Arthur De la Baure

Si François est le Pape nous devons le suivre, telle est la véritable attitude d'esprit et de cœur d'un catholique

C'EST AVANT TOUT LE PAPE QU'IL FAUT SUIVRE.
Ne nous laissons éblouir par aucun nom, par aucune gloire ; nous avons cet honneur unique, nous autres catholiques, de ne reconnaître que DIEU seul, que JÉSUS-CHRIST pour docteur et pour Maître. Nous ne sommes les disciples d'aucun homme sur la terre ; et si nous obéissons au Pape et à l’Episcopat, c'est que JÉSUS-CHRIST nous commande, nous enseigne, nous régit par leur ministère.
Le Pape, Chef de l'Episcopat, vient d'être déclaré infaillible : c'est à JÉSUS-CHRIST que nous obéissons lorsque nous recevons humblement, amoureusement la parole de son Vicaire. Mais lorsque nous abandonnons cette voie pour suivre tel ou tel Docteur, fût-il prêtre, fut-il même Evêque, ce n'est plus à DIEU, c'est à l'homme que nous adhérons; et cela est indigne d'un chrétien.
«Nous n'écouterons, vous n'écouterez vous-mêmes, écrivait de Rome à ses diocésains le savant Evêque d'Angoulême (Mgr Cousseau), vous n'écouterez ni la voix de la chair et du sang, ni les anciennes relations de société, ni les affections particulières, ni les admirations les plus enthousiastes pour tel ou tel talent d'orateur ou d'écrivain, ni les engagements dans tel ou tel parti politique, ni même la reconnaissance pour les services rendus à l'Eglise, si on les invoquait aujourd'hui pour la combattre. C'est l'Eglise, l'Eglise seule qu'il nous faut toujours suivre et écouter, non point ce Prêtre et cet Evêque en particulier, qui nous agrée davantage, mais celui qui est chargé par l'Eglise de nous conduire, et qui se laisse conduire lui-même par le Conducteur de tout le troupeau de JÉSUS- CHRIST» (Rome, mai 1870).

«Je ne connais ni Paulin, ni Mélèce, disait jadis saint Jérôme au Pape saint Damase, c'est uniquement à Votre Béatitude que je m'attache. Que faut-il croire, que faut-il dire

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Telle est la règle de l'obéissance catholique ; il faut la suivre maintenant comme alors, comme toujours. Et nous non plus, nous ne connaissons ni celui-ci ni celui-là ; c'est uniquement au Pape, à Pie IX, à son enseignement infaillible, à son autorité suprême, que nous nous attachons et que nous voulons rester attachés.
On citait dernièrement une parole étrange, échappée à un lecteur assidu des revues et journaux de l'opposition libérale :
«Lors même que je verrais le Pape avec tous les Evêques d'un côté, et de l'autre Mgr un tel, je n'hésiterais pas. Je ne dirais rien, parce que je n'aime point le scandale ; mais je ne pourrais m'empêcher de croire que Mgr un tel a raison et que tous les autres se trompent, y compris le Pape».
Voilà où l'on en arrive lorsque, dans les choses religieuses, on s'attache à l'homme et non à DIEU. Ce n'est plus de la foi : c'est de la superstition, du fétichisme. Ce n'est plus de l'obéissance : c'est de l'aveuglement.
Ce propos, que peut seule excuser l'ignorance, est le contre-pied de la belle réponse, donnée jadis par le Cardinal d'Astres, Archevêque de Toulouse et que son vénérable successeur rappelait naguère à son clergé. Interrogé sur ce qu'il conviendrait de faire dans le cas, chimérique sans doute, où tous les Evêques du monde seraient d'un côté, et le Pape seul de l'autre côté, le Cardinal répondit :
«Il faut aller vers le Pape. On ne court jamais risque de s'égarer quand on va vers le centre»
Donc, allons toujours au Pape ; par lui seul, JESUS-CHRIST nous enseigne et nous guide infailliblement. Il n'y a qu'une tiare dans le monde : regardons-la, par-dessus toutes les têtes, par-dessus toutes les couronnes, par-dessus toutes les mitres ; et suivons, vénérons les mitres, les couronnes, les têtes, à proportion qu'elles sont dans l'alignement de la tiare. Avec cette règle, il est impossible de s'égarer.

