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Francesco I
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Ils ne se parlent pas !

Giuseppe Nardi
www.katholisches.info/…/andreas-englisc…
Traduction d'Isabelle

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(Rome) Le pape François et son prédécesseur Benoît XVI seraient en dispute complète : « Ils ne se parlent pas ». C’est là une des nouvelles sensationnelles rapportées par le vaticaniste Andreas Englisch, le 16 mars dernier, au cours d’une conférence qu’il a donnée à Limburg (Allemagne).

Englisch fut, durant de longues années, le correspondant à Rome des medias du groupe Axel-Springer pour l’Italie et le Vatican. Avec ses trente années d’expérience romaine, il est considéré comme un excellent connaisseur du Vatican.

L’exposé du journaliste se tenait dans la salle Josef Kohlmaier et avait pour thème : « François – combattant au Vatican », en se fondant sur « les secrets dévoilés », selon la formule du Nassauische Neue Post dans son édition du 18 mars. Mais la vue qu’ Andreas Englisch a ouverte à son auditoire sur ce qui se passe derrière les coulisses du Vatican est bien plus sensationnelle que ce qu’en a rapporté l’article du journal régional.

***

« FRANÇOIS ET BENOÎT XVI NE SE PARLENT PAS »

Le journaliste n’avait pas à faire mystère de sa sympathie pour le pape François, bien connue de tous. Englisch sait comment captiver son auditoire : Oui, Mgr Tebartz-van Elst (ndt : ancien évêque de Limburg qui a dû remettre sa démission en 2014, accusé de mener une vie de luxe) [L’affaire de l’évêque de Limbourg sur ce site cse.google.com/cse] a reçu une nouvelle mission au Vatican, où on le trouve au « bureau de poste » (ndt :voie de garage). Sous le pontificat de François, il n’y a en effet, dit-il, plus de place pour ceux « qui se placent eux-mêmes au-dessus de l’enseignement de Jésus-Christ et regardent de haut les simples fidèles ». Propos hardis d’Englisch à propos du pape, et du pape à propos d’un confrère. Ce qu’Englisch n’a pas dit, c’est que, pour François, ceux qui sont juste bons « pour le bureau de poste », ne le sont pas à cause de « baignoires dorées », réelles ou imaginaires, mais à cause de leur vision de l’Eglise. La dimension sociale avec son mythe de « l’engagement pour les pauvres » passe bien devant un auditoire mais, dans la réalité, signifie peu de chose et sert plutôt de couverture.

Bien plus explosif que l’affaire de Limburg – parce que de portée beaucoup plus grande – est ce qu’Englisch a révélé de la relation entre François et Benoît XVI. Le pape régnant et le pape émérite seraient tout à fait brouillés, selon le journaliste. Ils ne se parleraient plus. Et cela ne date pas d’hier. Mais encore ? Selon ses propres dires, Benoit XVI ne fait plus d’apparition publique que pour répondre à un souhait explicite du pape François. Ce que l’on montre à ces rares occasions ne serait, si l’on en croit Andreas Englisch, qu’un échange de civilités où les protagonistes font mine d’être amis. La raison du différend serait à chercher, selon le journaliste, dans l’affaire de Limburg où Benoît aurait pris la défense de l’évêque Tebarzt-van Elst. C’est là tout au plus un aspect des choses. Mais Limburg n’est certainement pas la cause principale d’une fracture aussi profonde dans les relations entre les deux papes.

FRANÇOIS « SAIT CE QU’IL VEUT » ET FAIT « CE QU’IL VEUT »

Le correspondant à Rome dépeint François comme une forte personnalité. Il «sait ce qu’il veut », et le fait savoir. Benoît, par contre, serait « un théologien solide », mais aurait démontré « un faible leadership ». Pendant des dizaines d’années, les médias allemands, lorsqu’ils parlaient du « Pantzerkardinal inflexible » tenaient un langage bien différent. Pour favoriser une direction déterminée, de tout temps, dans une moindre ou une plus large mesure, tous les moyens semblent bons. En tout cas, Benoît, toujours selon Englisch, a laissé décider beaucoup d’autres personnes, alors que François fait « ce qu’il veut ».

