« Transhumanisme : le salut par la technologie » ?

Les rêves du transhumanisme sont-ils une utopie, une nouvelle idéologie ou l’avenir programmé de l’humanité ? Entretien avec Olivier Rey, mathématicien, philosophe au CNRS, et auteur de Leurre et malheur du transhumanisme.
Le transhumanisme marque-t-il une rupture dans l’évolution de l’homme ?

Olivier Rey :
Le transhumanisme se propose d’utiliser l’ensemble des moyens technologiques disponibles pour, non plus seulement transformer la nature, comme cela a été le cas jusqu’ici, mais les êtres humains eux-mêmes – que ce soit en modifiant leur constitution biologique ou en les hybridant avec la machine. Les effets sont potentiellement si importants que des humains ainsi augmentés ne seraient plus, précisément, des humains, mais des êtres d’un nouveau type – d’où le préfixe « trans » de transhumanisme, renvoyant à la fois au statut de l’humanité comme état transitoire à dépasser, et à la transcendance supposée des « augmentés » par rapport à ceux qui ne le sont pas. Alors que l’évolution naturelle se déroule de manière très lente et de façon non dirigée, le transhumanisme entend agir très rapidement par des modifications concertées, et en mariant l’organique à l’inorganique.

Voir aussi: 1. TRANSEXUALISME ET CORRUPTION DES MINEURS - 2. MANIFESTE CONTRE LA TRANSEXUALITÉ DES ENFANTS

Est-ce une utopie folle ou une véritable idéologie ?

Les promesses les plus spectaculaires – le transfert du cerveau sur support numérique, l’augmentation faramineuse de nos capacités par amalgame avec la machine, l’élimination du vieillissement et de la mort – sont tout à fait utopiques. N’oublions pas, dans ce registre, la disparition de tout déplaisir. David Pearce, cofondateur avec Nick Bostrom, en 1998, de la World Transhumanist Association – devenue en 2008 Humanity + –, a annoncé une nouvelle ère où « toutes les expériences désagréables laisseront place à des gradients de plaisir situés au-delà des frontières de l’expérience humaine normale. Au fur et à mesure que des traitements de l’humeur (mood-brighteners) et des thérapies géniques plus efficaces et plus sûres deviendront disponibles, il pourrait devenir possible de mettre en œuvre une “ingénierie du paradis” ». Bostrom ajoute : « Pensez à tous les sermons, jeûnes et disciplines astreignantes que les gens se sont imposés à travers les âges pour tenter d’ennoblir leur personne. Bientôt il sera possible d’atteindre bien mieux les mêmes objectifs en avalant chaque jour un cocktail de comprimés. » Pareille utopie est portée par une idéologie : celle du salut de l’individu par la technologie.

Quel est le lien entre le transhumanisme et le gnosticisme ?

Les doctrines gnostiques, qui ont fleuri durant les premiers siècles de notre ère, se caractérisaient par un dualisme radical, qui plaçait la matière du côté du mal, l’esprit du côté du bien, et concevaient le salut comme un affranchissement complet de l’esprit vis-à-vis de sa prison charnelle. Les gnostiques anciens rêvaient – par une connaissance supérieure, gnôsis en grec, d’où le qualificatif « gnostique » – d’un esprit libre en eux de toute attache matérielle.

Les gnostiques modernes – dont les transhumanistes sont d’éminents représentants – espèrent, quant à eux, soumettre entièrement la matière à l’esprit, grâce à la technologie. Le dualisme transhumaniste apparaît de façon particulièrement nette dans les fantasmes de transfert de l’esprit sur ordinateur : il faudrait que l’esprit n’ait rien à voir avec le corps pour ainsi pouvoir changer totalement de support. Pascal a décrit ainsi notre condition : « Il ne faut pas que l’homme croie qu’il est égal aux bêtes, ni aux anges, ni qu’il ignore l’un et l’autre, mais qu’il sache l’un et l’autre » (Pensées). Être un « bon » homme, c’est assumer ce caractère intermédiaire, avec les grâces et servitudes qu’il comporte. Les transhumanistes voudraient – par des moyens matériels – accéder à la condition angélique.

La procréation médicalement assistée a-t-elle ouvert la porte du transhumanisme ?

L’artificialisation de la procréation et le transhumanisme sont en « synergie », pour employer un mot à la mode. Subrepticement, l’assistance médicale à la procréation a initié un retournement. Au départ conçue comme palliatif, la fécondation en milieu hospitalier a donné consistance à l’idée selon laquelle un nouvel être naît, non de la rencontre d’un homme et d’une femme, mais de la mise en présence de deux « matériels génétiques » – les rapports sexuels entre un homme et une femme n’étant qu’une modalité parmi d’autres, archaïque, d’une telle rencontre.