LA PIERRE DE TOUCHE, EN MATIERE DE DOCTRINE.
A la lumière du décret de l'infaillibilité et de tout ce qui l'a préparé et accompagné, apprenons à juger plus sainement, et des doctrines, et des institutions, et des hommes.
«Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez un jugement juste», nous dit l'Ecriture La justesse du jugement dépend uniquement de la vérité dont il est l'expression. Or, en matière de doctrines, voici que nous avons désormais une règle immuable, un phare sans ombre : c'est l'enseignement, l'enseignement infaillible du Souverain Pontife. Avant le décret du Vatican, nous l'avions déjà sans doute ; mais il ne brillait pas d'un éclat aussi incontesté.

Voulons-nous savoir ce que vaut, au point de vue de la foi (et par conséquent de la vérité), une doctrine quelconque, ce que vaut un livre, ce que vaut un auteur, un savant, un professeur, une revue, un journal, une maison d'éducation ? Allons droit au fait ; voyons comment cet homme, comment cette institution, comment ce livre, ce journal parle du Pape, respecte pratiquement son autorité, se conforme à son enseignement. Voilà la pierre de touche, où l'or pur se distingue immédiatement du cuivre doré.

«Le seul moyen d'échapper à une folle crédulité qui déshonore la raison, c'est d'écouter la voix du Chef de l'Eglise, non seulement en matière de foi, mais même dans les choses les plus ordinaires de la vie. Là se trouve le vrai point d'appui de l'intelligence, de la saine philosophie, de la vraie science, de toute morale sérieuse, et même de la bonne pratique des intérêts sociaux» (Lettre circulaire de Mgr de Rodez. Rome, 2 juillet 1870).

Mais c'est surtout quand il est question de doctrines religieuses, d'enseignement ecclésiastique proprement dit, de foi, de morale, de piété, de directions de conscience, de pratiques des sacrements, etc., que l'enseignement infaillible de Rome est la pierre de touche qui va nous aider à discerner le vrai du faux ; et cela, sans contestation possible.

Pour mériter notre confiance, il faut que l'on soit d'accord avec l’enseignement de Rome, pleinement et totalement d'accord.
Je le répète : c'est là la grande pierre de touche. Bénissons I'Esprit-Saint et le Concile, qui viennent de nous la donner. ( mgr de Segur)

Note
Si Francois ne peut pas etre suivi en matière de:" foi, de morale, de piété, de directions de conscience, de pratiques des sacrements, etc." , c'est tout simplement qu'il n'est pas le Pape.
6657
Maximilian Schmitt

La signification du hégémonikon pneuma (spiritus p…

Arthur De la Baure

???

Maximilian Schmitt

C'est simple ! La religion montinienne prétend que le terme "spiritus principalis" soit la nouvelle forme sacramentelle pour conférer l'ordre de l'épiscopat. Mais dans le stoïcisme ce terme signifie une divinisation par la sagesse, telle qu'ont ces deux illuminés, François et le Mufti !

Arthur De la Baure

Voilà, avec un commentaire en forme d'introduction c'est beaucoup plus compréhensible pour moi et pour les lecteurs. Du coup,je peux maintenant vous remercier pour le lien.

Claudius Cartapus

Ce vidéo présenté ici, est particulièrement éclairant : DIES IRAE - Rien que la vérité sur la démission de Benoît XVI - gloria.tv

Titus Mobi

Luc : 11 : 39,40
Mais le Seigneur lui dit: Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l'intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté.
Matthieu 7 : 16,20
Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
Luc 3 : 9
Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.
Luc 6 : 43,44
Ce n'est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit.