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Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

Tortueux et biaisé ! ⚠️L'Assomption : la fête de Marie, ou la fête de Dieu ?
⚠️Ce texte contient une part importante de vérité catholique — mais il la transforme progressivement en caricature de la dévotion mariale, puis en opposition artificielle entre « fête de Marie » et « fête de Dieu ».
Le paradoxe est assez frappant : L.E. commence par dire des choses parfaitement catholiques, puis semble avoir besoin d'en rajouter pour parvenir à la conclusion polémique qu'il recherche.
1. Le titre lui-même pose déjà un faux dilemme

« L'Assomption : la fête de Marie, ou la fête de Dieu ? »
Pourquoi faudrait-il choisir ?
C'est la fête de Marie ET la fête de Dieu.
C'est précisément le principe de la théologie catholique de la grâce : Dieu est la source de tout, mais cela n'empêche aucunement la créature de recevoir une véritable gloire.
La liturgie de l'Assomption glorifie Dieu pour ce qu'il a fait en Marie, et elle honore Marie pour l'œuvre de grâce accomplie en elle par Dieu.
Pie XII ne présente d'ailleurs absolument pas l'Assomption comme une fête où Marie volerait quelque gloire à Dieu.
Au contraire, dans Munificentissimus Deus, il définit le dogme « pour la gloire du Dieu Tout-Puissant », mais aussi « pour l'honneur de son Fils » et « pour l'augmentation de la gloire de cette auguste Mère ».
C'est donc Dieu glorifié en Marie et Marie glorifiée par Dieu.
Il n'y a aucune contradiction.
2. Les quatre premiers paragraphes sont, pour l'essentiel, parfaitement catholiques
Prenons ses affirmations une par une.
« Marie est une simple créature par nature »
Oui.
Personne ne soutient que Marie serait une déesse.
Le Concile Vatican II dit même explicitement qu'elle appartient à la descendance d'Adam et qu'elle est « une avec tous ceux qui doivent être sauvés ». Mais il ajoute immédiatement qu'elle a reçu une grâce sublime qui la place au-dessus de toutes les autres créatures.
Et c'est justement là que L.E. commence à produire une présentation déséquilibrée.
Dire :
Marie est une créature.
est vrai.
Mais dire :
donc elle n'est qu'une « poussière façonnée par le Créateur »
est une réduction rhétorique, qui oublie complètement ce que l'Église dit de cette créature.
Marie n'est pas simplement « une fille d'Adam parmi d'autres ».
Elle est Mère de Dieu, Immaculée, Mère du Rédempteur, associée au mystère de l'Incarnation, modèle de l'Église, et glorifiée corps et âme au ciel.
Vatican II dit qu'elle est « élevée par la grâce de Dieu, après son Fils, au-dessus de tous les anges et les hommes ».
Donc la formule :
« Marie, sans Dieu n'est absolument rien »
est vraie dans un sens métaphysique banal :
aucune créature n'est quoi que ce soit sans Dieu.
Mais pourquoi ne jamais écrire :
« Pierre, sans Dieu n'est absolument rien » ?
Ou :
« Paul, sans Dieu n'est absolument rien » ?
Ou :
« les anges, sans Dieu, ne sont absolument rien » ?
Parce que, appliquée à Marie avec cette insistance, la formule devient un procédé de rabaissement plutôt qu'un rappel théologique.
3. Le point le plus problématique : « elle n'a rien fait par elle-même »

C'est ici que son raisonnement devient beaucoup plus subtil.
L.E. affirme que Marie a librement coopéré, mais que cette coopération était entièrement soutenue par la grâce.
Oui.
Mais il semble ensuite utiliser cette vérité pour dissoudre pratiquement toute causalité réelle de Marie.
Or le catholicisme ne dit pas :
« Marie n'a rien fait ; Dieu a tout fait à sa place. »
Il dit :
Dieu a donné la grâce, et Marie a librement coopéré à cette grâce.
Et cette coopération est réellement la sienne.
Le « fiat » de Marie n'est pas une illusion.
Quand l'ange annonce l'Incarnation, Marie répond :
« Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole. »
Ce n'est pas Dieu qui prononce ce « oui » à sa place.
Marie le prononce.
Et précisément parce que la grâce ne détruit pas la liberté, son consentement possède une véritable valeur.
C'est d'ailleurs exactement ce que dit Vatican II : Marie a « coopéré par son obéissance » au salut, et le Concile la présente comme « modèle excellent » de foi et de charité.
La théologie catholique est donc beaucoup plus équilibrée que le schéma de L.E. :
Grâce → liberté → coopération réelle → mérite surnaturel → glorification.
Ce n'est pas :
Dieu fait tout → Marie ne fait rien → Dieu récupère tout.
4. Et là apparaît une contradiction avec ses propres articles précédents

