@steack Si j'approuve Mgr Vigano dans la dénonciation des "loups ravisseurs" et des "ennemis très rusés" qui sont puissamment à l'oeuvre dans l'Église, je déplore l'inexactitude pour ne pas dire le caractère erroné de son argumentaire théologique. Par exemple, pour déclarer "usurpateur" ou "pape illégitime" Bergoglio, il prend appui sur des arguments sedevacantistes qui sont faux : la Bulle de Paul IV qui n'est plus en vigueur, le défaut d'intention (=thèse de Cassiciacum qui n'est pas dans les "lois et règles de l'Église" et donc ne peut rien démontrer) et la prétendue illégitime démission de Benoît XVI (jamais confirmée par l'intéressé)... Il y ajoute ses défauts personnels (mensonges, moeurs, dictateur....) Il mélange tout cela dans un mixeur mais au lieu de donner une réelle preuve juridique probante, il en ressort une bouillie indigeste !
Même méthode ici pour "l'Acceptation pacifique de l'Église Universelle" en la niant parce que le "sensus fidei" s'est perdu dans le "peuple catholique". Ca, c'est un argument déjà sorti par l'abbé Belmont et auquel j'ai déjà répondu ici :
Fichier PDF SODALITIUM et La réponse magistrale... triplement erronée .pdf
Je cite sans rien changer car c'est toujours d'actualité je vois ! :
Dans la même veine, l’Abbé Hervé Belmont, pour s’échapper du dilemme, évoque avec poésie « l’évanescence du fait [dogmatique] allégué » au motif que la définition catholique de ce qu’est un pape n’est plus très claire dans les esprits !! Ainsi, dénier aux papes de Vatican II (Jean XXIII et Paul VI) cette reconnaissance pacifique universelle au motif plus que discutable que des catholiques ne les reconnaissent pas/plus vraiment comme la règle de la Foi et donc comme la définition d’un vrai Pape, c’est mélanger là erreurs personnelles (subjectives) ou péchés (de désobéissance) de ces personnes et adhésion des membres de l’Église universelle au chef de l’Église au moment de l’élection (il est encore nommé “le pape”), ou juste après, et cette reconnaissance seule suffit, indépendamment des erreurs personnelles sur ce qu’est véritablement la papauté et/ou problèmes postérieurs sur la bonne interprétation de textes magistériels ! Même si donc les membres sont pécheurs, puisque le péché n’exclut pas de l’Église (hormis comme vous le savez l’hérésie formelle, le schisme formel ou l’apostasie déclarée et publique : cf. Pie XII, Mystici corporis Christi, n°22), l’adhésion reste acquise. Surtout celle du corps épiscopal légitime (hiérarchie de juridiction d’institution divine), d’une grande visibilité (canon 430 §1), et seule suffisante pour accomplir le « fait ». Aucun Siège épiscopal n'est vacant ipso facto pour "défaut d'intention interne" !
Du reste, il faut souligner que la théologie de l’Abbé Belmont, sur ce point, est à géométrie variable : puisque pour Jean XXIII, il écrit : « Jean XXIII a été élu validement Pape, de toute évidence et sans contestation possible (en raison de l’acceptation incontestée de l’Église universelle). » Mais il le nie pour Paul VI alors qu’il a été élu et accepté dans les mêmes conditions en 1963 (bien avant la clôture de Vatican II) ! Et pour la suite, ça devient « l’évanescence du fait allégué »…
Ainsi, la vraie hiérarchie légitime (ce qu’elle était indubitablement fin 1958 à la mort du pape Pie XII) s’est donc dissoute par « évanescence » puisqu’on ne sait pas nous dire précisément pour quelle cause issue des « règles et lois de l’Église » en vigueur, et depuis quand, elle n’est plus ! Grave affirmation qui nous mène tout droit au schisme et à l’hérésie, il faudrait peut-être s’en rendre compte et en prendre bien conscience !
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