AveMaria44
Même sur le plan humain on ne peut rien faire non plus sans Dieu, sans le Créateur, nous ne sommes que poussière, que néant. Il y a les vertus morales acquises et celles qui sont infusent.
shazam
(ci-dessous, le texte en Français de la vidéo :
« Laissez-vous conduire par l’Esprit-Saint, nous dit saint Paul. »

ça implique de notre part un certain lâcher-prise, une attitude de réceptivité par rapport au don de l’Esprit-Saint.
D’un autre côté, pour bien agir, il faut aussi mobiliser nos ressources personnelles, spécialement ses qualités que les théologiens appellent LES VERTUS MORALES, …More
(ci-dessous, le texte en Français de la vidéo :
« Laissez-vous conduire par l’Esprit-Saint, nous dit saint Paul. »

ça implique de notre part un certain lâcher-prise, une attitude de réceptivité par rapport au don de l’Esprit-Saint.
D’un autre côté, pour bien agir, il faut aussi mobiliser nos ressources personnelles, spécialement ses qualités que les théologiens appellent LES VERTUS MORALES, comme par exemple : LA MaîTRISE DE SOI, ou LE COURAGE.

Alors : est-ce qu’il faut plutôt faire par nous-mêmes,
ou nous laisser faire par l’Esprit-Saint ?

disputatio :

Chercher le bien, et l’accomplir, c’est beaucoup une question d’entraînement, un peu comme en sport, plus on fait le bien plus ça devient facile de le faire parce que on s’améliore, autrement dit, on progresse dans les vertus et parfois ça nous coute, ça demande des renoncements.
« L’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse » (Romain 8,28) , nous dit saint Paul. Mais pas de notre paresse ! Théo : ça c’est moi qui rajoute !
Il y a des petits malins qui ont inventés une esquive en disant qu’on peut tellement s’abandonner à Dieu, qu’IL agit en nous mais sans nous, comme si on pouvait aimer Dieu et les autres sans jamais faire aucun effort ! Et même presque sans y penser ! Cette erreur porte le nom de QUIéTISME.

Tu a raison de dire que c’est nécessaire de faire des efforts pour nous améliorer.
Pourtant, si l’on insiste trop la-dessus, l’on risque de tomber dans l’excès opposé au quiétisme, c’est de croire que nous devons notre Salut Éternel qu’à nous même, c’est ce que prétendait un moine nommé Pélage, à Rome au Vè siècle.
Au fond, il n’acceptait pas que son billet d’entrée dans le paradis soit d’abord un don de Dieu.
Mais plusieurs Concile de l’Église, lui ont donné tort.
En fait, pour éviter l’erreur de PéLAGE, il n’y a pas besoin d’aller jusqu’à nier l’importance des vertus. Il suffit de se rappeler une chose : même pour grandir dans les vertus, nous avons besoin que Dieu prenne l’initiative de nous aider par Sa Grâce.

Ça… c’est sur que sans la grâce de Dieu l’on irait pas loin…
Par rapport à Dieu nous sommes toujours un peu comme des apprentis : nous pouvons faire de bonne choses par nous-mêmes, mais pour dépasser le plan humain et aller jusqu’au plan divin, IL NOUS FAUT L’AIDE DE DIEU.

Ah oui… c’est ce que dit Jésus dit : pour les hommes c’est impossible d’entrer dans le royaume des cieux : Jean 3,3 : A moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu.
Ça nous dépasse complètement ! seul l’Esprit de Dieu à la puissance de nous faire vivre de la vie de Dieu !

Vivre de la vie de Dieu nous sommes tous fait pour ça, c’est pour cette raison que l’Esprit-Saint nous donne ses dons de manière habituelle, ce ne sont pas des pouvoirs exceptionnels !
Ce que Dieu donne seulement à quelques uns, et parfois de manière temporaire, par exemple pour accomplir des guérisons.

En théologie on dit que LES DONS DE L’ESPRIT-SAINT sont des dispositions permanentes à accueillir les impulsions de l’Esprit.
Quant au VERTUS MORALES, elles nous aident à accomplir le bien que nous indique notre raison. Elles fonctionnent plus selon un mode humain, avec ses limites.