C'est probablement l'un des points les plus intéressants de tout son corpus récent.
L.E. a écrit une série entière pour dénoncer ce qu'il appelle la logique du « donnant-donnant » avec Dieu.
Il insiste sur le fait que nous ne devons pas considérer nos bonnes œuvres comme un moyen de « mériter » l'amour de Dieu.
Très bien.
Mais il risque maintenant de tomber dans l'excès inverse :
si tout vient de la grâce, la coopération humaine devient presque théologiquement insignifiante.
Or ce n'est pas la doctrine catholique.
La grâce est première, absolument.
Mais la réponse humaine est réelle.
C'est justement le paradoxe chrétien : Dieu donne gratuitement, et cette grâce produit réellement en nous des œuvres qui ont une valeur surnaturelle.
Sinon, pourquoi Jésus demanderait-il :
« Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » ?
Pourquoi saint Paul parlerait-il de « courir », de « combattre », de « travailler » ?
Pourquoi saint Jacques parlerait-il des œuvres ?
---> La grâce ne transforme pas l'homme en spectateur.
Elle le rend capable d'agir avec Dieu.
5. Son traitement de l'Assomption est également incomplet
L.E. dit :
« Marie ne s'est pas "arrachée" à la terre par sa propre puissance »
Encore une fois : personne ne le prétend.
L'Assomption signifie précisément que Marie est assumée par la puissance divine.
Mais il ajoute :
« ce corps glorifié [...] ne constitue pas une récompense ou un dû »
Là encore, il y a une distinction à faire.
Ce n'est certainement pas un « dû » que Marie aurait pu exiger de Dieu.
Mais cela ne signifie pas que l'Assomption ne soit pas le couronnement d'une vie de grâce et de fidélité.
Pie XII parle précisément de l'Assomption comme du :
« suprême couronnement de ses privilèges »
et présente Marie comme celle qui, avec son Fils, a remporté la victoire sur le péché et ses conséquences.
Benoît XVI reprend exactement cette perspective : l'Église célèbre Marie élevée corps et âme dans la gloire de la vie éternelle.
Donc :
grâce ≠ absence de mérite
et
don gratuit ≠ absence de coopération.
C'est précisément cette distinction que L.E. brouille.
6. Surtout : il oublie ce que signifie « honorer »
C'est sûrement le défaut majeur de son article.
L.E. semble constamment raisonner comme si honorer Marie risquait nécessairement de diminuer Dieu.
Or l'Église dit exactement l'inverse.
Lumen gentium 66 est absolument dévastateur pour cette présentation :
le culte marial est « essentiellement différent du culte d'adoration » rendu à Dieu,
mais il est aussi « éminemment apte à le servir ».
Et le Concile explique que, lorsque la Mère est honorée, le Fils est « connu, aimé, glorifié et obéi » davantage.
Jean-Paul II le résumera encore plus clairement : l'honneur rendu à Marie est ordonné à l'adoration de la Trinité.
Donc L.E. combat ici une opposition que l'Église ne pose pas.
Honorer Marie n'est pas enlever quelque chose à Dieu.
C'est honorer l'œuvre de Dieu en Marie.

