Si Dieu est à la fois infiniment bon et tout puissant, pourquoi l’existence du mal ?

La souffrance absurde et gratuite (guerres etc.) qu’a toujours connu l’humanité, relance d’une façon récurrente, et c’est bien normal, le vieux débat sur le « silence de Dieu ». Pour autant, à cette question apparemment insoluble, il y a, en y regardant de plus près, bien une réponse.

Certes, Dieu aurait pu dès le commencement créer un monde parfait, avec des êtres parfaits qui, contrairement à Adam et Ève, auraient fait le bon choix (ou plutôt auraient été obligés de faire le bon choix). Oui, Il aurait pu créer un monde sans souffrance, un monde immaculé, où dès le début toutes les créatures auraient été dans la plénitude du bonheur. Mais dans un tel monde, et c'est ici où se situe l'essence du problème, l'homme ne serait pas libre, il serait une sorte de super robot dont la dignité correspondrait en gros à celle d'une "machine à laver" ne tombant jamais en panne. C'est justement cela que Dieu a voulu éviter.

Au fond, la tragédie du "Mal" est la condition sine qua non de la liberté. Or sans liberté, il n'y a pas d'amour, en tout cas pas d'amour dans la vérité. Dieu n'a certes pas créé le "mal", Il en a seulement permit la possibilité. Sans cette "possibilité", il n'y aurait pas de choix possible. Or, sans choix, l'homme serait une marionnette. Si nous étions obligés d'aller vers Dieu, les dés seraient pipés. Cela n'était pas dans les plans de Dieu. Dieu merci.

Paradoxalement, Dieu nous aime et nous respecte tellement qu'il nous a même laissé le choix de «voter» contre lui.
C’est pourquoi, Il a laissé faire Hiroshima, c’est pourquoi, il a laissé faire Auschwitz ainsi que toutes les abominations que l’on connait : Meurtre légal des enfants à naître » (avortement) etc…
C’est volontairement que Dieu n’intervient pas. Il ne veut pas entraver notre liberté. Nous devons choisir nous même le bien. Si notre choix était « forcé », il n’aurait plus aucune de valeur ; il compterait, pour ainsi dire, pour du beurre.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est justement « la possibilité » du mal qui est, en creux, la preuve de l’amour de Dieu pour sa créature.
Jean-Pierre Aussant
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ANNE-FRANCOISE DEMANY
Oui,il laisse le fameux libre arbitre.
N a t on pas besoin de la souffrance qu engendre le Mal pour tendre vers le Bien et ne sommes nous pas tentés d aller vers le Mal lorsque nous tendons beaucoup vers le Bien?
Que dire sur les miracles?
Merci pour vos éclairantes publications.