Pour présenter cela, prenons l’image d’un bateau : on peut le faire avancer à la rame, c’est un peu ce que font les vertus, mais on peut encore hisser les voiles, ou plutôt, l’Esprit-Saint nous offre ces voiles qui nous permettent de capter son souffle.
Et on utilise en même temps les rames et les voiles.

Alors, DONS, ou VERTUS ?
Les deux, mon capitaine !...
annemome
aide-toi et le Ciel t'aidera !
shazam
Oui. Dans sa fable Le Chartier embourbé (1668) - « chartier » c’est-à dire l’actuel « charretier » - Jean de Lafontaine conclu par cette maxime : « Aide-toi le ciel t'aidera ! ».

Pour faire sienne cette maxime, Lafontaine a sans doute adopté la maxime de Ignace de Loyola (1491 + 1556) : « Prie comme si tout dépendait de Dieu, et agis comme si tout dépendait de toi ! »

L’on peut tout à fait …More
Oui. Dans sa fable Le Chartier embourbé (1668) - « chartier » c’est-à dire l’actuel « charretier » - Jean de Lafontaine conclu par cette maxime : « Aide-toi le ciel t'aidera ! ».

Pour faire sienne cette maxime, Lafontaine a sans doute adopté la maxime de Ignace de Loyola (1491 + 1556) : « Prie comme si tout dépendait de Dieu, et agis comme si tout dépendait de toi ! »

L’on peut tout à fait tenir l’une et l’autre ensemble.
AveMaria44
Aide-toi le ciel t'aidera a plutôt une saveur pélagienne. Saint Ignace, lui, ajoute la demande expresse du secours divin, sans lequel nous ne pouvons rien faire. L'acte naturel de la vertu est surélevé par la vertu infuse et mue par le Saint-Esprit. L'image souvent utilisée est celle du bateau à rames et à voile, les rames représentent l'effort naturel, et les voiles les dons du Saint-Esprit qui …More
Aide-toi le ciel t'aidera a plutôt une saveur pélagienne. Saint Ignace, lui, ajoute la demande expresse du secours divin, sans lequel nous ne pouvons rien faire. L'acte naturel de la vertu est surélevé par la vertu infuse et mue par le Saint-Esprit. L'image souvent utilisée est celle du bateau à rames et à voile, les rames représentent l'effort naturel, et les voiles les dons du Saint-Esprit qui lorsqu'il souffle nous fait avancer, progresse modo divino.
shazam
« la demande expresse du secours divin, sans lequel nous ne pouvons rien faire » Certes.

Mais peut-on oui ou non avoir le secours divin sans le demander expressément ?
Car IL nous dit en Matthieu 6,26 : Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

On sent …More
« la demande expresse du secours divin, sans lequel nous ne pouvons rien faire » Certes.

Mais peut-on oui ou non avoir le secours divin sans le demander expressément ?
Car IL nous dit en Matthieu 6,26 : Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

On sent qu’IL répond à une inquiétude, celle du lendemain qui risque de déchanter.

Jésus demande aussi à ses disciples de ne pas se soucier du lendemain, et les encourage à dépendre de Dieu (ce qui évidement n’exclut pas pour l'Homme de devoir 'gagner son pain à la sueur de son front'.)

Alors, quid de la différence entre cette demande expresse, dépendre de Dieu, et faire confiance en la providence divine, sans oublier la question de l’effort et la grâce qui lui est très proche :

Le psaume 127,2 dit : Il est vain de vous lever très tôt et de vous coucher tard, et de vous donner tant de peine pour gagner votre pain. Car Dieu en donne autant à ses bien-aimés pendant qu’ils dorment.

Luc 13:24 : Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ecclésiaste 4:6 : Mieux vaut une main pleine avec repos, que les deux mains pleines avec travail et poursuite du vent.

1 Corinthiens 15:58 : Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Ce qui fait penser que les quiétistes comme les pélagiens, ont choisit de préférence – peu importe la raison - certaines Paroles plutôt que d’autres, plutôt que toutes les Paroles.