7. Et son introduction sur les processions est franchement caricaturale
C'est sans doute le passage le plus faible :
« comment un simple observateur pourrait-il ne pas croire qu'il assiste à un culte idolâtrique voué à une divinité féminine ? »
Un « simple observateur » qui ne connaîtrait absolument rien au catholicisme pourrait effectivement se tromper.
Mais précisément : il se tromperait.
Et L.E. le sait.
Une procession mariale n'est pas une procession de fidèles qui croient que Marie est une déesse.
La différence entre latrie et hyperdulie est élémentaire dans la théologie catholique.
Le Concile Vatican II prend même soin de rappeler que le culte marial est essentiellement différent de l'adoration due à Dieu.
Et il ne se contente pas de tolérer ce culte : il dit aux catholiques de le favoriser généreusement, notamment dans la liturgie.
Ainsi, lorsqu'une foule prie devant une statue de Marie, L.E. aurait pu expliquer :
« Cette scène pourrait sembler idolâtrique à quelqu'un qui ignore la distinction entre adoration et vénération ; mais la foi catholique n'adore évidemment pas Marie. »
Cela aurait été parfaitement juste.
Mais il préfère :
« culte païen des temps modernes »
et
« divinité féminine ».
C'est beaucoup plus polémique que théologique.
8. Et il commet une curieuse omission : le Magnificat
C'est presque incroyable pour un article consacré à la glorification de Marie.
Marie elle-même dit :
« Toutes les générations me diront bienheureuse. »
Pourquoi ?
Parce que :
« le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. »
Voilà précisément la synthèse catholique.
Marie est glorifiée → parce que Dieu a fait de grandes choses en elle.
Et justement, Lumen gentium cite ce passage de Luc 1,48 pour expliquer le culte marial.
Autrement dit, le catholicisme ne choisit pas entre :
« gloire de Marie »
et
« gloire de Dieu ».
Le Magnificat les unit :
Marie est bienheureuse parce que Dieu est grand.
C'est exactement le contraire d'une mariolâtrie.
9. Le paradoxe ultime : L.E. affirme finalement une très belle vérité... mais en la retournant contre Marie
Sa conclusion :
« Si vous aimez vraiment Marie, n'oubliez pas votre Dieu. C'est lui seul qu'elle vous montre ! »
est, prise isolément, excellente.
Le problème est que l'Église dit pratiquement la même chose.
Mais elle ajoute :
Et précisément parce que Marie montre Dieu, honorons celle que Dieu a voulu honorer.
C'est là que se trouve la différence.
L.E. semble raisonner ainsi :
Marie conduit à Dieu → donc il faut surtout parler de Dieu plutôt que de Marie.
L'Église raisonne :
Marie conduit à Dieu → donc honorer Marie dans la vérité conduit à Dieu.
Et c'est exactement ce que dit Lumen gentium 66-67.
Et il y a même quelque chose d'assez ironique
L.E. reproche aux catholiques de « donner à Marie ce qui ne convient qu'au Créateur ».
Mais l'Église elle-même a déjà parfaitement défini la frontière :
- Dieu : adoration (latrie)
- Marie : vénération singulière (hyperdulie)
- les saints : vénération (dulie)

Le problème n'est donc pas que l'Église ne saurait pas faire la distinction.
Le problème est que L.E. fait comme si l'existence d'une forte dévotion mariale suffisait à rendre suspecte cette dévotion.
Or le Magistère dit précisément que la dévotion mariale authentique est compatible avec, et même favorable à, l'adoration de Dieu.
10. Le plus révélateur : son propre titre aurait pu être formulé autrement
Au lieu de :
« L'Assomption : la fête de Marie, ou la fête de Dieu ? »
la formulation catholique serait :
« L'Assomption : Dieu glorifié en Marie et Marie glorifiée par Dieu »
Et cela correspond remarquablement bien au Magistère.
Pie XII parle à la fois de :
- la gloire de Dieu,
- l'honneur du Fils,
- la gloire de la Mère,
- et la joie de toute l'Église.
Ce n'est donc pas une compétition pour savoir qui reçoit les applaudissements.
C'est une hiérarchie et une participation :
Dieu → grâce → Marie → glorification de Marie → Dieu glorifié dans son œuvre.
Bilan
Cet article pourrait se classer ainsi :
1 - Élément
2 - Appréciation

