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Mère Yvonne-Aimée

Irapuato
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etoilenotredame Yvonne-Aimée de Malestroit naît le 16 juillet 1901 à Cossé-en-Champagne : elle est la fille d'Alfred Beauvais, négociant en vin, et de Lucie Brulé. Elle est baptisée trois mois plus …More
etoilenotredame Yvonne-Aimée de Malestroit naît le 16 juillet 1901 à Cossé-en-Champagne : elle est la fille d'Alfred Beauvais, négociant en vin, et de Lucie Brulé. Elle est baptisée trois mois plus tard. Son père meurt le 17 octobre 1904. À la mort du père, qui a fait de mauvaises affaires, la mère se trouve financièrement contrainte de vendre la maison familiale. La mère confie Yvonne à ses parents, qui vivent au Mans. Les grands-parents élèvent Yvonne, de l'âge de 3 ans à l'âge de 6 ans. Ils la sensibilisent à la condition des pauvres, qui frappent à leur porte. Sa grand-mère lui lit l’Histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux, ouvrage qui la marque au point qu'elle souhaite ardemment « devenir une sainte ».

Puis, elle rejoint sa mère à l'âge de six ans et la suit dans différents pensionnats dont elle a la direction. À l'âge de 9 ans, le 1er janvier 1911, Yvonne voue sa vie au Christ, dans une lettre qu'elle lui écrit avec son sang : « Ô mon petit Jésus. Je me donne à toi entièrement et pour toujours. Je voudrai toujours ce que tu voudras. Je ferai tout ce que tu me diras de faire. Je ne vivrai que pour toi. Je travaillerai en silence. Et, si tu veux, je souffrirai beaucoup en silence. Je te supplie de me faire devenir sainte, une très grande sainte, une martyre. Fais-moi être fidèle, toujours. Je veux sauver beaucoup d'âmes et t'aimer plus que tout le monde, mais je veux aussi être toute petite afin de te donner plus de gloire. Je veux te posséder mon petit Jésus, et te rayonner, je veux n'être qu'à toi, mais je veux surtout ta volonté. Ta petite Yvonne ». En 1914, elle part pour l'Angleterre, voulant entrer dans les Filles de Jésus de Kermaria où elle est pensionnaire.

À l'âge de 18 ans, à Paris, ayant terminé ses études, elle fait plusieurs métiers pour venir en aide aux pauvres. Ainsi, elle travaille comme bonne à tout faire, vend des dessins, écrit des romans et donne des récitals de pianos. Plus tard, l'abbé de la Chevalerie relatera cet épisode de la vie d'Yvonne dans le livre Monette et ses pauvres. En 1922, elle est atteinte de la fièvre paratyphoïde. Elle part, pour la première fois, en convalescence dans la clinique des Sœurs Augustines de la Miséricorde à Malestroit (Morbihan) où elle se remet de cette fièvre. Le 5 juillet 1922, dans sa chambre à Malestroit, elle a une crise mystique au cours de laquelle Jésus lui apparaît et lui parle.

En 1925, elle entre en religion, sous le nom de sœur Yvonne-Aimée. En 1927, elle gagne le couvent des Augustines dont elle devient la supérieure en 1935. Elle y œuvre de 1927 à 1951. Grande organisatrice, elle réforme la communauté des Augustines hospitalières et lance en, 1928, le projet d'une clinique moderne, qui ouvrira ses portes en 1929. En 1935, elle conçoit le projet novateur d'une Fédération des Augustines hospitalières de la miséricorde de Jésus, projet qu'elle mène jusqu’au bout malgré les réticences des autorités ecclésiastiques.

En décembre 1940, elle développe la dévotion du « petit Roi d’Amour », qui unit celle à l'Enfant-Jésus et celle au Sacré-Cœur. Cette dévotion est étendue à l’Église universelle par le pape Jean XXIII en 1958. Durant l'Occupation, elle soigne dans la clinique de Malestroit aussi bien des blessés allemands que des résistants (spécialement ceux du maquis de Saint-Marcel) et sauve notamment la vie du général Louis-Alexandre Audibert (commandant de la région Ouest de l'Armée Secrète), tout en réalisant des prodiges (stigmatisation, xénoglossie, bilocation). En janvier 1943, un prêtre, la soupçonnant d'imposture, l'accuse d'être une « fausse mystique » et prépare un procès pour la déposer. Le 16 février 1943, comme elle en avait eu la prémonition, elle est arrêtée par la Gestapo au prieuré Notre-Dame de la Consolation et amenée à la prison du Cherche-midi. Torturée, elle s'évade « miraculeusement » après avoir demandé, par la bilocation, des prières au Père Paul Labutte, son fils spirituel7
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Le 24 juin 1945, elle reçoit la croix de guerre avec palme, à Saint-Marcel. Le 22 juillet 1945, le général de Gaulle en personne lui remet la Légion d'honneur, à Vannes, pour avoir caché et soigné à la clinique soldats alliés et résistants bretons. Le 3 janvier 1946, les autorités lui décernent la médaille de la Résistance et la médaille de la Reconnaissance française. En 1946, elle fonde la Fédération des monastères d'Augustines et est élue première supérieure générale. Le 7 août 1949, la clinique de Malestroit reçoit la croix de Guerre. Sa notoriété est telle qu'elle est reçue par Pie XII.

Le soir du 3 février 1951, elle meurt d'une hémorragie cérébrale foudroyante, conséquence de son hypertension artérielle, alors qu'elle s'apprêtait à partir pour l'Afrique du Sud.
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Nous lui devons beaucoup c'est un peu notre Padre Pio. Elle a beaucoup Aimée et beaucoup souffert avec notre Seigneur.
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