Casse-toi ou je cogne !
Du « Street art » à la « Street theology ». Les deux visages du pape super-hérosUn article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso. (09.08/2017)
Cette image ne date pas d’hier. Elle a fait son apparition en 2014 sur une façade de via Plauto, à deux pas du Vatican, avant d’être effacée quelques heures plus tard. Mais elle a valu la célébrité à son auteur, Mauro Pallotta, un romain de 45 ans qui se fait appeler Maupal.
Depuis lors, elle fait fureur sur le web:
En octobre dernier, Maupal a de nouveau représenté le pape sur un nouveau graffiti dans le vicolo del Campanile, cette fois en train de jouer au morpion avec le symbole de la paix, flanqué d’un garde suisse faisant le guet. Cette fois encore, le dessin fut effacé en quelques heures mais il est lui aussi entré dans l’histoire.
Après avoir accepté de reverser les droits d’auteur à Maupal, la société en question a effectué les démarches nécessaires pour obtenir l’autorisation du Vatican avec un contrat en bonne et due forme et l’accord final de la Secrétairerie d’État.
Jusqu’ici, rien de surprenant de la part d’un pape tel que Jorge Mario Bergoglio, en parfaite symbiose avec les codes médiatiques et publicitaires.
Il y a par contre un livre, paru il y a un an, qui sur sa couverture déjà s’inspire lui aussi de l’art de rue de façon polémique, et qui soulève une série de questions sur le bien-fondé de cet adhésion en fanfare du pape régnant aux canons actuels de la communication:
Pour lui, la « théologie de rue » incarnée par Bergoglio et son magistère est à la théologie classique ce que le « Street Art » d’un Kendridge ou d’un Basquiat – voire même d’un Maupal – est à l’art immortel d’un Giotto ou d’un Michel-Ange.
Source : www.diakonos.be/…/du-street-art-a…
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