Dieu est la source de toute grâce
Tout à fait catholique
Marie est une créature

Marie a besoin de la grâce

L'Assomption est une œuvre de Dieu

Marie n'est pas une déesse
Évidemment
L'adoration appartient à Dieu seul

La dévotion mariale peut être dévoyée

Toute dévotion mariale authentique serait suspecte

« Fête de Marie OU fête de Dieu »
Faux dilemme
Processions mariales présentées comme quasi-idolâtriques
Caricatural
Coopération de Marie pratiquement dissoute dans la grâce
⚠️ Réduction excessive
Gloire de Marie opposée à gloire de Dieu
Contraire à la logique de Lumen gentium
Marie comme « transparente » de Dieu
Belle image, si elle n'implique pas son effacement
On peut ajouter que cet article est beaucoup moins antimarial dans ses prémisses que dans son intention polémique.
Il ne nie pas explicitement les privilèges de Marie ; il les reconnaît, puis les entoure d'un vocabulaire de « simple créature », de « poussière », de « sans Dieu absolument rien », de « culte païen », afin de créer chez le lecteur une suspicion envers l'expression même de la dévotion mariale.
Or le catholicisme fait quelque chose de beaucoup plus beau :
plus Marie reçoit de Dieu, plus Dieu est admirable ; et plus Dieu est admirable en Marie, plus Marie est digne d'être honorée.
C'est précisément le sens du Magnificat :
« Toutes les générations me diront bienheureuse » — parce que « le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses ».
Et c'est précisément pourquoi l'Assomption peut être à la fois la fête de Dieu et la fête de Marie, sans aucune concurrence entre les deux.
L'Assomption : la fête de Marie, ou la fête de …

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L.E. : un discours plein de paradoxes qui s'auto-contredit !

Maria Valtorta en résumé : la dormition et la glorieuse Assomption de la Vierge Marie – Gloria.tv Maria Valtorta en résumé : la dormition et la …

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Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

Maria Valtorta en résumé : la dormition et la glorieuse Assomption de la Vierge Marie – Gloria.tv Maria Valtorta en résumé : la dormition et la …

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Maria Valtorta en résumé : la dormition et la glorieuse Assomption de la Vierge Marie

Jean continue à fixer ce corps qui monte vers le Ciel et, certainement par un prodige qui lui est accordé par Dieu, pour le consoler et le récompenser de son amour pour sa Mère adoptive, il voit distinctement que Marie, enveloppée maintenant par les rayons du soleil qui s’est levé, sort de l’extase qui a séparé son âme de son corps, redevient vivante, se dresse debout, car maintenant elle aussi jouit des dons propres aux corps déjà glorifiés.
Saint Jean mérite bien d'être appelé "l'aigle" dans la symbolique chrétienne...

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L.E. : un discours plein de paradoxes qui s'auto-contredit !

Une allusion à peine voilée que je ne relèverai pas, à moins que vous ne souhaitiez insister, mais je pense que non.
L.E. : c'est un raccourci pour Lux Aeterna. Vous l'auriez compris en cliquant sur le lien final.

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L.E. : un discours plein de paradoxes qui s'auto-contredit !

Beaaaaark ! Une très pâle imitation de l'EMV, qui transpire la fausseté. L.E. a dû nourrir une I.A. avec ses idées frelatées, et lui demander : "Fais-moi une histoire dans le style de Maria Valtorta avec tout ça ! ". Le résultat est affligeant. On aurait presque l'impression d'avoir toucher un mort... Alors que lire l'EMV donne la vie !

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

Elle le sera, avec la grâce de Dieu et la prière de la très sainte Mère de Dieu, de saint Michel Archange, de saint Jean-Baptiste, de saint Pierre et saint Paul, de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de tous les saints + 🙏 😇

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

J'ai intégré votre commentaire à ma publication ! 😇 😉

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

C'est toujours avec la même joie profonde ! Que le Seigneur soit loué et béni pour le don de cette oeuvre si profondément bienfaisante + et un grand merci à vous pour votre fidèle soutient :)

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

"Lui a compris, dans sa simplicité de tout petit, que c'est dans l'amour que se trouve la force de devenir grand et dans l'obéissance par amour celle d'entrer dans mon Royaume. Soyez simples, humbles, aimants d'un amour que vous ne donniez pas qu'à Moi mais que vous partagiez entre vous, obéissant à mes paroles, à toutes, même à celles-ci, si vous voulez arriver là où entreront ces innocents. Apprenez auprès des petits. Le Père leur révèle la vérité comme Il ne la révèle pas aux sages."
Trop simple et trop naïf pour les intelligents.....

