’individu, homme ou femme, devient ce qu’il ou elle choisit de dire
et de faire. Elle affirme donc que « être homme ou femme n’est pas quelque chose que l’on est, mais quelque chose que l’on fait ».