En ce sens, l’expression « PMA pour toutes » ne désigne pas seulement l’ouverture de l’« insémination avec donneur » aux femmes seules ou aux couples de femmes, mais indique un horizon où, effectivement, « toutes » sont concernées.

D’un côté, l’immixtion de la technique dans la procréation accrédite la façon dont le transhumanisme considère l’être humain comme un chantier technologique ; de l’autre, cette façon transhumaniste de considérer l’être humain comme chantier technologique invite à une artificialisation toujours plus grande et répandue de la procréation.

Pareille évolution a été favorisée par la déconnexion – induite par l’usage de la pilule contraceptive – entre sexualité et procréation. Le recours à la contraception est ancien. Cependant, les moyens employés attestaient encore, par leur intervention tangible, du lien entre sexualité entre procréation. Il n’en va pas de même avec la pilule qui, de ce fait, a bien ouvert la voie à la « désexualisation » de la procréation.

La GPA est-elle l’étape suivante du transhumanisme ?

PMA ou GPA ne font pas, en elles-mêmes, partie du programme transhumaniste, même si elles participent d’un même esprit de « production » des êtres. Pour ce qui est de la PMA, le Comité consultatif national d’éthique jugeait en 2005 : « L’AMP (aide médicale à la procréation) a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d’origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle ou à un choix de vie sexuelle. L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant. »

En 2017, le même Comité a déclaré : « L’ouverture de l’IAD (insémination avec donneur) à des personnes ne souffrant pas de pathologie responsable de stérilité se concevrait pour pallier une souffrance ressentie du fait d’une infécondité secondaire à des orientations personnelles. Cette souffrance doit être prise en compte. […] Même si tout désir n’a pas vocation à être satisfait, on peut faire confiance au projet des femmes qui souhaitent accéder à la maternité en bénéficiant de procédures auxquelles, auparavant, elles n’avaient pas accès. »

Pour cette fois, la GPA n’a pas été avalisée. Mais si la dynamique actuelle se poursuit, la GPA pas encore éthique ne va pas tarder à le devenir.

Quelle place tient l’idéologie transgenre dans ce projet ?

La découverte, par le petit enfant, de la différence des sexes, est une expérience décisive. Dans la mesure où l’humanité est composée d’hommes et de femmes, aucun être humain ne peut prétendre incarner le tout de l’humanité. De ce fait, la différence des sexes pose une limite, elle apporte un démenti aux fantasmes de toute-puissance. Pour dire autrefois à quel point la latitude législative du Parlement britannique était grande, on disait de cette assemblée qu’elle pouvait tout faire, excepté faire d’un homme une femme ou d’une femme un homme : la différence sexuelle représentait la limite par excellence. Celle qui faisait qu’en ce monde, il y a des limites.

On comprend alors pourquoi notre époque est tellement travaillée par le transsexualisme, rebaptisé transgenrisme : la dissolution de la frontière homme-femme apparaît comme l’accomplissement ultime de « l’individu roi-et-reine », en même temps que la matrice de tous les transfrontiérismes. Le transhumanisme, qui ne connaît pas de transhommes ni de transfemmes, mais seulement des transhumains, participe de ce mouvement.

Ce n’est pas pour rien que James Hughes, ancien directeur de la World Transhumanist Association, a dit des transsexuels qu’ils constituaient « les troupes de choc du transhumanisme ». L’enjeu d’une sortie de la condition humaine, c’est d’abord cela : une sortie de la condition sexuée, qui dément les fantasmes de complétude individuelle.

Quel lien avec l’animalisme ?

Dans Le transhumanisme est-il un humanisme ? (éd. L’Académie en poche), Gilbert Hottois écrit que, selon les transhumanistes, « la forme biologique propre à l’espèce humaine ne doit pas être sacralisée. Cette forme n’est pas immuable et elle n’a pas le monopole du respect et de la dignité. Le transhumaniste préfère la notion de “personne”, une notion définie par la présence de certains attributs : la conscience, la sensibilité, la capacité de raisonner et de choisir, etc. Ce qui sépare l’homme des autres vivants n’est pas une différence absolue mais une question de degrés : les animaux partagent à des degrés inégaux certains caractères de la personne. Ces observations valent aussi pour des entités trans- ou post-humaines, aujourd’hui spéculatives, qui partageraient certains attributs de la personne. Le transhumanisme affirme que tous les êtres doués de sensibilité, éventuellement de conscience – pré-humains, non-humains (animaux) ou post-humains – ont droit à un statut moral respectueux de leur bien-être et épanouissement ».

