Clicks457

A1bis2. "Cantate" du dévot esclave de Jésus en Marie (B) (cantique de St L-M de Montfort)

AJPM
1
AJPM452 Intégral Montfort-Cantiques par Gilbert Chevalier (aveugle) / www.montfortajpm.sitew.fr / Chaîne YouTube : Montfort AJPM / Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle). N'hésite…More
AJPM452 Intégral Montfort-Cantiques par Gilbert Chevalier (aveugle) / www.montfortajpm.sitew.fr / Chaîne YouTube : Montfort AJPM / Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle). N'hésitez pas à télécharger. [AJPM451-AJPM453] Intégral Ave Maria / Le Ciel ouvert par les 3 Ave Maria

Version réunie : "A Jésus par Marie" en forme de cantate (cantique de St L-M de Montfort)

Voir paroles : www.montfortajpm.sitew.fr (vidéo 1)

***********************************************************

PROPHÉTIE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE :

« Ayant convoqué ses frères peu de temps avant de mourir, il les avertit des tribulations futures, disant :

« Mes frères, agissez avec force, ayez de la fermeté et soyez dans l’attente du Seigneur. Une grande époque de tribulations et d’affliction est imminente dans laquelle de grands périls et des embarras temporels et spirituels pleuvront, la charité d’un grand nombre se refroidira et l’iniquité des méchants surabondera. Le pouvoir des démons sera plus grand que d’ordinaire, la pureté immaculée de notre congrégation religieuse et des autres sera flétrie, au point que très peu parmi les chrétiens voudront obéir au vrai Souverain Pontife et à l’Église Romaine avec un cœur sincère et une charité parfaite. Au moment décisif de cette crise, un personnage non canoniquement élu, élevé à la Papauté, s’efforcera avec adresse de communiquer à beaucoup le poison mortel de son erreur. Alors les scandales se multiplieront, notre congrégation religieuse sera divisée, plusieurs parmi les autres seront complètement détruites, parce que leurs membres ne s’opposeront pas mais consentiront à l’erreur. Il y aura tant et de telles opinions et divisions dans le peuple, et chez les religieux et chez les clercs que si ces jours mauvais n’étaient abrégés, comme l’annonce l’Évangile, même les élus tomberaient dans l’erreur (si cela se pouvait), si dans un tel ouragan ils n’étaient protégés par l’immense miséricorde de Dieu. Alors notre Règle et notre manière de vivre seront attaquées très violemment par certains. D’effroyables tentations surviendront. Ceux qui auront été très éprouvés en bien recevront la couronne de vie. Malheur éternel à ceux qui s’attiédiront en mettant leur seule espérance dans leur vie de religion, qui ne résisteront pas fermement aux tentations permises pour l’épreuve des élus. Ceux qui dans la ferveur de l’esprit s’attacheront à la piété avec charité et le zèle de la vérité, recevront des persécutions et des injures comme désobéissants et schismatiques. Car leurs persécuteurs aiguillonnés par les esprits mauvais diront que c’est faire un grand hommage à Dieu de tuer et de faire disparaître de la terre des hommes si mauvais. Alors le Seigneur sera le refuge des affligés et il les sauvera parce qu’ils auront espéré en lui. Et alors, pour se conformer à leur Chef, ils agiront selon la Foi et ils choisiront d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, gagnant par la mort la vie éternelle. Ne voulant pas consentir à l’erreur et à la perfidie, ils ne craindront absolument pas la mort. Alors la vérité sera tenue dans le silence par certains prédicateurs alors que d’autres la foulant aux pieds la nieront. La sainteté de vie sera tenue en dérision par ceux qui la professent extérieurement, c’est pourquoi Notre-Seigneur Jésus-Christ leur enverra non pas un digne pasteur, mais un exterminateur. » »

(Traduction littérale du texte latin figurant dans les très officielles « Opera omnia » de saint François d’Assise, imprimerie de la bibliothèque ecclésiastique, Paris 1880, colonne 430)