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

Exactement. Le commentaire parfait.

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

... reconnu par les touts petits qui aiment vraiment Dieu !

apvs

Résolution des contradictions de L.E. : le petit Benjamin de Capharnaüm, dans l'oeuvre de Maria Valtorta …

Beaaaaark ! Une très pâle imitation de l'EMV, qui transpire la fausseté. L.E. a dû nourrir une I.A. avec ses idées frelatées, et lui demander : "Fais-moi une histoire dans le style de Maria Valtorta avec tout ça ! ". Le résultat est affligeant. On aurait presque l'impression d'avoir toucher un mort... Alors que lire l'EMV donne la vie !

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L.E. : un discours plein de paradoxes qui s'auto-contredit !

L.E. a définit lui-même la nature de ses propres articles en ces termes : "Des potins de vieilles femmes qui s'ennuient."
Désolé donc pour le caractère rébarbatif de la réfutation...

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La couleur des cheveux et des yeux de Marie dans Maria Valtorta : réponse à la fausse controverse de L.E.

BIAISÉ ! ⚠️ ⚠️ ⚠️ "Ce que le petit Louis a compris et que son papa ignorait " ⚠️ ⚠️ ⚠️ Biaisé comme le sont systématiquement tous des articles de L.E. sur Gloria.tv.
Cet article est particulièrement intéressant parce qu'il met à nu, beaucoup plus clairement que certains de ses textes précédents,
le mécanisme théologique de L.E. :
1 - partir d'une vérité catholique réelle — la gratuité de la grâce et l'antériorité de l'amour de Dieu —
2 - puis construire une opposition artificielle entre grâce et obéissance, amour et œuvres, gratuité et mérite, comme si les seconds termes contredisaient les premiers.
L'article s'intitule « Ce que le petit Louis a compris et que son papa ignorait » et repose sur un dialogue fictif entre un enfant de neuf ans et son père.
1. Le point de départ est parfaitement catholique
Il faut d'abord lui reconnaître cela.
Louis affirme que Dieu nous aime avant tout mérite de notre part, et que nous ne pouvons pas acheter son amour par nos bonnes œuvres. C'est évidemment chrétien.
Saint Paul est très clair :
« Dieu prouve son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. »
Et l'Église enseigne bien que la grâce est gratuite : nous ne faisons pas de bonnes œuvres pour contraindre Dieu à nous aimer.
De ce point de vue, L.E. combat une conception effectivement erronée de la religion qui consisterait à dire :
« Je fais suffisamment de bonnes actions → Dieu est obligé de m'aimer et de me sauver. »
Cette conception serait effectivement une sorte de marchandage avec Dieu.
---> Mais c'est précisément après cette vérité que le raisonnement de L.E. dérape.
2. L.E. fabrique une opposition qui n'existe pas

Le passage central est celui-ci :
« Avec toi, je dois faire des efforts pour espérer que tu m'aimes beaucoup [...] Mais avec le Père du ciel, c'est le contraire. »
Voilà le problème.
Qui enseigne donc au petit Louis que le chrétien doit faire des efforts pour “espérer que Dieu l'aime beaucoup” ?
Ce n'est pas la doctrine catholique.
La distinction fondamentale est beaucoup plus fine :
Dieu ne m'aime pas parce que je suis bon ; je deviens bon parce que Dieu m'aime.
Et ensuite :
la grâce reçue produit nécessairement une transformation de la vie.
Autrement dit :
Je ne fais pas le bien pour être aimé.
Je fais le bien parce que je suis aimé.
---> C'est précisément ce que Louis finit d'ailleurs par reconnaître lui-même à la ligne 486 !
Et là apparaît un curieux paradoxe :

la conclusion du petit Louis est meilleure que la prémisse polémique de L.E. 😂
3. Le problème est que L.E. oppose « mériter l'amour » et « obéir »
Or le Nouveau Testament ne les oppose absolument pas.