Si l’on pousse jusqu’à leurs ultimes conséquences les déclarations d’Englisch, cela voudrait dire que très peu de chose lient François à Benoît XVI : celui-ci est réduit, lors de ses apparitions publiques, à un rôle de simple figurant, mais le pape régnant l’utilise à l’occasion pour la façade et le fait entrer en scène quand le besoin s’en fait sentir. Sur cet arrière-fond, l’absence de Benoît lors des dernières élévations cardinalices du 19 novembre 2016 acquiert une dimension nouvelle.

Les promotions cardinalices font partie de ces quelques occasions où le pape régnant a invité son prédécesseur à une cérémonie publique. Lors des créations de nouveaux cardinaux de 2014 et 2015, Benoît XVI a fait une apparition dans la Basilique Saint-Pierre. Mais lors du dernier consistoire, il était absent ; et François a, sans autre forme de procès, rassemblé les néo-cardinaux pour les amener chez Benoît, au monastère Mater Ecclesiae. Manifestement aussi pour couper court à l’avance, comme l’a déclaré Englisch, à de possibles interprétations. Manifestement, François soupçonnait l’absence de Benoît d’être un geste démonstratif.

LES PRESSIONS SUR LA RENONCIATION DE BENOÎT XVI

La chronologie, en tout cas, ne plaide pas en faveur d’une simple visite de courtoisie – comme le Vatican a présenté l’événement –, mais avait quelque chose d’explosif. Cinq jours avant le consistoire, quatre cardinaux, Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner, avaient publié leurs dubia sur l’exhortation post-synodale controversée Amoris Laetitia, parce que le pape François après deux mois ne leur avait toujours donné aucune réponse. Avec les dubia, ils s’opposaient frontalement à François, qui depuis cherche à laisser pourrir la question, obligeant ainsi ses plus proches collaborateurs et partisans à une épuisante gymnastique verbale. François peut prolonger son silence, mais il n’en sort pas moins affaibli du conflit, apparaissant comme un pape qui refuse de répondre à des questions touchant à des thèmes centraux de la foi et de la morale. Une tache sur son image qui plane comme une ombre sur son pontificat.

Le Nassauische Post n’a rien dit d’un autre point évoqué par Englisch : diverses forces à l’intérieur de l’Eglise auraient exercé une pression sur Benoît XVI pour qu’il démissionne. Cette déclaration est de la dynamite ! Les circonstances dans lesquelles a eu lieu la renonciation d’un pape – fait unique en son genre dans l’histoire de l’Église – ne cessent depuis lors d’alimenter les doutes. Où est précisément la frontière entre une forte influence et une contrainte ? Benoît lui-même a assuré qu’il se retirait de son plein gré. Jusqu’à preuve du contraire, il faut tenir pour valides ces paroles. Cependant, au-delà de l’aspect juridique, subsiste un sentiment indéfinissable. Et cela d’autant plus si l’on considère la forte pression exercée en juin 2012 par le cardinal Carlo Maria Martini sur Benoît XVI pour qu’il démissionne et le rôle joué par le groupe Saint-Gall (fondé par Martini) lors de l’élection de Jorge Mario Bergoglio.

Le fait est que Benoît XVI a laissé le champ libre, un champ qu’a occupé à la manière d’un état-major le team Bergoglio (issu du groupe secret Saint-Gall) et qui ne pense plus du tout à évacuer les lieux.

Benoit et moi
@Yvon Lapointe ,vous devez être bien jeune pour dire cela ,leurs Eglise à tout ses papes depuis Jean XXIII n'a plu rien à voir avec l'Eglise d'il y à 2000 ans ,c'était le JOUR et depuis c'est la NUIT .
Francesco Federico
timadanm24 shares this.
Nous vivons la plus grande supercherie de tous les temps avec ce faux-pape
Yvon Lapointe
Moi, je pense qu'il ne fait pas tout croire les ragots que l'on entend.
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Massoulié likes this.
Si cela est vrais ,donc l'esprit qui est entré dans le rassemblement de Vatican II n'es pas le SAINT ESPRIT mais celui qui le singe .il n'y a de désaccords qu'entre l'équipe du malin et ils vont parfois jusqu'à se supprimer les uns les autres .
AveMaria44
L'archevêque Gänswein: la diversité entre Benoît et François est une richesse pour l’Église
www.korazym.org/…/larcivescovo-ga…