Les adversaires de Jésus pensent lui tendre un piège. La question est redoutable.
S’il répond oui, il risque de passer pour un collaborateur de l’occupant romain.
S’il répond non, il peut être dénoncé comme un agitateur politique.
Mais Jésus ne répond pas immédiatement. Il demande une pièce de monnaie.
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
20 Il leur dit : Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ?
21 Ils répondirent : De César.
Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
À première vue, Jésus répond à une question d’impôt. Pourtant, toute sa démonstration repose sur une autre question : celle de l’image.
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Jésus commence par attirer l’attention sur la pièce. Elle porte deux éléments :
L’effigie représente César. La pièce est frappée de son image ; elle circule sous son autorité. Il est donc « logique » qu’elle lui soit rendue.
Mais, dès les premières pages de la Bible, une autre réalité porte une image.
L’homme est, lui aussi, marqué d’une image, non pas celle d’un empereur terrestre, mais celle de Dieu. La réponse de Jésus prend alors une profondeur inattendue. Oui, la monnaie peut être rendue à César. Mais l’homme, qui porte l’image de Dieu, ne peut appartenir pleinement qu’à Dieu.
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Le péché a blessé l’homme. L’image de Dieu n’est pas détruite, mais elle est obscurcie. C’est pourquoi le Père envoie son Fils.
Là où Adam avait défiguré en lui l’image reçue de Dieu, le Christ la manifeste dans toute sa perfection. En contemplant le Fils, nous découvrons ce que signifie être pleinement homme selon le projet de Dieu.
Mais cette révélation ne reste pas extérieure à nous. Dieu veut nous rendre conformes à son Fils.
Et cette transformation commence dès maintenant.
Le Christ n’est donc pas seulement l’image parfaite de Dieu : il vient restaurer en nous l’image que le péché avait défigurée.
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Conclusion
Une simple pièce de monnaie a suffi à Jésus pour révéler une vérité qui dépasse infiniment la question de l’impôt.
La monnaie porte l’effigie de César ; elle peut lui être rendue.
Mais l’homme porte une image plus précieuse encore.
Et cette image trouve son accomplissement en Jésus Christ, l’image parfaite du Dieu invisible.
La véritable question n’est donc pas seulement :
. Que dois-je rendre à César ?
Elle est d’abord :
. Est-ce que ma vie laisse encore reconnaître l’image de Celui à qui j’appartiens ?