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Journée d'étude pour les prêtres

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Journée d'étude pour les prêtres Une quarantaine de prêtres se sont retrouvés à la paroisse Saint Augustin à Paris pour participer à la journée d'étude organisée par le forum sacerdotale Fontblin et …More
Journée d'étude pour les prêtres

Une quarantaine de prêtres se sont retrouvés à la paroisse Saint Augustin à Paris pour participer à la journée d'étude organisée par le forum sacerdotale Fontblin et soutenu par DPTN. La journée avait pour théme : Le défi de la nouvelle évangélisation, avec Mgr Guillaume Derville, le cardinal Sarah et Thibault Collin.

ournée de formation des prêtres à Paris
Le lundi 18 février, le Père Serge-Thomas Bonino est venu au centre culturel Garnelles pour dispenser un cours à une vingtaine de prêtres diocésains sur la « prière et les miracles dans la Providence de Dieu ». Le Père Bonino a été nommé fin 2011 par le Pape Benoît XVI secrétaire général de la Commission théologique internationale, qui est un organe de réflexion théologique, institué par le Saint-Siège et destiné à assister le Magistère de l’Eglise à travers l’étude de questions doctrinales actuelles.
Le Père Bonino était déjà venu en octobre 2011 et avait fait une admirable présentation de la métaphysique selon saint Thomas d’Aquin. Les prêtres avaient alors été enthousiastes par cette formation, et il semblait opportun de l’inviter de nouveau pour l’année de la foi.
La journée a commencé à 10h30 et s’est conclue à 15h45. Elle était composée de deux cours traitant respectivement de la nature et de la finalité des miracles, et de la prière. Des séances de questions-réponses ont eu lieu après chaque cours.
Les miracles de l’Evangile, a-t-il souligné, ne sont pas de simples récits destinés à impressionner les lecteurs, comme cela a pu être présenté il y a quelques décenies dans la catéchèse. Ils correspondent à de véritables interventions divines dans la réalité des choses (non des illusions) et dont la finalité est de conduire à la foi. Les miracles s’inscrivent bien dans l’histoire du salut, à savoir l’élévation de la nature humaine à la sphère divine. Il a ainsi présenté l’Incarnation comme le miracle par excellence et cause de tous les autres.
La prière, a-t-il dit, ne doit pas être considérée comme le recours ultime lorsque tous les autres moyens ont été épuisés, mais la manière la plus efficace pour l’homme de participer à la Providence de Dieu. Elle ne consiste pas à obtenir de Dieu un bien qu’il n’aurait pas prévu de donner, ou même de modifier sa volonté, comme pourrait le suggérer une lecture trop superficielle de la Sainte Ecriture, mais elle est participation aux œuvres de Dieu en ce monde.
Fordef - DPTN - 8, rue Saint Marc - 75002 Paris
Tél : +33 (0)1 45 51 54 46, le matin

www.dptn.org/journee-de-form…
Trois évêques répondent à nos questions
Pour vous, trois évêques ont répondu aux questions que nous leur avons posées.

Qu’aimeriez-vous dire aux donateurs qui ont soutenu cette rencontre ?
J’aimerais dire un triple merci aux donateurs qui ont permis cette formation. D’abord merci pour leur don: quand le don n’est pas seulement matériel mais aussi spirituel, celui qui donne s’enrichit de ce qu’il donne. Il ne perd rien ! Ensuite, merci pour ce don «ciblé» car l’enjeu de la formation des prêtres est essentiel pour l’Église et vital pour le monde. Merci enfin, car je devine la prière qui accompagne le geste:«Votre Père voit dans le secret».
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
Comment se préparer à l’Année de la Foi ?
Cette « Année de la foi» doit être pour les chrétiens l’occasion de mieux comprendre et mieux réaliser ce que veut dire « croire ». En effet, l’acte de foi n’est pas une réalité commune à toutes les religions ou doctrines. La preuve en est que les premières générations chrétiennes ont dû créer une forme grammaticale nouvelle (un solécisme) pour exprimer l’expérience inédite dans laquelle la foi dans le Christ les introduisait : credere suivi d’un accusatif pour indiquer le mouvement d’entrée dans un monde nouveau. Croire, pour nous, n’est pas seulement avoir des idées nouvelles ou supplémentaires sur Dieu, mais se laisser saisir par Dieu qui vient à nous pour nous introduire, malgré notre péché, dans la vie trinitaire. Sur tout cela, on peut lire et méditer
«La foi chrétienne, hier et aujourd’hui» de Joseph Ratzinger, et Porta Fidei, sur l’acte de foi et le contenu de la foi.

Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris.
La formation des prêtres est-elle une priorité pour l’Église ?
Pour répondre à cette question, ce qui s’est imposé à mon esprit n’est pas une référence d’instruction romaine sur les prêtres, mais le texte fameux duCommitorium de Saint Vincent de Lérins sur le développement. La raison pour laquelle la foi de l’Église ne peut pas ne pas se développer, c’est qu’elle est un tout vivant. Le développement est le contraire de la décomposition. Tout corps vivant se développe pour rester lui-même dans des circonstances qui changent. Pour un ministre de l’Église, ce qu’il est convenu d’appeler la « formation permanente » est exactement du même ordre. C’est pour lui, pour sa mission, pour tous ceux qui …
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