La démission des ED à enseigner à contretemps contre Vatican II crée t-elle un état de nécessité …
Les instituts Ecclésia Dei (ED) issus du Motu proprio de 1988 et ceux qui les ont rejoints ont l'obligation morale d'enseigner à contretemps (2 Tim 4-2). Or ils n'en ont pas le droit puisque qu'ils doivent accepter les erreurs de Vatican II et par conséquent toutes les dérives papales et épiscopales qui en découlent.
Le cardinal Fernandez a renouvelé cette exigence au supérieur de la FSSPX faisant désormais d'un concile purement pastoral un critère discriminant de communion ecclésiale.
Dès lors, puisque personne ayant un statut canonique dans l'Eglise n'aurait le droit de contester publiquement les erreurs de Vatican II et les multiples dérives qui les ont suivies, la FSSPX est-elle en état de nécessité pour suppléer à cette carence provoquée par la démission des écclésiadéistes ?
Saint Paul à Timothée : "Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de Sa Manifestation et de Son Règne : proclame la Parole, interviens …Plus
Mgr SCHNEIDER lui-même affirme que Rome devrait reconnaissance à la FSSPX, car « elle est actuellement presque la seule entité ecclésiastique majeure à souligner ouvertement et publiquement l’existence d’éléments ambigus et incorrects dans certaines déclarations du Concile et dans le Novus Ordo Missæ ».
Source : Attention ! Un concile peut en cacher un autre
Tant qu'on raisonnera en termes de blanc ou de noir, il n'y aura jamais d'avenir. La réalité n'est jamais ainsi. Par exemple, quand Jésus parle de péchés qui conduisent à la mort et d'autres pas en soi, cela devrait nous inspirer.
Christ est ressuscité (mais aujourd'hui, il est "descendu aux enfers", cf. "samedi saint" | EEChO
Attention ! Un concile peut en cacher un autre
D'un concile pastoral, l'Eglise a fait un super dogme prévalant sur tout l'enseignement dogmatique de toujours.
Beau travail de recherche.
J'ai personnellement bien connu au moins deux prêtres régularisés qui n'ont, en fait, jamais reconnu le concile. Le premier lutta dès la première heure au côté de Mgr Lefebvre et fut régularisé sous l'indult de 1984 Quattuor abhinc annos, avant de finalement se retirer au sein de la FSSPX, à un âge avancé. Le second, beaucoup plus jeune, a été ordonné dans une fraternité Ecclesia Dei.
Le premier, auquel j'ai été très attaché durant près de quarante ans, me confiait : « En fait, la seule vraie différence entre un prêtre FSSPX et moi, c'est qu'on considère que j'ai accepté le concile ! », avec un petit sourire entendu. Avait-il tenté de l'accepter à son corps défendant, toujours est-il qu'il n'y parvint jamais et que, vingt-cinq ans plus tard, il finira ses jours dans un prieuré de Mgr Lefebvre.
Le second, ecclésiadéiste, entretenait des liens d'amitié étroits avec la FSSPX et, durant la Semaine Sainte, utilisait non pas le Missel de 1962 mais la liturgie d'avant la réforme de Pie XII, parfois appelée la Semaine Sainte Bugnini, sans y être autorisé. Personnellement, je n'y voyais aucun mal et étais heureux de vivre la liturgie d'avant les premières destructions du franc-maçon Bugnini. Sans qu'il s'en fût ouvert à moi de manière explicite, je savais très bien qu'il n'adhérait aucunement à Vatican II. J'ignore où il en est aujourd'hui car nous nous sommes perdus de vue.
L'un comme l'autre devaient se sentir singulièrement tiraillés par l'impossibilité de dénoncer les erreurs du concile, étant admis que leur statut canonique le leur interdisait formellement. Tiraillés entre la peur de perdre la régularité et celle d'approuver, du moins implicitement, le concile et les innombrables dérives qui en découlent. A une autre époque, bien des prêtres ont dû connaître ce genre de tension extrême découlant d'une crise grave dans la vie de l'Eglise, par exemple sous l'arianisme.
Vous avez bien resumé le dilemme par votre temoignage :
"Tiraillés entre la peur de perdre la régularité ( statut canonique)et celle d'approuver, du moins implicitement, le concile et les innombrables dérives qui en découlent. "
Reste à déterminer où se trouve la volonté de Dieu dans ce dilemme...