Jésus dit :
« Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements. »
(Jean 14,15)

Et :
« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime. »
(Jean 14,21)

Et encore :
« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »
(Jean 15,14)

Il est donc impossible de construire une théologie catholique dans laquelle :
amour de Dieu = gratuité
mais
obéissance = mentalité marchande
La vraie relation est :
amour gratuit → grâce → conversion → obéissance → œuvres de charité.
Et non :
œuvres → achat de l'amour de Dieu.
C'est une différence énorme.
4. L.E. oublie surtout que Jésus parle constamment du jugement selon les œuvres
C'est là que sa démonstration devient vraiment problématique.
Son petit Louis explique :
« Lui, il s'en fiche que l'on soit sage ou obéissant pour nous aimer très fort. »
- Pour nous aimer : oui.
- Pour notre salut : non.

Et cette distinction est capitale.
Jésus ne dit pas :
« Faites le bien uniquement parce que Dieu vous aime déjà, mais cela n'a finalement aucune importance pour votre salut. »
Il dit notamment :
« Ce ne sont pas ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des Cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père. »

Et Matthieu 25 est encore plus gênant pour la construction de L.E. :
au Jugement dernier, le Christ sépare les brebis des boucs en fonction de ce qu'ils ont fait ou n'ont pas fait au prochain.
Donc la gratuité de la grâce n'annule absolument pas la nécessité de coopérer avec elle.
5. Le passage sur le bon larron est particulièrement révélateur
Louis affirme :
« même les méchants, il les aime et les sauve sans leur demander tout plein de choses avant. »
Le problème est que le bon larron n'est justement pas présenté dans l'Évangile comme quelqu'un qui obtient le salut en restant simplement « méchant ».
Que fait-il ?
Il reconnaît sa faute :
« Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes. »
Il reconnaît l'innocence du Christ :
« Celui-ci n'a rien fait de mal. »
Il confesse implicitement la royauté du Christ :
« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
---> Il manifeste donc une véritable conversion intérieure, une foi et une confiance extraordinaires.
Il ne dit pas :
« Je suis méchant, mais Dieu m'aime donc peu importe ce que je fais. »
Bien au contraire.
Et c'est précisément ce qui rend l'exemple du bon larron mauvais pour la démonstration de L.E. :
il illustre magnifiquement la gratuité de la grâce, mais également la conversion et la coopération de l'homme avec cette grâce.
6. Et il y a une caricature assez injuste du père terrestre

L.E. fait dire au petit garçon :
« tu attends toujours des trucs en retour » ;
« plus je fais ce que tu dis plus tu es content et plus tu m'aimes ».

---> Mais c'est une caricature.
Un père sain peut parfaitement dire à son enfant :
« Je t'aime, que tu sois sage ou désobéissant. Mais parce que je t'aime, je veux que tu deviennes bon. Et si tu fais quelque chose de mal, je vais te corriger. »
Cela ne signifie nullement :
« Je cesse de t'aimer quand tu désobéis. »
Il existe donc précisément chez le père terrestre une distinction que L.E. aurait dû conserver :
amour inconditionnel de la personne ≠ approbation inconditionnelle de tous ses actes.
---> Et cette distinction est évidemment applicable, à un degré infiniment supérieur, à Dieu.
Dieu peut aimer le pécheur sans aimer le péché.
7. Le plus amusant : le petit Louis finit par corriger L.E.
C'est probablement le passage le plus intéressant de tout l'article.
Louis dit :
« ça veut pas dire qu'après, on a le droit de faire n'importe quoi et qu'on s'en fiche de lui obéir. »
---> Autrement dit, L.E. est obligé de réintroduire lui-même l'obéissance qu'il avait pratiquement opposée à la gratuité dans toute la première partie. 🤡 😂 🤡 😂
Et il donne ensuite la bonne formulation :
« ça me donne envie de faire des trucs gentils et d'être sage pour lui dire merci, pas pour qu'il m'aime plus »
Voilà.
C'est précisément la théologie catholique correctement formulée.
Le problème est donc moins la conclusion que la construction polémique qui précède.
8. Et cela rejoint directement sa série sur « l'intolérable Évangile »
Il y a une cohérence assez frappante avec les articles précédents du fichier.
L.E. explique depuis plusieurs articles qu'il veut pratiquer une « exégèse intra-biblique », en isolant le témoignage de l'Écriture afin de faire ressortir certains paradoxes par rapport à la doctrine catholique.
Il reconnaît même que cette méthode peut faire surgir des « contradictions » entre Écriture et doctrine catholique.
Et il dit explicitement que son approche est volontairement limitée au témoignage biblique, sans traiter l'ensemble de l'articulation entre Écriture, Tradition et Magistère.
---> C'est exactement ce que l'on retrouve ici :
une vérité biblique est hypertrophiée jusqu'à devenir le principe organisateur de toute la théologie.