On voit que les animalistes et les transhumanistes sont faits pour s’entendre. Ils se rejoignent aussi à un niveau plus profond. La condamnation par les animalistes de toute violence envers les animaux ne procède pas seulement de la sympathie qu’ils éprouvent à leur égard, il est également l’expression du dégoût que leur propre animalité leur inspire – animalité qui veut que l’on ne vive pas seulement d’air et de lumière, mais aussi de nourritures plus consistantes, dont certaines d’origine animale. Animalistes et transhumanistes partagent une même horreur de la chair.

Je remarque également que les uns et les autres se recrutent dans des franges de la population coupées de la nature : il n’y a, chez les quelques paysans qui demeurent, ni animalistes ni transhumanistes.

Vous dites que la « googlisation », la « smartphonisation » et l’urbanisation de nos vies nous poussent vers le transhumanisme : c’est-à-dire ?

La technologie, en nous offrant de nouveaux moyens, prétend servir notre liberté. Mais en même temps, elle nous rend toujours plus dépendants du système technologique en dehors duquel nous devenons incapables de vivre. Google, le smartphone, sont là pour nous faciliter la vie – mais très rapidement, les choses s’organisent de telle sorte que la vie devient impossible sans Google et le smartphone : l’option devient obligation. Cette dépendance se trouve chez certains si bien intériorisée qu’en guise de progrès, ils ne peuvent plus imaginer autre chose qu’une intégration plus complète encore au système technologique, en s’hybridant à lui.

Qu’est-ce alors que l’homme « augmenté » ? L’ambition d’un homme devenu tellement impotent hors de la technologie que, pour améliorer sa condition, il n’est plus capable d’imaginer autre chose que sa propre technologisation.

Quel est le rôle des GAFAM (Google, Amazon, Facebook…) dans le transhumanisme ?

Les grandes firmes technologiques ont tout intérêt à promouvoir le transhumanisme, qui présente la technologie comme la voie du salut. Cela les aide à enserrer toujours plus étroitement nos existences dans leurs toiles.
Aristote définissait l’homme comme « vivant politique », nous sommes en train de devenir des « animaux monitorés » – de plus en plus incapables de survivre sans notre branchement permanent à la mégamachine numérique. Les promesses grandioses sont là pour soutirer le consentement à une artificialisation toujours croissante de nos vies, à une dépendance si complète envers la mégamachine que toute possibilité d’émancipation s’en trouverait annihilée.

Comment résister à ces évolutions transhumanistes ?
Nous sommes arrivés à un stade du développement technologique où la technique ne signifie pas augmentation de ce que les individus ou les communautés peuvent faire, mais augmentation de ce que les individus peuvent obtenir, moyennant leur insertion dans le système économico-productif global. Dans les termes du philosophe autrichien Günther Anders : « Ce que nous possédons, c’est uniquement notre pouvoir-être-livrés » – moyennant notre branchement permanent au dispositif planétaire. D’une certaine manière, nous sommes reconduits à la situation de totale dépendance du petit enfant – le sein de la mère laissant place aux connexions. De ce fait, les fantasmes de toute-puissance que le petit enfant développait en compensation de son impuissance réelle se trouvent réactivés, et la technologie se propose de les satisfaire : autrement dit, la technologie étend son empire en se présentant comme un remède aux maux qu’elle-même engendre.
Les rêves de toute-puissance par « augmentation » sont des rêves de citadins diminués, qui ne savent plus rien faire de leurs dix doigts, sinon appuyer sur des boutons ou effleurer des écrans. Lorsque Dieu s’est fait homme, il a commencé par être charpentier. Le Verbe qui a pris chair a commencé par travailler de ses mains. Et, écrit Fabrice Hadjadj, « pour travailler non pas n’importe quel matériau, mais le matériau par excellence, le bois, qui vient de la vie et nous appelle à en prolonger les feuillaisons ; et pour faire avec ce bois non pas des sculptures ni des allumettes, mais des maisons – peut-être aussi des barques – disons des arches de toutes sortes. À présent, ce fait nous paraît considérable, parce que nous ne savons plus faire grand-chose de nos dix doigts. Voilà la grande catastrophe morale de notre époque ».
Gaston Bachelard, quant à lui, écrivait : « La santé de notre esprit est dans nos mains. » Voilà ce dont nous avons un urgent besoin : non d’implants, mais de retrouver quelque peu l’usage de nos mains. Ne serait-ce que pour les joindre dans la prière.

Leurre et malheur du transhumanisme, Olivier Rey, éd. Desclée de Brouwer, 2018, 108 p., 8,90 €.

Source:
« Le salut par la technologie » ? – France Catholique

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