Pierre Henri

La Nouvelle France
@la_nouvelle_france
Loiseau et Breton risquent jusqu’à cinq ans de prison. La censure européenne se heurte désormais de plein fouet au droit américain. Ce qui se joue dépasse largement le conflit entre Musk et Bruxelles : c’est un affrontement juridique et géopolitique entre l’UE et les États-Unis.
L’Union européenne pensait réguler une plateforme ; elle s’attaque en réalité au Premier Amendement. Le précédent Moraes au Brésil aurait dû servir d’avertissement : les mêmes méthodes de pression et de censure ont attiré l’attention de Washington pour atteintes graves aux libertés.
La Global Magnitsky Act permet aux États-Unis de sanctionner toute personne étrangère impliquée dans des abus de pouvoir ou de la censure politique. Les conséquences sont redoutables : interdiction d’entrée aux États-Unis, gel d’avoirs, isolement financier. À cela s’ajoute un risque pénal réel : le complot contre les libertés publiques est une felony, passible de cinq ans de prison et de poursuites personnelles.
Si des inculpations étaient prononcées, la question de l’extradition européenne se poserait, avec des effets dévastateurs sur la carrière et la crédibilité des responsables impliqués. Le vice-président américain JD Vance a déjà qualifié le DSA de loi liberticide. Ce n’est plus Musk contre Bruxelles, mais Washington contre Bruxelles.
L’UE cumule désormais tensions avec la Russie, la Chine et les États-Unis, tout en perdant la confiance de ses propres citoyens. Breton et Loiseau semblent croire que le droit européen est universel et que les États-Unis céderont. C’est l’inverse : Musk est protégé par la Constitution américaine et détient des infrastructures clés.
En voulant censurer, l’UE a déclenché un affrontement qui lui échappe entièrement. La censure n’est pas un simple acte administratif : dans certaines juridictions, c’est un crime.

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Caro35 C

Deux têtes de pioche !!!