Ici, "gratuité de la grâce"
devient presque :

- gratuité contre mérite,
- gratuité contre obéissance,
- gratuité contre exigences divines.
Alors que la théologie catholique dit :
grâce gratuite → réponse libre de l'homme → coopération avec la grâce → sanctification → œuvres bonnes.
9. Et cela explique aussi son hostilité aux révélations privées
C'est là que l'article devient particulièrement intéressant dans le contexte des discussions sur Maria Valtorta.
L.E. semble avoir une grille extrêmement constante :
Écriture → vérité absolue
développements théologiques → suspicion
dévotions → suspicion
révélations privées → suspicion accrue.

On le voit très explicitement dans ses textes sur Marie :
il présente par exemple la médiation mariale et la « Co-Rédemptrice » comme des développements théologiques ultérieurs qu'il oppose à l'unique médiation du Christ.
Et dans son article sur Jésus unique médiateur, il associe directement « mariologie excessive », « dévotions désordonnées » et « pseudo-révélations ».

On retrouve donc toujours le même réflexe :
prendre une vérité centrale → l'absolutiser → soupçonner les médiations ou développements qui viennent ensuite.
C'est précisément cette méthode qui lui permet ensuite de regarder avec suspicion la dévotion mariale traditionnelle, la médiation de Marie, la corédemption, les révélations privées, etc.
10. Verdict
Ce qu'il y a de bon

- la gratuité de la grâce est justement rappelée ;
- Dieu nous aime avant tout mérite ;
- nos œuvres ne « paient » pas l'amour de Dieu ;
- la vie chrétienne doit procéder de l'amour et non d'une mentalité comptable ;
- la grâce précède nos mérites.
Ce qui est problématique
- une opposition artificielle est créée entre grâce et obéissance ;
- le père terrestre est caricaturé ;
- le bon larron est présenté de façon incomplète ;
- la nécessité de la conversion et de la coopération avec la grâce est fortement minimisée ;
- les très nombreux textes bibliques sur l'obéissance, les œuvres et le jugement sont laissés de côté ;
- surtout, la gratuité de la grâce est confondue avec l'absence d'exigence de Dieu.
Et finalement, il y a une formule qui résume très bien ce que l'article aurait dû dire :
"Nous ne faisons pas le bien pour que Dieu commence à nous aimer ; nous faisons le bien parce que Dieu nous aime déjà et que sa grâce nous transforme."
C'est précisément ce que le petit Louis finit par découvrir.
Le paradoxe est donc assez savoureux :
L.E. prétend nous expliquer ce que « le petit Louis a compris et que son papa ignorait »,
---> alors que son propre petit Louis finit par énoncer une position beaucoup plus équilibrée que la dialectique de L.E. :
la gratuité de l'amour de Dieu n'abolit pas l'obéissance ; elle en change simplement le motif.
Et c'est là la faille principale de cet article.
Ce que le petit Louis a compris et que son papa …

apvs

Un évêque remet en question la dévotion à saint Michel et appelle à un « exorcisme » de l'homophobie

Peut-être a-t-il trop laissé exclusivement la Bible lui parler de la Bible ( ou des bouts de Bible lui parler de bouts de vérité ) ? Comme L.E. le fait.... Comme L.E. le fait ? 🤔....

apvs

Léon XIV a-t-il nommé un franc-maçon au Vatican ?

En théorie, oui : il y a toujours moyen de faire pire. François peut être surpassé. Léon XIV aussi. Mais franchement... ça commence à devenir relativement difficile. Personnellement, je plains le futur successeur de ces papes, si son objectif affiché serait de faire pire... Il faudra qu'il invente quelque-chose de bien particulier.