Saint Augustin d'Hippone.
Saint Augustin d'Hippone
En ce jour où nous fêtons Saint Augustin nous vous invitons à découvrir ce Père de l'Église, évêque au 5ème siècle. Il a cherché Dieu de tout son être depuis sa jeunesse. Par l'exemple de sa vie et par ses nombreux textes, il nous révèle l'immense miséricorde de Dieu qui se penche sur chacun de nous quelque soit notre vie.
"Seigneur tu m’as appelé" de saint Augustin
Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t'ai aimée !
Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors,
et c'est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais !
Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi ;
elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant,
si elles n'existaient pas en toi, n'existeraient pas !
Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ;
tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ;
tu as embaumé, j'ai respiré et haletant j'aspire à toi ;
j'ai goûté, et j'ai faim et j'ai soif ;
tu m'as touché et je me suis enflammé pour ta paix.
(Conf. X, xxvii, 38)
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Trois évêques répondent à nos questions
Pour vous, trois évêques ont répondu aux questions que nous leur avons posées.
Qu’aimeriez-vous dire aux donateurs qui ont soutenu cette rencontre ?
J’aimerais dire un triple merci aux donateurs qui ont permis cette formation. D’abord merci pour leur don: quand le don n’est pas seulement matériel mais aussi spirituel, celui qui donne s’enrichit de ce qu’il donne. Il ne perd rien ! Ensuite, merci pour ce don «ciblé» car l’enjeu de la formation des prêtres est essentiel pour l’Église et vital pour le monde. Merci enfin, car je devine la prière qui accompagne le geste: «Votre Père voit dans le secret».
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
Comment se préparer à l’Année de la Foi ?
Cette « Année de la foi» doit être pour les chrétiens l’occasion de mieux comprendre et mieux réaliser ce que veut dire « croire ». En effet, l’acte de foi n’est pas une réalité commune à toutes les religions ou doctrines. La preuve en est que les premières générations chrétiennes ont dû créer une forme grammaticale nouvelle (un solécisme) pour exprimer l’expérience inédite dans laquelle la foi dans le Christ les introduisait : credere suivi d’un accusatif pour indiquer le mouvement d’entrée dans un monde nouveau. Croire, pour nous, n’est pas seulement avoir des idées nouvelles ou supplémentaires sur Dieu, mais se laisser saisir par Dieu qui vient à nous pour nous introduire, malgré notre péché, dans la vie trinitaire. Sur tout cela, on peut lire et méditer
«La foi chrétienne, hier et aujourd’hui» de Joseph Ratzinger, et Porta Fidei, sur l’acte de foi et le contenu de la foi.
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris.
La formation des prêtres est-elle une priorité pour l’Église ?
Pour répondre à cette question, ce qui s’est imposé à mon esprit n’est pas une référence d’instruction romaine sur les prêtres, mais le texte fameux du Commitorium de Saint Vincent deLérins sur le développement. La raison pour laquelle la foi de l’Église ne peut pas ne pas se développer, c’est qu’elle est un tout vivant. Le développement est le contraire de la décomposition. Tout corps vivant se développe pour rester lui-même dans des circonstances qui changent. Pour un ministre de l’Église, ce qu’il est convenu d’appeler la « formation permanente » est exactement du même ordre. C’est pour lui, pour sa mission, pour tous ceux qui en bénéficient, tout simplement une question de vie ou de mort.
Monseigneur Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon.
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