***********************************************************
AJPM
LE DOCTEUR RAYMOND DIOCRÈS

Saint Bruno et Diocrès

Dans la vie de saint Bruno, fondateur des Chartreux, on trouve un fait étudié à fond par les très-doctes Bollandistes, et qui présente à la critique la plus sérieuse tous les caractères historiques de l’authenticité ; un fait arrivé à Paris, en plein jour, en présence de plusieurs milliers de témoins, dont les détails ont été recueillis …More
LE DOCTEUR RAYMOND DIOCRÈS

Saint Bruno et Diocrès

Dans la vie de saint Bruno, fondateur des Chartreux, on trouve un fait étudié à fond par les très-doctes Bollandistes, et qui présente à la critique la plus sérieuse tous les caractères historiques de l’authenticité ; un fait arrivé à Paris, en plein jour, en présence de plusieurs milliers de témoins, dont les détails ont été recueillis par des contemporains, et enfin qui a donné naissance à un grand Ordre religieux.
Un célèbre docteur de l’Université de Paris, nommé Raymond Diocrès, venait de mourir, emportant l’admiration universelle et les regrets de tous ses élèves. C’était en l’année 1082. Un des plus savants docteurs du temps, connu dans toute l’Europe par sa science, ses talents et ses vertus, et nommé Bruno, était alors à Paris avec quatre compagnons, et se fit un devoir d’assister aux obsèques de l’illustre défunt.
On avait déposé le corps dans la grande salle de la chancellerie, proche de l’église de Notre-Dame, et une foule immense entourait le lit de parade où, selon l’usage du temps, le mort était exposé, couvert d’un simple voile.
Au moment où l’on vint à lire une des leçons de l’Office des morts qui commence ainsi :
« Réponds-moi. Combien grandes et nombreuses sont tes iniquités », une voix sépulcrale sortit de dessous le voile funèbre, et toute l’assistance entendit ces Paroles : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été accusé. » On se précipite ; on lève le drap
mortuaire : le pauvre mort était là, immobile, glacé, parfaitement mort. La cérémonie, un instant interrompue, fut bientôt reprise ; tous les assistants étaient dans la stupeur et pénétrés de crainte.
On reprend donc l’Office ; on arrive à la susdite leçon « Réponds-moi ». Cette fois, à la vue de tout le monde, le mort se soulève, et d’une voix plus forte, plus accentuée encore, il dit : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été jugé », et il retombe. La terreur de l’auditoire est à son comble. Des médecins constatent de nouveau la mort. Le cadavre était froid et rigide. On n’eut pas le courage de continuer, et l’Office fut remis au lendemain.
Les autorités ecclésiastiques ne savaient que résoudre. Les uns disaient : « C’est un réprouvé ; il est indigne des prières de l’Église. » D’autres disaient : « Non, tout cela est sans doute fort effrayant ; mais enfin, tous tant que nous sommes, ne serons-nous pas accusés d’abord, puis jugés par un juste jugement de DIEU ? » L’Évêque fut de cet avis, et, le lendemain, le service funèbre recommença à la même heure. Bruno et ses compagnons étaient là comme la veille. Toute l’Université, tout Paris était accouru à Notre-Dame.
L’Office recommence donc. À la même leçon : « Réponds-moi », le corps du docteur Raymond se dresse sur son séant, et avec un accent indescriptible qui glace d’épouvante tous les assistants, il s’écrie : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été
condamné »
, et retombe immobile.
Cette fois, il n’y avait plus à douter. Le terrible prodige constaté jusqu’à l’évidence n’était pas même discutable. Par l’ordre de l’Évêque et du Chapitre, on dépouille, séance tenante, le cadavre des insignes de ses dignités, et on l’emporte à la voirie de Montfaucon.
Au sortir de la grande salle de la Chancellerie, Bruno, âgé alors d’environ quarante-cinq ans, se décida irrévocablement à quitter le monde, et alla chercher, avec ses compagnons, dans les solitudes de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, une retraite où il pût faire plus sûrement son salut, et se préparer ainsi à loisir aux justes jugements de DIEU.
Certes, voilà un réprouvé qui "revenait de l’enfer", non pour en sortir, mais pour en être le plus irrécusable des témoins.


("L’ENFER" de Mgr de Ségur)