Clicks628

Quels remèdes contre le mal ? (Le diable préfère les saints)

shazam
31
Jacqueline Kelen, auteur de Le diable préfère les saints (Cerf), répond aux questions de Sophie de Villeneuve. Radio Notre-Dame, Paris - Lutter, c’est le terme. Il s’agit d’être athlète de Dieu comm…More
Jacqueline Kelen, auteur de Le diable préfère les saints (Cerf), répond aux questions de Sophie de Villeneuve.
Radio Notre-Dame, Paris
-
Lutter, c’est le terme. Il s’agit d’être athlète de Dieu comme disent les Pères du désert. Le saint est celui qui perçoit avec plus d’acuité qu’un autre les œuvres et les manœuvres du Malin et qui décide de le combattre à l’intérieur de lui en gouvernant ses passions – c’est l’ascèse purificatrice – mais aussi en luttant à l’extérieur. Il accepte d’être - si l’on peut dire - d’être le champ de bataille ou le démon va lutter contre l’amour de Dieu, d’une certaine façon.

Discernement, car tout désagrément dans la vie n’est pas le fait du démon ! heureusement.

Prier c’est se relier au monde éternel. La prière est essentiel comme recours, avec le signe de croix, qu’emploient tous les saints et mystiques dont j’ai pu rencontrer les écrits. C’est se relier à l’Esprit Saint. Lorsque Jésus est poussé dans le désert par l’Esprit pour y combattre Satan, ce n’est pas rien.
Tout disciple du Christ : aucun ne sera épargné… Tout disciple du Christ rencontrera tôt ou tard, le Malin. Mais il y a en effet des remèdes, mais qui ne sont pas des recettes de magie, des remèdes qui sont des armes spirituelles : la prière, le silence, la méditation des écritures, la récitation des psaumes.

Il me semble que le sens de l’épreuve c’est drastique, la vie spirituelle est une vie héroïque, ce que l’on a tendance a oublier.

Une des armes proposé par saint François d’Assise et Yvonne-Aimée de Malestroit – avec l’humilité, la patience, la persévérance, la charité et l’amour - est la joie. La joie est le rempart, un fort rempart contre le démon. L’humour aussi. Ce cher curé d’Ars tellement attaqué et qui ne tenait plus compte de cela, disait à ses paroissiens : « Depuis le temps qu’on se connaît, on est quasiment camarade ».
Le curé d’Ars disait souvent : « il ne faut pas en tenir compte », parce que l’un des moyens de déstabilisation par le démon, mais aussi par des humains, c’est la peur, tout ce qui est peur, INTIMIDATION, HUMILIATION.

Dans une retraite, Yvonne-Aimée de Malestroit disait à ses novices au sujet de Satan : Ce qui importe, c’est de cultiver ce dont il manque, Satan n’est pas joyeux, cultivez la joie, Satan n’aime personne, cultivez l’amour. Elle disait que Satan s’attaque aux couvents ou règne la charité.

Il y a des intermédiaires, comme saint Michel, la Vierge Marie, que l’on appelle aussi fléau des diables, il s’agit de garder sa confiance en Dieu, même dans la nuit de l’esprit.

Et en même temps, NE JAMAIS PACTISER ! C’est une exhortation que tous le Pères spirituels donnent, c’est de NE JAMAIS DIALOGUER, ne jamais croire que l’on va le convertir ou l’apaiser. Il ne faut pas parler avec lui.
Il ne s’agit pas de faire ami-ami, il s’agit de le repousser énergiquement, c’est ce qu’a fait Jésus dans le désert. Il n’a pas dit : viens avec moi à Jérusalem, Satan, Il a dit : ARRIERE, SATAN ! C’est capital de nos jours, parce que nous croyons que nous pouvons tout concilier.
Sur le plan spirituel c’est drastique ; c’est oui ou non. L’on ne peut pas pactiser avec l’Ennemi.

Ce que nous révèle les mystiques c’est qu’il faut passer outre ? Continuer son chemin ?
C’est d’être tout à fait conscient de l’épreuve. En même temps Satan ne doit pas requérir notre attention, il n’a pas besoin de nos soins, de notre gentillesse, mais notre vigilance doit être toujours présente. Notre vigilance, mais pas notre attention.
Par la-dessus et tout le temps, le Christ, l’Esprit Saint, et les saints qui sont passés par là et qui peuvent nous soutenir.
shazam
Sermon et les actes de l’Antéchrist, de Lucas Signorelli, fresques, 1499. Signorelli s'est peint sur son tableau, en bas à gauche (cheveux blonds et béret)
"Prier c’est se relier au monde éternel." Prier c''est se relier à Dieu au seul vrai Dieu. Notre Dame à la Salette nous a averti que le démon était délié et qu'il lui serait permis de nuire plus que jamais. On voit dans le livre de Job que le démon ne peut faire que ce que Dieu lui permet : Aucune tentation ne vous est survenue, qui n'ait été humaine; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas …More
"Prier c’est se relier au monde éternel." Prier c''est se relier à Dieu au seul vrai Dieu. Notre Dame à la Salette nous a averti que le démon était délié et qu'il lui serait permis de nuire plus que jamais. On voit dans le livre de Job que le démon ne peut faire que ce que Dieu lui permet : Aucune tentation ne vous est survenue, qui n'ait été humaine; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter. (1Cor 10,13). Il n'empêche que nier son existence ou la minimiser c'est faire son jeu et devenir son fils : Le père dont vous êtes issus, c'est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n'est point demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. (Jn 8, 44)
paxetlumine and 2 more users like this.
paxetlumine likes this.
tournesol likes this.
Psaume 62 likes this.
shazam
Silence ! Sors...

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :

« Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je …More
Silence ! Sors...

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :

« Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. »
Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »

Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.
(Luc 5, 31-37)