À l’Assomption, nous célébrons à la fois la mort / la résurrection (la fin de la vie terrestre), l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.
« Assomption » vient du verbe latin assumere = assumer/enlever, pour souligner l’initiative divine : Marie ne s’élève pas toute seule vers le ciel, c’est Dieu qui fait le choix de l’« assumer », de l’« enlever » au Ciel.
Si Eve est la mère de tous les vivants (Gn 3:20), Marie est la mère de la Vie (Jn 1:04).
En Genèse 2, la création entière était parfaite, jusqu'à la chute de l'humanité.
Eve fut créée sans péché. Le Nouveau Testament accomplissant l'Ancien Testament, Marie ne peut pas être moindre qu'Eve. Elle est "Comblée-de-grâce" (Lc 1:28), nom indiqué par l'ange [1] lors de l'Annonciation ; "comblée" signifiant qu'elle n'est que "grâce", il n'y a de place en elle que pour la grâce, et rien d'autre. Celle qui doit donner chair à Jésus, Dieu fait homme, devait être parfaite, exempte du péché (Jb 14:04).
La conséquence du péché étant la mort (Gn 3:03), Marie, conçue sans péché, ne pouvait donc pas connaître la corruption de la mort (Ps 15:10 ; Ac 2:27).
Dans la tradition du mariage juif, c'est le mari qui recouvre sa femme d'un voile, signifiant qu'il la prend pour femme, qu'il l'assume.
Quand Marie demande à l'ange "Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ?", la réponse de l'ange s'inscrit dans une dimension sponsale : "L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre" (Lc 1:34-35), c'est-à-dire qu'elle sera l'épouse de l'Esprit Saint, qu'elle sera assumée par Dieu Lui-même.
Marie est ainsi épouse à jamais de l'Esprit Saint, car le Seigneur EST avec elle (Lc 1:28) et Il est un Dieu fidèle (Dt 7:09 ; 1 Co 1:09).
11 [Elie et Elisée] étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan.
Il est ainsi raisonnable de penser comme le pape Pie XII en 1950, que Marie,
- "Comblée-de-grâce" (Lc1:28),
- se présentant comme "la servante du Seigneur" (Lc 1:38),
- "bénie entre toutes les femmes" (Lc 1:42),
- "mère du Seigneur (κυρίου) [kyriou]" (Lc 1:43) [2],
- qui a consenti à lui donner sa chair et son sang (Lc 1:38),
- et qui a recommandé de "faire tout ce qu'Il dira" (Jn 2:05)
« La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ».
C’est un dogme [3], soit une « vérité fondamentale » de l’Église, en ce sens également où Marie inaugure le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps.
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[1]
[2] "Seigneur" désigne Dieu :
[3] En 1912, le R.P.D. Paul RENAUDIN, abbé de Saint-Maurice de Clairvaux écrivit un livre intitulé "La doctrine de l’Assomption de la Très Sainte Vierge, Sa définibilité comme dogme de foi divine"
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COLLECTION
1. Prophéties bibliques mariales
2. La virginité de Marie
3. Réjouis-toi, Comblée-de-grâce
4. Comment Jésus perçoit sa Mère ?
5. Assomption
6. Le glaive de Marie et le dévoilement des pensées des coeurs :
. 6.1. Prophétie du glaive de Marie
. 6.2. Glaive et mission de Marie
. 6.3. Le don de Dieu
7. Avec Marie
. 7.1. Apprendre les chemins de Dieu
. 7.2. Chanter les merveilles de Dieu
8. Méditations des mystères du Rosaire avec le Magnificat de Marie