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Pourquoi le droit canon de 1917 est-il si important ?

Sermon réponse à ceux qui veulent s'aligner sur le nouveau code de 1983.
Question subsidiaire : Comment prétendre avoir un autre droit canon que celui que l'on reconnait pour pape ?
De M. l’abbé Coache

« Il y a un Nouveau Droit canon comme il y a une Nouvelle Religion, des Nouveaux Prêtres et une Nouvelle Messe. Ce Nouveau Droit canon, publié en 1983, est l’émanation de la Nouvelle Religion dans ce qu’elle a d’officiel ; apparemment il freine ou réprouve les excès de tout un esprit post-conciliaire ; cependant il cristallise également tout un esprit sorti du concile …More
De M. l’abbé Coache

« Il y a un Nouveau Droit canon comme il y a une Nouvelle Religion, des Nouveaux Prêtres et une Nouvelle Messe. Ce Nouveau Droit canon, publié en 1983, est l’émanation de la Nouvelle Religion dans ce qu’elle a d’officiel ; apparemment il freine ou réprouve les excès de tout un esprit post-conciliaire ; cependant il cristallise également tout un esprit sorti du concile Vatican II, rassemblant et codifiant les autorisations, lois et décrets publiés depuis le Concile. » (Le Droit canon est-il aimable ? p. 215)

« Ce nouveau Droit canon oblige-t-il ? Certainement pas, en vertu même de ce principe que l’erreur n’a aucun droit et qu’il “vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes”. Un document comme celui-là, fût-il officiel, quand il est vicié d’un bout à l’autre par un esprit évidemment faux et par un certain nombre de lois qui contredisent la Foi et la Tradition, n’a aucune valeur juridique. Ce ne peut être un document d’Église puisque l’Église ne peut se déjuger dans sa Vérité éternelle ; il n’y a pas là, dans ce jugement de notre part, “libre examen”, mais simple constatation de la raison humaine ; les chefs de l’Église, le pape lui-même, sont tenus par la Foi et la Tradition ; s’ils y dérogent, ils se condamnent eux-mêmes et leurs actes sont sans valeur. C’est une constatation et une conclusion. Les théologiens eux, essaieront d’expliquer. » (Le Droit canon est-il aimable ? p. 315)

De Mgr Lefebvre

« Le nouveau Code est fait pour faire passer en langage légal, canonique, l’ecclésiologie conciliaire. (…)
« Et donc le but du nouveau Droit Canon, c’est de faire (…) passer l’esprit du concile Vatican II. Et cet esprit du concile Vatican II est dominé par cet œcuménisme, car l’ecclésiologie nouvelle est construite, est forgée sur les idées protestantes pour éviter les objections des protestants. Les protestants ne peuvent pas supporter la primauté du pape, alors on a essayé de noyer la primauté du pape, la supériorité du pape, dans la collégialité. Et vous avez maintenant deux sujets de pouvoir suprême. Allez comprendre quelque chose… Comment peut-il y avoir deux sujets de pouvoir suprême ?… » (Mgr Lefebvre, Écône, 18 janvier 1983)

« Alors il nous faudra garder l’ancien Droit Canon, en en prenant les principes fondamentaux et comparer avec le nouveau Droit Canon pour juger le nouveau Droit Canon. De même que nous prenons la Tradition pour juger aussi les nouveaux livres liturgiques. » (Mgr Lefebvre, Écône, 14 mars 1983)

« Il nous est impossible d’accepter en bloc le Droit Canon tel qu’il a été édité, parce qu’il est précisément dans la ligne de Vatican II et dans la ligne des réformes de Vatican II. Le pape lui-même le dit. Il est dans cette nouvelle ecclésiologie qui ne correspond pas à l’ecclésiologie traditionnelle et donc qui, indirectement touche notre foi, et risque de nous entraîner, au moins dans un certain nombre de points essentiels du Droit, dans des hérésies, favorise l’hérésie, comme la réforme liturgique qui favorise l’hérésie aussi. C’est pour cela que nous refusons la réforme liturgique aussi. (…) C’est la même chose pour les catéchismes, les nouveaux catéchismes. Nous refusons les nouveaux catéchismes parce qu’ils diminuent notre foi. »

Pour fonder son jugement, Mgr Lefebvre cite le professeur Michiels et en conclut : « Le fondement de la vie surnaturelle qui est donné en charge à l’Église, confié à l’Église, son fondement, c’est la foi. Alors on s’aperçoit que le devoir donc du Droit ce sera de déterminer tout ce qui regarde la foi. Donc le Droit (…) fera donc que la foi soit prêchée, expliquée, fera voir comment elle doit être reçue, par les catéchumènes en particulier, déterminera l’exercice de la foi, la profession extérieure de la foi, la défense de la foi et sa vengeance en quelque sorte, sa défense par rapport à ceux qui attaqueraient la foi. Tout cela, le Droit doit le faire, les Canons doivent l’exprimer. » (Mgr Lefebvre, Écône, 15 mars 1983)
Décisions pratiques au sein de la Fraternité Saint-Pie X (NDLR : un an après la mort de Mgr Lefebvre!)

Ce nouveau Code, pour le moins douteux, n’oblige pas. On s’en tient donc pour les principes (doctrine et mœurs) au Code de 1917. Cependant, en certains domaines particuliers, comme les censures canoniques et les empêchements de mariage, certaines mesures du nouveau Code sont retenues. Elles sont retenues, non en raison de leur appartenance à ce Code qui n’oblige pas, mais pour des motifs extrinsèques, comme le sont une évolution légitime de la discipline (signalée par l’abbé Coache) et le bien des âmes.
Le vide s'est fait progressivement et le code de 1983 a institutionalisé la révolution conciliaire.
Ils diront ce qu'ils veulent mais depuis 1959 il n'y à plu de DROIT qu'elle qu'il sois , sermon ou pas sermon le Vatican est un VIDE SIDÉRAL .depuis ce temps .
L'abbé Chazal avait vu juste quand il disait que le code de 1983 était le cheval de Troie des modernistes.
mariejesuscrucifie likes this.
Qonun
A Ecône, c'est moitié 83, moitié 17 : on nage dans le relativisme.
Il faudra un jour revoir tout ce code de 1983 ... rien de droit là-dedans.