steack

Quand Lux Aeterna prouve par l'absurde que Vatican 2 n'est pas un concile de l'Eglise catholique.

Principe logique préalable (cadre philosophique)

Un magistère infaillible est un enseignement irréformable, engageant définitivement l’intelligence (DTC)
Un magistère faillible est un enseignement révisable, et est susceptible d’erreur.

Selon le principe classique de non-contradiction :
Un même magistère ne peut pas être à la fois faillible et infaillible, sous le même rapport.

Les hypothèses et leurs sources

Hypothèse A — Faillibilité des enseignements de Vatican II

Source : Nota explicativa praevia (1964), jointe à Lumen gentium
Vatican II n’entend définir aucun dogme et n’engage l’infaillibilité que lorsqu’il le déclare explicitement — ce qu’il ne fait pas.
Formulation logique de A :
A : Aucun enseignement de Vatican II n’est infaillible
donc tout enseignement de Vatican II est faillible

Hypothèse B — Nature des conciles de l’Église catholique
Source : doctrine catholique classique sur les conciles œcuméniques
(confirmée par l’histoire des conciles antérieurs à Vatican II)
Un concile de l’Église catholique est un concile dogmatique et, en tant que tel, enseigne infailliblement.
Formulation logique de B : Tout concile de l’Église catholique est dogmatique et infaillible dans son enseignement

Hypothèse C — Intention pastorale de Vatican II
Source : Discours d’ouverture de Jean XXIII, Gaudet Mater Ecclesia (11 octobre 1962)
Le concile ne veut pas condamner ni définir de nouveaux dogmes, mais proposer la doctrine de manière pastorale.
Formulation logique de C : Vatican II s’est voulu seulement pastoral, et non dogmatique

Supposons comme le prétend @Lux Æterna
que : V : Vatican II est un concile de l’Église catholique

Déroulement du raisonnement

1. Conséquence nécessaire de V et de B
Si Vatican II est un concile de l’Église catholique, alors, par définition (B) :
les enseignements de Vatican II sont infaillibles
L’infaillibilité ne dépend pas ici de l’intention subjective, mais de la nature même de l’acte conciliaire.

2. Conséquence de A et de C
Or, d’après la Nota explicativa praevia (A), confirmée par l’intention pastorale explicitée par Jean XXIII (C) :
les enseignements de Vatican II sont faillibles
Ils ne sont ni définitoires, ni irréformables, ni proposés comme tels.

3. Contradiction explicitement formulée

Nous sommes donc conduits à affirmer simultanément, du même objet (l’enseignement conciliaire de Vatican II), sous le même rapport (son autorité doctrinale) :
qu’il est faillible (A, C)
qu’il est infaillible (V, B)

Ce qui revient à l’énoncé contradictoire suivant formulé par @Lux Æterna en copie d'écran : "le magistère athentique n'est pas infaillible mais... ne peut contenir d'erreur"
et donc ce qui est faillible est infaillible

4. Rejet de la supposition

Cette contradiction ne peut être levée sans renoncer au principe de non-contradiction.
Elle provient exclusivement de la supposition initiale V.
Conclusion (par l’absurde)
Sous les hypothèses :

A (Nota explicativa praevia, 1964),
B (doctrine classique sur les conciles),
C (Jean XXIII, Gaudet Mater Ecclesia),

l’affirmation « Vatican II est un concile de l’Église catholique » conduit nécessairement à l’énoncé contradictoire : « un magistère faillible est infaillible »

Cette affirmation doit donc être rejetée.

Par démonstration par l’absurde : Vatican II n’est pas un concile de l’Église catholique. Merci à @Lux Æterna pour sa contribution à ce raisonnement par l'absurde selon lequel Vatican II n'est pas un concile de l'Eglise catholique.

L'ensemble des échanges entre Lux et Steack est consultable ici :
Eglise enseignante ? "Qui vous ecoute, M'écoute "?
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Et pourtant, il fut.