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Maria Valtorta en résumé : La désobéissance d’Ève et l’obéissance de Marie (suite et fin).

Jésus revient sur le sens de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Il explique qu'il ne s'agissait pas d'un arbre ordinaire, mais d'un symbole destiné à éprouver l'obéissance d'Adam et d'Ève. Comme le feu éprouve l'or, ce commandement devait révéler si leur amour pour Dieu était sincère et libre.

maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-026.htm

Il répond ensuite à ceux qui jugeraient leur condamnation excessive. Selon lui, leur faute était particulièrement grave parce qu'ils vivaient dans un état de grâce parfaite, sans aucune inclination au mal. Ils possédaient une innocence et une force spirituelle que l'humanité déchue ne connaît plus. Leur désobéissance fut donc une rupture beaucoup plus profonde qu'elle ne le serait après le péché originel.

Jésus précise également que le « fruit » est lui aussi un symbole. Ce qu'Adam et Ève ont voulu acquérir, ce n'était pas une simple nourriture, mais une expérience interdite, inspirée par Satan. Dieu n'avait jamais interdit l'amour entre l'homme et la femme ; il voulait seulement que cet amour demeure entièrement pur, exempt de toute convoitise et de toute malice.

Il rappelle que la grâce est lumière. Tant qu'Ève vivait dans cette lumière, elle possédait toute la connaissance qui lui était réellement utile. En prêtant foi au mensonge du démon, elle voulut connaître ce que Dieu lui avait interdit, et transforma ainsi un amour saint en amour corrompu.

Jésus invite alors ses auditeurs à accueillir humblement cette lumière au lieu de la rejeter par l'ironie, le scepticisme ou l'orgueil.

Enfin, il explique pourquoi il a voulu évoquer cette origine du péché au temps de la préparation de Pâques. Comprendre la première désobéissance permet de mesurer le prix de la Rédemption : c'est pour réparer cette rupture que le Verbe de Dieu s'est incarné et a accepté d'être conduit jusqu'à la Croix comme l'Agneau immolé.

Le passage s'achève sur un appel très vigoureux à la conversion. Jésus déplore que beaucoup d'hommes vivent désormais sous l'emprise de la concupiscence, recherchant avant tout la satisfaction de leurs désirs au lieu de l'amour de Dieu. En se laissant dominer par leurs passions, ils dégradent leur dignité spirituelle et s'éloignent de leur vocation première.

L'idée centrale du passage

Le cœur de cet enseignement est que le péché originel est avant tout un péché de désobéissance et de défiance envers Dieu, bien plus qu'une simple transgression matérielle. L'arbre et son fruit sont présentés comme les symboles de cette épreuve de fidélité. Jésus conclut en montrant que la Croix est la réponse de Dieu à cette première désobéissance : là où Adam et Ève ont refusé d'obéir, le Christ obéit jusqu'au sacrifice de sa vie pour rendre à l'humanité la grâce perdue.

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Jésus dit :

«Ces mots de ma Mère devraient dissiper toute hésitation même chez ceux qui s’embrouillent le plus dans les formules.

[…]
[1].

J’ai parlé d’un “arbre métaphorique”, mais je dirai plutôt maintenant : “l’arbre symbolique”. Peut-être comprendrez-vous mieux. Le symbole en est évident : à voir comment les deux enfants de Dieu allaient agir à son égard, on allait comprendre si leurs tendances étaient tournées vers le bien ou vers le mal. De même que l’eau régale éprouve l’or
[2] et que la balance de l’orfèvre en donne le poids en carats, cet arbre, devenu une “mission” de par le commandement de Dieu à son sujet, a donné la mesure de la pureté du métal d’Adam et d’Ève[3].
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